Morales, maximes et pensées des fables de La Fontaine

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85 pages
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Nous connaissons depuis notre enfance de nombreuses morales mises en vers dans les 243 fables de Jean de La Fontaine. Ces pensées comme La raison du plus fort est toujours la meilleure, On a souvent besoin d’un plus petit que soi, En toute chose il faut considérer la fin ...nous sont familières. Bien d’autres, réunies dans ce livre, seront de surprenantes découvertes !


Ces traits d’esprit empreints de bon sens, clairs et profonds sans être pontifiants, sont directement compréhensibles. Ils éveillent nos sentiments et notre cœur à la justice et au bien commun. Par l’exemple des mésaventures de ses personnages animaliers ou humains, Jean de La Fontaine nous offre d’extraordinaires leçons de vie.


Les morales des Fables sont l’essentiel de ce chef-d’œuvre de la littérature française du XVIIe siècle. Elles nous donnent à réfléchir, nous éclairent sur la nature humaine et nous aident à comprendre la complexité des rapports avec nos semblables, mais avec une élégance et une virtuosité de plume inégalée, un génie du verbe qui n’a pas vieilli.

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Nombre de lectures 28
EAN13 9791034809721
Langue Français

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Morales, maximes et pensées des fables de La Fontaine
Pascal Tonazzi Morales, maximes et pensées des fables de La Fontaine Couverture :Maïka Publié dans laCollection Electrons Libres
© Evidence Editions 2018
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Avant-propos Ressemblant souvent aux fameuses maximes de son ami François de La Rochefoucauld, publiées en 1666, les sentences morales de Jean de La Fontaine sont courtes et rythmées. Elles représentent le résumé d’une fable, son essentiel en quelque sorte. Vives, ironiques et terriblement réalistes elles nous sont pour beaucoup familières, car nous les avons découvertes dans notre enfance, sur les bancs des écoles ou en famille. Paradoxalement, dans la très célèbre et toute première fable,La Cigale et la Fourmi, Jean de La Fontaine n’écrit pas formellement de sentence morale, le lecteur étant invité à comprendre par lui-même le sens profond du court dialogue entre une fourmi besogneuse et une cigale bien plus insouciante. Mais à la deuxième fable,Le Corbeau et le Renard, le fabuliste nous o+re une de ces morales versiées si bien tournées qu’elles marqueront à jamais notre apprentissage de la vie (tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute). Dans la préface du premier recueil desFables, publié en 1668, La Fontaine déclare que «L’apologue est composé de deux parties, dont on peut appeler l’une le corps, l’autre l’âme. Le corps est la fable ; l’âme, la moralité.» Fort modestement, il parle de sa démarche artistique : «L’apparence en est puérile, je le confesse ; mais ces puérilités servent d’enveloppe à des vérités importantes. »Ces fables sont le grand œuvre de sa vie, sa mission primordiale, qui est délivrée avec tant de grâce et d’élégance littéraires. «Je me sers d’animaux pour instruire les hommes. » disait le poète champenois en tâchant d’y «tourner le vice en ridicule» ! Il précise que dans ses fables «lespropriétés des animauxet leurs divers caractères y sont exprimés ; par conséquent les nôtres aussi, puisque nous sommes l’abrégé de ce qu’il y a de bon et de mauvais dans les créatures irraisonnables […] ces fables sont un tableau où chacun de nous se trouve dépeint.» L’entreprise est immense et le poète porte sa plume acérée dans tous les recoins de l’âme humaine. Grâce à ce stratagème, le travestissement des hommes en animaux, Jean de La Fontaine fait apparaître l’aveuglement de ses semblables trompés par leur amour-propre et leur orgueil, leur goût du lucre, leur abyssale sottise et leur naturelle méchanceté, et bien d’autres petites et grandes faiblesses. Malgré ses constats amers et pessimistes, La Fontaine indique toutefois quatre conditions d’un bonheur possible : la liberté préférée à la richesse, l’indépendance de la pensée, la volonté alliée à la persévérance et l’acceptation de la condition humaine. La morale contenue dans les deux cent quarante-trois fables est donc complexe et universelle, car elle s’adresse, de manière très explicite, à chaque être humain sans distinction de pays, d’époque ou d’âge. Parfois idéaliste, en prônant la concorde, l’entraide, la patience ou la clémence, la morale de La Fontaine est impitoyable avec les puissants de ce monde et montre de l’indulgente et de la compassion à l’égard des faibles et des pauvres. Cette philosophie est imprégnée de sagesse épicurienne et d’une résignation lucide aux mœurs dissolues du monde qui l’entoure. Seules une constante prudence et une grande vigilance pourraient mener lors à un bonheur modéré.
Découvrons donc au l des fables cette pensée riche et subtile, souvent désillusionnée et fataliste, mais malgré tout porteuse d’espérance. Nous avons regroupé en cet ouvrage toutes les sentences et traits d’esprit qui se puissent trouver dans les dix mille huit cents vers desFables, des plus connus aux plus inattendus, de ceux abordant des idées générales aux confessions plus intimes que nous livrent La Fontaine. Parfois divertissants, toujours d’une profondeur laissant dévoiler une ré@exion sans concession, les mots de La Fontaine ne sont jamais vains. Ils donnent à ré@échir sur les rapports humains, sur la vie en société en général, et nous renvoient à nos propres travers, comme un miroir non déformant, cruel et tendre, toujours vrai.
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence L’état de notre conscience. Les Animaux malades de la peste(VII, 1)
Morales et pensées
…Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
LeCorbeau et le Renard(I,2)
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs, Tout petit prince a des ambassades, Tout marquis veut avoir des pages. La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le Bœuf(I,3)
Il n’est pas toujours bon d’avoir un haut emploi. Les deux Mulets(I, 4)
…Tout ce que nous sommes, Lynx envers nos pareils, et taupes envers nous, Nous nous pardonnons tout, et rien aux autres hommes. On se voit d’un autre œil qu’on ne voit son prochain. La Besace(I, 7)
…Quiconque a beaucoup vu Peut avoir beaucoup retenu.
L’Hirondelle et les petits Oiseaux(I,8)
Nous n’écoutons d’instincts que ceux qui sont les nôtres, Et ne croyons le mal que quand il est venu. L’Hirondelle et les petits Oiseaux(I,8)
…fi du plaisir Que la crainte peut corrompre. Le Rat de ville et le Rat des champs(I, 9)
La raison du plus fort est toujours la meilleure. Le Loup et l’Agneau(I, 10)
Si ce n’est toi, c’est donc ton frère. Le Loup et l’Agneau(I, 10)
La louange chatouille et gagne les esprits. Simonide préservé par les Dieux(I, 14)
Les grands se font honneur dès lors qu’ils nous font grâce. Simonide préservé par les Dieux(I, 14)