À la cour du roi des rats

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Description

Ces aventures prennent place de nos jours, dans une ville réputée tranquille. Comme partout, les sorciers y sont nombreux, dans l’ombre, et vaquent à leurs affaires sans trop se préoccuper des sans-magie qui les entourent.
Vous incarnez un gaillard tombé un peu par hasard dans ce milieu, où il vivote au plus bas de l’échelle sociale. Vous n’êtes guère connu encore que pour des trafics sans gloire et, désœuvré, vous passez vos soirées dans des tripots sordides, à boire des coups dans l’espoir d’y nouer des contacts utiles.
Un soir, enfin, Patte-de-Bouc, le plus terrible sorcier que vous connaissiez, vous aborde : il a des missions à vous confier. Votre rêve de monter les échelons de la pègre magicienne est peut-être en passe de se réaliser... à condition que vous sachiez éviter les périls qui vous attendent sur la route !

Pour venir à bout du Démon dans l’escalier, il vous faudra mener un exorcisme particulièrement musclé. Vous pourrez compter sur l’aide du Malais, un envouteur de première classe doublé d’un vrai pervers, mais ses services risquent bien de vous couter cher... La police, inconsciente que votre mission est d’utilité publique, ne manquera pas non plus de vous mettre des bâtons dans les roues.

Avant d’enfin arriver À la cour du roi des rats, vous devrez mener une longue enquête, à la fois dans de ténébreux souterrains et au sein d’une école où vous êtes infiltré. Cette mission vous fera rencontrer son lot de personnages hauts en couleur : une femme-serpent, un mystérieux ecclésiastique aux manières de hibou, des casse-cou affiliés au Club des Gentlemans bretteurs... Prenez garde, car tous ne nourrissent pas forcément les meilleures intentions à votre égard !

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Informations

Publié par
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EAN13 9782960226805
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0034 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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JULIEN NOËL
À LA COUR DU ROI DES RATS
précédé du
DÉMON DANS L’ESCALIER
livres-jeux
AUX 3D
NAMUR – 2018Tous droits réservés pour tous pays
© Delestrait SPRL, 2018

Toute diffusion d’un extrait quelconque de ce livre par quelque procédé que ce soit
est interdite sans autorisation écrite de l’éditeur. La copie est néanmoins autorisée
dans un cadre privé.

En dépit du cadre réel de cette œuvre, les personnages et situations qu’elle
présente sont purement fictifs ; toute ressemblance avec des personnes ou des
évènements réels est purement coïncidentielle.

Illustration de couverture : Grégory Nunkovics
www.gregorynunkovics.com

ISBN : 978-2-9602268-0-5S o m m a i r e
Le Démon dans l’escalier
À la cour du roi des rats
Remerciements
À propos de l’auteur
À propos de l’éditeur













LE DÉMON DANS L’ESCALIER
I n t r o d u c t i o n
Votre aventure commence au Pauvre Job, un troquet qui ne paie vraiment pas de
mine. Ce n’en est pas moins un rendez-vous incontournable de la pègre magicienne de
la ville. Vous n’êtes personne aux yeux des autres consommateurs ; ils vous ignorent
donc superbement. Vous y passez pourtant régulièrement vos soirées, dans l’espoir
vain de nouer quelque contact utile.
Dès lors, vous êtes en mesure de reconnaitre certains habitués : trois membres de
la Loge, qui jouent de l’argent à un jeu de cartes dont vous ignorez les règles ; une
sorcière étrangère au visage tatoué de signes bleus un peu passés, dont le nom vous
est inconnu ; « Gérard le Hagard », attablé seul non loin de vous ; et le redoutable
Patte-de-Bouc qui vous tourne le dos, accoudé au zinc, le nez dans un des petits
carnets qui ne le quittent jamais.
Le gros chat du patron saute sur votre table avec une souplesse que sa stature ne
laisse pas soupçonner. S’installant à son aise, il vous détaille d’un air franchement
désintéressé. Vous notez qu’il a les yeux d’un vert intense.

