Aujourd'hui les missions

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Depuis les derniers mots de Jésus, l'Église est animée d'un grand souffle missionnaire. Jésus est ressuscité, Dieu a vaincu la mort ! Comment garder pour soi une si grande et si bonne nouvelle ! Découvrez l'histoire de cet élan missionnaire qui a porté le christianisme d'un bout à l'autre du monde. De saint Paul à saint François-Xavier, des jésuites aux pères blancs, voici une histoire des missions qui trace un voyage extraordinaire dans le temps et dans le monde entier. Collection historique fondée en 1947, « Belles histoires belles vies » présente aux enfants les plus beaux exemples de sainteté du christianisme ! À partir de 7 ans.

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Date de parution 18 juillet 2011
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EAN13 9782728914760
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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BELLES HISTOIRES BELLES VIES N°68
Collection fondée par le père Jean PIHAN
AUJOURD’HUI,
LES MISSIONS
e e(19 et 20 siècle)
TEXTE :
ABBÉ JEAN PIHAN
______________________________
ILLUSTRATIONS :
PIERRE DECOMBLE
______________________________
COUVERTURE :
JEAN OLIVIER HERON
15-27 rue Moussorgski - 75018 PARIS
www.fleuruseditions.comAvant-propos
PAROLES DU PAPE :
Autrefois, la vie de l’Église, sous son aspect visible, déployait sa vigueur de
préférence dans les pays de la vieille Europe, d’où elle se répandait, comme un
fleuve majestueux, à ce qu’on pouvait appeler la périphérie du monde.
Aujourd’hui elle se présente, au contraire, comme un échange de vie et d’énergie
entre tous les membres du corps mystique du Christ sur la terre.
Pie XII. Noël 1945
Q ue si, dans notre organisme mortel, lorsqu’un membre souffre, tous les autres
souffrent avec lui (saint Paul aux Corinthiens), les membres sains prêtant leur
secours aux malades, de même dans l’Église chaque membre ne vit pas uniquement
pour lui, mais il assiste aussi les autres et tous s’aident réciproquement pour leur
mutuel réconfort aussi bien que pour un meilleur développement de tout le corps.
Pie XII. Encyclique sur le Corps mystique du Christ, 1943
LE CONCILE VATICAN II
L’Église étant tout entière missionnaire, et l’œuvre de l’évangélisation étant le devoir
fondamental du peuple de Dieu, le saint Concile invite tous les chrétiens à une
profonde rénovation intérieure, afin qu’ayant une conscience vive de leur propre
responsabilité dans la diffusion de l’Évangile, ils assument leur part dans l’œuvre
missionnaire auprès des païens.
Décret Ad gentes, n° 351. L’action des papes et du peuple
chrétien dans l’expansion
missionnaire (de Pie VII à Paul VI)​
1
Deux événements aux conséquences incalculables marquent le dernier quart du
eXVIII siècle : l’indépendance des États-Unis d’Amérique (1776), la Révolution
française (commencée en 1789).
Les peuples aspirent à plus de liberté.
Les découvertes géographiques et scientifiques vont se multiplier. En 150 ans, le
monde changera davantage qu’en 40 siècles.
C’est vraiment dans un monde « nouveau » que l’Église doit continuer sa MI S S I O N :
annoncer Jésus-Christ.2
Les difficultés ne lui manquent pas.
S i la Révolution, en France, réalise de grandes choses, elle s’est faite persécutrice. Les
prêtres se cachent, les vocations deviennent rares… Et qui donc pourrait librement
partir au loin pour évangéliser les peuples d’Asie, d’Amérique, d’Afrique ?
La guerre sévit en Europe, dont les rois se coalisent contre la France révolutionnaire.
Q ue va devenir l’œuvre des pionniers du Christ, au Canada ou aux I ndes, immenses
pays passés sous la domination anglaise, ou dans la lointaine Indochine ?3
Bonaparte, premier consul puis empereur des Français, veut rétablir la paix
religieuse. Il semble vouloir se mettre d’accord avec le pape Pie VII, s’occupe de
protéger les chrétiens d’Orient, nomme son oncle le cardinal Fesch « protecteur des
missions françaises ».
Craignant l’extension de l’influence anglaise outre-mer, il décide — sans prendre
l’avis du pape — de fusionner en une seule les trois sociétés missionnaires de
France : les lazaristes, les Missions Étrangères, le séminaire du Saint-Esprit./
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erCe fut l’une des causes d’un conflit entre Napoléon I et le pape. Celui-ci savait, par
l’exemple de l’Espagne et du Portugal, l’inconvénient qu’il y avait à laisser les chefs
d’État diriger les missions à leur guise. Il s’oppose aux exigences de l’empereur.
1Alors, en 1808, les troupes françaises occupent Rome. La « Propagande » est
supprimée, ses ressources confisquées. Ce e situation durera jusqu’à la chute de
Napoléon (1814). I l faut alors repartir à zéro. En a endant, les missions tiennent
comme elles peuvent.
(1) Rappelons que, par ce mot, l’on désignait le « Ministère des missions » de l’Église.
Voir Histoire des missions, tome II, n° 147.