Scandale en Écosse

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Karen Hawkins, de la liste des auteurs à succès du New York Time, relate le récit inoubliable d’une beauté captivante qui détient un secret, d’un séduisant capitaine embarqué dans une perfide mission et de l’inestimable artéfact qui scellera leur destin.
Une beauté désespérée
Malgré la célébrité et d’innombrables admirateurs, l’actrice Marcail Beauchamp n’avait jamais oublié William Hurst, l’audacieux marin qu’elle avait un jour aimé… et perdu. Maintenant, forcée par un maître chanteur mystérieux qui menace sa famille, elle doit voler une ancienne boîte en onyx de l’homme qu’elle avait juré ne plus jamais revoir.
Un aventurier téméraire
Afin de sauver son frère d’un impitoyable ravisseur, William doit remettre l’artéfact à titre de rançon. Il est stupéfait quand Marcail, plus jolie que jamais, apparaît soudainement sur son navire. Mais quand elle le drogue et lui vole la boîte, sa fureur n’a plus aucune limite.
Le trésor que tout le monde veut
William poursuit Marcail, mais trop tard: elle a déjà livré la boîte. Les amoureux séparés se rendent alors compte qu’ils doivent oeuvrer ensemble, autant pour retrouver l’artéfact qui signifie la vie ou la mort pour la famille de William, mais aussi pour vaincre le pouvoir qu’a le mystérieux maître chanteur sur la famille de Marcail. Ainsi débute une quête aux enjeux élevés aux frontières de l’Écosse, une quête qui réveille des souvenirs depuis longtemps oubliés et une passion insatiable.

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Date de parution 03 novembre 2016
Nombre de visites sur la page 69
EAN13 9782897673130
Langue Français

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L’odeur le fit se figer sur place.
Il était retenu par un fragment Pe souvenir du’il croyait avoir oublié Pepuis Pes années. Un souvenir P’yeux violets exotidues borPés P’épais cils noirs, Pe cheveux dui glissaient entre ses Poigts aviPes comme Pe la soie noire, P’une peau laiteuse dui retenait le baiser parfumé Pu soleil et P’une bouche pulpeuse faite pour être embrassée dui… — Bonjour, William. La voix posséPait un timbre guttural dui renPait même un murmure Pistinct. Elle était riche, plus profonPe due P’orPinaire pour une femme, mais malgré tout féminine et hautement aguicheuse. William la connaissait aussi bien due la sienne… et c’était la Pernière voix du’il s’attenPait à entenPre Pans sa propre cabine. — N’allez-vous pas réponPre à ma salutation ? Ou est-ce due nous ne nous parlons toujours pas ? La voix chantante courut le long Pe sa colonne, aussi sensuelle du’une main chauPe. William serra les Pents, pestant contre son corps perfiPe avant Pe se retourner. Là, assise à la tête Pe la table Pu capitaine, se trouvait l’unidue femme du’il avait souhaité ne plus jamais revoir.
Copyright © 2011 Karen Hawkins Titre original anglais : Scandal in Scotland Copyright © 2016 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette puPlication est puPliée en accord avec ocket Star Books, une division de Simon & Schuster, Inc. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Sophie Deshaies Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy CoulomPe Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand hoto de la couverture : © Craig White et © Thinkstock Mise en pages : SéPastien Michaud ISBN papier 978-2-89767-311-6 ISBN DF numérique 978-2-89767-312-3 ISBN euP 978-2-89767-313-0 remière impression : 2016 Dépôt légal : 2016 BiPliothèque et Archives nationales du QuéPec BiPliothèque et Archives Canada Éditions AdA Inc. 1385, Poul. Lionel-Boulet Varennes (QuéPec) J3X 17, Canada Téléphone : 450 929-0296 Télécopieur : 450 929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 ImpriméauCanada
articipation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du QuéPec — rogramme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Hawkins, Karen [Scandal in Scotland. Français] Scandale en Écosse (L’amulette Hurst ; 2) Traduction de : Scandal in Scotland. ISBN 978-2-89767-311-6 I. Deshaies, Sophie. II. Titre. III. Titre : Scandal in Scotland. Français. S3558.A8231647S2214 2016 813’.54 C2016-940684-9
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Éloges pour KAREN HAWKINS…
« Toujours amusant et affriolant, un livre de Karen Hawkins est un vrai délice ! » — Victoria Alexander
« Karen Hawkins écrit des récits vifs, amusants et affriolants, parfaits pour une journée pluvieuse, une journée ensoleillée ou n’importe quelle journée ! » — Christina Dodd
« Karen Hawkins saura vous toucher et vous faire rire. »
… et sur ses romans d’amour historiques
UNENUITENÉCOSSE
« Répartie séduisante… charmant et plein d’esprit. »
— Rachel Gibson
Publishers Weekly
« Les lecteurs seront enchantés par le rythme parfait, les dialogues amusants et la torride idylle sensuelle. » — Meilleur choix deRomantic Times
À mon mari, alias Hot Cop. Cela a été sept merveilleuses, folles et divines années. Ou est-ce Pue cela fait huit ? Je ne me souviens pas. Tout ce Pue je sais, c’est Pue peu importe le nomre d’années Pue nous avons eu, ce n’est pas suffisant.
