François, le pauvre d'Assise

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20 pages
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Description

Depuis sa plus tendre enfance, François souhaite devenir chevalier. Ce gai luron, toujours prêt à s'amuser, abandonne cependant son rêve après avoir rencontré Dieu sur le chemin de la guerre.
Il choisit une vie de pauvreté radicale, se faisant pauvre parmi les pauvres. Devenu riche des joies du ciel, il transmet son amour du prochain et de la Création de Dieu.

Les grands saints ont consacré leur vie à l'amour de Dieu et des autres. Leur histoire ouvre la grande aventure de la sainteté.

Idéal pour les 5-7 ans.
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Date de parution 21 août 2012
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EAN13 9782728916696
Langue Français

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Saint François, le pauvre d'Assise
Sommaire
Un jeune homme plein de vie Le pauvre d'Assise Frère François Fête Prière de saint François d’Assise Page de copyright Dans la collection « Un témoin, une histoire » Dans la collection « Un saint, une histoire »
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Guide
Un saint, une histoire François le pauvre d'Assise Texte de Juliette Levivier - Illustrations de Claire de Gastold
Unjeune homme plein de vie
Q u’elle est belle la ville d’Assise en ce beau printemps 1182 ! Elle semble dormir sous le chaud soleil de l’Italie ! Pierre Bernardone est tout heureux d’apercevoir, perchée sur la colline, la jolie petite ville qu’il a quittée quelques semaines plus tôt pour aller vendre ses tissus en France. Mais, qui arrive à toute allure sur le chemin ? C’est Masseo, le jeune fils de la voisine.
« M onsieur Pierre, monsieur Pierre, venez vite ! En votre absence, Dame Pica a mis au monde son bébé ! » Pierre Bernardone est très ému. Le bébé est là ! « Il s’appelle Giovanni, dit le petit garçon. C’est un beau petit garçon, venez vite ! » Pierre Bernardone se met à courir sur le chemin caillouteux. Ça monte, ça monte, mais il ne s’en aperçoit pas ! Vite, il veut voir son fils et embrasser son épouse.
« J e crois, Masseo, que nous allons changer le prénom de ce petit bonhomme. Si Dame Pica le veut bien, j’aimerais l’appeler “ Francesco ”. – Francesco ? Mais ce n’est pas un prénom, ça ! – Francesco, cela veut dire “ le Français ”. Il est né pendant que j’étais en France et Dame Pica est française, tu sais ! Ce serait un bel hommage pour elle... et pour la France qui est un si beau pays. » Les voilà arrivés. Quel bonheur ! Pierre se précipite dans la maison, fou de joie.
F rançois grandit. Il aime s’amuser et sortir avec ses amis. Son père travaille beaucoup, c’est un homme connu et respecté de tous. Mais François le trouve parfois un peu trop sévère. Il grogne : « Travailler, travailler, c’est bien, mais la vie est si courte, il faut s’amuser ! »
Fançois est gai et généreux. Il est si drôle et si gentil qu’on lui pardonne bien volontiers toutes ses farces... sau r f, peut-être, quand il dévale les rues à grand bruit en pleine nuit ! « Regardez, voilà François ! Il s’est fait faire un habit de troubadour et il jongle avec des tomates ! » Quel joyeux luron, ce François !
F rançois a 20 ans lorsqu’une guerre éclate entre Assise et Pérouse, la ville voisine. Il n’hésite pas une seconde : il prend les armes pour défendre sa chère ville. Il rêve d’être chevalier ! « Vous verrez, dit-il à ses amis, notre victoire sera éclatante ! » Hélas ! Assise perd et François est fait prisonnier. Il reste une année entière dans la sinistre prison de Pérouse et, quand il rentre enfin chez lui, il est épuisé et malade. C ette terrible épreuve a changé François. Dame Pica s’inquiète : « Ce n’est plus notre François ! Il a perdu sa joie de vivre, il ne fait plus de farces ni de plaisanteries. – Ne t’inquiète pas tant, lui dit Pierre Bernardone, il devient plus raisonnable. N’est-ce pas mieux ainsi ? » Quelque temps plus tard, en effet, François, tout à fait guéri, rêve de nouveau de gloire. Il s’engage dans les armées du pape et s’apprête à repartir en guerre. C’est l’occasion ou jamais d’être fait chevalier.
