Journal de Los Angeles

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Livres
147 pages
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Description

Ma vie a changé le jour où je suis partie vivre à Los Angeles. Hébergée par l'énigmatique Simon, j'ai donc fait ma rentrée en première à Albany High ! Et très vite, les choses se sont corsées ! Je suis tombée follement amoureuse du plus beau garçon du lycée, j'ai été aveuglée par la jalousie, j'ai failli perdre ma seule amie à LA et ensuite, j'ai dû résoudre le mystère Sarah Drake. Mais, chut... Je ne vous en dis pas plus, tout est dans mon journal !

La note de l'éditeur : Il est rare d'éditer les écrits d'un auteur aussi jeune, 17 ans à peine. Mais la lecture de ce journal pas comme les autres, introspectif et plein de suspens, nous a convaincus de l'urgence de le publier. Et retrouvez Violet sur son blog : www.violetsdiary.com


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Informations

Publié par
Date de parution 17 octobre 2011
Nombre de visites sur la page 572
EAN13 9782215119005
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Avertissement de l’éditeur :
Par respect pour la vie privée des protagonistes de ce livre, certains noms, adresses e-mail et
appellations de lieux ont été modifiés.
Pour servir au mieux l’histoire et par souci de garder un rythme constant, nous avons choisi avec
Violet – au prix de discussions acharnées – de couper certains passages de son journal.Quelques mots sur l’auteur :
Violet Fontaine a 17 ans et Journal de Los Angeles, basé sur des faits réels, est son premier
roman. Elle est née et a grandi à Paris seule avec sa mère, jusqu’à l’âge de 16 ans où elle est partie
étudier à Albany High School, un des lycées les plus réputés de la cité des anges. Elle est curieuse,
gourmande et impulsive, adore écrire, et peut faire du shopping jusqu’à la nuit tombée. Pour
célébrer la publication de son journal intime, elle a décidé de tenir un blog sur sa vie à Los
Angeles dès septembre 2011 !
Retrouvez-le à l’adresse suivante : www.violetsdiary.comÀ N.
Violet FontaineH-10 avant la rentrée !
Lundi 6 septembre 2010
Rien ne va plus ! Une heure que je devrais être dans les bras de Morphée, mais
toujours impossible de mettre la main sur ces satanées ballerines. Je sais bien qu’il fait
encore chaud à cette période de l’année, la preuve, les vilains coups de soleil sur mes
épaules, attrapés pas plus tard que ce week-end en me baladant avec Simon sur la
plage, mais je ne vais quand même pas faire ma rentrée en tongs !
L’idée était quand même de me coucher tôt, pour avoir l’air détendue, reposée et
fraîche le lendemain. Avoir la pêche, quoi ! Et pfffiou, la journée est passée en accéléré,
et voilà que je me retrouve à quatre pattes dans ma chambre, espérant mettre la main
sur une paire de chaussures que je n’ai peut-être même pas emportée dans ma valise !
OK, je crois qu’il est officiellement temps de commencer à paniquer. Si ça continue, le
cauchemar que je fais chaque année avant la rentrée, mon pire cauchemar, celui d’arriver
au lycée en chaussons, va finir par se réaliser.
Respire, Violet, respire, tu vas finir par les retrouver. Tu n’as pas le choix de toute
façon.
Ce qui aurait déjà été un drame si j’étais encore à Descartes serait une véritable
tragédie dans un nouveau lycée à l’autre bout du monde. Imaginez un peu : « Tiens,
regarde la petite Française, la nouvelle, elle est en pantoufles ! Tu crois qu’ils se
promènent tous en chaussons en France ? On aurait dû la prévenir qu’aux États-Unis, les
gens portent des chaussures pour aller en cours ! Elle est trop bizarre cette fille, mieux
vaut l’éviter ! »
Et après ça, je serais sans aucun doute étiquetée toute l’année – que dis-je, à vie !
Violet, la fille en pantoufles ou Violet, la fille en chaussettes, ou que sais-je d’autre
encore. Et ce ne serait même pas la peine d’espérer pouvoir me faire de nouveaux amis
après une telle bourde !
Il faut dire aussi que j’ai tellement mal dormi ces dernières nuits… Je me demande
comment j’arrive encore à tenir debout. Le stress de la rentrée, je l’ai toujours eu, ce
n’est pas nouveau. Espérer être dans une classe sympa, avec mes copines, me
demander quel sera mon emploi du temps, s’il ne sera pas trop chargé, tout ça, je
connais. Prier pour que je n’aie plus jamais affaire à une enseignante comme Mme
Telhier, la prof d’arts plastiques de mon collège, qui, pendant quatre années durant, m’a
répété que j’étais née avec deux mains gauches et que je serais incapable de dessiner
même si ma vie en dépendait, j’ai l’habitude. Mais cette rentrée-là est tellement plus…
tellement plus… impressionnante, monumentale, capitale… Et j’ai beau l’avoir voulue de
tout mon cœur à l’époque, là, tout de suite, à quelques heures de franchir les portes de
mon nouveau lycée, je ne sais plus où j’en suis. Était-ce vraiment une bonne idée de
vouloir venir faire mon année de première à l’autre bout du monde ?
Mais revenons à nos moutons, enfin plutôt à mes ballerines. Cela ne change pas
grand-chose au problème, mais ce n’est quand même pas ma faute tout ça. C’est Simon
! OK, OK, ce n’est pas à cause de lui que je ne retrouve pas mes chaussures, mais c’est
lui qui m’a sortie du lit ce matin pour me proposer une promenade sur la plage. Ensuite,
