Brown Sugar - Descente en enfer
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Brown Sugar - Descente en enfer

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Description


Dark BDSM - Âme sensible s'abstenir


"Elle est tout ce que j’ai. Elle détient au creux de ses reins mon existence. Je lui dois tout. Je serais prêt à tout pour elle. J’ai déjà usé de force, de menaces et je serais prêt à tuer s’il le fallait. Personne ne l’aura, elle est à moi et elle le sait. Pourtant, elle ne peut s’empêcher d’aller se faire baiser ailleurs. Pourquoi ? J’ai cherché des réponses longtemps. Je n’ai trouvé que des pleurs et de la détresse. Je me suis retrouvé devant une femme en manque. En manque de sexe, en manque de violence, en manque d’amour. Je ne serai jamais les autres."



Huitième livre de Eva Adams, entrez dans un monde obscur où l'amour a raison de tout.


Œuvre destinée à un public averti et majeur.


Découvrez le book-trailer de Brown Sugar - Descente en enfer : https://www.youtube.com/channel/UCNbTU8OSeCUfmA2MNbjlHPA


***



L'auteure :


Eva Adams est la reine inconstestée de la littérature érotique et BDSM. Chargé de ses expériences et de ceux qui l'entourent, elle nous livre des textes poignants, puissants. Cette Dark BDSM est vécue quelque part par des êtres dont tout ce qui les retiens c'est l'amour.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 74
EAN13 9791034803217
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Eva Adams



Brown Sugar
Descente en enfer



Couverture : Néro


Publié dans la collection Indécente (Dark BDSM)