> Vous tendez une main pour caresser le chat. Rendez-vous au 24.
> Vous vous tournez vers le Hagard et dites : « Belle soirée, n’est-ce pas ? »
Rendez-vous au 112.
> Vous buvez en silence. Rendez-vous au 43.# 1
Vous vous retrouvez sur le trottoir. En colère et humilié, vous n’avez plus qu’à rentrer
chez vous. Dommage car vous venez de manquer l’opportunité de vivre une sacrée
aventure.

Vous avez perdu : retour à l’introduction ?# 2
Vous allez avoir besoin d’un nouveau perce-brume, afin de finir la besogne d’hier. Vous
vous rendez donc dans un premier temps à l’urinoir voisin de la basilique Saint-Martin,
via lequel Patte-de-Bouc donne rendez-vous au Malais.

Si vous disposez de la connaissance « Code du Malais », rendez-vous au 102 ;
sinon, rendez-vous au 57.# 3
Vous attendez plus d’une demi-heure, dissimulés dans le renfoncement d’une porte.
L’odeur du Malais est absolument intolérable, ce qui fait s’écouler le temps plus
lentement encore.
À bout, vous considérez presque sérieusement la possibilité d’aller vous-même
chercher ce Martin Dumont à l’intérieur. Vous vous permettez par conséquent
d’émettre des doutes sur les informations du Malais :
— Es-tu bien sûr qu’il est là ? Ou peut-être qu’il y a un fumoir à l’intérieur ? Parce
que, s’il est aussi accro que tu le dis, il aurait déjà dû sortir, à l’heure qu’il est…
— T’as p’t-être raison, répond votre comparse. Mais c’est pas grave : j’ai une autre
idée. Viens avec moi.

Rendez-vous au 31.# 4
Progressivement, votre traque vous fait franchir les niveaux de l’interminable escalier.
Courant derrière le démon, vous parvenez à lui asséner plusieurs nouveaux coups, de
plus en plus puissants : vous devenez bon à ce jeu. Vous sentez qu’à un tel rythme, il
devrait vite se lasser de batailler et déclarer forfait.

> Vous visez le bas de son oreille gauche. Rendez-vous au 13.
> Vous le gratifiez d’une frappe levée au menton, façon golfeur. Rendez-vous au
27.
> Vous le frappez sur l’arrière du crâne pour lui faire manger le pavé. Rendez-vous
au 46.
> Vous le faites décoller d’un revers dans les flancs. Rendez-vous au 50.
> Vous abattez votre arme sur ses reins. Rendez-vous au 52.# 5
Sans ralentir le moins du monde, Patte-de-Bouc vous décoche un regard mystérieux.
— Ça, c’est une surprise. Tu verras : ça va te plaire.

> Vous lui demandez où vous allez. Rendez-vous au 86.
> Vous le suivez en silence. Rendez-vous au 83.# 6
Patte-de-Bouc part d’un grand rire de gorge un peu rauque. Associé à sa physionomie
étrange, cet éclat lui donne des airs d’automate ou de pantin diabolique. Bien malgré
vous, vous sentez quelques poils se dresser sur votre échine.
— Pourquoi il y a du pain dans la chiotte ? Hé bien, notre ami le Malais appartient
non pas à une mais à deux espèces en voie de disparition : d’une part c’est un
féticheur — le meilleur de la ville ! — et d’autre part c’est un soupeur. Un croûtenard
quoi. Comme le charcutier de la rue des Archives dont parle Céline dans Mort à
crédit… Faut que je te fasse un dessin ?

> Gêné, vous secouez la tête en silence et emboitez le pas à Patte-de-Bouc qui se
remet en marche. Rendez-vous au 75.
> Vous préférez changer de sujet et demandez plus d’informations sur ce code.
Rendez-vous au 79.# 7
Vous demandez au Malais de vous attendre deux minutes et commencez à fouiller
parmi les déchets amassés sur le trottoir, contre le cadre vide de ce qui fut jadis une
poubelle publique. Après quelques instants, vous en extirpez triomphalement une
vieille chaise dont un pied est brisé. En la frappant violemment contre le trottoir et une
façade avoisinante, vous parvenez à en détacher un autre d’un seul tenant, qui
constitue une matraque acceptable. Ça fera bien l’affaire.
Vous obtenez l’objet « Pied de chaise ».

