Les phénomènes psychiques occultes

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Extrait : "Qu'entend-on par -Phénomènes psychiques occultes ?- Ce sont des phénomènes contraires, en apparence, à toutes les lois connues de la nature, inexplicables par les données actuelles de la Science, et qui se produisent, tantôt spontanément, tantôt par l'intermédiaire de certaines personnes..." À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN : Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de grands classiques de la littérature ainsi que des livres rares. Beaucoup de soins sont apportés à ces versions ebook pour éviter les fautes que l'on trouve trop souvent dans des versions numériques de ces textes. 

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EAN13 9782335049718
Langue Français

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EAN : 9782335049718

©Ligaran 2015Préambule
Qu’entend-on par « Phénomènes psychiques occultes ? »
Ce sont des phénomènes contraires, en apparence , à toutes les lois connues de la nature,
inexplicables par les données actuelles de la Science, et qui se produisent, tantôt
spontanément, tantôt par l’intermédiaire de certaines personnes.
On le voit, ce terme de Phénomènes psychiques occultes n’est que la dénomination
scientifique de ce qui s’était appelé jusqu’ici le Merveilleux et le Surnaturel.
Or, ces phénomènes ont-ils une existence réelle, objective, en dehors de toute hallucination ,
de toute supercherie ?
Nous n’hésitons pas à répondre, avec M. le Professeur Charles Richet :
« Nous avons la ferme conviction qu’il y a, mêlées aux forces connues et décrites, des forces
que nous ne connaissons pas ; que l’explication mécanique, simple, vulgaire, ne suffit pas à
expliquer tout ce qui se passe autour de nous ; en un mot, qu’il y a des phénomènes
psychiques occultes, et si nous disons occultes, c’est un mot qui veut dire simplement
inconnus. »
Et maintenant, nous allons tâcher de prouver ce que nous venons d’affirmer .Introduction
Il y a seulement une dizaine d’années, la soutenance, devant une Faculté de médecine,
d’une thèse sur les Phénomènes psychiques occultes, autrement dit presque un Essai
d’officialisation du Merveilleux, aurait été une tentative impossible.
À cela, plusieurs causes :
D’abord, il faut bien l’avouer, la répugnance singulière dont tous – même les meilleurs
cerveaux – nous sommes plus ou moins dupes envers ce qui dérange nos habitudes mentales,
ce que Lombroso a nommé le Misonéisme.
Ensuite, l’immense discrédit, la réputation plus que suspecte dont « jouissait », depuis la fin
du siècle dernier, tout ce qui, de près ou de loin, touchait au Surnaturel.
Enfin, et c’est ici le motif principal – sa suppression devant entraîner celle de tous les autres
– l’indigence où se trouvait la doctrine occulte de ce qui peut susciter et justifier un intérêt
scientifique sérieux, c’est-à-dire des faits d’observation exacte, méthodique, en nombre
suffisant, étudiés et garantis par des expérimentateurs impartiaux, rompus à tous les secrets de
la véritable méthode scientifique.
L’histoire du Merveilleux offre cette particularité qu’après avoir, sous des formes diverses,
joué dans l’évolution mentale de l’homme un rôle considérable, non seulement ses origines et
son essence, mais encore son existence elle-même, ont été, jusqu’à nos jours, l’objet de
débats passionnés : croyances fanatiques ou négations irréductibles.
Et cela s’explique aisément par ce fait que, chez l’homme, la notion du surnaturel affecte
cette partie de son âme qui est à la fois la plus impressionnable et pour lui la plus chère : ses
sentiments qu’elle exalte ou qu’elle accable, ses croyances que, pour une bonne part, elle
détermine.
Il est donc probable que nous saurions depuis longtemps à quoi nous en tenir sur ce qu’il faut
croire des phénomènes du Merveilleux, si des considérations d’ordre politique, religieux,
sentimental ou même simplement esthétique et littéraire, ne s’étaient opposées à leur étude
désintéressée.
Il est probable que, sans ces scrupules de divers genres, auxquels se joint encore la crainte
d’être dupe, le Surnaturel sorti du domaine de l’empirisme, à l’exemple des sciences positives,
formerait maintenant une branche de l’une de ces sciences : Physique ou Psycho-physiologie.
À moins que, affirmant d’éclatante façon sa nature supraterrestre, il n’ait – souhaitable et
inespéré bienfait – assuré à l’âme humaine l’indestructible soutien d’une indiscutable Foi.
Or, de nos jours, grâce à un mouvement spécial d’idées, de croyances et de sentiments,
sorte de réaction à laquelle on a voulu donner le nom de Nouveau Mysticisme, on peut, sans
crainte de susciter trop de colères ou des oppositions systématiques, se pencher de nouveau
sur les mystères du Surnaturel, sur ces phénomènes étranges, dont on parle depuis l’origine de
