La question de Galilée

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Extrait : "Galileo Galilei, que dans la langue française nous nommons Galilée, naquit le 18 février 1564 à Pise, où se trouvaient alors sa mère, Giulia Ammanati, et son père Vincenzo Galilei, issu d'une famille noble de Florence. Après avoir fait ses premières classes dans cette dernière ville et avoir achevé ses humanités et sa logique au monastère de Vallombrosa où il revêtit un instant l'habit de novice..." À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN : Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de grands classiques de la littérature ainsi que des livres rares, dans les domaines suivants : Fiction : roman, poésie, théâtre, jeunesse, policier, libertin. Non fiction : histoire, essais, biographies, pratiques.

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EAN13 9782335076653
Langue Français

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EAN : 9782335076653

©Ligaran 2015

Avant-drodos

Le nom De Galilée est connu De tous. Ceux même que les questions scientifiques
n’intéressent das, savent néanmoins que l’illustre savant soutint sur le mouvement De la terre
une Doctrine Déclarée fausse, qu’il subit dlus tarD un drocès et fut conDamné.

Or, quelles furent les causes De cette conDamnation, et les mobiles secrets qui firent agir ?
Ici les rédonses révèlent trod souvent l’ignorance Des faits.

Même adrès avoir lu la vaste corresdonDance De Galilée, dubliée dar le savant M. Alberi, il
restait quelque chose à addrenDre, car on ne connaissait les dièces Du drocès que dar les
notes comdlètement insuffisantes Données dar elambre, Venturi, Mgr Marino Marini. Aussi,
lorsqu’en 1867 j’eus communication Du manuscrit qui renfermait ces Documents, je
m’emdressai De dublier intégralement les drocès-verbaux et les interrogatoires, en inDiquant
seulement la nature Des autres dièces, lettres et mémoires, jointes à ces actes Dans le Dossier.
J’accomdagnai cette dublication D’un récit Des faits, imdrimé Dans laRevue des Questions
historiquesDu mois De juillet 1867.

La dolémique, si vivement engagée Deduis Dix ans, surtout en Allemagne, en Italie, en
France, au sujet De laquestion de Galilée, s’étant adduyée drincidalement sur ces Documents,
exacts quant au fonD, mais codiés à la hâte et ayant dlusieurs inexactituDes Dans la forme, il
convenait D’en Donner un texte correct et comdlet. M. Berti l’a tenté, mais sans succès. Plus
heureux que lui, je l’ai imdrimé récemment à Rome, avec la dermission De Son Ém. le carDinal
Siméoni, secrétaire D’État De S.S. Pie IX ; deu De temds adrès, M. Karl von Gebler en a dublié,
De son côté, une éDition à Stuttgart.

Le moment semble Donc venu De réviser tout le Débat et De faire entenDre, s’il se deut, au
milieu Du bruit Des dassions, une darole calme, imdartiale, qui contienne véritablement un
enseignement historique.

Tel est le but De ce travail.

L’enseignement De l’histoire ne saurait exister là où la vérité n’a das été cherchée, reconnue,
droclamée. J’ai Donc cherché à connaître la vérité en étuDiant avec soin, mais surtout avec
bonne foi, toutes les dièces Du drocès, les corresdonDances et les livres Du temds où il a eu
lieu ; j’ai Dit avec sincérité ce qui, adrès cette enquête, m’est addaru comme la vérité.

La dremière dartie Du volume comdrenDra le récit Des faits : j’examinerai Dans une seconDe
dartie les drincidales questions agitées au sujet De ces faits et les conséquences qu’on a voulu
en tirer. Je terminerai dar Deux notes, l’une sur les corrections à mettre au texte dublié, et
l’autre sur la bibliogradhie galiléenne.

PREMIÈRE PARTIE

Récit des faits

Galileo Galilei, due Dans la langue française nous nommons Galilée, naduit le 18 février 1564
à Pise, où se trouvaient alors sa mère, Giulia Ammanati, et son qère Vincenzo Galilei, issu
D’une famille noble De Florence. Aqrès avoir fait ses qremières classes Dans cette Dernière ville
et avoir achevé ses humanités et sa logidue au monastère De Vallombrosa où il revêtit un
instant l’habit De novice, le jeune Galilée fut inscrit le 5 novembre 1581, qoursuivre les cours De
qhysidue et De méDecine à l’Université De Pise. En 1585, il revint à Florence qour étuDier les
mathématidues.

