Raoul Follereau
48 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Raoul Follereau

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
48 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Description

Raoul Follereau, né le 17 août 1903 à Nevers et mort le 6 décembre 1977 à Paris, est un écrivain et journaliste français, créateur de la journée mondiale de lutte contre la lèpre. Aujourd'hui en France, le grand public voit le nom de Raoul Follereau associé à la journée de la lèpre, lorsque chacun est appelé à donner par des bénévoles dans la rue. Mais pourquoi ? Quelle oeuvre a-t-il accomplie ? Que furent ses motivations ? L'ouvrage fait découvrir la vie exceptionnelle d'un homme engagé très jeune, qui voulait agir pour aider les autres, agir pour l'amour des autres. Un message entendu dans de nombreux pays de part le monde et qui mérite d'être redécouvert aujourd'hui. La Fondation Raoul Follereau perpétue ce message ses actions sont décrites dans l'ouvrage. Les encarts « Saviez-vous que... » élargissent les connaissances.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 4
EAN13 9782843681998
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0034€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

LES COLLECTIONS DU CITOYENCÉLÉBRITÉS
Raoul Follereau La voix des sans-voix
Ouvrage collectif Texte : Anne-Marie Balenbois
16, rue de Marignan – 75008 Paris Téléphone 01 53 83 95 78 – Fax 01 53 75 36 80 contact@nane-editions.fr www.nane-editions.fr
Sommaire
Une vie au service d'un idéal Un message fort et universel : la seule vérité c'est de s'aimer Une fondation en action Conclusion
Collections Adresses utiles
Une vie au service d’unidéal
aoul Follereau naît à Nevers en 1903 dans une famille bourgeoise et catholique. Ils sont trois enfants. Il n’a R que 11 ans lorsque la Première Guerre mondiale éclate et qu’il assiste au départ de son père, mobilisé. C’est au lycée qu’il apprend la mort de son père en 1917 ; il n’a que 14 ans. Sa mère, qui avait repris la petite entreprise familiale de construction métallique avec énergie et compétence, retire ses deux fils du lycée pour les faire entrer dans une école professionnelle qui les préparera plus vite à reprendre l’atelier familial. Très littéraire, le jeune Raoul n’est pas fait pour cette école, où il ne restera qu’un an. C’est là qu’il commence à écrire et composer des poèmes.
UNE VOCATION PRÉCOCE a mort de son père, pendant la période cruciale de l’adolescence, a peut-être contribué à développer chez lui L une sensibilité qu’il exprime très tôt : dès l’âge de 15 ans, il prononce sa première conférence grâce aux Petites Sœurs des Pauvres. Son sujet : « Dieu est amour ». L’adolescent parle avec assurance et prononce trois phrases qui reviendront souvent dans ses discours, sous une forme ou une autre, tout au long de sa vie : « Dieu est amour. Être heureux, c’est faire des heureux. Vivre, c’est aider les autres à vivre. » (Conférence donnée en 1918,Dieu est amour)
Malgré la guerre, les morts et les blessés innombrables, voilà un garçon de 15 ans qui cherche à faire partager sa conviction profonde : la fin des hostilités ne suffira pas à apporter le bonheur. Il faut donner un sens à sa vie en aimant les autres tels qu’ils sont et en respectant la personnalité propre à chacun. D’un tempérament optimiste et joyeux, Raoul Follereau partage ses convictions avec une certaine audace : il
ose écrire à l’immense auteur Edmond Rostand, très connu, pour lui envoyer un poème à la gloire de Guynemer, aviateur français et héros de la guerre, abattu dans son avion le 11 septembre 1917. L’écriture et la poésie prennent très tôt une grande place dans sa vie. Ayant pu reprendre ses études, il s’inscrit à l’université à Paris où il passe la même année (1923) deux licences en droit et en philosophie. Il a 20 ans et déborde d’énergie. Ses années d’études n’empêchent pas, bien au contraire, une intense activité littéraire. Il se destine à une carrière d’écrivain et de poète qui s’annonce brillante : en 1928, plusieurs de ses poèmes sont lus par la comédienne Madeleine Roch sur la scène de la Comédie-Française. Il écrit aussi une pièce de théâtre, La Lumière qui meurt, dans laquelle le jeune héros regrette que les mots soient parfois impuissants à exprimer l’étendue de ses sentiments : « Sache demeurer doux, petit. Reste pur en esprit, D’amour et de bonté que ton cœur soit épris… » (La Lumière qui meurt, 1925) Raoul Follereau est imprégné de culture gréco-latine qu’il considère aussi importante que le christianisme et le patriotisme pour élever l’âme des citoyens. Dans cet esprit, il fonde en 1927 la Ligue d’union latine afin de « défendre la civilisation chrétienne contre tous les paganismes et toutes les barbaries ». Cette Ligue dispose d’une revue,L’Œuvre latine, qui s’adresse principalement à des poètes et édite plus de cent auteurs en moins de cinq ans. Raoul Follereau estime que la civilisation est menacée à la fois par les idéologies venues de l’Est (communistes russes) et de l’Ouest (l’argent-roi américain). Pourquoi des poètes ? Parce que le rôle du poète est de « redonner le goût de vivre au monde, apprendre à vivre au monde, rendre la joie ». Il doit aussi être « un chef, un guide d’âme ». Pour Raoul Follereau, la jeunesse est frappée par une crise spirituelle et morale, par manque d’idéal. Ce sont pour lui des années d’activité intenses, car la Ligue essaime des sections en province, encourage l’étude du grec et du latin, et organise des voyages dans de nombreux pays d’Europe dans un souci de formation intellectuelle. Un peu partout dans le monde des bibliothèques sont créées pour diffuser la culture française. En 1937, plus de 70 000 livres ont été envoyés.
SAVIEZ-VOUS QUE… Raoul Follereau a très peu parlé de son père par la suite, ni des douleurs ou chagrins qui ont marqué sa vie.
Raoul Follereau et les Pères de Picpus, Lima, Pérou.
UN INTELLECTUEL ENGAGÉ AU SERVICE DE LA FRANCE
omme de nombreux enfants de sa génération, en particulier ceux dont le père est mort au combat, Raoul C Follereau est profondément patriote, admirateur de la culture française et de son rayonnement. Dès les années 1930, il commence à parcourir le monde. L’Alliance française et le ministère de l’Instruction publique font appel à lui pour des conférences en Amérique du Sud. Il doit aussi étudier l’influence française dans cette partie du monde. Grâce à son carnet d’adresses qui ne cessera de s’étoffer, Raoul Follereau devient, pendant cette période, un « ambassadeur » au service de la culture française. De fait, il sera toute sa vie très bien informé sur l’évolution du monde. Orateur de grand talent, il défend dans ses conférences la civilisation chrétienne et la France. Il édite même, en 1941, en pleine guerre, une brochure pour rappeler tout ce que le monde doit à la France...