Affaire policière

-

Livres
72 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Je sais bien qu'elle passait son temps à faire son intéressante et faisait jaser les gens qui la traitaient d'allumeuse. Je l'avais déjà avertie et savais qu'il allait lui tomber quelques tuiles sur la tête. Comment supporter l'injustice? Comment survivre à dix-huit mois de prison et de calomnie? Pire encore, comment porter le poids d'une culpabilité injustifiée une fois libéré? Chronique d'une erreur judiciaire ordinaire inspirée de faits réels, le roman de Jean Coudert nous plonge dans la peau d'une victime de mauvaises circonstances. Une illustration du suspect à tout prix, du temps perdu, des enquêtes bâclées, mais aussi de l'importance capitale du rôle que revêt l'ADN depuis une vingtaine d'années.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 27 novembre 2014
Nombre de visites sur la page 9
EAN13 9782342031041
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0052 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Affaire policière
Du même auteur
Curieuse expérience sur un cerveau, éditions Publibook, 2013 Mon enfance durant les années noires, éditions Publibook, 2013 Oxygen in all its forms, éditions Publibook, 2012 L’Abeille dans tous ses états, Société des Écrivains, 2012 L’Oxygène dans tous ses états, éditions Publibook, 2010
Jean Coudert Affaire policière À propos d’un innocent victime de la justice
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0120014.000.R.P.2014.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2014
Retrouvez l’auteur sur son site Internet : http://jean-coudert.publibook.com
Ah ! C’est l’heure ! La boulangerie est ouverte. Du pain frais et un croissant, voilà ce qu’il me faut pour entamer cette journée qui s’annonce plutôt froide et grise. Les rues sont vides. Pas un chat, dehors. En passant devant le bistrot, un peu de lumière et je vois le Toinou, dans son coin en train de siroter son verre de vin blanc et de lire son journal. Le bar est vide. Le patron est certainement dans la cui-sine devant son café et ses tartines de confiture. C’est un petit nouveau. Il vient juste de s’installer dans le coin. Ce n’est pas ici qu’il va pouvoir faire fortune. Heureusement, pour lui, il vit avec une petite jeune qui va attirer quelques clients. Les clients, ce sont toujours les mêmes. Des hommes de la cinquantaine, la casquette sur le côté, une cigarette sur l’oreille et la voix forte, comme s’ils s’adressaient à des durs d’oreilles. En tout cas, le Toinou est bien seul et le comptoir est, pour le moment, désert. Celui-là, au moins, il se la coule douce. Comme moi, il vit seul et savoure son temps de retraite et de solitude. Comme lui, je vais, ce midi, m’installer dans un coin et siroter mon verre de whisky et fumer mon cigare. Pour le moment, un seul objectif : la boulangerie.
9
Elle vient juste d’ouvrir et je suis certainement le pre-mier client. En ouvrant la porte, je déclenche la clochette qui an-nonce l’entrée d’un client. — Ah ! Je vous attendais. Je suppose que vous connaissez la nouvelle. — Quelle nouvelle ? — Eh bien, votre ex-épouse a été assassinée et la gen-darmerie s’occupe de l’affaire. — Pas de blagues. Je n’ai pas envie de plaisanter à ce sujet. — Je ne blague pas et vous allez certainement être di-rectement informé. — Je sais bien qu’elle passait son temps à faire son in-téressante et faisait jaser les gens qui la traitaient d’allumeuse. Je l’avais déjà avertie et savais qu’il allait lui tomber quelques tuiles sur la tête. Mais se faire assassiner, cela me dépasse et je considère que cela n’est pas possible, surtout dans notre petit bourg où tout se sait. De toute façon, si cela est vrai, je suppose que je serais le premier à être informé. Pour le moment, donnez-moi ma baguette bien chaude et mon croissant. Ce n’est pas ce type de rumeur qui va me couper l’appétit.
10