Drôles de chroniques hospitalières

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C'est après quelques mois de retraite que l'imprévu, l'impensable, le "machin" lui tombe dessus. Pas le petit truc à moitié mal fini que l'on soigne en quelques jours à coups d'antibiotiques, et dont on parle légèrement au marché avec les relations. Non! Le vrai « machin » qui fait sérieux, avec lequel le traitement te fait perdre tes cheveux, ta barbe et quelques kilos. Il est évident que Gérard n'allait pas se laisser faire par un « machin » sournois, hypocrite, qui chemine caché. Non, Marcel, comme il l'a baptisé, n'aurait pas le dernier mot... Loin de tout pathos, ces "Drôles de chroniques hospitalières" sont un témoignage à lire absolument pour aborder la maladie autrement. L'auteur en a fait son cheval de bataille: il affronterait son cancer armé d'humour – parfois noir –, à grands renforts d'ironie. Grave mais toujours léger, le récit de son combat est une grande leçon de vie et d'espoir.

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Date de parution 16 août 2013
Nombre de visites sur la page 39
EAN13 9782342011098
Langue Français

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Drôles de chroniques hospitalières
Gérard Hainaux Drôles de chroniques hospitalières L’humour peut guérir
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À ma belle-mère en maladie d’Alzheimer, lors d’une consultation, le médecin demande : « Qu’est-ce qui vous plaît dans la vie ? » Après un moment d’absence et de réflexion, venu de son subconscient, d’un air ému et angélique elle répondit : « La vie ».
Pré-ambulatoire Ambulatoire : qui laisse au malade la possibilité de mener une vie active. Je dois avant tout vous avouer que rien ne me prédisposait à vous raconter tout ça. Peut être un léger goût pour la langue française. Cyrano de Bergerac adolescent ou quelques poèmes appris par cœur pour séduire les filles à la même époque. Mais rien de très particulier si ce n’est que l’aide d’un poète professionnel dans ces jeunes situations amoureuses ne peut que soutenir l’approche balbutiante d’un apprenti amoureux. Eh bien ! Ne croyez pas ça. Dans le meilleur des cas, mes conquêtes semblaient trouver le temps long face à mes propos pompeux d’un autre âge – alors qu’elles n’attendaient qu’un geste de ma part pour aller flirtouiller derrière la haie voisine à l’abri du regard des parents ou dans un recoin de mur – rarement derrière l’église malgré les idées reçues. Et quand je dis flirtouiller – c’était flirtouiller. Les premiers baisers, l’effleurement furtif d’un sein et c’est tout. Nous étions au début des années 60. Mais excusez moi je m’égare. Rien donc ne me prédisposait à ce conte d’auteur puisqu’à ce jour mon père âgé de 91 ans vit toujours chez
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lui avec sa seconde épouse, et que ma mère à 93 ans prend deux fois l’an l’avion pour quitter sa résidence de personnes âgées de Cannes et venir nous voir à Lyon. Cette longévité parentale me laissait augurer encore de belles années devant moi. J’envisageais même le centenaire. Hélas ! A 65 ans, après une vie travailleuse de 43 années somme toute enrichissante, je me suis retrouvé face à la maladie. La surprise fût d’autant plus grande qu’en 43 ans j’avais dû m’arrêter au plus une semaine pour cas d’impossibilités majeures. Dont 3 jours d’une vraie grippe, cloué au fond du lit à essayer d’émerger. Et encore, j’avais eu le tact de faire ça alors que j’étais en congés pour le week end pascal. La classe ! Donc une belle santé florissante au fil des années. Et là après quelques mois de retraite – le clash – l’imprévu – l’impensable – le machin qui te tombe dessus. Mais toujours élégant, il ne s’agit pas du petit truc à moitié – mal fini que l’on soigne en quelques jours à coups d’antibiotiques, et dont on parle légèrement au marché avec les relations. Non ! Le vrai machin qui fait sérieux, avec lequel le traitement te fait perdre tes cheveux – ta barbe et quelques kilos. Mais comme depuis longtemps j’avais fait mienne la devise des Kennedy : NE PAS SE LAISSER ABATTRE, il est évident que je n’allais pas me laisser faire par un machin sournois, hypocrite, qui chemine caché.
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