© Evidence Editions 2017



Avertissement











Réservé à un public majeur averti












- Chapitre 1 -



Le flingue à la main, j’ouvre la porte d’un grand coup de pied. Le vigile qui est derrière a le nez en sang, je m’en contrefou s ! Je tuerai quiconque la touchera, la regardera même. Où est-elle bordel ?
— Où elle est BORDEL ?!
— Mais qui ? chiale le bonhomme Michelin, le nez certainement pété.
— Lula ! Elle est où ?
— Je ne sais pas de qui vous parlez, Monsieur.
— Tu te fous de ma gueule ? C’est ça hein, tu te fous de ma gueule ! hurlé-je sur Michelin qui se dégonfle petit à petit.
— Je vous jure que je ne connais pas de Lula, continue-t-il en mettant sa main devant son visage. Ridicule.
Je plante mon flingue sur sa tempe, je vais lui faire passer l’envie de me mentir, je vais tous leur faire passer l’envie de me prendre pour un con et me soulager au passage. Juste un p’tit trou là, voir la vie quitter ce corps immonde. Ils sont tous inutiles. S’ils savaient ce qu’ils valent. Rien ! Rien du tout ! Ils ne valent rien, tout comme moi. Sans elle je ne suis qu’une feuille morte tombée d’un arbre et écrasée par les milliers de passants, abrutis par la vie. La même vie qui m’abrutit et cogne dans mon crâne sans relâche. Martelant mon besoin de la retrouver. Putain, je dois la retrouver.
« Ma Lula, reviens-moi. Tu es où bordel ? »
— Lula ! crié-je. Lula !
D’autres Bibendum arrivent à grands pas, mon flingue est toujours planté contre ma cible qui a changé de couleur. Ah, il fait moins le malin le ballon de baudruche.
— Lâchez ça Monsieur, me somme un black vêtu de noir.
C’est quoi le message ? Se fondre dans le décor ? Ben c’est raté, avec ses dents fluo, il est grillé.
— Pas avant de savoir où elle est  !
— De qui parlez-vous Monsieur ?
— Lula. Dites-moi où est Lula ?
— Il n’y a personne qui se nomme ainsi ce soir Monsieur.
— Foutaise, dis-je en appuyant un peu plus sur la tempe qui a déjà imprimé la marque de mon canon.
Au moins, il se rappellera de moi. En général on se rappelle de moi. Il est vrai que je ne fais pas les choses à moitié, ça non, jamais. Je prends ce dont j’ai besoin, je prends possession et les choses qui sont à moi ne sont qu’à moi. Pas de demi-mesure, pas de tergiversions, pas de discussion. Je vois, je veux, je prends. Tu n’es pas d’accord ? Qu’est-ce que tu veux que cela me foute ? Tu n’as juste qu’à t’agenouiller et te la fermer. J’aime les femmes qui se la ferment, les hommes aussi d’ailleurs. Tout ce monde qui parle pour ne rien dire, qui me fait mal aux oreilles, qui pollue mon air et ma vie. « Fermez-là ! C’est ça, fermez-là ! »
Il n’y a qu’elle qui a du sens. Vous ne pouvez rivaliser avec ma Lula. Si vous la connaissiez, vous vous inclineriez devant elle. C’est la plus belle femme qu’il m’a été donné de rencontrer. Elle est délicieuse au figuré comme au sens propre. Vous êtes tellement médiocres vous, pauvres gens qui cherchez une route sans jamais l’apercevoir. Lula elle, pourrait vous mener là où vous souhaitez. Mais détrompez-vous, jamais je ne vous laisserai l’approcher ni même la regarder. Elle est à moi ! C’est ma putain !
— Qui est Lula, Monsieur ? s’approche un autre homme tout de noir vêtu.