Rendez-vous au 42.# 8
Patte-de-Bouc vous fait signe de le suivre et vous vous éloignez à contrecœur du
démon lubrique. Celui-ci semble avoir reporté sa libido sur la rampe en fer de l’escalier
et vous adresse, du milieu de la première volée de marches où il s’est perché, comme
un au revoir de la patte. Vous en contractez la mâchoire de rage, ce que remarque
votre compagnon.
— T’en fais pas, on va t’armer sans délai. C’est pour ça que j’ai fixé rendez-vous au
Malais…
Vous vous mettez dès lors en marche pour le rejoindre. Après avoir cheminé
quelques instants sans un mot, Patte-de-Bouc rompt soudain le silence et entame
d’étonnantes confidences, comme si la rencontre du lapin intangible faisait remonter en
lui des souvenirs enfouis.
— Quand j’avais ton âge, y avait une cave, en ville, où errait un spectre assez
costaud. Tous les vendredis, son proprio en ouvrait les portes ; on se peignait alors
des sorts sur les poings et on allait le boxer. C’était à celui qui mettait au point le
meilleur perce-brume — ou à celui qui encaissait le mieux les coups !
» Nous autres, on prenait des paris. Et cet esprit, c’était un dur ! Il avait de ces
bras… immenses ! Et quelle fureur ! On était obligé de l’enfermer dans un cercle de sel
pour pas qu’il s’attaque au public. Du coup, il avait nulle part où aller et devenait si
enragé qu’il refaisait carrément le portrait du gars qu’avait accepté de le combattre. On
le donnait rarement gagnant ; valait mieux miser sur le spectre. Mais y avait tout de
même des jeunes fous pour essayer.
» C’était comme un rite de passage : on se faisait casser la gueule un soir et on
gagnait un peu de respect pour les quelques semaines suivantes. Moi-même, j’y suis
entré, dans ce cercle de sel. Bien sûr, j’avais deux pieds, à l’époque… »
Vous tendez l’oreille avec attention, car il est rare que votre terrible guide se livre
ainsi, et plus rare encore qu’il évoque son handicap — un sujet des plus sensibles.
Vous espérez en apprendre plus, et peut-être même le fond de l’histoire, quant à cette
blessure sur laquelle les rumeurs les plus folles circulent. Vous arrivez cependant à la
petite place où se dresse l’Opéra royal, et votre compère conclut soudain son
soliloque :
— Et puis, comme toutes les bonnes choses, ces combats ont pris fin. Ça attirait
trop de monde, et pas que des nôtres : des étudiants, des curieux… C’était devenu un
risque pour la communauté alors la Loge a fait fermer la cave et exorciser le spectre.
Dommage…
Dommage, oui. Il semble que vous n’en saurez pas plus, ce soir, sur le sujet.

Rendez-vous au 111.# 9
Le lapin spectral finit par apparaitre. Il est temps : vous commenciez à craindre qu’il
soit allé roder ailleurs, cette nuit. Il reste cependant à quelques pas de vous,
visiblement méfiant. Sans doute se souvient-il du traitement musclé que vous lui avez
infligé hier…
Alors que vous échangez un long regard, le faciès de la créature duveteuse se
chiffonne d’un froncement diabolique qui vous fait pressentir une longue joute avant
que vous ne soyez définitivement débarrassé d’elle. Sans plus perdre de temps, vous
vous élancez à sa poursuite dans l’escalier, où vous parvenez sans peine à la
rejoindre et à la gratifier d’un premier coup.

Si vous disposez de la « Batte de baseball perce-brume », du « Démonte-pneu
enchanté, marqué d’un heptacle » ou du « Pied de chaise enchanté, marqué d’un
heptacle », rendez-vous au 63 ;
si vous disposez du « Démonte-pneu enchanté, marqué d’un pentacle » ou du
« Pied de chaise enchanté, marqué d’un pentacle », rendez-vous au 95.# 1 0
Vous longez le boulevard jusqu’à la rue Saint-Gilles, dans laquelle vous vous
enfoncez. Les derniers commerçants sont occupés à fermer leurs volets. Sur votre
gauche s’ouvre, étroite, la ruelle des Bénédictines, qui débouche non loin du Pauvre
Job.

