Catherine et la médaille miraculeuse

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21 pages
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Description

Catherine, paysanne, humble et considérée comme une sœur ordinaire, reçoit la visite de la Sainte Vierge à plusieurs reprises. Quel cadeau extraordinaire !
La Vierge Marie confie secrètement une mission à Catherine : faire fabriquer une médaille qui lui permettra d'atteindre le cœur des hommes et d'y répandre ses grâces.

Les grands saints ont consacré leur vie à l'amour de Dieu et des autres. Leur histoire ouvre la grande aventure de la sainteté.

Idéal pour les 5-7 ans.
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Date de parution 21 août 2012
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EAN13 9782728916702
Langue Français

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Un saint, une histoire Catherine et la médaille miraculeuse Texte de Charlotte Grossetête - Illustrations d’Anne Gravier
Une paysanne au couvent
Q uelle jolie musique ! Les jeunes filles du pensionnat tournent dans leurs grandes robes. Leur maître de danse est content. Ces riches demoiselles sont de bonnes danseuses : plus tard, au bal, elles auront un succès fou !
M ais qui est cette grande fille trop raide qui danse si mal ? Le maître lui demande son nom. Les autres élèves éclatent de rire : « C’est la nouvelle, Catherine Labouré. Elle est de la famille de notre directrice. Elle a toujours vécu dans sa ferme, avec ses neuf frères et sœurs. C’est une paysanne de rien du tout ! » Le professeur serre les lèvres. Il n’ose pas reprendre une protégée de la directrice ! Les chipies rient encore : « N’ayez pas peur, mademoiselle Labouré ne rapporte jamais. Elle ne comprend même pas ce qu’on dit. Elle est trop bête ! » P auvre Catherine ! Ses grands yeux bleus sont tristes : bien sûr qu’elle comprend. Mais elle déteste se venger et répond par le silence... La directrice, qui aime beaucoup Catherine, voit bien qu’elle est malheureuse. « Tu n’es pas à ta place ici, Catherine, et tu as déjà 24 ans. Il faudrait que tu fasses ta vie ailleurs, mais où ? – Je voudrais être religieuse chez les Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul. »
La directrice est surprise : « Tu as l’air bien sûre de toi ! »
A lors, Catherine raconte : « Une nuit, j’ai rêvé d’un vieux prêtre qui me disait de servir les pauvres. Plus tard, j’ai vu une image de saint Vincent de Paul et j’ai reconnu le prêtre de mon rêve. C’est chez lui que Dieu m’appelle. – Mais tu n’en as jamais parlé ! Pourquoi ? » Catherine baisse les yeux : « Papa ne veut pas que je devienne sœur. – Ne t’inquiète pas. Je vais le faire changer d’avis. » P eu de temps après, le rêve de Catherine se réalise. Finies, les leçons de danse ! Chez les Filles de la Charité, Catherine va enfin mener la vie qu’elle veut. Mais avant de servir les pauvres, il faut d’abord faire le séminaire. Pour cela, on envoie Catherine à Paris, où se trouve la maison des Filles de la Charité. Ici, les apprenties sœurs partagent leurs journées entre la classe, la prière et les travaux de la maison.
« Que pe nsez-vous de la nouvelle ? se disent les sœurs. – Sœur Catherine ? Bof... pas très bavarde... je la trouve plutôt ordinaire. – Elle ne sait pas grand-chose : on voit bien qu’elle est née dans une ferme. – Vous l’avez regardée quand elle prie à la chapelle ? C’est impressionnant comme elle est concentrée ! » E n fait, Catherine n’est pas une sœur ordinaire. Depuis son arrivée à Paris, Jésus vient la voir quand elle prie. Il est là, devant elle, il la regarde sans rien dire ! D’autres fois, c’est saint Vincent de Paul qui lui apparaît, avec son cœur visible sur sa poitrine. Une première fois le cœur est blanc, couleur de la paix. Une deuxième fois, il est rouge feu, couleur de l’amour. Enfin, il est rouge-noir, et Catherine est triste, comme si cette couleur annonçait des choses graves, des batailles, des guerres...