Le pauvre d'Assise
F rançois part donc rejoindre les armées du pape, en guerre contre l’empereur romain. En chemin, il tombe malade et doit s’arrêter dans la ville de Spolète. Il est au lit quand, soudain, une voix lui dit : « Où vas-tu ? – Dans les Pouilles, pour devenir chevalier, répond François très surpris. Que veux-tu que je fasse, Seigneur ? – Dis-moi, François, du maître ou du serviteur, qui des deux est le plus capable d’être le plus généreux à ton égard ? – Le maître ! – Alors, pourquoi t’occupes-tu du serviteur et non du maître ? Rentre chez toi, là tu apprendras ce qu’il faut faire. » Cette voix, c’est celle de Jésus ! François l’a bien compris. Très troublé, il obéit et rentre à Assise.
Q uelque chose a changé en lui. Désormais, c’est Dieu qui occupe la première place dans son cœur, c’est Lui qu’il veut servir et aimer. François ne fait plus la fête avec ses amis, il leur préfère la compagnie des pauvres et des malades. Un matin, alors q it d’horreur. Depuis qu’il est tout petit, il en a si peur qu’il refuse de les approcher. u’il se promène à cheval, François rencontre un lépreux. Il frém Mais François, décidément, a bien changé. Surmontant à grand- peine son dégoût, il descend de son cheval, va vers le pauvre homme et lui baise la main. Mon Dieu, que ce geste lui coûte ! Lui qui avait si peur des lépreux, il va vers eux. Quel changement ! Car l’amour de Jésus qui emplit le cœur de François est plus fort que tout !
À partir de ce jour-là, François va souvent rendre visite et aider les lépreux d’Assise.
F rançois s’est installé dans une petite grotte moussue, aux environs d’Assise. Ce n’est pas très confortable, mais qu’importe ! Au cœur de cette nature qu’il aime tant, il est tout heureux. Il loue le Seigneur avec ferveur ! U n jour, alors qu’il prie dans la chapelle Saint-Damien, François entend de nouveau la voix de Jésus. Elle vient du grand crucifix accroché au-dessus de l’autel : « Va, François, et répare ma maison qui est en ruine. » C’est vrai que la petite chapelle est en piteux état ! Où trouver l’argent nécessaire à sa rénovation ? François vend les plus belles étoffes de son père et, avec l’argent ainsi gagné, va acheter des pierres, des tuiles et commence la rénovation de ses propres mains.
P ierre Bernardone est furieux. Il traîne son fils devant Guido, l’évêque de la ville, pour qu’il lui rende justice. Mais que se passe-t-il ? Voilà François qui se déshabille devant tout le monde ! Il rend ses vêtements à son père et lui dit : « Désormais, je peux dire avec assurance Notre Père qui es aux cieux, puisque c’est à Lui que j’ai confié mon trésor et donné ma foi. » Très ému, l’évêque Guido couvre François de son manteau.
À présent, c’est l’Église qui sera son refuge. F rançois reprend ses travaux avec ardeur. Des gens lui apportent des matériaux et viennent l’aider. Il vit dans la plus grande simplicité. « Mon amie, c’est Dame Pauvreté ! » dit-il. Petit à petit, François comprend dans la prière que Jésus veut lui demander plus encore. U n jour, alors qu’il écoute le prêtre lire l’Évangile, il découvre soudain ce que le Seigneur attend de lui : qu’il aille annoncer l’Évangile sur les routes, comme les disciples de Jésus, pauvrement, sans sandales et sans bâton. Lne toile toute rêche. L’amour débordant de François pour Jésus touchee voilà parti sur les routes, pieds nus et vêtu d’une drôle de tunique qu’il a taillée dans u beaucoup de gens, nombreux sont ceux qui l’écoutent.