Elle est où bordel ? Ou pire, elle est avec qui ? J’ai fouillé tous les lieux plus ou moins salaces que je connais et où j’aurais pu la trouver, mais en vain. Elle n’y était pas. Pourquoi me fait-elle cela ? J’ai traqué tous les paumés qui ont déjà osé tremper leur queue dans ce corps merveilleux. C’est mon corps ! Elle me l’a dit. Elle ne peut pas disparaître comme ça, elle n’a pas le droit. Après tout ce qu’on a vécu, tout ce qu’on s’est dit, tout ce qu’on s’est promis.
— Nous sommes désolés pour vous, mais nous ne pouvons vous aider Monsieur. Lâchez-le maintenant. Regardez, il pisse le sang.
— Retrouvez-la !
— Nous ne savons pas qui est cette jeune femme Monsieur.
— C’est ma putain ! Tu comprends ?
— Je comprends mais calmez-vous, vous lui faites mal.
— Non je ne crois pas que tu comprennes. C’est elle qui m’empêche de devenir fou, c’est le pouce à ma main, mon arc-en-ciel, ma libellule. C’est elle qui m’a sauvé, tu comprends ça, hurlé-je sur Men in black.
Il recule, je lis la peur dans ses yeux. J’aime lire la peur dans les yeux de mes partenaires, qu’elles croient que je détiens tous pouvoirs sur elle. Ce qui est vrai. Je décide de qui vit et de qui meurt. Tant que tu m’es utile, tu vis, mais pour combien de temps ? Telle est la question. Même moi je ne le sais pas. Le bonhomme Michelin est totalement dégonflé et fait moins le malin. Ça vaut bien la peine de faire autant de muscu, pour se faire péter la gueule par une porte. Un instant je ris, mais je ne dois pas montrer de faiblesse et garder mon objectif en vue.
— Lula ! continué-je à crier.
J’attrape Men in black par le col et l’oblige à me faire faire le tour du propriétaire. La musique est forte, les filles dansent sans décence, les hommes matent, jubilent, calculent, fantasment sur celle qu’ils espèrent ramener chez eux. Pauvre con ! Si tu savais ce qu’elle pense de toi avec ta petite gueule de faux bourg qui ne cherche qu’à la baiser et la jeter ensuite. Elle n’est pas dupe pauvre con. Elle n’a pas besoin d’un fils à papa, ce qu’il lui faut c’est un homme, un homme qui tienne un flingue et peut la baiser en lui enfonçant dans la bouche. Là je peux te dire que ses yeux supplient de continuer, parce que ce qui excite les filles, c’est de sentir qu’elles frôlent la mort. Et lorsqu’elle revient dans le monde, une fois les pieds posés sur terre, elle part au combat et bouffe la vie comme jamais, toi y compris. Elle veut un homme qui n’a peur de rien, sentir qu’il est capable de tout, pour elle, pour lui, comme ça gratuit. Traverser la vie sans se soucier de ta face, en pensant à ceux qu’elle a laissés derrière, un moment qu’elle ne connaitra peut-être plus jamais. Alors elle prend chaque inspire comme le dernier , et pleure des larmes de sang, d’un rouge à te lacérer les joues et le cœur, tellement elle est belle quand elle croit perdre la vie. Elle s’accroche à ta peau comme un sauveur, l’évidence de n’être rien au final entre mes mains, mais elle tient bon, elle veut tenir bon, elle veut se battre, mais elle sait au fond d’elle que ce n’est pas cela qu’il lui faut. Non, ce n’est pas cela qu’il lui faut. Elle essayera de crier, mais se ravisera, elle jouera des cils, de sa beauté, mais cela n’aura aucun effet sur moi. Ce qui m’anime ? Tenir sa vie entre mes mains, sur un fil très fin, où même elle, croira ne jamais pouvoir atteindre l’autre rive. Alors elle baissera les bras, les yeux aussi, son souffle prendra le rythme que je lui intimerai, son corps submergé se laissera envahir et sa bouche au goût d’acier et de poudre, lèchera mon canon avant ma queue.
C’est de cela qu’elle a besoin pauvre con, pas de toi !

