Merveilleux contes de mon enfance
72 pages
Français

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Description

Dix-sept contes traditionnels incontournables (Jack et le haricot magique, Peau d’âne, le Chat botté, les Musiciens de Brême, la Belle et la Bête…), pour savourer un moment féerique en famille et partager des souvenirs d’enfance.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 05 août 2020
Nombre de lectures 527
EAN13 9782215163190
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0025€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Sommaire Jack et le haricot magique Les habits neufs de l'empereur La Reine des neiges Peau d'âne La Bergère et le ramoneur Le Vaillant Petit Soldat de plomb Hansel et Gretel La Petite Souris grise Les Musiciens de Brême La Petite Sirène Le Chat botté La Belle et la Bête Le Vilain Petit Canard Neigeblanche et Roserouge Les Cygnes sauvages Rumpelstilzchen L'Homme à la peau d'ours Dans la même collection Page de copyright
Points de repère Page de Titre Couverture Remerciements Corps de texte Page de Copyright
Conte d’origine anglaise, illustré par Ursula Bucher

I l était une fois une pauvre femme qui vivait seule avec son fils prénommé Jack. Le seul bien qu’ils possédaient sur Terre était une vache qui leur donnait chaque jour du lait. Mais un matin, celle-ci ne donna plus rien et Jack et sa mère se regardèrent, consternés.
« Qu’allons-nous faire ? gémit la pauvre femme en se tordant les mains.
– Rassure-toi, mère ! lui répondit Jack. Je vais partir et trouver du travail !
– Oh, Jack, lui dit sa mère en le regardant avec douceur. Tu as déjà tenté ta chance, mais tu sais que tu es trop jeune ! Il ne nous reste plus qu’à vendre notre vache et, avec le bon prix que nous en tirerons, nous verrons bien ce que nous pourrons faire.
– Bien, mère, lui répondit Jack. Comme c’est jour de marché aujourd’hui, je vais vendre notre vache de ce pas ! »
Et Jack partit ainsi sur la route en conduisant sa vache au bout d’une corde. Mais il n’avait pas marché cinq cents mètres qu’il rencontra un curieux vieillard qui l’arrêta en l’appelant : « Hé, bonjour, Jack !
– Bonjour », lui répondit Jack. Et il se demanda aussitôt comment cet homme pouvait connaître son nom.
« Que viens-tu faire avec ta vache au bout d’une corde ? lui demanda le petit vieux.
– Je vais de ce pas au marché pour la vendre. Et j’en tirerai un bon prix !
– Oh, je n’en doute pas ! lui dit le vieil homme. Je me demande si tu sais combien de haricots il faut pour faire cinq.
– Deux dans chaque main et un dans la bouche, répondit Jack aussitôt.
– Bien répondu ! Maintenant, regarde bien ces haricots. Ils sont magiques et je vais te proposer un marché ! Ta vache contre ces haricots !
– Vous n’y pensez pas ! Je vendrai ma vache pour dix pièces d’argent, au moins, et vous me proposez une poignée de haricots ! Non, ça, jamais !
– Mais ce ne sont pas des haricots ordinaires… Si tu les plantes, en une nuit ils pousseront droit, jusqu’au ciel.
– Jusqu’au ciel ? Non, cela est impossible !
– Mais si ! Allons, crois-moi ! Tente ta chance, Jack, elle ne passe jamais deux fois !
– Eh bien… C’est d’accord », dit Jack impressionné. Et il laissa la vache au vieil homme en échange des haricots qu’il mit dans sa poche.
De retour chez lui, Jack, qui n’avait pas été longtemps absent, se présenta devant sa mère.
« Te voilà vite de retour, mon garçon ! Je vois que tu reviens sans notre vache, ce qui veut dire que tu l’as vendue. Alors, combien en as-tu donc tiré ?
– Tu ne devineras jamais, mère !
– Oh, bravo, Jack ! Alors, dix pièces d’argent ? Quinze ?
– Mère, je t’ai dit que tu ne pourrais deviner ! Vois ce que j’ai rapporté !
Ce sont des haricots magiques et si tu les plantes, en une nuit ils…

– Quoi ? Tu n’as pas fait cela, Jack ? Tu n’as pas été assez fou, assez idiot, pour échanger notre vache contre cinq pauvres haricots ! Mais qu’ai-je fait pour mériter cela ? »
Et, de rage, la mère de Jack jeta les haricots par la fenêtre et envoya son fils tout droit dans sa chambre.
Jack alla tristement se réfugier au grenier, et pleura doucement. Tout était de sa faute !
Mais le lendemain matin, Jack découvrit par la fenêtre une chose extraordinaire ! Les haricots que sa mère avait jetés avec rage avaient donné vie à un pied de haricot gigantesque, et celui-ci montait toujours plus haut pour se perdre dans les nuages ! « Le vieil homme n’avait donc pas menti », se dit Jack. Et de joie, il sauta sur une des branches basses du haricot et se mit à grimper, grimper, grimper. Si haut qu’il atteignit les nuages et toucha le ciel. Il vit alors une route qui serpentait et la suivit pour parvenir, enfin, devant une haute et belle demeure, pareille à un château de roi. Jack parcourut les pièces et arriva jusque dans une cuisine où se tenait une très grande femme.

« Bonjour, madame, dit Jack très poliment. Auriez-vous la bonté de me donner un petit déjeuner ? J’ai bien faim et je n’ai pas mangé hier !
– Un petit déjeuner ? Mais si tu ne t’enfuis pas aussitôt, c’est toi qui seras le petit déjeuner de mon mari ! File aussi vite que tu es venu, car mon mari est un ogre et il te mangera s’il te découvre !
– Oh, s’il vous plaît, madame ! J’ai si faim qu’il m’importe peu d’être dévoré !
– Alors, viens ! » dit la femme qui n’était pas si méchante. Et elle lui donna de belles tranches de pain beurrées et lui versa une grande tasse de lait onctueux.