on est allé faire un brunch chez Tusk, son café préféré à Los Angeles. C’est un endroit
vaste et lumineux, avec un petit jardin à l’arrière décoré de lampions et de petits palmiers
adorables. De la terrasse, on peut admirer la vue sur Santa Monica, le quartier où j’habite
désormais ! Aujourd’hui, il y avait un monde fou car c’était « Labour Day ». C’est un jour
erférié, équivalent de la fête du travail en France. Ici, on ne la célèbre pas le 1 mai mais
le premier lundi de septembre. J’avais prévu de passer la matinée à lire mon livre à la
plage et essayer de me détendre avant de m’atteler aux derniers préparatifs de la
rentrée, mais son idée m’a paru bien plus alléchante. Et puis Simon a été si gentil avecmoi depuis que je suis arrivée que je n’ai pas osé refuser.
Et bien sûr je n’ai pas regretté. Les œufs brouillés chez Tusk sont à tomber par terre !
Comme quoi, il n’y a pas que les pains au chocolat dans la vie ! Sans parler de leurs jus
de fruits… Le carotte-orange-gingembre est une pure merveille, et définitivement mon
préféré… Bon, OK, je n’ai goûté que celui-là, mais il est tellement délicieux !
Pendant le brunch, Simon a soudain eu l’air de penser que je ne pouvais pas
1décemment entrer en première, enfin plutôt en junior year , comme on dit ici, sans un
nouveau sac de cours à mon bras. Il m’a soutenu avoir lu dans un magazine que ce type
d’achat était une sorte de rituel de passage faisant partie des étapes nécessaires à une
bonne rentrée. Un nouveau sac qui contiendra toute ma vie, mes cahiers, mes affaires, et
qui marquera un nouveau départ. Je ne sais pas où Simon a trouvé cet article, mais il
devrait en être distribué une copie à tous les parents du monde. J’ai ouvert la bouche
pour protester, mais je me suis finalement ravisée. Je n’allais quand même pas le
contrarier, et faire mentir une théorie aussi pleine de bon sens !
Nous nous sommes donc mis en route pour Rodeo Drive et ses luxueuses boutiques.
2Cela changeait de celles du mall où j’ai souvent traîné mes guêtres pendant les
vacances pour occuper mes journées solitaires, n’ayant encore fait aucune connaissance
dans ma nouvelle ville. Admirer les vitrines, toutes plus belles les unes que les autres, me
donnait le tournis, mais Simon, qui marchait d’un pas décidé, m’a entraînée avec lui à
travers les grandes portes dorées d’un magasin si somptueux que j’ai craint un instant de
salir la moquette. Il y avait même une sorte de majordome à l’entrée, affublé d’un
uniforme, dont la seule fonction était apparemment d’ouvrir la porte aux clients et de leur
souhaiter la bienvenue. Sur les étagères, des dizaines de sacs plus jolis les uns que les
autres, je n’allais jamais pouvoir me décider ! Je me sentais même un peu mal à l’aise
face à tant de beauté et de luxe, mais Simon, lui, avait l’air d’un poisson dans l’eau. Je me
demande s’il fait souvent du shopping dans ce genre d’endroit…
Une vendeuse vêtue d’un tailleur noir élégant s’est approchée de nous avec un grand
sourire. Il lui a murmuré quelques mots et cinq minutes plus tard, elle est réapparue avec
la plus merveilleuse de toutes les besaces. Assez grande pour contenir tous mes cours,
d’une couleur camel magnifique, des zips et des pochettes ultra-pratiques et une grande
lanière pour la porter en bandoulière. Le tout couronné d’une odeur de cuir absolument
enivrante. Coup de foudre immédiat. En un coup d’œil, Simon a compris que l’on avait
trouvé the one. Et voilà, c’était fait. Le plus naturellement du monde, il s’est éclipsé vers
la caisse, besace sous le bras, et le temps de dire ouf, nous étions dehors, Simon à
fouiller dans ses poches pour trouver les clés de sa voiture, et moi à essayer de trouver
mes mots pour le remercier.
– Je ne sais pas quoi dire, Simon. Ce sac est magnifique, je le garderai toute ma vie.
Merci, merci beaucoup !
Il a répondu d’un air dégagé :
– S’il te plaît, c’est ça qui compte !
Je n’ai pas eu le temps de voir l’étiquette, mais j’ose à peine imaginer le prix que cette
besace a dû coûter… et Simon qui se comporte comme s’il faisait ça tous les jours…
C’est dingue ! Depuis mon arrivée fin juillet, je ne peux pas m’empêcher de me dire que si
Simon avait une fille, elle serait la plus chanceuse de toute la planète. Mais, après tout,
qui me dit qu’il n’a pas d’enfants ? Il est vrai que depuis que j’ai déposé mes valises chez
lui et pris mes quartiers dans la chambre d’amis de sa maison ultra-design, je n’ai pas
vraiment eu l’occasion d’apprendre à le connaître. Tout ce que je sais, c’est qu’il n’a pas
hésité une seconde quand maman lui a demandé de m’héberger pendant mon année aux
États-Unis et qu’il se met en quatre pour me faire plaisir. La semaine dernière, il m’a
même emmenée faire le tour de la ville pour trouver un supermarché vendant mes
céréales préférées !
Plus tard, j’ai eu maman au téléphone. Je m’attendais à une avalanche de questions
plus rébarbatives les unes que les autres, et m’apprêtais déjà à lui rappeler que je n’ai
plus cinq ans et qu’elle n’a pas à connaître tous les détails de ma vie, ni à savoir ce que
je mange à chaque repas, surtout maintenant que je vis à dix mille kilomètres de Paris.
Mais, à ma grande surprise, elle avait « juste » envie de me tenir son discours « spécial