NOTEÀMESLECTEURS
D urant la période de Régence anglaise, un grand nombre d’acteurs et d’actrices célèbres ont joué au théâtre de Drury Lane. L’une des plus remarquables a été Sarah Siddons. Même si madame Siddons a pris sa retraite en 1812, au début de la période de Régence, elle était la norme selon laquelle la plupart des actrices étaient jugées durant les décennies suivantes. Les actrices occupaient une place très difficile, car le jeu ne commençait qu’à être une profession respectée. De célèbres acteurs et actrices se mélangeaient à l’élite littéraire et sociale et étaient souvent engagés pour jouer des scènes et parfois même des pièces entières lors de divers rassemblements sociaux. Malheureusement, les actrices étaient aussi des proies des riches et des indolents pour des raisons beaucoup plus notoires, et plusieurs jeunes actrices ont été détournées de la scène pour des causes moins que respectables. Il y existe de nombreuses histoires sur les habiletés de jeu de Sarah Siddons, et l’une de mes préférées est lorsqu’elle a interprété Aphasia dansTamerlan le Grand. Après avoir vu son amoureux de scène se faire étrangler, madame Siddons était supposée tomber inerte sur le plancher. Sa performance était si saisissante que des spectateurs ont pensé qu’elle était réellement morte et se sont mis à pousser d’horribles cris, jusqu’à ce que le gérant leur assure qu’elle ne faisait que jouer et qu’elle était en fait bien en vie. Lettre de Michael Hurst, explorateur et égyptologue, à son frère le capitaine William Hurst :
William, Je doute que ceci te parvienne avant que tu prennes la mer, mais écrire des lettres est l’une de mes rares distractions pendant ma captivité dans cet endroit perdu. Je vais m’efforcer de l’envoyer sur le prochain navire anglais qui arrivera. Mes ravisseurs deviennent de plus en plus impatients avec chaque jour qui passe. Et tandis que je suis parfaitement en mesure d’affronter leur manière impolie, être forcé de demeurer dans un confinement si réduit avec mon assistante, mademoiselle Jane Smythe-Haughton, fait de ma captivité un véritable enfer. Elle m’a retiré tout mon précieux brandy et a implanté un régime d’exercices. J’ai l’impression d’être revenu au pensionnat. William, dès que tu le peux, je t’en prie, libère-moi.
