208 pages
Français

Le royaume des fées

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Description

Depuis que Maria affirme avoir revu Ael, tout le monde au manoir est inquiet pour elle. Cependant, la jeune fille ne lâchera pas prise tant qu’elle n’aura pas rejoint son amour perdu, et ses pas vont la mener dans l’Autre Monde, le Royaume des fées, l’endroit le plus merveilleux qui soit… et le plus dangereux aussi, surtout si l’on s’aventure sur les terres des Unseelies. D’autant plus que Morgan, l’ennemi fé, s’y montre aussi, plus déterminé que jamais à réussir ses plans et exercer sa vengeance. À la fin, quel clan féerique gagnera?

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Date de parution 27 juin 2011
Nombre de lectures 0
EAN13 9782896830855
Langue Français
Poids de l'ouvrage 31 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0002€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Le royaume des fées Tome 3
Christelle Verhoest
Copyright © 2011 Christelle Verhoest Copyright © 2011 Éditions AdA Inc. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet Révision linguistique : L. Lespinay Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Carine Paradis Conception de la couverture : Tho Quan Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89667-312-4 ISBN PDF numérique 978-2-89683-085-5 Première impression : 2011 Dépôt légal : 2011 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada
Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com
Diffusion Canada : France : Suisse : Belgique :
Éditions AdA Inc. D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Transat — 23.42.77.40 D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99
Imprimé au Canada
Participation de la SODEC.
développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
Table des matières
Chapitre 1 : La vie, la mort. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Chapitre 2 : Cachotteries . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Chapitre 3 : Les noces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Chapitre 4 : Troisième visite nocturne . . . . . . . . . 29
Chapitre 5 : Obstacle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
Chapitre 6 : Rivales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
Chapitre 7 : Vers le Royaume. . . . . . . . . . . . . . . . . 51
Chapitre 8 : Au Royaume . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
Chapitre 9 : Confrontation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
Chapitre 10 : Le jugement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
Chapitre 11 :Révélation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
Table des matières
Chapitre 12 :. . . . . . . . . . . 87Entre les deux mondes
Chapitre 13 : Nuit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
Chapitre 14 :La potion et l’espion. . . . . . . . . . . . . . 99
Chapitre 15 :Conversation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105
Chapitre 16 :Face à face . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109
Chapitre 17 :L’agression. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
Chapitre 18 :. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119L’attaque .
Chapitre 19 :La prison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
Chapitre 20 :. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135Le choix
Chapitre 21 :Dans les bras de l’ennemi . . . . . . . . 141
Chapitre 22 : L’amour est tout . . . . . . . . . . . . . . . . 149
Chapitre 23 :Fin nocturne . . . . . . . . . . . . . . . . . . 157
Chapitre 24 : Retour au manoir . . . . . . . . . . . . . . 161
Chapitre 25 : Question d’identité . . . . . . . . . . . . . 167
Chapitre 26 : Un adieu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 171
Chapitre 27 : Intimité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 177
Chapitre 28 : Ce n’était pas ni. . . . . . . . . . . . . . . 183
Chapitre 29 : Vengeance nale . . . . . . . . . . . . . . . 191
Épilogue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 203
Chapitre 1
La vie, la mort
