179 pages
Français

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Aujourd'hui les missions

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Description

Depuis les derniers mots de Jésus, l'Église est animée d'un grand souffle missionnaire. Jésus est ressuscité, Dieu a vaincu la mort ! Comment garder pour soi une si grande et si bonne nouvelle !

Découvrez l'histoire de cet élan missionnaire qui a porté le christianisme d'un bout à l'autre du monde. De saint Paul à saint François-Xavier, des jésuites aux pères Blancs, voici une histoire des missions qui trace un voyage extraordinaire dans le temps et dans le monde entier.

Collection historique fondée en 1947, « Belles histoires belles vies » présente aux enfants les plus beaux exemples de sainteté du christianisme !

À partir de 7 ans.


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Informations

Publié par
Date de parution 18 juillet 2011
Nombre de lectures 11
EAN13 9782728914760
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

BELLES HISTOIRES BELLES VIES N°68 Collection fondée par le père Jean PIHAN
AUJOURD’HUI, LES MISSIONS e e (19 et 20 siècle)
TEXTE : ABBÉ JEAN PIHAN ______________________________ ILLUSTRATIONS : PIERRE DECOMBLE ______________________________ COUVERTURE : JEAN OLIVIER HERON
15-27 rue Moussorgski - 75018 PARIS www.fleuruseditions.com
Avant-propos PAROLES DU PAPE : Autrefois, la vie de l’Église, sous son aspect visible, déployait sa vigueur de préférence dans les pays de la vieille Europe, d’où elle se répandait, comme un fleuve majestueux, à ce qu’on pouvait appeler la périphérie du monde. Aujourd’hui elle se présente, au contraire, comme un échange de vie et d’énergie entre tous les membres du corps mystique du Christ sur la terre. Pie XII. Noël 1945 Q ue si, dans notre organisme mortel, lorsqu’un membre souffre, tous les autres souffrent avec lui (saint Paul aux Corinthiens), les membres sains prêtant leur secours aux malades, de même dans l’Église chaque membre ne vit pas uniquement pour lui, mais il assiste aussi les autres et tous s’aident réciproquement pour leur mutuel réconfort aussi bien que pour un meilleur développement de tout le corps. Pie XII. Encyclique sur le Corps mystique du Christ, 1943 LE CONCILE VATICAN II L’Église étant tout entière missionnaire, et l’œuvre de l’évangélisation étant le devoir fondamental du peuple de D ieu, le saint Concile invite tous les chrétiens à une profonde rénovation intérieure, afin qu’ayant une conscience vive de leur propre responsabilité dans la diffusion de l’Évangile, ils assument leur part dans l’œuvre missionnaire auprès des païens. DécretAd gentes, n° 35
2. L’action des papes et du peuple chrétien dans l’expansion missionnaire (de Pie VII à Paul VI)
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e D eux événements aux conséquences incalculables marquent le dernier quart du XVI I I siècle : l’indépendance des États-Unis d’A mérique (1776), la Révolution française (commencéeen1789). Les peuples aspirent à plus de liberté. Les découvertes géographiques et scientifiques vont se multiplier. En 150 ans, le monde changera davantage qu’en 40 siècles. C’est vraiment dans un monde « nouveau » que l’Église doit continuer sa MI S S I O N : annoncer Jésus-Christ.
Les difficultés ne lui manquent pas. S i la Révolution, en France, réalise de grandes choses, elle s’est faite persécutrice. Les prêtres se cachent, les vocations deviennent rares… Et qui donc pourrait librement partir au loin pour évangéliser les peuples d’Asie, d’Amérique, d’Afrique ? La guerre sévit en Europe, dont les rois se coalisent contre la France révolutionnaire. Q ue va devenir l’œuvre des pionniers du Christ, au Canada ou aux I ndes, immenses pays passés sous la domination anglaise, ou dans la lointaine Indochine ?
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Bonaparte, premier consul puis empereur des Français, veut rétablir la paix religieuse. Il semble vouloir se mettre d’accord avec le pape Pie VII, s’occupe de protéger les chrétiens d’Orient, nomme son oncle le cardinal Fesch « protecteur des missions françaises ». Çraignant l’extension de l’influence anglaise outre-mer, il décide — sans prendre l’avis du pape — de fusionner en une seule les trois sociétés missionnaires de France : les lazaristes, les Missions Étrangères, le séminaire du Saint-Esprit.
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er Ceet le pape. Celui-ci savait, parapoléon I l’une des causes d’un conflit entre N  fut l’exemple de l’Espagne et du Portugal, l’inconvénient qu’il y avait à laisser les chefs d’État dirigerlesmissionsàleurguise.Ilsopposeauxexi$gencesdelempereur. 1 A lors, en 1808, les troupes françaises occupent Rome. La « Propagande » est supprimée, ses ressources confisquées. Ce/e situation durera jusqu’à la chute de N apoléon (1814). I l fautalorsrepartiràzéro.Enattendant,lesmissionstien$nentcommeellespeuvent. (1) Rappelons que, par ce mot, l’on désignait le « Ministère des missions » de l’Église. Voir Histoire des missions, tome II, n° 147.
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Mais voici que la vieille Europe, France en tête, va s’intéresser prodigieusement aux missions. D éjà quelques missionnaires avaient eu l’idée de répandre des « Le!res » où ils racon$taientleurstravauxapostoliquesetleursdiffi$cultés. En 1802, un jeune écrivain français, Chateaubriand, publie « Le génie du christianisme ». I l a vécu, comme émigré, en A mérique. I l a vu de près l’œuvre civilisatrice des e missionnaires. En un temps où le scepticisme religieux des philosophes du XVI I I siècle faisait encore bien des ravages, son livre fit l’effet d’une bombe. S es lecteurs comprirent qu’il fallait « faire quelque chose ».