Si vous souffrez de la blessure « Griffure à la main », rendez-vous au 113 ;
sinon, rendez-vous au 44.# 1 1
Le Malais est pile à l’heure. Cette fois encore, il apparait en sortant de l’ombre, sans
que vous sachiez depuis combien de temps il s’y terre, ni comment il a rejoint la place.
— Ah, c’est toi, mon grand ! Alors comme ça, tu me files un rencard…
Sa voix doucereuse et son sourire plein de malice ne vous mettent guère en
confiance.

Rendez-vous au 87.# 1 2
Le discours d’Odon est des plus incohérents :
— Je t’connais, toi. Ouais, ouais. Toi et moi, on s’connait. Les bites de clebs, tu
t’souviens ? Ah ah ! Dis, j’ai besoin d’un truc. Tu m’le dois. Pas grand-chose, hein.
Allez ! M’faut une bouteille. C’tout. Je m’les gèle, ce soir. Tu m’dois bien ça, hein ?
Alors que vous restez silencieux, il parle de plus en plus fort, devient presque
agressif :
— Tu m’le dois, j’te dis ! Tu m’as entubé. Tu m’as entubé, avec les bites !
Il hurle presque cette dernière phrase, sans songer à son double sens. Quelques
passants se retournent vers vous, certains amusés, d’autres choqués. Heureusement,
il semble se calmer de lui-même et devient alors un peu plus facile à comprendre :
— C’est pas grand-chose, quand même. C’est que j’me les gèle, moi… Tu
comprends ?

> Vous acquiescez et allez lui acheter une bouteille à l’hypermarché qui se trouve à
quelques dizaines de mètres, sur la droite. Rendez-vous au 40.
> Vous dites que vous êtes désolé mais que vous ne pouvez rien pour lui, et vous
poursuivez votre route. Si vous possédez intact l’objet « Batte de baseball
percebrume », rendez-vous au 72 ; sinon, rendez-vous au 2.# 1 3
Progressivement, votre traque vous fait franchir les niveaux de l’interminable escalier.
Courant derrière le démon, vous parvenez à lui asséner plusieurs nouveaux coups, de
plus en plus puissants : vous devenez bon à ce jeu. Vous sentez qu’à un tel rythme, il
devrait vite se lasser de batailler et déclarer forfait.

> Vous lui assénez un bon coup sur le museau. Rendez-vous au 4.
> Vous le gratifiez d’une frappe levée au menton, façon golfeur. Rendez-vous au
27.
> Vous le frappez sur l’arrière du crâne pour lui faire manger le pavé. Rendez-vous
au 46.
> Vous le faites décoller d’un revers dans les flancs. Rendez-vous au 50.
> Vous abattez votre arme sur ses reins. Rendez-vous au 52.# 1 4
Vous vous apprêtez à protester que vous n’avez pas donné votre accord pour blesser
quelqu’un mais, d’un ton sans appel, Patte-de-Bouc vous invite à obtempérer :
— Va avec lui, bizuth. Si la Loge te cherche des poux après ça, j’en fais mon
affaire. Malais, je le confie à tes bons soins…
Vous découvrez pourquoi l’unijambiste n’a pas voulu vous accompagner lorsque le
Malais vous entraine dans la rue de la Montagne, également constituée d’un long
escalier. Non loin de son sommet se trouve l’entrée du Cadran, une boite branchée
installée dans une galerie désaffectée de la gare toute proche.
— Je sais qu’il est là-dedans. Martin Dumont qu’elle s’appelle, la petite enflure ! Tu
peux pas le louper : c’est un blond à l’air pincé ; je te le montrerai. Lorsqu’il sort fumer
sa clope, tu lui sautes dessus et tu lui pètes les genoux ! Ça marche ?

