Nekromantia [Saison 1 - Épisode 4]

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Imaginez un peu... Vous vous réveillez un matin sur le Grand Monde, quelques années après qu'un terrible combat magique se soit déroulé entre le jeune sorcier Esklaroth et la reine des Ténèbres, Melena. Toutes les peuplades sont plongées dans une situation précaire, des plus désastreuses. La plupart des villes ont été détruites et les terres dévastées. Malgré tout, au fil du temps, les sociétés sont parvenues, tant bien que mal, à se réorganiser, malmenées par les guerres impitoyables, les trahisons et les épidémies qui auraient pu, à elles seules, porter un coup fatal aux cinq royaumes.

Cette histoire commence ici, à Belnigera, capitale de Lythuste, au moment où le roi Victor X convoque les siens. Avisés par une Divinité qu'une menace imminente vouera le Grand Monde à sombrer dans les Ténèbres, il ne leur restera que peu de temps pour déjouer les complots démoniaques des deux ennemis les plus redoutables du Grand Monde, sous peine de voir toute trace de vie disparaître dans un brasier magique des plus spectaculaires.

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EAN13 9782924664032
Langue Français

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Rose Berryl
Passage vers Centoria (Épisode 1V)
© CKR Éditions, 2016 Illustration de couverture: Delphine Splingard, 2016 ISBN: 978-2-924664-03-2
Dépôt légal:Dépôt effectué en avril 2016 auprès de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).Première version info@ckr-editions.com http://www.ckr-editions.comJe dédie cette série à ceux et celles qui ont su conserver leur âme d'enfant. Rose Berryl
Le sol trembla lourdement. Mylvera s'approcha de laparoi et sortit son épée, malgson incapacité à discerner la moindre chose dans l'obscurité totalequi les submergeait. Sur sa droite, Fareylia releva son capuchonpourpe rcer l'obscurité de son regard violacé. Peu àpeu, elle sentit uneprésencegigant esqueprendre de l'ampleur,jusqu'à définir avec exactitude les contours d'un dragon depierre. Bien tropgrandpour rester debout dans lagalerie,il se tenaitpenché vers l'avant,sa large gueule allant et venant depart et d'autre dupassage, à la recherche des intrus. – Cette lame ne te sera d'aucune aide. – Tu as une meilleure idée ? – Pas encore, maisj'ytravaille. La fillette leva la main face augardienquigrogalerté par son mouvement. Sesna , yeux, d'un somptueux vert émeraude, scintillaient d ans la noirceur,projetant une faible lumière autour de sa largeges. Guidéeueule couverte d'écaill par cette unique source de clarté, Mylvera se dirigea unpeu plus en amont de leur point d'entrée, pour se hisser sur une butte couverte de mousse. – Que comptes-tu faire au juste ? questionna Feryli a, qui maintenait le dragon à distance à l'aide d'un bouclier translucide aux reflets bleutés. – Je vais l'attirer, le temps que tu passes de l'au tre côté. Tu essaieras de trouver quelque chose pour le neutraliser. – Qu'est-ce qui te fait croire que je ferai ça ? – Nous avons une mission à accomplir. – Je peux très bien m'en sortir seule, sourit la fillette. – Je sais que tu ne penses pas ce que tu dis, espéra Mylvera. – Tu devraispourtant. Carje n'ai nullement besoin de toipourpoursuivre. Fareylia recula lentement, le bouclier toujours ten du au bout des mains, et vint se placer sur la droite de la chevalière, dans un renf oncement suffisammentprofondpour qu'elle se fonde totalement à laparoi. Le dragon, las de nepouvoir accomplir son rôle, frappa la roche humide du bout de sa queue, ce qui fit vibrer les alentours avec force. S o n rugissement ébranla la galerie. Fareylia et Myl vera se couvrirent les oreilles, étourdies par la puissance jaillissant de la gueule du gardien, qui vint se positionner devant Mylvera, seule intruse encore visible dans l e passage. Elle brandit son épée devant elle, peu convaincue de l'efficacité de son initiative. Elle vit ensuite la patte du dragon se planter à quelques mètres, suivie de la s econde, avant que la tête ne se baisse à sa hauteur, fumante d'une vapeur verdâtre, légèrement jaune à sa base. Mylvera voulut reculer, mais la paroi l'en empêcha. Elle glissa sur le côté, juste à temps pour éviter le naseau de la bête, qui vint frapper la pierre de plein fouet. – Ça y est ? cria Mylvera en roulant sur la droite. Tu es de l'autre côté ? – À vrai dire, j'observais plutôt comment tu t'en s ortais avec ce dragon, sourit la fillette en sortant de sa cachette d'un pas lent. – Si tupouvais te dépêcher unpeu, cela m'aiderait beaucoup! La chevalière lança son arc au sol. Krynosjaillit aussitôt,pour venir frapper le flanc de la créature de sespuissantesgriffes. Piqué au vif, celui-ci se détourna de saproie, pour chasser le nouveau venu. Sa mâchoire claqua da ns le vide. Krynos bondit sur l'échine du dragon, avant de lui asséner un second coup. Malheureusement, celui-ci ne fit que l'effleurer. « Krynos, ton brasier. Par ici ! » Le félin seprécipita vers Mylvera,qui tentait deplanter son épée dans l'épaisse carcasse depierre. Degrosses étincelles accompagchan aient que entrechoquement, de mêmeque le métal tintait en un rythme effréné. Krynos hérissa sa crinièreparée de gouttelettes d'eau, avant d'envoyer sur le dragon u ne gerbe de flammes bleutées, aussi
puissantes et lumineusesque depMalheureusement, excepté unetites météorites. lourd nuage de fumée, cette attaque ne fit qu'accro ître la rage de l'animal. – Fareylia? Qu'est-ce que tu fais, bon sang ! – Un peu de patience… – Nous manquons de temps ! Nous ne parviendrons plu s à tenir ce dragon à distance bien longtemps ! Mylvera se baissa subitement, évitant depeu lapat tequi arracha un morceau de paroi sur sonpassage. Krynos, perdit en luminosité et finit par disparaître. La chevalière blêmit. – Là, Fareylia, cela devient plus qu'urgent ! – Déjà ? Ton gros chat est gourmand en magie ! – Nous débattrons de ça à un autre moment, tu veux bien ? La lame tinta à nouveau. Mylvera sauta sur le dos d u dragon, qui tenta d'attraper la jeune femme, bien décidé à la broyer entre sa terrible mâchoire. Pendant ce temps, la fillette s'approcha lentement de la falaise enplissant lesyeux, dérangéepar la lumière aveugnt. En contrebas, elle vit un lourdlante du soleil naissa voile de nuages sombres,paarcourus d'éclairs. Sur l gauche, la gétation flétrie retombait sur la roche humide avec disgrâce. L'eau à ses pieds, plutôt tiède jusqu'alors, se fit glaciale, au point de lui parcourir les...