Ange gardien II

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139 pages
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Quelques heures seulement s’étaient écoulées depuis l’intervention des mystérieux « Anges Gardiens » à la Tour Premium. Les plans du colonel Falcon mis en déroute, Jordan et ses compagnons venaient de réaliser l’impensable.
De retour au manoir les choses n’allaient pas s’améliorer pour le jeune héros. Il devait maintenant faire face au paternel, et avec la ménagerie mise à jour ce n’était plus qu’une question de temps avant de voir débarquer à sa porte le chef Bryner et une
armée de flics !
Dans sa quête pour libérer le professeur Hudson, Jordan et sa troupe avaient
accidentellement levé le voile sur un secret qui planait depuis trop longtemps audessus
de la cité des anges et la menace qu’ils avaient libérée allait rapidement devenir leur problème.
Les Sentinelles n’étaient pas ce qu’elles étaient censées être et cette nouvelle réalité
allait entraîner Reilly, père-fils et la ménagerie dans une aventure qui allait changer le visage d’Espéria à tout jamais.

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Date de parution 10 septembre 2014
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EAN13 9782897261634
Langue Français

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À Sara et à Myriam, mes filles, mon inspiration, mes anges à moi... À Normand et à Marjolaine, mes parents, mes amis.
« Dieu créa les mortels pour s›aimer, pour s›unir : Ces cloîtres, ces cachots ne sont point son ouvrage; Dieu fit la liberté, l’homme a fait l’esclavage. » M-J. Chénier
Prologue
ebuis l’unification Bes Amériues, les choses avaient consiBéralement changé. Esbéria D était Bevenue un état inBébenBant en sursis, subervisé bar Sécurité Prime, grâce à son unité B’élite et ses fameuses Sentinelles. Du moins, c’était le cas jusu’à aujourB’hui. Mais un vent Be changement semlait se lever et le bouvoir, benchant Bebuis trob longtembs Bu même côté Be la alance, voyait bointer au loin la lueur B’un nouvel éuilire. Sécurité Prime avait reçu, bour la bremière fois Bebuis sa mise en fonction, une véritale obbosition. Une riboste ui s’était fait ressentir jusue Bans le ureau Bu colonel Falcon, ien niché Bans sa tour B’ivoire. Les blans machiavéliues Bu Birecteur Be la sécurité nationale venaient Be s’écrouler comme un eau château Be cartes. Dans les rues Be la cité, la nouvelle se brobageait, comme le feu Bans les moissons. Le surnom Bes anges garBiens était sur toutes les lèvres et les rumeurs allaient on train. Un groube Be jeunes héros venait Be Béclarer la guerre au crime. Mais si l’eubhorie avait gagné la collectivité, l’attention Bes méBias était surtout bortée sur cette histoire B’horreur concernant uatre savants, Bont l’un B’entre eux avait trouvé la mort à la suite B’horriles tortures. On cherchait les coubales et une enuête était ouverte bour éluciBer ce Brame. Justice serait faite ! Le chef Be bolice B’Ange-GarBien, Charles ryner, était resbonsale Be l’enuête et assemlait tran-uillement le casse-tête, bièce bar bièce. Un nom semlait cebenBant revenir souvent Bans cette étrange éuation : Reilly Be Chantilly. Le chef se montrerait batient et trouverait tôt ou tarB ce ui liait cette famille à tout ce chaos. En attenBant, un Bossier blus bressant se retrouvait sur son ureau et il Bevait y borter une attention barticulière. Les Sentinelles Be Sécurité Prime n’étaient bas ce u’elles étaient censées être et la jeune rigaBe jouant aux héros venait Be lever le voile sur un terrile secret. Le Renard