> Ça ne marche pas du tout pour vous. En guise de protestation, vous dites :
« Attends, t’as vu la taille du portier ? Même armé, je me fais défoncer s’il intervient !
Faut trouver un meilleur plan… » Rendez-vous au 31.
> Vous acquiescez d’un air pugnace : « Ça marche : dès qu’il sort, je lui fais
regretter d’avoir osé déconner avec toi ! » Rendez-vous au 3.# 1 5
Vous saluez Odon d’un geste et vous vous apprêtez à tourner les talons lorsqu’il vous
interpelle, les yeux plissés, l’air mystérieux :
— Dis-moi, l’ami… Tu t’apprêterais pas à faire une folie, toi, cette nuit ?
Vous blêmissez. Comment diable peut-il le savoir ? Est-il voyant, en plus de tout le
reste ? Lisant sans peine votre expression, il affiche un sourire triomphal.
— Ouais ouais, c’est bien ça ! Je le sentais, que j’avais face à moi un type en
mission… Hé ! est-ce dangereux ?
Vous haussez les épaules, évasif, de peur d’être ridicule en lui disant que vous
chassez un lapin magique. Quelque chose dans le regard d’Odon vous laisse penser
qu’il sait exactement de quoi il retourne, mais il a l’indulgence de ne pas pousser plus
loin son interrogatoire.
— Tiens, prends ça alors. Ça pourra t’être utile.
Il vous fourre dans les mains un bout de carton mille fois corné et taché. Vous
reconnaissez une lame de tarot, la huitième : la Justice. Dessus est griffonné au
stylobille un sigil étrange et complexe.
— T’en auras plus besoin que moi, cette nuit. T’auras qu’à me la rendre plus tard ;
ça te fera un prétexte pour me rendre visite. Hé ! la perds pas, hein ?
Vous glissez la carte dans la poche arrière de votre jeans et vous vous remettez en
marche, après avoir remercié le sans-abri.
Vous obtenez l’objet « Lame de tarot ».

Si vous possédez intact l’objet « Batte de baseball perce-brume », rendez-vous au
72 ;
sinon, rendez-vous au 2.# 1 6
Patte-de-Bouc hausse les épaules.
— Bah ! Oublie, alors. Si t’es pas vraiment motivé, je trouverai quelqu’un d’autre.
Dommage : vous venez de manquer l’opportunité de vivre une sacrée aventure.

Vous avez perdu : retour à l’introduction ?# 1 7
Minuit a sonné. Vous attendez plus d’une heure devant la statue d’André Grétry, face à
l’Opéra royal. En vain : le Malais ne se montre pas. Il faut croire que vous avez fait une
erreur en reproduisant le symbole pour lui donner rendez-vous. Vous n’avez plus qu’à
aller trouver Patte-de-Bouc pour lui expliquer les difficultés rencontrées et lui demander
une seconde chance. Pas sûr qu’il accepte de vous la donner…

Rendez-vous au 29.# 1 8
Péniblement — et miraculeusement sans vous rompre le cou — vous parvenez à la
hauteur de la niche contenant le cœur d’André Grétry. Vous constatez alors qu’elle est
hermétiquement scellée.
— Merde ! C’est cimenté ! Comment je fais pour atteindre le cœur ?
Seuls vous répondent des éclats de rire. Vous comprenez que les deux compères
se sont fichus de vous. Furieux, vous descendez de votre perchoir.

Rendez-vous au 22.# 1 9
Vous trouvez Patte-de-Bouc assis à sa place habituelle, les coudes posés sur le zinc. Il
vous gratifie d’une grimace vaguement souriante.
— Alors, bizuth ? T’en es venu à bout, de cette petite crasse ?
Vous êtes bien incapable de dire s’il s’agit là simple question ou d’une menace.
Vous vous empressez dès lors de répondre par l’affirmative. Patte-de-Bouc semble très
heureux de l’entendre.
— Excellent… Patron ? Deux pintes.
Tandis qu’on vous sert, le grand escogriffe darde ses yeux perçants sur votre
personne, comme s’il voulait deviner d’un regard les déboires que vous avez dû
supporter pour remplir votre mission.
— Je suis sûr que ça a été toute une aventure, cette partie de chasse… Pas vrai ?
Vous rougissez, gêné à l’idée qu’il sache les maintes difficultés que vous avez
rencontrées, mais acquiescez néanmoins.
Il vous sourit, presque de manière réconfortante, et pose devant vous une mince
pile de pièces d’argent.
— Tu as mérité ceci, alors. Mais raconte-moi donc tout ça en détails. En reprenant
au moment où on t’a quitté, le Malais et moi…

Félicitations : vous avez gagné !
En route pour une nouvelle aventure ?# 2 0
Vous sentez soudain une présence contre votre pipe de pantalon. Sursautant, vous
baissez les yeux et découvrez un énorme lapin à poils longs qui se frotte non sans
vulgarité à votre jambe, tout en vous regardant droit dans les yeux d’un air goguenard.

