Deuil et préjugés

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316 pages
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Dans la vie, il est des évidences. L’amour que devaient se porter Jean-Claude et Cyril, malgré leur différence d’âge, en était une. Immédiatement, dès leur première rencontre dans une boulangerie parisienne, ce restaurateur et ce jeune préparateur, fraîchement débarqué de sa Charente natale, se sont plus, appréciés, séduits. Sans tergiverser, ils se sont installés ensemble. Mais, en ce milieu des années 1990, le SIDA, alors à son apogée, toucha Cyril, qui traînait un passé d’ancien toxicomane et de prostitué. Pourtant, durant les onze années de son calvaire, Jean-Claude, fidèle et dévoué, ne l’abandonna pas, à l’inverse de ses parents qui refusèrent de renouer contact avec celui qu’ils avaient ouvertement renié. En 2003, les souffrances de Cyril prennent fin. Mais perdurent celles de Jean-Claude qui, frappé par le deuil, devra en outre combattre les parents de son concubin et affirmer ses droits de survivant pour espérer conserver l’appartement qu’ils partageaient… Inspiré d’une histoire vraie, "Deuil et préjugés" met en scène la bataille morale et judiciaire d’un homme afin de faire reconnaître ses droits suite au décès de son amant. S’attaquant aux tabous et à l’injustice qui gangrènent encore la condition homosexuelle, Rémy Rodep livre ainsi un texte aux accents bouleversants et qui n’hésite pas à fustiger les préjugés moraux qui règnent dans notre société soi-disant moderne et ouverte. Mais derrière cet engagement certain de l’auteur, s’énonce avant tout l’amour fusionnel de deux hommes qui, afin de préserver leur bonheur, savaient se rire de tous les bien-pensants.

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Date de parution 29 septembre 2011
Nombre de lectures 138
EAN13 9782748340082
Langue Français

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Deuil et préjugés
Du même auteur
L’Enfant matricule 3044, Editions Publibook, 2006
Deuil
Rémy Rodep et préjugés
Publibook
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À Jean-Claude Brialy
Avant-propos
Deuil et préjugés, j’avais le titre, mais je ne savais pas comment raconter cette histoire. Et puis un soir, disons que le hasard a bien fait les choses, c’était justement le titre d’un téléfilm que diffusait France 2 en première partie de soirée. Le personnage principal était magistralement interprété comme à son habitude par un Jean-Claude Bria-ly particulièrement juste et brillant. Affalé sur mon clic-clac, le déclic est venu tout de suite. Pour moi, ça ne fai-sait plus aucun doute, je devais écrire un téléfilm et mon personnage principal serait interprété par Jean-Claude Brialy. Lui seul uniquement pouvait lui donner toute sa dimension, sa gravité, sa tendresse et sa générosité. Je me suis donc immédiatement attelé à l’écriture de 1 Deuil et préjugésd’une heure trente. Chaque, un téléfilm mot prononcé par mon personnage principal, Jean-Claude Breton, a été écrit pour Jean-Claude Brialy. Dans ma tête, je l’entendais reprendre mes dialogues. Mon imagination le voyait évoluer dans chacun des plans. L’aurait-il fina-lement tourné ? À l’époque où je lui ai remis le manuscrit, la maladie s’était certainement déjà installée en lui pour le faire souffrir physiquement, moralement et, finalement nous priver de lui, de sa présence, de son talent et de son esprit. Depuis son départ, si vous regardez bien le ciel la nuit, vous allez apercevoir une étoile briller un peu plus
1  Je vous propose de lire ce téléfilm, écrit et dialogué spécialement pour Jean-Claude Brialy. Pour une lecture plus agréable, celui-ci est plus écrit, plus bavard et, toutes les instructions techniques ont été supprimées sans pitié.
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que les autres, c’est lui, c’est Jean-Claude. Je n’étais pas un de ses intimes, je n’étais pas un de ses amis, non, j’étais seulement un petit, tout petit auteur, unécriveurun qui, jour, a croisé son chemin pour lui remettre un manuscrit écrit spécialement et uniquement pour lui. Jean-Claude me 2 manque , non pas parce qu’il ne tournera jamaisDeuil et préjugés, mais parce qu’avec lui, c’est une immense page de notre culture, de notre esprit, mais aussi une gentillesse, une générosité discrète et efficace, bref c’est un sacréper-sonnagequi s’en est allé définitivement. Jean-Claude, tout à fait entre nous, tu as dû être surpris lorsque tu es entré dans le cimetière Montmartre, d’être salué par Sacha Guitry qui n’en finit pas de faire un Rêve ? Dans la quinzième division ce cimetière où tu vas reposer pour l’éternité, tu es en bonne, très bonne compa-gnie, et c’est certainement pour cette raison que tu as choisi cet emplacement. La tombe juste à côté de la tienne n’est autre que celle de Marie Duplessis, cette courtisane française décédée à l’âge de vingt-trois ans et, qui a inspi-ré le personnage de Marguerite Gautier dansLa Dame aux Camélias, la seule véritable œuvre d’Alexandre Dumas fils. Dès le premier soir, tu croyais que tu allais mourir d’ennui lorsque tu as entendu une voix : — C’est toi Brialy là-bas dans le noir ? C’était Dalida, surprise et heureuse de te voir arriver, de voir arriver son vieux Bambino. Jean-Claude, je sais que tu ne vas pas t’ennuyer, Georges Feydeau t’attendait impatiemment comme il attend toujours et ce, depuis 1921 le retour de la Dame de chez Maxim. Je sais de source sûre qu’Henri Rochefort va venir te rendre une petite vi-site pour t’interpréter son célèbre poème dédié à Colette ;
2 Ne voyez en ce terme que de l’admiration, de l’amitié et du respect envers Jean-Claude Brialy. Si comme moi vous l’aimiez, soyez atten-tifs, car pour vous, tout au long de votre lecture j’ai glissé des indices qui ont un rapport direct avec sa vie publique.
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