l’homme, et qui, heurtant violemment nos habitudes d’esprit, ont, par excellence, le don
d’exciter, d’irriter même la curiosité.
On a d’autant plus de titres à le faire que la Science, armée de ses instruments de précision,
s’est enfin décidée à s’occuper de ces faits absurdes en apparence et contraires à toutes les
lois qu’elle a établies jusqu’ici ; elle a commencé, à leur sujet, une enquête qui, espérons-le, va
permettre de faire un peu de jour en cet obscur fouillis du Merveilleux.
Comme le dit M. Paulhan dans la substantielle étude qu’il a consacrée aux hallucinations
véridiques : « Faire entrer le Merveilleux dans la science, ce serait satisfaire à la fois notre goût,
jamais dompté pour le Merveilleux, et notre respect toujours croissant pour la Science. C’est ce
que l’on essaie de faire, et cette application des méthodes exactes et précises à des sujets qui
paraissaient ne relever que de la Foi est un des caractères importants et originaux de notrescience psychologique. Nous ne voulons plus nous contenter, pour nier ou pour croire,
d’impressions personnelles ou de raisons instinctives et vagues. »
Et cette hardiesse dans l’investigation de l’Au-delà est d’autant plus légitime qu’il serait du fait
d’une étroite présomption de regarder, comme déjà connues et désormais enfermées dans les
catégories de nos sciences, toutes les modalités de la Force et de la Matière. Qui pourrait
soutenir que, dans notre terrestre atmosphère, n’agissent pas – dissimulées et pourtant
puissantes – des forces échappant à tous nos concepts ? Serait-il donc absurde de supposer
des états de la matière différents de ceux dont nos sens ont la notion familière ?
Absurde au contraire serait la négation a priori, en ce temps où les applications des données
de la Science ont possibilisé l’invraisemblable.
N’est-ce pas ici ou jamais le lieu de se rappeler la prudence intellectuelle de Montaigne : « La
raison m’a instruit que de condamner ainsi résolument une chose pour faulse et impossible,
c’est se donner l’avantage d’avoir dans la teste les bornes et limites de la volonté de Dieu et de
la puissance de notre nature, et qu’il n’y a point de plus notable folie au monde que de les
ramener à la mesure de notre capacité et suffisance. »
Quelles seront maintenant les conséquences de cette enquête scientifique ? Nul ne saurait le
dire d’une façon certaine. Pour notre compte, nous les prévoyons nombreuses et graves et
capables de provoquer d’inattendus et singuliers bouleversements dans l’Âme
contemporaine…
Quoi qu’il en soit, cette tardive mais louable curiosité de la Science pour les inquiétantes
énigmes de l’Occulte aura peut-être, entre autres résultats imprévus, celui de dissiper bien des
erreurs, bien des calomnies, dont furent victimes ces sciences d’un autre âge : Magie, Alchimie,
Kabbale, etc., qui, toutes, faisaient de l’existence des forces occultes de l’homme et de la
nature comme la base de leurs enseignements.
Dans les pages suivantes, nous négligerons ce côté de la question, ainsi que tous ceux du
même genre, pour nous en tenir exclusivement aux résultats positifs que l’enquête,
commencée par des hommes d’une intelligence aussi amplexive que courageuse, a donnés
jusqu’ici.
Ce travail n’a d’autres prétentions que d’être, pour ainsi dire, le procès-verbal de l’état actuel
de la question, car, on ne saurait trop le répéter, il est désormais acquis que la question du
Merveilleux existe et que son étude s’impose.
Par malheur pour nous, malgré une expérimentation de deux années, nous n’apportons en
ces matières aucune lumière nouvelle. Les résultats que nous avons obtenus, quoique non
négligeables et même encourageants, ne nous ont pas semblé accompagnés de suffisantes
garanties de contrôle pour que nous les puissions admettre.
C’est qu’ici l’expérimentation est encore plus délicate, plus épineuse que partout ailleurs. Les
causes d’erreur sont infiniment multiples et elles ne sont pas seulement extérieures à
l’observateur ; il les porte aussi en lui-même : en tous ses sens que peuvent abuser de
multiples hallucinations, en son cerveau que des suggestions puissantes ou simplement de
séduisantes analogies peuvent entraîner à d’erronées conclusions. On ne les compte plus ceux
qui, en ces régions périlleuses, ont déjà perdu pied. Aussi, ne saurait-on trop insister sur
l’absolue nécessité, en Psychologie occulte, d’une méthode rigoureuse ; ce n’est pas sur la
seule production des Phénomènes que doit s’exercer le contrôle de l’observateur, c’est encore
et surtout sur le témoignage de ses propres sens.
Et qui sait même si les méthodes scientifiques normales sont applicables à de pareilles
recherches ?
Comme se le demande M. le professeur Richet, si nous n’avançons pas davantage dans
cette étude hérissée de tant d’obstacles, « qui sait si ce n’est pas la méthode d’investigation