Rio Québec 1

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208 pages
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Description

Justin, 13 ans, arrive à Rio de Janeiro, où il rejoint son père, consul du Canada. Au lycée français, il se lie d'amitié avec Joào et Edson. Justin fait également la connaissance de Xuxa, fille de l'employée de maison, qui habite la favela do pavào sur les hauteurs de Copacabana. A leurs côtés, ils découvrent un Brésil d'ombres et de lumières, ses paysages de rêve, ses favelas, sa violence et ses dieux venus d'Afrique, les orixas... A partir de 14 ans.

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Date de parution 01 juin 2014
Nombre de lectures 4
EAN13 9782336351124
Langue Français

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R I O
1 Q U É B E C
Pierre Marmiesse Justin au pays des orixas
Rio-Québec Justin au pays des orixas
Des livres pour comprendre, réfléchir, s'étonner, des livres pour rêver et voyager à travers le monde, le temps, la vie... Tristan CHALON,D’or et de sang, au temps des Incas, 2014. Angela PORTELLA,Qui es-tu Salomé ?, 2014.
Pierre Marmiesse Rio-Québec Justin au pays des orixas
© L'HARMATTAN, 2014 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-03158-3 EAN : 9782343031583
Moro num país tropical, abençoado por Deus e bonito por natureza... J’habite un pays tropical, béni de Dieu et beau par nature... País tropical– chanson de Jorge Ben Jor, 1972
A cidade maravilhosa
Il avait quitté Ottawa en fin d’après-midi. Il changea d’avion à Toronto. Au décollage, il faisait nuit. Le tapis lumineux de la ville s’éloigna derrière le hublot. Il ne vit plus que la lumière rouge clignotante de l’aile, et regretta son lit. Il se serait senti moins seul s’il avait pu regarder un film et s’oublier dans d’autres vies, mais le programme de divertissement de l’appareil était en panne. Le siège voisin était vide. Une hôtesse lui demanda si tout allait bien. Il mentit et répondit que oui, puis tenta de dormir. Tout le vol, il se tourna et retourna sur son siège. Quand les plafonniers se rallumèrent, il se leva, engourdi de corps et d’esprit, et s’étira au fond de la cabine, comme il l’avait appris en rééducation. Un signal lumineux le rappela à sa place et l’avion entama sa descente. Il souleva le volet du hublot sur une mer de nuages écarlates. L’aile de l’appareil s’y enfonça. Le monde devint gris et cotonneux, l’avion semblait immobile dans le pot au noir des nuages, il perdit toute notion d’altitude et de vitesse. Le sol lui sauta au visage. Après deux rebonds et un freinage brutal, l’avion vira à droite sur les chapeaux de roue. Des montagnes tronquées se profilaient à l’horizon. Il suivit des flèches et une foule aussi abrutie que lui vers les contrôles de police. L’agent sembla étonné qu’un adolescent de treize ans voyage seul, puis bâilla et tam-ponna son passeport. Sa valise l’attendait sur le tourniquet à bagages, il la traîna derrière lui vers la sortie. Son cœur battait plus vite. Les portes automatiques s’ouvrirent sur des gros plans de visages. Serrés derrière une barrière, ils hurlaient et grimaçaient comme les spectateurs d’un match de hockey se croyant filmés. Son regard les passa
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