C atherine ne raconte rien à personne, sauf à un prêtre, le père Aladel. Celui-ci écoute ses secrets d’un air méfiant : « Sœur Catherine, c’est votre imagination qui invente ces visions. N’y pensez plus, occupez-vous de votre travail. » l e temps passe, Catherine continue son séminaire. Elle est obéissante et appliquée en classe. Un jour d’été, les sœurs ont une leçon sur la Sainte Vierge. Catherine écoute bien. Sa maman est morte quand elle avait 9 ans et, depuis, elle a choisi Marie comme seconde maman ! Alors, elle aime beaucoup quand on parle d’elle. Le soir, en se couchant dans le grand dortoir, Catherine pense : « J’aimerais tellement voir la Sainte Vierge. » Et elle s’endort.
A u milieu de la nuit, elle est réveillée en sursaut : « Sœur Labouré, sœur Labouré ! » Catherine ouvre de grands yeux. Qui est cet enfant qui l’appelle dans le noir ? « Venez à la chapelle, la Sainte Vierge vous attend. »
La grande rencontre
Comme dans un rêve, Catherine suit l’enfant jusqu’à la chapelle. La porte s’ouvre toute seule : il a suffi que l’enfant la touche d’un doigt. Oh, comme ça brille là-dedans ! Toutes les bougies, toutes les lumières sont allumées !
L’enfant conduit la sœur jusqu’à l’autel. Mais où est la Vierge ? Catherine s’est mise à genoux, elle attend, elle s’inquiète. Et si quelqu’un descendait du dortoir ? Si on la trouvait ici en pleine nuit ? On la traiterait de folle ! « V oici la Sainte Vierge », dit soudain l’enfant. Une grande dame passe près de Catherine. Elle s’incline devant l’autel et s’assied dans le fauteuil du prêtre. Catherine n’ose pas bouger : est-ce vraiment la Vierge ? L' enfant voit que la sœur a peur. Il commence à parler pour la rassurer et Catherine remarque qu’il parle comme une grande personne. Elle pense : « En fait, c’est mon ange gardien ! Je l’avais prié pour voir la Sainte Vierge ! » Alors, elle se lève d’un bond, monte les marches de l’autel et s’agenouille en posant ses mains sur les genoux de Marie. La Vierge commence à lui parler comme une maman. Elle lui annonce des choses sur l’avenir, des guerres en France et dans le monde. En disant cela, Marie a l’air triste, mais elle fait une promesse à Catherine : « Tous ceux qui viendront prier devant cet autel, Dieu les entendra et les aidera. »
Longtem ps, longtemps, Catherine écoute la Sainte Vierge. Elle ne voit pas que le temps passe. Elle est heureuse. Enfin, une ombre s’éloigne, et l’enfant dit : « Elle est partie. » Il raccompagne Catherine au dortoir. Tout le reste de la nuit, la sœur pense à la Sainte Vierge. Quel cadeau elle a reçu ! M aintenant, le plus dur reste à faire. Catherine va voir le père Aladel : Marie a voulu qu’elle lui raconte tout. Le prêtre se fâche : « Ma sœur, vous avez encore rêvé. Retournez à votre travail et, surtout, restez modeste ! » L e temps passe, voilà l’automne. Un soir, Catherine prie à la chapelle avec les autres sœurs, quand soudain elle revoit Marie. Quel bonheur ! Cette fois, la Vierge est debout et tient une boule entre ses mains. Catherine comprend que c’est le monde : dans les mains de Marie, il est bien protégé. Puis la boule disparaît, et Marie abaisse les bras. Comme ses doigts brillent ! Ils sont couverts de bagues qui jettent des rayons.
U ne voix dit à Catherine : « Ces rayons, ce sont les grâces que la Vierge donne à ceux qui lui demandent son aide. » S oudain, un ovale entoure la Sainte Vierge et des lettres en or apparaissent dessus : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. » On dirait une médaille ! La médaille se retourne et Catherine voit ce qu’il y a derrière : le « M » de Marie, la croix de Jésus, deux cœurs qui sont ceux de Marie et de Jésus.