85 ans de littérature marocaine de langue française
124 pages
Français

85 ans de littérature marocaine de langue française

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Français

Description

Dictionnaire bibliographique, cet ouvrage se situe dans la tradition des travaux engagés par Jean Desjeux, Jacqueline Arnaud ou encore Charles Bonn qui ont jeté les fondements de la critique académique et scientifique relative à cette littérature. Fatiha Bennani fait le point sur une longue évolution de la littérature marocaine, fournissant ainsi un outil d'analyses, de statistiques titrologiques, de comparaisons, révélatrices de la richesse du patrimoine culturel marocain.

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Date de parution 19 août 2019
Nombre de lectures 4
EAN13 9782140128011
Langue Français
Poids de l'ouvrage 6 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

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FatihaBennani
Fatiha 85 ANS DE LITTÉRATURE MAROCAINE DE LANGUE FRANÇAISE (1932  2017)
85 ANS DE LITTÉRATURE MAROCAINE DE LANGUE FRANÇAISE
(1932 - 2017)
L’Harmattan Maghreb
Directeur:Mohammed Melyani
Comité de pilotage et coordination éditorialeAbderrazak El Hiri, Mohamed Métalsi, Abdelhak Souitat, Abderrahman Tenkoul. Comité scientifique d’évaluation
S. Alava (Fr) • M. Amar (Ma) • J. Barash (USA) • L. Baugnet (Fr) • K. Bensalah (Fr) • F. Bouhassoune (Ma) • M. Boussetta (Ma) • J. Hallak (Fr) • M. Ji Roussel (fr) • M. Lanibayle (Fr) • M. Poisson (Fr).
L’Harmattan Maghreb est une antenne de la maison d'édition L’Harmattan France, qui publie dans les domaines des sciences humaines et sociales, de l’art, de la littérature et de la culture, des sciences exactes...L’Harmattan Maghreba pour ambition de publier des livres - en arabe, français, espagnol, anglais... - témoins de la société maghrébine. En accueillant ouvrages scientifiques, essais, documents, romans...L’Harmattan Maghrebse veut un espace privilégié de réflexion dans un monde arabe qui s'accélère. Croyant au livre, à son pouvoir et à sa pérennité,L’Harmattan Maghrebse propose de lui rendre sa place au cœur du bouillonnement des savoirs et des idées, de repérer les mouvements à l'œuvre pour saisir l'esprit de notre époque et anticiper celui de demain. L’Harmattan Maghrebs'engage, dans cette région du monde, à assurer la publication d’ouvrages qui couvrent les champs de la culture, de l’art et des sciences, et à en favoriser la diffusion et la promotion. Privilégiant l'approche plurielle,L’Harmattan Maghreb fera interagir les disciplines, leurs concepts et leurs méthodes. La zone méditerranéenne est privilégiée, maisL’Harmattan Maghrebn'est pas fermée à l'étude et à la publication d’ouvrages et de travaux venant d’autres régions du monde (Moyen Orient, Afrique, Asie...).
Fatiha BENNANI
85 ANS DE LITTÉRATURE MAROCAINE DE LANGUE FRANÇAISE (1932 - 2017)
Préface d’Abderrahman TENKOUL
© L’Harmattan, 2019 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-17432-7 EAN : 9782343174327
Préface
L’élaboration d’un dictionnaire bibliographique quasi exhaustif est incontestablement une tâche des plus pénibles et des plus ingrates. Surtout lorsqu’il s’agit d’un domaine, comme celui de la production littéraire, où les nouvelles parutions se font jour en quantités impressionnantes. La recension des données peut s’apparenter alors à un véritable travail de fourmi, obligeant le chercheur à faire sans cesse des allers retours entre ce qui a été répertorié par d’autres et ce qu’il a lui-même consigné. Et ce pour des raisons de vérification et de précision de l’information sur chaque titre de publication. Si bien qu’il convient de dire qu’il faut être doublement passionné pour s’engager dans une telle entreprise : pour la littérature d’un côté et pour la recherche de l’autre.
S’agissant de la littérature maghrébine de langue française, on doit à Jean Déjeux et Jacqueline Arnaud le mérite d’avoir, sous l’effet de cette passion justement, jeté les fondements de la critique académique et scientifique relative à cette littérature. La relève a été heureusement assurée par d’autres, grâce notamment à la création par Charles Bonn de la base de données LIMAG. Mais au grand regret des chercheurs et des lecteurs, LIMAG, par manque de financement, a cessé toutes ses activités de collecte de l’information.
Aussi faut-il saluer vivement cette heureuse initiative de Fatiha Bennani. Son travail vient à point nommé pour relancer l’intérêt que permet l’usage des outils de la recherche : les bibliographies, les dictionnaires, les guides méthodologiques, les répertoires... Elle fait le point sur une longue période de l’évolution de la littérature marocaine de
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langue française : de 1932 à 1917. Ce qui aide à avoir une idée précise de l’ampleur de sa production, du nombre de ses auteurs (hommes et femmes), de la diversité de ses genres. Elle ouvre de ce fait la voie à d’importantes recherches pour les étudiants : des études de statistiques, des analyses titrologiques, des approches par périodes et par périodes.
Dans le même ordre d’idées, il me semble que ce travail a été réalisé en vue d’installer des démarches similaires dans la durée. Derrière la motivation de son auteure, il y a sûrement l’espoir de voir se constituer au Maroc des équipes pluridisciplinaires qui auront à charge de suivre ce qui se publie autant en arabe qu’en français aussi bien dans le champ de la création que dans celui des études critiques. Car sans cela, il sera difficile à la recherche de progresser et de capitaliser ses propres résultats.