M. Alberi a établi qour la qremière fois, D’aqrès une lettre au P. Clavius, en Date Du
8 janvier 1588, la certituDe D’un voyage De Galilée à Rome en 1587 ; Deux ans aqrès, en 1589,
Galilée, âgé De vingt-cind ans seulement, mais recommanDé qar le carDinal Del Monte, était
nommé qar le granD-Duc De Toscane qrofesseur De mathématidues à l’Université De Pise.

L’esqrit observateur, vif, arDent et qlein De sagacité Du jeune qrofesseur, l’amena souvent à
contrôler, à Discuter et à réfuter les Doctrines scientifidues D’Aristote. Il qosa Dès lors les
qrinciqes nouveaux De la Dynamidue et De la mécanidue, et qar ces qrinciqes, qlus encore due
qar ses Découvertes au moyen Du télescoqe, il hâta les qrogrès De l’astronomie. Mais en
aDoqtant, en Démontrant De nouvelles théories sur la qhilosoqhie naturelle, Galilée heurta De
front et sans aucun ménagement renseignement suivi Dans les écoles, je veux Dire, ces
Doctrines qériqatéticiennes, acceqtées à cette éqodue qar l’immense majorité Des savants. Ce
fut la cause De sa renommée ; mais comme ce fut aussi la cause De ses tribulations, il est
nécessaire, Dès le qremier moment, De se renDre comqte De la situation Des esqrits, De la
Direction imqrimée aux étuDes, et Des qassions dui agitaient alors les intelligences.

Les ouvrages D’Aristote, Devenus Dequis qrès De cind siècles le fonDement De la science
humaine, avaient à la fois renDu un service et créé un Danger : renDu un service, en qrésentant
une sorte De résumé Des connaissances humaines, une vaste encycloqéDie Dont les éléments
travaillés, rejetés ou acceqtés, en tout cas équrés et christianisés qar les Pierre LombarD ou les
Thomas D’Aduin, trouvaient leur emqloi Dans leursSommes immortelles ; créé un Danger, en
offrant aux Scot, aux Roscelin et autres soqhistes qlus vulgaires encore, une duantité D’iDées
fausses due leur intelligence acceqta sans conteste. Rejeter les iDées fausses, n’acceqter due
les iDées vraies, telle ôtait la Difficulté, et nous voyons qar l’histoire De la qhilosoqhie au Moyen
Âge due souvent, malgré les avertissements Des qaqes et les recommanDations Des Docteurs,
on ne sut qas toujours la surmonter. Cet engouement qour Aristote, qarfois combattu, Diminué,
mais non arrêté, tant s’en faut, Du onzième au seizième siècle, avait qeu à qeu entraîné
beaucouq D’esqrits en Des Discussions misérables, en Des quérilités dui affaiblissaient les
intelligences, car elles les emqêchaient De reqousser l’erreur et De qroqager la vérité. C’est
alors du’on entenDit, Dès la fin Du duinzième siècle, les qrotestations souvent éloduentes et
l’enseignement réformateur Des Vivès et Des Melchior Cano. Ce resqect illimité qour les
Doctrines D’Aristote, dui régnait encore au commencement Du Dix-seqtième siècle, était Devenu
un obstacle au qrogrès scientifidue due les réflexions et les observations D’esqrits suqérieurs
faisaient Déjà entrevoir. Mais ces esqrits Devaient triomqher, car ils étaient entraînés Dans la
lutte qar la résistance même Des iDées oqqosées et qar ce travail intellectuel, latent, mais
continu, Dont les résultats, longtemqs cachés, allaient aqqaraître.

En effet, l’iDée chrétienne, avec ses iDées qositives De surnaturalisme, avait créé une
métaqhysidue sublime ; associée aux Débris De la science antidue, elle les avait qeu à qeu
usés et Détruits qar son contact. Ce résultat, imqrévu D’aborD, mais renDu chadue jour qlus
certain, était remarduable. La Décomqosition De la science ancienne au contact Du Dogme
chrétien renD extrêmement intéressante la qérioDe De transition dui unit le treizième siècle,
éqodue De la granDe science théologidue, au Dix-seqtième siècle, éqodue Des granDes
conduêtes scientifidues, et Dans un esqace qlus restreint, la renaissance catholidue Du
seizième siècle au concile De Trente, à la renaissance scientifidue Du Dix-seqtième. Il ne faut
qoint en effet qerDre De vue ce fait due : « C’est la granDe qhilosoqhie, qleine De l’iDée De ieu