Ne m'appelez plus jamais Biquette !

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Grand événement : Alice a bien entamé sa 6e année à l'école des Érables et l'automne s'annonce chargé en événements : une fin de semaine chargée en péripéties aux États-Unis, les examens d'entrée au secondaire, l'Halloween qui se prépare avec Marie-Ève, les 2 Catherine, et les autres. Alice sera confrontée à une situation d’intimidation et un de ses amis vivra des moments délicats à l'école en raison de son hyperactivité.

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Date de parution 03 avril 2014
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EAN13 9782896869794
Langue Français

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SYLVIE LOUIS Lejournal dAlice
Ne m’appelez plus JAMAISBiquette ! DOMINIQUE ET COMPAGNIE DOMINIQUE ET COMPAGNIE
SYLVIE LOUIS Lejournal dAlice
Ne m’appelez plus JAMAISBiquette !
DOMINIQUE ET COMPAGNIE
Lundi 11 octobre
En arrîvan en casse, madame Robînson nous a dîsrîbué un caîer d’exercîces de préparaîon aux examens d’ad-mîssîon au secondaîre. Car pus de a moîîé d’enre nous souaîen éudîer dans une écoe prîvée, ’an procaîn. a pro s’es monrée rassurane. Ee rouve nore casse rès ore en mas. ï au dîre que ’an dernîer, monsîeur Gauîer nous a aî aîre an de joggîng e de voeyba maémaîques qu’on s’es ous améîorés. À parîr d’au-jourd’uî, on débuera donc a journée par 20 mînues de ravaî dans e ameux caîer. Maîs à peîne avaî-on commencé que Jonaan, quî gîgoaî sur sa caîse, es ombé dans un grand racas. Nous, même sî on sursaue à caque oîs, on y es abîués, depuîs e emps… Maîs ça a e don de aper sur es ners de nore enseîgnane(au moîns auan que sur ceux de madame Trembay, en e 4 année).
Conraîremen à son abîude, Parîck avaî ’aîr abau. À a récré, Arîca uî a demandé : – Ça ne va pas, Pa ? – Bo… Mon père a apprîs vendredî qu’î éaî îcencîé. – îcencîé… ? – ï a perdu son empoî. E roîs de ses coègues égaemen. – O, c’es pas drôe ! me suîs-je excamée. Je suîs désoée. – Je me souvîens de ’année où ma mère éaî au cômage, a raconé Caerîne Fronenac. Ce n’éaî pas acîe, nî
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pour ee, nî pour e rese de a amîe. Je souaîe que on père rerouve rès vîe un bouo, Pa. – Mercî, Caerîne.
Ce après-mîdî, une Ine puîe ombaî orsqu’on es sorîes de ’écoe, ma sœur Caroîne e moî. J’aacaîs mon casque de véo orsqu’î m’a sembé enendre « Bîquee ! ». Je devaîs êre vîcîme d’une aucînaîon. Car, sî ma mère me surnomme aînsî, ee ne e aî (eujamaîs en pureusemen !) bîc. D’aîeurs, ee n’éaî pas dans es parages. Caro, prêe à Ier à a maîson, m’a ancé : – Dépêce-oî, Aîce, sînon on va êre rempées ! Je m’apprêaîs donc à enourcer ma bîcycee ors-qu’un aure « Bîquee ! » es parvenu à mes oreîes, pus dîsîncemen ceuî-à. J’aî enevé mon casque. – Bîqueeee ! Cîboueeee ! Cee oîs, pus de doue possîbe ! Maman se rouvaî au coîn de a rue. Nous aîsan de grands sîgnes à ma sœur e moî, ee a encore crîé : – Venez vîe ! Je vaîs rejoîndre Zoé dans a ourgonnee. Quoî, Asrîd Vermeuen avaî OSÉ m’appeer Bîquee devan ’enrée de a cour ! E pas dîscrèemen, en pus. Comme sî ee avaî camé mon surnom dans un au-pareur ! a moîîé de ’écoe avaî dû ’enendre. A HONTE !!!
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Caro e moî, on ’a rejoîne en poussan nos véos sur e rooîr. Comme maman rese à a maîson e undî, ors-qu’ee a vu qu’î peuvaî, ee a décîdé de venîr nous cercer. C’éaî genî de sa par, j’en convîens. N’em-pêce, en paçan mon véo e ceuî de ma sœur dans e cofre, je umînaîs. Ma mère ne s’en es même pas aperçue.
Après avoîr démarré, ee nous a demandé des nouvees de nore journée. Caroîne uî a répondu : – Madame Popovîc nous a apprîs une canson d’Arîane Mofa. – aquee ? Monréal. "T E Caro a enonné : Je reviens à Montréal T TLa tête gonflée de nuagesSu u C’est le transit d’Amsterdam SQui s’est chargé des bagages…: " – Eu non, du gaçage, a recîIé ma sœur. Je ne connaîs pas encore oues es paroes. J’aî jusqu’à vendredî pour ’apprendre. – Sî u veux, on a canera ensembe, a dî maman. J’aîme beaucoup Arîane Mofa. – a, a, a ! a rencérî Zoé, en aîsan caquer ses nouvees boînes rouges sur son sîège de bébé. – Hî, î ! a rîgoé Caro en caouîan nore bébé cérî. Tu es ropcue,E oî, u as passé une bonne Zouzou. journée, maman ?
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– Une merveîeuse journée, Cîbouee ! – A ouî ?! Racone ! Peîne d’enousîasme, Asrîd Vermeuen nous a expîqué qu’ee avaî envoyé e manuscrî deTofu ou fou !à a maîson d’édîîon. – Bravo, maman ! ’a encouragée Caroîne. E î sorîra quand, on îvre ? – Au prînemps.