CHAPITRE1
Dover, Angleterre 20 juin 1822
W illiam Hurst entra à grands pas sur laSorcière agile, le vent salin faisant virevolter sa cape alors qu’il traversa la passerelle, ses bottes retentissant à chaque pas. Il s’arrêta sur le pont pour lever les yeux vers le gréement et hocha la tête de satisfaction. Chaque crochet et anneau de cuivre avait été poli jusqu’à ce qu’ils étincellent, et chaque voile avait récemment été rapiécée. Bien. Un équipage désœuvré était un équipage incommode, et il n’avait pas le temps pour de telles bêtises. Il n’avait pas été capitaine depuis 15 ans sans apprendre comment un navire devait exactement être dirigé. — Cap’taine ! Le second se pressa et salua quand il s’arrêta. — Vous êtes tôt. — Ouais. William observa à nouveau le navire. — Elle semble être en pleine forme, MacDougal. Son second rayonna. — Oh, en effet. J’ai mis Halpurn responsable, tandis que j’ai acheté les marchandises. Il a fait un bon travail à garder l’équipage bien concentré, excepté… MacDougal hésita. Au regard inquisiteur de William, il poursuivit. — Y’a eu une petite erreur durant le quart de garde, mais j’m’en suis occupé. Ça n’va plus se reproduire. — Excellent. William leva son visage vers la brise. — Planifiez partir avec la marée du matin ; notre mission est urgente. Et donnez à Lawton une copie du manifeste. Nous faisons ce voyage sur l’ordre de mon frère ; il peut diablement rembourser les dépenses. MacDougal gloussa. — Ouais, cap’taine. Considérez c’la comme fait. William se dirigea vers les ponts inférieurs. Michael s’était mis dans un véritable pétrin, tout cela pour l’objet se trouvant maintenant dans la poche du manteau de William. En entrant dans sa cabine, William retira l’ancien artéfact égyptien de sa poche et le posa sur son bureau. Puis, il sortit une chaîne pendant à son cou et utilisa la petite clé dorée qui y pendait pour déverrouiller le bureau. Il y enferma l’artéfact et verrouilla le tiroir. C’était un soulagement d’avoir mis sous clé ce foutu objet. Sa sœur Mary avait traversé un véritable enfer pour mettre la main dessus, maintenant c’était à lui de le livrer au sulfi qui gardait leur frère prisonnier. — Bientôt, murmura-t-il au lointain Michael. William remit la chaîne à son cou et la plaça hors de vue avant de se rendre à son étui à cartes. Ses doigts venaient à peine de se refermer sur le cuir rigide du tube quand il capta une légère odeur de la plus pure essence de lys.
L’odeur le fit se figer sur place, retenu par un fragment de souvenir qu’il croyait avoir oublié depuis des années. Un souvenir d’yeux violets exotiques bordés d’épais cils noirs, de cheveux qui glissaient entre ses doigts avides comme de la soie noire, d’une peau laiteuse qui retenait le baiser parfumé du soleil et d’une bouche pulpeuse faite pour être embrassée qui… — Bonjour, William. La voix rauque le tira de son souvenir. Il ferma les yeux, la main toujours posée sur son étui à cartes. La voix possédait un caractère inhabituel, un timbre guttural qui rendait même un murmure distinct. Elle était riche et basse pour une femme, féminine et aguicheuse. William la connaissait aussi bien que la sienne. Et c’était la dernière voix qu’il s’attendait à entendre dans sa cabine. — N’allez-vous pas répondre à ma salutation ? Ou est-ce que nous ne nous parlons toujours pas ? La voix chantante courut le long de sa colonne, aussi sensuelle qu’une main chaude. Il serra les dents, pestant contre son corps perfide et relâcha le tube contenant ses cartes, avant de se retourner. Assise à la tête de la table du capitaine se trouvait l’unique femme qu’il avait voulu ne plus jamais revoir. La femme dont la trahison lui ayant déchiré le cœur l’avait laissé vide, l’amenant à mettre les voiles et rester loin des côtes de l’Angleterre pendant plus de deux années. Il avait juré de ne plus jamais au grand jamais faire confiance à une autre femme… particulièrement celle-ci. Et en jurant de ne plus jamais lui faire confiance, il s’était promis de ne plus jamais poser les yeux sur elle. Et malgré tout, elle était là, assise dans sa cabine, le soleil faiblissant caressant sa peau