Nous traversons cette salle pleine de phéromones, de sueurs et d’espoirs. L’espoir a été inventé par un faible, un lâche, qui n’a pas été capable de se bouger le cul pour aller chercher ce qui l’attendait. Ce qu’on veut, on le prend, point barre ! Tout le monde nous regarde, cela n’a l’air de déranger personne que je tienne en joue Men in black. Je pourrai s tirer dans cette foule que cela passerait inaperçu. Une robe blanche vient se coller à moi, contenant un corps que je pourrai s baiser sur le sol immédiatement. Seulement, je perdrai s de vue mon objectif. Pourtant, cette garce me veut, cela ne fait pas de doute.
— Je pourrai s te baiser comme jamais tu n’as été baisé chérie, dis-je au mannequin qui m’expose sa poitrine sans vergogne.
Elle vient se coller un peu plus. Je m’empare d’un de ses seins, appuyant toujours mon arme contre le cou noir et musclé. Elle soupire fort lorsque je presse avec poigne son téton qui me nargue.
— Tu jouirais avant même de voir ma queue poupée.
Elle ne répond rien.
« Tu as raison, ferme-là, c’est mieux pour toi. »
Je tords ce bout de chair qui ose me résister. La fille change de regard, elle prend peur. Oh oui, tremble salope. J’espère que tu as peur, et ce n’est rien, si tu étais entre mes mains, tu saurais ce que c’est que la vraie peur. Une larme roule sur sa joue. Déjà ? Pauvre fille, tu n’arrives pas à la cheville de ma Lula.
— Lula !
Men in black commence à suer. Il essaie de demander de l’aide, mais à tout moment je peux lui faire fermer sa gueule. J’aime que les gens la ferme . Je vous l’ai déjà dit ? Eh bien je vous le redis, pour que vous compreniez bien ! On ne badine pas avec les règles et les règles dans mon monde, se trouve nt du côté de celui qui tient le flingue. Il avance plus vite, tandis que mes yeux aiguisés, cherchent ce corps que je connais si bien. Parmi des milliers de corps, je la retrouverai s en un clin d’œil. Il est ce que je cherche. Il répond à mes critères, tous mes critères, il accepte ma force, ma perversité, mes idées lugubres, mes pulsions de chair. Il est tout ce dont j’ai besoin parce qu’il accepte tout. Elle accepte tout parce qu’elle est faite pour moi, un point c’est tout ! Nous quittons cette pièce, elle n’est pas ici. Mais putain, elle est où ?
— Lula ! Lula !
La musique continue à couvrir ma voix et peut-être même la sienne. Nous débouchons dans un petit couloir sombre. Ça sent le stupre, la déchéance. Quelle pauvreté ! Nous sommes tous des échoués. Crachés par la vie trop acide, qui se débarrasse de ses déchets en les jetant ici ou là, errant à chercher une lumière. Pauvres hommes. Ta vie ne vaut rien. Tu n’es rien. Tant que tu n’as pas trouvé ta Lula, tu n’es qu’un phacochère handicapé et aveugle qui avance les pieds palmés dans un monde de bitume et de gaz d’échappement. Elle, elle assume sa condition, sa vie d’avilissement à se prostituer à ces chairs brulées de désir pour son cul, qu’elle offre sans retenue. Débauchée et torturée, elle se plaît dans cette condition de putain attitrée, pour une heure, un soir, une nuit. Emportant au matin une odeur, quelques marques, parfois quelques beignes parce qu’elle a osé parler. Elle le sait pourtant mais ne peut s’en empêcher. C’est plus fort qu’elle. Et alors que parfois cela m’amusait, souvent je marquais son cul de ses affronts qu’elle faisait sans sourciller, parce que c’est ce qu’elle cherchait. Ah, elle aimait ça la salope. Me pousser à bout, me contredire, me faire sortir de mes gonds. Elle jouait avec ma patience, qui est très faible ceci dit, mais elle aimait aller titiller mes cordes sensibles pour essayer d’en faire sortir une musique différente que celle que j’aime jouer. Mais tout ce qu’elle récoltait, c’était ma ceinture, côté cuir dans mes meilleurs jours, côté boucle dans les plus sombres. Je la surprenais parfois, entre deux larmes, jouir de l’acier sur son cul, bien plus fort. Cela m’a excité et tellement ému. Enfin je l’ai trouvé, celle qui était aussi perverse que moi, qui cherchait à repousser ses limites sans cesse, en m’obligeant à dépasser les miennes. Elle m’a dit un jour, en posant sa main sur mon cœur :
« Libère-toi bébé, tu en as besoin. »
« Je vais te faire mal, lui avais-je répondu. »
« La douleur est l’expression des faibles. Je ne suis pas faible et je veux que tu te libères. »
Alors, elle a relevé sa jupe et m’a exposé son cul nu. Bombé et doux, je me suis égaré à le caresser et mon corps a tremblé, comme électrocuté par la sensation d’avoir trouvé mon double. J’ai levé la main et ai commencé à la claquer de plus en plus fort. Au bout de quinze minutes ma main me faisait mal et j’allais arrêter quand :
« Tu comptes commencer ou je dois appeler quelqu’un qui te montrera ce que j’attends ? »
Elle m’a énervé, tellement énervé que je l’ai poussée fortement, la laissant s’écrouler sur le sol. Puis, l’attrapant par les cheveux, je l’ai tiré jusqu’au fauteuil, sur lequel je l’ai intimé de rester les seins collés à l’assise et là, là j’ai sorti ma ceinture. Elle a osé un regard en ma direction et j’ai vu la lueur dans ses yeux. On y était, c’est ce qu’elle voulait et intimement, moi aussi. J’ai frappé, fortement et longuement. Galvanisé par ses mots, je ne pouvais plus m’arrêter.
« Plus fort. Je ne sens rien. Vas-y bébé, libère-toi. »
Le bruit du cuir clinquant son cul résonnait dans toute la pièce. Elle empoignait les côtés du fauteuil et a même arraché une partie du tissu mais tenait bon. Elle pleurait à voix haute, mais rien ne m’arrêtait. J’accompagnais chaque coup d’un hurlement. Putain, toute cette fureur en moi commençait à sortir. Je me vidais de mon mal et vivais de plus en plus. D’un coup, ma ceinture s’est fendu en deux. Cela a été le coup de grâce. Je lâchais à regret la clé de ma libération et tombais au sol, épuisé, vidé, par la puissance et les cris qui m’ont accompagnés. Assis devant ce cul qui s’offrait à moi, qui n’avait plus l’allure du début, j’étais pris de remords. Alors lentement je l’ai prise dans mes bras, l’ai embrassée, cajolée, mais elle n’avait qu’un mot :
« Merci. »
À partir de cet instant, il était trop tard. J’étais pris, accro à ce sucre brun, ma drogue, mon Brown Sugar.