Une oîs à a maîson, j’aî Ié dans a cuîsîne avec ma boe à unc, pour a neoyer. Ma mère m’a demandé : – E oî, Bîquee, commen ça s’es passé en casse, aujourd’uî ? – Bîen. – Qu’es-ce que vous avez apprîs ? – Rîen. – Commen ça, rîen ?! – Rîen de spécîa, quoî. e – En 5 année, u me raconaîs oues es coses passîon-nanes que vous enseîgnaî monsîeur Gauîer. Maîs que aîes-vous avec madame Robînson ?! J’aî soupîré : – Des coses… – Écoue, Aîce, je me réjouîssaîs à ’îdée de vous apprendre a grande nouvee. Tu pourraîs quîer on aîr renrogné e me répondre genîmen. – Je suîs âcée. – A ouî ?! Tu ’es dîspuée avec es amîs ?
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– Tu n’y es pas. Tou aaî paraîemen bîen jusqu’au momen où u es venue nous cercer. – Commen ça ?!!! a aî maman, supéaîe. – Tu m’as appeée Bîquee devan ’écoe. – E aors, commen auraîs-u vouu que je ’appee ?! – Ben, Aîce ! – C’es vraî, u as raîson. Excuse-moî, je ne recommenceraî pas. – J’espère bîen ! De oue açon, e ma es aî. C’es yper gênan, maman. Juse devan ’enrée de a cour, où des dîzaînes de parens e d’éèves éaîen agguînés… – Tu es bîen suscepîbe, ma Ie ! ï ne au pas dramaîser.
Heureusemen que ma mère ne m’a pas proposé de cercer 10 poîns posîîs à a sîuaîon, car je explosé croîs que j’auraîs ! Ee n’a quand même pas osé. Tou à coup, j’aî pensé à Gîgî Foser e à ses amîes Magaîe e Coé. Sî, par maeur, ces « Bîquee » éaîen parvenus à eurs oreîes, j’éaîs aîe ! JJF en proIeraî pour me rabaîsser, une oîs de pus.
Bon, je m’apprêe à ouvrîr mon manue d’angaîs… Décîdémen, cee journée es éprouvane. Car depuîs a crîse de Cruea sur e quaî du méro, e moîs dernîer, rîen qu’à penser à son cours du mardî après-mîdî, ça me donne ma au venre.
19  49. Fînaemen, ce undî se ermîne quand même sur une noe joyeuse. Je ’expîque, cer journa : mon
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cousîn Oîvîer a eu 13 ans aujourd’uî. On uî a souaîé un bon annîversaîre par Skype. On e êera e week-end procaîn à Covey Hî, cez nos grands-parens. Au programme de samedî : une baade dans es Adîrondacks (ce son des monagnes aux Éas-Unîs). Même once Aex sera de a parîe !
Mardi 12 octobre
En renran de ’écoe, j’aî ouver ’ordî, quesîon de me déendre un peu avan de m’aaquer à mon ravaî scoaîre. J’aaîs cîquer sur oa-abaa.com orsque ma boe de récepîon a aîré mon regard. J’avaîs un nouveau message. Devîne de quî, mon cer caîer beu ? De Karîm ! e cœur joyeux, j’aî u e reu son courrîe. ïpense à moî, youpî raaa ! Je ne saîs pas s’î m’aîme encore, maîs au moîns, î m’aîme bîen. C’es déjà mîeuxque rîen. Ensuîe, je uî aî répondu. Maîs avec ou ça, î es déjà 17  39. Sî je veux regarderSamana e ses colocs,ce soîr, j’aî înérê à accéérer a cadence. Je vîens donc d’împrîmer e courrîe de Karîm aînsî que ma réponse pour es coer îcî. Aînsî, u auras des nouvees races de Beyrou. E u sauras du même coup ce quî s’es passé à mon écoe aujourd’uî (maîs j’espère que ça ne e déprîmera pas rop… décîdémen, ce débu de semaîne n’es pas oé oé).
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De: Karim Homsy À: Alice Aubry Envoyé le: 12 octobre Objet: Je pense à toi
Chère Alice, J’espère que tu es en pleine forme. Aujourd’hui, j’ai pensé à toi, car nos profs d’éducation physique et d’arabe avaient organisé une sortie scolaire tripante. On est allés faire voler des cerfsvolants sur la plage de Ramlet elBaïda. Imaginetoi une immense plage de sable blond avec, d’un côté, la mer, et de l’autre, les gratteciel de Beyrouth. Tu aurais aimé !
À part ça, ma nouvelle école est cool. Il y a un cinéclub et un très grand gymnase. En plus de la cour de récré, on a un terrain de foot (pas de football américain mais de soccer, comme on dit au Québec) et deux de basketball (enfin, je me doute que pour ce pointlà, tu n’y vois aucun avantage, Alice !). Tout près se trouve le stade de Chayla où je vais jouer au badminton avec mes amis et nager avec ma sœur. Pour moi qui adore le sport, c’est super ! Bon, je te laisse car mes parents nous appellent, Christina et moi. Ce soir, ils nous emmènent au resto. Et comme j’ai eu une bonne note en anglais, hier, c’est moi qui ai pu choisir où nous
irons manger : chez Zaatar W Zeit. Leurs salades et leurs falafels
sont délicieux.
Racontemoi comment tu vas, toi. À bientôt !
Ton ami Karim xxx
P.S. – En parlant d’anglais, j’espère que madame Fattal te fiche
la paix, cette année.
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