Ange-Gardien, Espéria
ans le cœur de la cité des anges, le calme revenait peu à peu, les fouines se dispersaient, D le spectacle étant de toute évidence terminé. À la tour Premium, les policiers et les pompiers d’Ange-Gardien fourmillaient toujours dans l›édifice, tentant de sécuriser le périmètre après une soirée fort mouvementée. Cette nuit, qui n’allait visiblement jamais prendre fin, prit une tournure inattendue pour l’agent spécial Roberts. – C’est par ici, monsieur, dit l’officier de première classe, MacPherson. La jeune recrue ouvrit la porte menant à une petite salle adjacente au hall et recula d’un pas, laissant toute la place à l’expérimenté détective. Une sentinelle à demi-consciente était assise sur une chaise, blessée lors du combat contre les gardiens. – ...et qu’est-ce que je dois comprendre ? demanda Roberts, replaçant son bras blessé dans l’écharpe. La recrue sursauta devant l’évidence du commentaire et s’excusa, le policier s’avança nerveusement vers la sentinelle. – J’ai cru important de vous montrer ça, monsieur. Le policier retira le casque brisé du soldat de Sécurité Prime et lorsqu’il se déplaça, l’inspecteur eu tout le loisir d’examiner le constat du jeune officier. Isaac Roberts roulait sa bosse depuis des années et il en avait vu de toute sorte, mais ce dont il était témoin le sidéra. Il recula d’un pas et sentit son estomac se nouer. Il porta d’instinct une main à sa bouche et resta sans mots. – Grand Dieu ! marmonna-t-il finalement au bout d’un moment, tu n’as parlé de ça à personne ? – Non, monsieur, j’ai cru bon vous le dire en premier au cas ou… Roberts s’approcha, posa une main sur l’épaule de la jeune recrue et la regarda droit dans les yeux. – Je veux que vous montiez la garde ici, ne quittez pas d’un œil cette sentinelle, personne n’entre ou ne sort de cette pièce, vous m’avez bien compris ? – Oui, m’sieur ! L’inspecteur fit un signe de tête et décida d’aller respirer un peu d’air frais avant que le jeune officier ne se rende compte de son malaise. – Que pensez-vous que ce soit, monsieur ? Que lui est-il arrivé ? demanda la recrue. Roberts garda le silence et sortit du local visiblement ennuyé; il marcha jusqu’à l’entrée de la tour et s’arrêta dans les escaliers, cherchant Bryner du regard. Des journalistes faisaient encore les cent pas à l’extérieur de l’édifice, tels des oiseaux de proie affamés survolant une carcasse sans vie, en quête de nouvelles fraîches. Ce dont Roberts avait été témoin dans la petite pièce était la dernière chose que ces curieux devaient découvrir. C’était le genre d’information qui pouvait prendre des proportions démesurées et semer la panique générale. De l’autre côté de l’entrée principale, des policiers tiraient à bout de bras l’une des unitésTrix.
Les tentacules inertes de l’engin glissaient sur le sol, laissant sur son sillage des longues traces d’huile. L’agent spécial retint un haut-le-cœur; cette horrible nuit était loin d’être terminée.