- Chapitre 2 -



Tout se brouille dans ma tête, tout devient flou, même ma vue. Je m’essuie le front, j’ai chaud. Et si je ne la retrouve pas ? Que deviendrais-je ? Non, c’est impossible, elle a autant besoin de moi que j’ai besoin d’elle. Nous ne formons qu’une seule et même personne, elle ne peut pas me quitter, c’est impossible.
— Avance-toi ! crié-je au black en appuyant mon arme sur sa jugulaire.
En un instant, je pourrai s le regarder se vider de sa substance vitale. Mais qu’importe, il n’a pas conscience de l’urgence de vivre. Il a des œillères, comme vous tous d’ailleurs. Que connaissez-vous de l’existence, hein ? Vous croyez que parce que vous avez un boulot, une maison, des gosses peut-être et une vie sociale, vous savez vivre ? Vous êtes enfermés dans une bulle de pseudo confort que la société vous permet de créer. Mais la vraie vie, ce n’est pas ça. C’est celle qui vous gueule tous les matins aux oreilles de courir après vos objectifs, celle qui vous met des coups de pied au cul car il y a urgence. Urgence de prendre, de faire, de jouir, de mourir. Alors je cours, tous les matins, je cherche l’acidité de ma journée, cette intraveineuse qui va m’injecter le souffle suprême, et sans elle, pas de jouissance. Je ne suis qu’englué dans tout ce marasme, tout ce bonheur qui me fait gerber. Mon cœur saigne de son absence et quand je la retrouve, je peux baisser les armes, un instant, entendons-nous bien. Elle n’aime pas que je la maltraite les mains vides. Elle m’a révélé à moi-même. Cette perversion qui n’a pas encore trouvé l’objet de son expression, d’un coup est extirpée de mon être par une femme qui en avait besoin peut-être plus que moi. La sienne d’ailleurs est certainement pire que la mienne. Mais chacun sa place, n’allons pas tout mélanger. Je décide, ce qu’il adviendra d’elle et c’est cela qui la fait mouiller. Nos rencontres ont toujours été passionnelles, dès le début. Pour quelles raisons ? Je n’en ai aucune idée. Ce que je sais c’est que cette femme s’est insinuée dans mes veines et que sans mon shoot journalier, je dépéris. Où elle est bordel ? Un salon privé est ouvert par Men in black, mais cela ne va pas assez vite. Urgence ! Sait-il ce que cela veut dire ? Je meurs, il faut que je la retrouve. Un vieux, allongé sur un lit, la queue molle essaie de se lever tant bien que mal, tandis que la fille lui lèche les couilles. Rouge comme une écrevisse, il va crever d’apoplexie ce con. On quitte la pièce sans fermer la porte, de toute façon qui pourrait être excité devant une telle scène. Salon suivant, une fille est suspendue au plafond, jambes écartées, tandis qu’un homme lui fait un cunnilingus, un autre est assis dans un fauteuil et se branle. Je resterais bien pour voir le déroulement du scénario mais je manque d’air à chaque seconde. Ils m’ont excité, c’est malin. Je tire sur mon jeans, essayant de me faire un peu place et me replace de manière plus confortable. Deux, trois, cinq salons sont ouverts, mais pas de Lula. Je vais devenir dingue.
— Lula ! Lula !
La pression commence à monter, son absence me fait crever. Bon Dieu, je vais devenir fou. Les femmes crient quand on entre dans les pièces, les hommes jurent, mais mon flingue leur fait fermer leur gueule. Qu’ils se la ferme tous, c’est trop demandé ?
— LULA ! LULA !
Elle est ici, c’est sûr, c’est le dernier endroit que je n’ai visité. Encore deux portes et pas de Lula, putain. Je me frotte la tête. Mais où est-elle ? Mon Sugar, j’ai besoin de toi. Je me noie. Encore un coup de pied dans une énième porte, pour découvrir une femme en guêpière noire, de longs cheveux blond vénitien, les bras tendus par des chaînes au-dessus de sa tête. C’est elle ! Ma reine noire ! Un type est en train de la fouetter en poussant un cri absurde à chaque coup. Je pousse le black dans le couloir et ferme la porte rapidement derrière moi. Puis à grands pas, je tape sur l’épaule du gars qui se retourne surpris. Je lui lance mon poing dans sa petite gueule de bouffon. La lèvre inférieure coupée, il pisse le sang mais pas assez à mon goût. À peine relevé je vise l’arcade droite. Là, voilà ! Il ressemble à quelque chose.
— Vous êtes qui bon Dieu ?
— Dieu ne peut rien pour toi mon pauvre, tu ne sais pas encore ?
— Qu’est-ce que vous me voulez ?
— Tu baises ma Lula ?
— Euh non, je… je ne sais pas qui est Lula.
