Correspondance Générale

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Lettres de Diderot à Voltaire, Bernard du Châtelet, Jaucourt...

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EAN13 9782335017069
Langue Français

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EAN : 9782335017069

©Ligaran 2015Notice préliminaire
Naigeon, à qui la tâche eût été plus facile qu’à tout autre, n’a point pris la peine de
réunir les lettres de Diderot ; l’édition Belin en avait rassemblé dix-neuf auxquelles
llel’édition Brière joignit, outre les correspondances avec Le Monnier et M Jodin, douze
melettres inédites, ainsi que divers billets ou réponses de Voltaire, Rousseau, Galiani, M
Riccoboni. Nous en offrons près du triple ; dans ce nombre trente environ sont inédites,
et le reste était dispersé dans des recueils peu consultés ou dans des publications plus
récentes.
Ce résultat n’est pas tel, certes, que nous l’eussions souhaité ; mais nous sommes
bien forcé d’arrêter là des investigations poursuivies pendant plus de trois années, et,
sans vouloir fatiguer le lecteur du récit de nos déceptions ou des péripéties de nos
recherches, nous citerons les noms de ceux qui se sont faits nos collaborateurs
bénévoles.
Tout d’abord, nous ne ferons aucune difficulté de reconnaître que nous devons un
avantage ainsi marqué sur nos prédécesseurs au goût des autographes, qui, à peine
soupçonné il y a cinquante ans, a, de nos jours, presque renouvelé l’érudition historique
et littéraire. Aussi les premiers noms que nous devons inscrire ici sont ceux des dignes
représentants de la science créée par Jacques Charavay et Auguste Laverdet. Le
successeur de celui-ci, M. Gabriel Charavay, a mis à notre disposition les exemplaires
annotés des ventes qu’ils ont dirigées ; quant à M. Étienne Charavay, non content de
nous prodiguer les indications les plus utiles, il a usé de la légitime considération dont
l’honorent les amateurs pour nous procurer l’accès de collections que nous n’espérions
pas toujours voir s’ouvrir.
C’est ainsi que le doyen des amateurs parisiens, M. Boutron-Charlard, nous a permis
de copier une épître très flatteuse au président de Brosses et un bulletin de victoire, tout
brûlant d’enthousiasme, adressé à Voltaire, lors de la première représentation, à Paris,
d u Père de Famille ; c’est ainsi que M. Alfred Sensier nous a communiqué, outre la
lettre à Le Monnier qui figure plus haut, quelques piquants billets à Suard ; c’est ainsi
encore que le regretté M. Rathery a, par le prêt de lettres à Langeac et à Sartine,
comblé deux des lacunes trop nombreuses que nous révélaient les catalogues de
ventes.
M. Moulin, à qui nous devons une autre lettre à Sartine, nous engageait à aller frapper
à la porte de M. le marquis de Fiers, et, tout aussitôt, celui-ci mettait sous nos yeux trois
lettres à l’abbé Gayet de Sansale, qui forment un véritable petit drame judiciaire. Sur la
recommandation de M. Ch. -L. Livet, M. le baron de Boyer de Sainte-Suzanne autorisait,
dans les termes les plus gracieux, la reproduction de quatre longues lettres relatives au
séjour et au retour de Russie.
C’est de Saint-Pétersbourg même que M. Howyn de Tranchère nous faisait connaître
en quels termes Diderot posait sa candidature à l’Académie impériale des arts.
M. Dubrunfaut, à qui M. Assézat devait de pouvoir collationner le texte de Jacques sur
une copie ancienne, lui remettait en même temps diverses lettres inédites à Grimm et à
Suard.
M. le duc de Broglie empruntait à ses archives de famille un intéressant remerciement
medu philosophe à M Necker.
Au moment de se séparer de sa magnifique collection, M. Benjamin Fillon nous