laiteuse et dépeignant le contour de son cou gracieux. Sa cape noire était jetée sur le dossier de sa chaise, révélant une robe rouge aussi aguicheuse que sa nature. Sa robe mettait parfaitement en valeur sa chevelure noire relevée, la mince dentelle blanche à son décolleté feignant une modestie qui était démentie par la poitrine pleine qui en débordait. Elle était passée maître pour avoir l’air innocente et aguicheuse en même temps. Cela l’avait déjà rendu fou d’elle. Heureusement, il reconnaissait maintenant les faux-semblants quand il en voyait, et c’est ce qu’il voyait partout sur son magnifique visage. Il retira sa propre cape, se détournant d’elle afin de briser l’envoûtement de sa beauté. En suspendant sa cape sur un crochet de cuivre près de la porte, il prit une profonde respiration. Sans se tourner, il dit : — Sortez. — Vous n’allez même pas me demander pour quelle raison je suis ici ? — Je me moque de cette raison. Partez. Un léger bruissement l’avertit qu’elle s’était levée. — William, je dois vous parler. J’espérais que vous ne soyiez plus contrarié à propos de nous… — Il n’y avait pas de « nous ». Nous étions une illusion. Il se tourna enfin pour lui faire face, son regard glacial l’immobilisant. — C’esttoutce que nous étions, et vous le savez. Elle rougit, sa peau se tachetant comme s’il l’avait giflée. — Je suis désolée. J’ai eu tort d’agir comme je l’ai fait et… — Partez. Il dut serrer les dents. Il y avait quelque chose en elle qui coupait le souffle, qui envoûtait, qui faisait en sorte qu’il était presque impossible de ne pas la regarder.
« Bon sang, je devrais être au-dessus de ceci ! Cela fait des années. » Ses mains formèrent des poings près de son corps, et elle se laissa tomber sur la chaise. — Je ne peux pas partir. Je suis venue jusqu’ici et… Sa voix se brisa. — William, je suis désespérée. N’importe quel autre homme aurait été ému par ses larmes, mais il ignora l’évidente manipulation. — Trouvez un autre sot, Marcail. Celui-ci n’est pas disponible. Elle agrippa les bras de la chaise. — Vousdevezm’écouter, William. Personne d’autre ne peut aider. — Et votre amant ? Ou est-ce que Colchester a enfin ouvert les yeux et a mis un terme à sa protection ? Ses lèvres formèrent une mince ligne. — Bien sûr que non. Mais il s’agit d’un sujet privé. — Privé ? Ou « secret » ? Ce sont deux mots très différents. — C’est les deux. Je ne peux pas partager cela avec Colchester. — Ne lui faites-vous pas confiance ? — Oui, mais ceci pourrait causer un scandale, et je ne veux pas qu’il, ou quiconque, soit blessé. William l’examina pendant un moment. — Ah. Vous ne croyez pas que Colchesterpeutvous aider. Ses joues prirent une teinte encore plus foncée. — Peu importe ce que vous dites au sujet de Colchester, il m’a aidée de manières que personne d’autre ne voulait. — Si par « aider » vous voulez dire « donner de larges sommes d’agent », je suis certain que c’est vrai. Le comte est un homme fortuné. Elle haussa les épaules de manière indifférente, mais il vit son air crispé et il prit plaisir à savoir qu’il poussait les limites de ses considérables talents d’actrice. C’était ainsi qu’elle gagnait sa vie, en foulant les planches du théâtre Drury Lane. Marcail Beauchamp était belle, talentueuse et, selon certaines, la meilleure actrice que l’Angleterre avait jamais produit. Les yeux de William glissèrent sur elle, remarquant que son élégante robe était un tantinet trop révélatrice pour démontrer une vraie modestie. « Et c’est de cette autre façon qu’elle gagne sa vie, se rappela-t-il durement. Elle s’offre au plus offrant. » — Colchester peut vous garder. — William, je vous en prie. Pouvez-vous mettre de côté le passé juste le temps de m’écouter ? Je… Elle hésita, et il vit une étincelle d’incertitude. Mais était-elle réelle ? — William, je suis venue vous demander une faveur. Il rit amèrement. — Non. — Vous ne savez même pas ce que je demande. — Je n’ai pas besoin de le savoir. Si cela vous concerne, je ne veux rien savoir. « Qu’ai-je pensé de croire les mots d’une actrice ? J’étais follement épris. Furieusement, follement, stupidement épris. »