Ahmadou Kourouma romancier de la politique africaine

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L'oeuvre d'Ahmadou Kourouma est largement étudiée sous l'angle linguistique ou sous celui des dictatures africaines. Le présent ouvrage propose de l'aborder en tant qu'écriture en "situation postcoloniale". Si cette approche n'est pas inédite, elle a pour but de souligner la raison première de l'entrée en littérature du romancier, la nécessité de réflexion sur le "retour du colonial", pour ne pas dire sa persistance, en Côte d'Ivoire et en Afrique.

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Date de parution 01 avril 2014
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EAN13 9782336344539
Langue Français

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difficilement au diktat de la pensée unique ambiante, cet ouvrage a
prolongement de la nécessité de réflexion qui a confirmé le sentiment
dont la communauté scientifique et littéraire a célébré en 2013 le dixième anniversaire de sa mort.
JeanFernand Bédia
Ahmadou Kourouma romancier de la politique africaine de la France Un écrivain et critique engagé en situation postcoloniale
Tougnantigui oule Diseurdevérité Quand on refuseonditnon LesSoleils desindépendances
Allah n’estpasobligé Yacouba,chasseur africain
Enattendantle vote destessauvages
Monnè,outragesets
AHMADOU KOUROUMA : ROMANCIER DE LA POLITIQUE AFRICAINE DE LA FRANCE
Un écrivain et critique engagé en situation postcoloniale
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-02602-2 EAN : 9782343026022
Jean-Fernand BÉDIA
AHMADOU KOUROUMA : ROMANCIER DE LA POLITIQUE AFRICAINE DE LA FRANCE
Un écrivain et critique engagé en situation postcoloniale
L’Harmattan
À Jean-Claude Bédia
À Me Edmond Bonfin
Il y a des pertes tout comme des rencontres dans la vie, qui sont porteuses des grands enseignements des chemins de traverse, et qui nourrissent, par ailleurs, les défis de l’existence.
AVANT-PROPOS
Littérature et histoire, littérature et géopolitique ont toujours eu des relations étroites depuis le siècle des Lumières, et peut-être bien avant cette époque, qui reste une forme d’hégire littéraire des questions coloniales et impérialistes. Cette problématique, inscrite depuis lors différemment dans les systèmes de signification des « Belles Lettres » selon qu’elles sont reçues en Europe ou en Afrique, s’est perpétuée au cours des siècles qui ont suivi jusqu’à nos jours. À ce titre, elle devrait permettre de comprendre autant l’œuvre des Français, André Gide, André Malraux, Louis Ferdinand Céline, Aimé Césaire que celle des Ivoiriens Bernard Binlin Dadié, Jean-Marie Adiaffi et Ahmadou Kourouma, pour ne citer qu’eux. En effet, à l’image de ceux-ci, nombre d’écrivains des « situations coloniales » et « postcoloniales », à un moment donné de leurs carrières respectives, ont été habités par le désir de traduire en fiction la politique africaine de la France, non pas seulement pour des raisons personnelles, mais aussi pour un devoir de mémoire. Si par les artifices de la narration, ces auteurs ont érigé leurs œuvres en mémorial d’un des épisodes de l’histoire commune de l’humanité, d’autres, en l’occurrence les critiques, agissant sous le statut professionnel d’enseignant, de journaliste, de politologue, etc., ont le devoir de les faire connaître, de les expliquer ; et par conséquence de prolonger et
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