> Vous demandez à Patte-de-Bouc ce qu’est cette chose. Rendez-vous au 37.
> Vous demandez à Patte-de-Bouc comment vous en débarrasser. Rendez-vous au
92.
> Vous donnez un coup de pied à l’animal. Rendez-vous au 45.# 2 1
Le rituel est terminé. Le Malais donne leur congé aux esprits invoqués et rompt le
cercle magique en frottant de sa semelle le charbon marquant le sol. Il sort ensuite
d’une poche intérieure un gros feutre à alcool et inscrit plusieurs symboles ésotériques
sur votre arme.
La plupart vous sont inconnus, mais vous reconnaissez tout de même un pentacle
tracé avec application.
— C’est pour fixer l’enchantement, explique-t-il. Voilà. Si les puissances ont été
satisfaites de la prière que tu leur as adressée, ça devrait fonctionner parfaitement.
Vous prenez l’arme et vous le remerciez. Il prétexte du travail et s’éclipse aussitôt,
vous laissant trouver par vous-même la sortie du squat malfamé, dont l’atmosphère et
la population sordides vous oppressent.
Votre arme obtient le qualificatif « enchanté, marqué d’un pentacle ».

Rendez-vous au 72.# 2 2
Patte-de-Bouc et le Malais sont hilares.
— Mais enfin, mon grand, tu penses vraiment que, si je voulais un cœur, le voler en
pleine place publique serait ma première idée ?
De fait : vous avez eu beaucoup de chance qu’aucune voiture n’ait remonté le
boulevard durant votre petit numéro d’escalade ; son conducteur n’en aurait rien raté.
— Surtout que, quitte à voler un cœur, il y a plus accessible, enchérit
Patte-deBouc ! Celui d’Eugène Ysaÿe se trouve dans une urne au musée de la ville. Pas besoin
de galipette pour voler celui-là ; y a qu’à enjamber un cordon !
— De toute manière, un cœur vieux de deux siècles et tout desséché n’est bon à
rien, en magie, tranche le Malais.
Ils semblent très contents de leur petite blague. Vous, vous décolérez avec peine :
ce petit bizutage aurait très bien pu finir en grave accident ! Sans même parler de la
vive humiliation que vous avez subie…
— Allez. Sérieusement, à présent, annonce le Malais. J’enchanterai volontiers ta
batte, mais j’ai réellement besoin que tu me rendes un service. C’est vraiment pas
grand-chose, rassure-toi. Et c’est certainement pas plus dangereux que la cascade que
tu viens d’accomplir.

Rendez-vous au 51.# 2 3
Vous passez une excellente nuit, bercé par la satisfaction du travail bien fait — du
moins selon vos critères.
Le lendemain, à votre réveil en milieu d’après-midi, vous vous rendez au Pauvre
Job dans l’espoir d’y trouver Patte-de-Bouc.

Rendez-vous au 19.# 2 4
Vif malgré son embonpoint, le chat griffe la main que vous approchez de son échine.
La coupure est suffisamment profonde pour qu’un peu de sang jaillisse. Quant à
l’animal, il s’éloigne de vous en bondissant sur la table d’à côté.
Vous obtenez la blessure « Griffure à la main ».

> Vous jurez et traitez l’animal de sale bête. Rendez-vous au 117.
> Vous vous tournez vers le Hagard et dites : « Vous avez vu ? Il m’a griffé… Mais
je passe une belle soirée, alors peu importe : je ne vais pas m’énerver pour ça. »
Rendez-vous au 112.
> Vous ne laissez rien paraitre de l’incident et continuez à boire en silence.
Rendezvous au 43.