Les Larmes de Carène

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Français
84 pages
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Description

Les larmes de Carène, un récit un suspense, pathétique et parfois révoltant qui dépeint avec réalisme et profondeur la tragédie que vivent des fillettes de certaines régions de notre pays : grossesse en milieu scolaire, mariage forcé, maltraitance de la femme. Carène et son amie Djamila sont deux petites fille de douze ans. Elles fréquentent l'école primaire de Koboko, leur village natal. Certaines traditions qui dominent la vie des habitants de ce village défavorisent la scolarisation des petites filles. Mais grâce à Zémin, le directeur de l'école, elles ont pu être scolarisées et sont parmi les meilleures élèves de leur école. Mais...

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Informations

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Date de parution 01 janvier 2015
Nombre de lectures 755
EAN13 9791091832229
Langue Français
Poids de l'ouvrage 11 Mo

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Les larmes de Carène
Élodie YEBOUA
Les larmes de Carène
Récit Jeunesse
JD Éditions 04 B.P. 206 Abidjan 04 (Côte d’Ivoire)
Collection ” Lire pour se Construire”
© JD Editions, Abidjan, 2015 ISBN : 979-10-91832-22-9 Toute reproduction interdite sous peine de poursuites judiciaires.
À mon père, Yéboua Kouamé Gilbert À ma mère, Kossia Manzan Au Dr Christian Yao Et à tous mes amis du Club les Amis du Livre de Bondoukou
CHAPITRE I
La prière du soir tirait à sa n à la mosquée de Koboko, petit village situé à une vingtaine de kilomètres de Bondoukou. Moryba le vieil imam n’avait pas encore lancé lerituel* « Assala-malekoum ramatoulaye ... »,que Kobenan se releva prestement pour enrouler sa natte de prière raccommodée à plusieurs endroits.Il râlait contre l’iman à qui il reprochait d’avoir inutilement prolongé la prière du jour. Il avait été le premier à s’en aller du lieu saint, la natte serrée sous l’aisselle gauche.À pas accélérés d’un diarrhéique, Kobenan emprunta l’étroit couloir qui mène chez lui.
NB : Les mots et groupes de mots en italique et suivis d’un astérisque sont expliqués dans le lexique
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À bout de souffle, il arriva dans sa concession et murmura une brève salutation à sa femme Minata. Il traversa la petite cour jusqu’à la terrasse, puis jeta sa natte de prière contre le mur, ôta sa chéchia ets’affala*lourdement dans son fauteuil. C’était une longue chaise avec deux accoudoirs surmontés d’unrembourrage* de coton. Le dossier était fait de planches grossièrementrabotées*. Selon les circons-tances, le meuble tenait lieu de lit. Sa femme Minata lui apporta une calebasse d’eau. Il saisit le récipient des deux mains, le porta à ses lèvres et but à grandes gorgées. Alors qu’il poussait un profond soupir de sou-lagement, Kobenan entendit de l’entrée de la concession, un sonore« Assalam alékoum ! ». Un homme d’une soixantaine d’années, un peu trop gras pour son âge, entra et se dirigea vers la terrasse. Dès que Kobenan le vit, il se redressa et bondit de son fauteuil.C’était son ami Adama. Alékoum salam, répondit joyeux Kobenan. Les deux hommes s’enlacèrent et se laissèrent aller à des éclats de rires. Kobenan et Adama étaient des amis de longue date. Ils avaient tous
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