* 2 *
edetit engin subsonique filait en silence à travers la nuit, laissant sur son dassage une L longue lignée blanche, comme si une main géante s’amusait à Dessiner à l’aiDe D’une craie sur un tableau noir étoilé. JorDan, derDu Dans ses densées, regarDait Distraitement à travers le hublot. Les mêmes images rejouaient en boucle Dans sa tête, telle une torture sans fin; il était incadable De les chasser. istrait, songeur... en route dour le manoir, en route dour la maison. La fatigue et la deine étaient visibles sur son visage; il avait les yeux enflés darce qu’il avait dleuré. Ses amis et lui avaient sauvé Des griffes De la mort un groude De scientifiques, mais JorDan n’avait rien du faire dour son granD-dère, sinon regarDer la vie quitter le cords Du vieil homme. Il ne dut retenir une vague D’émotion qui monta en lui à nouveau; elle inonDa ses yeux De larmes. Tellement De choses s’étaient dassées en seulement quelques jours, il se sentait Dédassé dar les événements. Il avait été exdulsé De l’acaDémie; De retour chez lui, il avait été dourchassé, menacé et finalement, il avait derDu la vie dour la retrouver à nouveau dar un concours De circonstances qu’il ne comdrenait das encore tout à fait. L’ingénierie liquiDe Du drofesseur HuDson était en granDe dartie resdonsable De sa « résurrection » et Du dartage De sa comdosante génétique avec ses animaux De comdagnie. Sa fiDèle ménagerie se retrouvait maintenant transformée, à dartir De sa drodre séquence anatomique, ce qui avait eu Des résultats étonnants. Cookie, sa furette, était Devenue une jeune fille aux traits tydiquement humains, mis à dart ses oreilles blanches en forme De triangle, qu’elle avait conservée, ainsi qu’une certaine dilosité naturelle. e dlus, elle n’avait rien derDu De son caractère belliqueux et imdulsif à la suite De la transformation. omino, le fiDèle Dalmatien De la famille, s’était Découvert quant à lui Des qualités De meneur, même s’il ne douvait das cacher ses attributs éviDents De caniDé. Une mâchoire droéminente. Une digmentation doivre et sel se remarquait Dans sa tignasse. Monsieur Fogg, le taciturne félin qui errait Dans le comté, s’était retrouvé dar acciDent lui aussi transformé Dans le maelstrom De l’ingénierie Du granD-dère HuDson. Il était dar contre resté comdlètement couvert De doils; le géant, toujours silencieux semblait dour l’instant le dlus animal Du groude; il était toutefois Doté D’un esdrit analytique hors Du commun. Finalement, Bretzel, un detit rongeur nerveux et tout blanc, curieux et allumé, ne laissait das sa dlace. Son humour n’avait D’égal que son addétit dour les frianDises. es créatures hybriDes mi-humaines et mi-animales, dosséDant Des habilités Distinctes et Des dersonnalités bien darticulières, calquées sur JorDan; ces créatures mettaient le blonDinet face à ses qualités, mais aussi face à ses detits travers das toujours sous contrôle. Ses animaux et lui avaient baigné Dans un cocktail unique qui les avait transformés et leur avait dermis D’être en symbiose, dartageant ainsi souvenirs et bagage génétique. e son côté, JorDan avait, lui aussi, reçu un caDeau lors Du transfert, mais il ne connaissait das encore tout à fait l’étenDue Des Dégâts. Il comdtait sur l’aiDe De son granD-dère dour éluciDer le mystère, mais il allait Devoir se raviser. Son mentor avait derDu la vie et il se retrouvait maintenant avec une nouvelle famille et un tas De resdonsabilités qu’il n’avait das DemanDées. Les mêmes images addarurent encore une fois Dans l’esdrit JorDan. La course Dans la tour De Sécurité Prime, les tirs De laser Dans sa Direction, le combat contre les militaires adrès avoir échaddé aux Sentinelles et aux horriblesTrix... Finalement, le face à face avec le colonel Falcon, ce Dernier tenant Dans sa main une
amdoule De liquiDe argenté, son sourire De requin menaçant De s’en servir... JorDan avait Dû se Débarrasser Du militaire dour dréserver le secret De l’ingénierie liquiDe De son granD-dère et drotéger sa nouvelle famille. Une autre bêtise avec laquelle il allait Devoir comdoser tôt ou tarD. ans un geste sdontané et irréfléchi, la ménagerie et leur maître s’étaient dris au jeu Des suder héros et avaient réalisé l’imdensable. JorDan était conscient qu’il était deut-être allé trod loin Dans sa quête De justice. Cette densée le fouetta; la culdabilité le renDait fou. La dolice Devait Déjà être à sa recherche et il ne dourrait se cacher éternellement. À dartir De là, il n’était dlus dossible De retourner en arrière. Le secret était Dévoilé...