Ainsi l’intérêt de ce livre est d’avoir une vocation bidimensionnelle. D’une part, il reprend magistralement le flambeau d’une bonne tradition qui a toujours accompagné l’évolution de la littérature maghrébine de langue française. D’autre part, il donne l’envie de sa perpétuation. Dans le même mouvement, il incite à lire ou à relire, en reliant le passé au présent, et à prendre la mesure de l’effort investi par les écrivains dans leur rapport à leur société et à son imaginaire.
Abderrahman Tenkoul
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Avant-propos La littérature marocaine de langue française plaît. Loin d’être un jugement de valeur, ce constat entérine la place qu’elle occupe tant dans les cursus universitaires que sur les tribunes foraines nationales et internationales du livre, où elle obtient des prix qui légitiment cette reconnaissance. On doit son émergence aux premières voix qui ont décrié la colonisation ouvrant la voie à une parole nourrie des causes nationalistes. Dans la même foulée, en proposant de nouveaux canaux d’écriture, ses ténors affranchis des carcans métropolitains apportaient une différente vision du littéraire et du monde. Sa pérennité reste cependant tributaire des multiples voix (féminines, masculines, migrantes, de différentes confessions) désireuses d’ajouter leurs noms au registre d’une littérature qui obtient désormais l’adhésion d’un lectorat de plus en plus syncrétique, de l’éclectisme même de l’objet et du sujet qui composent ses lignes. Au regard de cette diversité, on ne peut que souhaiter la voir regroupée dans un même ouvrage pour en faciliter l’approche. C’est dans ce sens que ma contribution entend apporter une pierre à un édifice déjà imposant. Une bibliographie embrassant la période de quatre-vingt cinq ans à compter du premier fleuron marocain que nous devons à Abdelkader Chatt(1904- 1992) - ce tangérois, d’une zone franche à l’époque, qui publia son unique roman, en 1932, Mosaïques ternies– jusqu’aux dernières parutions de 2017. Pendant dix ans, j’ai collecté les ouvrages en cherchant, à travers les catalogues des éditeurs, dans les librairies, aux bibliothèques, dans les multiples bibliographies et chez les bouquinistes, des ouvrages écrits par des compatriotes qui ont publié en langue française qui un roman, ou une pièce de théâtre, et/ou un recueil de poésie ou de nouvelles. Quelle ne
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fut ma surprise de découvrir des noms de confession juive ou chrétienne qui ont enrichi le patrimoine marocain de leurs productions. Beaucoup d’écrivains se sont concentrés sur la littérature de jeunesse pour abreuver les générations montantes de récits puisés dans l’héritage culturel marocain. Nombreuses également sont les écrivaines qui figurent heureusement dans ces pages édifiantes sur la place et l’apport de la gent féminine dans le concert des littérateurs marocains de langue française. N’empêche que si elles ont mis du temps à prendre le train en marche, elles s’attèlent depuis les années 80 à faire entendre la voix de la liberté et de l’ouverture levant la chape qui a longtemps obscurci l’univers de la femme illettrée. Car si la culture demeure un legs indéniable, seule l’instruction permet de démêler l’écheveau de l’obscurantisme dans lequel cette composante féminine, essentielle de la société, est restée confinée de longues décennies durant. J’ai découvert aussi des noms comme celui de Leila Chellabi, la dernière compagne de Romain Gary, qui continue de publier malgré ces 78 ans. On ne compte pas moins de trente ouvrages à son actif. Toutefois, d’autres n’ont écrit d’une œuvre orpheline où s’exprime néanmoins le plus éloquent de leur verbe à l’exemple de Fatiha Boucettadécédée en 2007 qui nous laisse son unique roman,Anissa captive,publié en 1991.  Nombreuses également sont les jeunes plumes qui agrémentent cette bibliographie de sujets d’actualité et de positions ontologiques particulières. Certaines sont même primées comme Sonia Terrab qui obtint le prix de la découverte féminine pour son roman,Shamablanca, paru en 2011. Ou encore Leïla Slimani, le prix al-Mamounia pour Dans le jardin de l’ogre, et le prix Goncourt pourChanson douceen 2016.  On trouvera également dans ma bibliographie des noms d’auteurs natifs du Maroc qui ont contribué à faire
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connaître le patrimoine marocain et arabo-musulman tels que Jamal-Eddine Bencheikh (1930-2005) ou Tito Topin (1932-) qui ont vu le jour à Casablanca. Les limites temporelles que je me suis imposées (1932- 2017) allaient cependant être excédées si j’avais introduit certaines publications datant de 2018 sans embrasser toute l’année. J’évoque néanmoins l’ouvrage autobiographique sur les années de plomb intituléla Punition de Tahar Benjelloun,Testament d’un livrede Abdallah Baïda etla Bouteille au cafardde Mohamed Nedali. Je ne peux clore cet avant-propos sans dire combien je souhaite que nos chercheurs puissent investir cette bibliographie que j’ai mis 10 ans à composer, pour en faire des analyses, des recoupements, des comparaisons et finalement reconstituer la mémoire nationale à travers ses différentes thématiques et problématiques inhérentes à la pensée marocaine et révélatrices de la richesse de son patrimoine culturel.  Fatiha Bennani
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