utant l’écrire clairement : si je n’avais pas été A persuadée qu’Ael était vivant, j’aurais sombré. Seulement, j’étais loin d’imaginer de quelle manière il l’était, vivant. Je n’imaginais pas non plus à quel point ma vie, déjà étrange, allait se retrouver boule-versée, à quel point les repères qui me permettaient d’avancer en ce monde allaient être modiés. Nous étions des fées, nous nous aimions et nous avions été séparés. Ael possédait de fascinants yeux violets (très peu humains en y rééchissant), un don (magique, envoûtant) pour la musique, et le piano en particulier, des pouvoirs de divination et d’in-uence sur les objets, les esprits et surtout la Nature, notre Déesse-mère. J’étais capable, quant à moi, de déceler les pou-voirs particuliers de chaque fée que je rencontrais, et
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de m’en servir si le fé ou la fée ne protégeait pas ses dons. Je voyageais (réellement, avec des sensations incroyables) dans mes rêves. Mais tout cela n’avait pas suf. Les ots avaient englouti Ael. Et cepen-dant, il était revenu, par une nuit du début du mois de juin 1945, me voir dans ma chambre. À présent, tout le monde au manoir était ferme-ment persuadé que le chagrin m’avait fait perdre la tête. Ils me traitaient trop gentiment, me parlaient doucement et lentement, comme si j’avais de la dif-culté à les comprendre, évitaient les sujets de dis-cussion qui auraient pu me troubler (d’après eux). Le plus pénible était certainement le fait qu’ils se relayaient pour m’accompagner chaque fois que je voulais me rendre quelque part. Du coup, je devais m’enfuir comme une voleuse dès que je souhaitais être seule sur la lande. Ma lande bretonne. Lusia était une fée un petit peu plus âgée et expérimentée que moi. Alors, un matin de la n du mois de juin, je n’y tins plus et je sollicitai son aide alors que nous déjeunions en tête à tête, dans la grande salle. Olivier, le père d’Ael, était parti voir ses malades, Bleunvenn faisait les courses et j’igno-rais où Yann, le cousin d’Ael, se trouvait. — Deniel m’a dit que sa mère croyait que les fées ne mouraient jamais, commençai-je d’une voix prudente.
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— Oh, Maria, s’écria Lusia en posant sur moi un regard navré, Bleunvenn m’a dit que cette nuit encore, tu avais pleuré. — Réponds-moi, s’il te plaît. L’esprit d’Azenor était toujours parmi nous, non ? — Parce qu’un sort l’avait maintenue en ce monde. Et tu te souviens que le résultat avait ététerrible. Elle avait perdu toute la partie la plus atta-chante de sa personnalité. — D’accord, acquiesçai-je, un peu impatiente. Une fée pourrait-elle ne pas mourir corps et âme ? Lusia prit son bol de lait et but à petites gorgées sans répondre. — Cette fameuse nuit, j’ai senti le parfum d’Ael et la chaleur de ses mains, afrmai-je. Voilà, j’avais prononcé son prénom. Ael. — Les rêves ont parfois une consistance extra-ordinaire, au point de paraître réels, tu le sais mieux que moi, répliqua Lusia en reposant son bol. — Parle-moi plutôt de la mort des fées, insistai-je. — Ce que tu peux être têtue ! s’exclama Lusia en fronçant les sourcils. Je ne peux pas t’en dire beau-coup de choses. Ma mère et ma grand-mère étaient versées dans l’art des potions. En aucun cas elles n’étaient nécromanciennes. — Il faudrait qu’un nécromancien m’aide.
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— Il faudrait que tu songes à autre chose, répliqua Lusia, ses yeux émeraude assombris par la contrariété. — Mais Ael est toute ma vie ! protestai-je. Et je sais qu’il est en vie, d’une manière ou d’une autre. — Maria… — Que pourrait faire un nécromancien ? — Les nécromanciens évoquent les morts et communiquent avec eux. — Mais Ael est en vie, dis-je. — Un nécromancien ne pourra donc pas t’aider. — Mais il pourrait tenter d’entrer en contact avec l’âme d’Ael et me dire s’il est mort ou pas ? Ainsi, j’aurais la preuve de ce que j’avance ! — Maria, je ne sais pas s’il est sain de t’encou-rager à poursuivre dans cette voie. La seule nécro-mancienne que nous connaissions, c’est Alis. Souhaites-tu lui demander de l’aide ? À elle ? Après tout ce qu’elle et les siens ont fait ? — Pas vraiment, reconnus-je. Lusia… Crois-tu qu’Ael soit mort ? — Oui. — Penses-tu que les fés meurent comme les humains ? — J’ai vu mourir ma mère, et, avant elle, ma grand-mère. — D’accord. Alors je te répète qu’Ael n’est pas mort.
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