Il me prend pour un con lui aussi, décidément ce soir tout le monde se fou t de ma gueule. Je l’attrape par la mâchoire, qu’il a de très carrée et l’oblige à regarder ma reine. Elle ne s’est pas retournée, mais je vois à sa peau parsemée de frissons qu’elle sait que je suis venu la chercher. Délicatement je parcours son dos avec la pulpe de mes doigts, en partant de son omoplate, longeant son échine pour me retrouver sur son cul arrondi comme je l’aime. Je la serre avec force.
— Elle est à moi !
— Je ne savais pas Monsieur. Désolé, dit le géant sans couilles.
— Tu la veux ma reine, hein ?
— Non, je…, je vais trouver une autre fille.
— Une autre fille ?! Une AUTRE fille ! Non mais tu entends ça ma libellule ? Tu n’es pas assez bien pour lui.
— Ce n’est pas ce que je voulais dire, s’excuse ce minable.
— Ben c’est ce que tu as dit connard ! lui crié-je dessus, mon flingue pointé vers son visage.
— Excusez-moi, je veux juste sortir et vous laisser tous les deux, cela ne me regarde pas.
— Oh non, petit malin. Tu crois pouvoir te défiler comme ça. T’es un bonhomme ou une pédale ?
Je secoue mon arme devant ses yeux, ce qui le fait paniquer. Voilà, enfin cette petite lueur de peur, il était temps. Histoire de voir combien de temps il va tenir avant de chialer, je lui colle entre les deux yeux. Il les ferme et psalmodie une prière. Pathétique. Le monde va à sa déchéance. Tu m’étonnes que la vie ait déserté certains, quand on voit comment il s font face aux épreuves, il y a de quoi poser un flacon d’antidépresseurs sur la table et tourner le dos, en espérant qu’il avale tout ça rapidement et face de la place au suivant. Mais quelle honte ! Où sont les hommes bordel ? Ceux qui s’assument, ceux qui savent où ils vont et emportent avec eux femme et enfants. Quoi que, enfants, cela reste à voir. L’être humain n’est pas assez morbide et destructeur, il faut en plus qu’il se reproduise et qu’il pointe du doigt son gosse en lui disant :
« Tu vois la merde dans laquelle je vis et bien toi aussi tu vas avoir ta dose, y’a pas de raison qu’il n’y ait que moi ! Et comme si cela ne lui suffisait pas, il pousse sa suprématie à en refaire. »
Si si, des dingues, je vous dis. Chacun son truc, mais doit-on forcément être des milliers à se partager ce monde infâme ? Doit-on se féminiser pour devenir une pâle copie de la femme, sans couilles et lobotomisé e pour rentrer dans la petite boîte que maman France a préparée pour nous ? Crier au monde que rien ne va est bien facile, mais se bouger le cul pour changer ce qui ne nous plaît pas, il en faut dans le pantalon. Et pour le moment, ce que j’ai sous les yeux est bien mou. Cela me désole. Ce qui me désole surtout c’est qu’elle ose laisser ce pignouf tremper son biscuit rassis dans son obole de lumière. Elle mérite mieux. Et c’est quoi ça ?
— C’est quoi ça ? hurlé-je en lui montrant le dos de ma Lula.
— C’est une marque de fouet Monsieur.
— Ça une marque de fouet ? Tu entends ça chérie, une marque de fouet. Tu as senti quelque chose ?
— Non, rien du tout.
Le géant, ratatiné sur la moquette qui a dû voir plus de foutre qu’il en a éjaculé dans toute sa vie, change de couleur.
— Quand on veut jouer, on joue bien. Lève-toi !
Il se questionne, cherchant une issue certainement. Mais il n’en trouvera pas. Je détiens toutes les sorties et aussi la clé de sa libération ou pas. Un coup de crosse sur la tête, oh pas fort, juste de quoi lui secouer les puces et qu’il se bouge. J’aime que l’on se la ferme mais surtout qu’on se bouge quand je l’exige. La patience n’est pas mon fort, mais ça, vous l’avez remarqué je pense.
— Alors comme ça tu t’es cru un aventurier ?
— Non, pas du tout.
— Ferme-la !
Il me fait oui de la tête. J’attrape ses poignets d’une main et les attaches aux menottes en fer, les mêmes que celles avec lesquelles il a osé attacher ma beauté. Y’a que moi qui est le droit de lui faire mal. Personne, je dis bien personne, ne peut la faire souffrir sans mon autorisation. Mais cette petite effrontée, il faut toujours qu’elle me mette au défi. Je tire sur la chaîne et monte les bras du géant en l’air. Il fait moins le fier, tandis que moi je jubile. Je baisse son pantalon et, non je le crois pas, son slip. C’est bien le genre de mec à porter des slips, tiens. Les vêtements au bas des chevilles, il commence à comprendre où je veux en venir. Eh oui mon grand, on va jouer et cette fois dans la cour des grands. Ma beauté se tortille à côté de lui, mais son corps à elle, est magnifique. Je lui attrape le menton avec force, et l’embrasse avec passion. Elle me mord la lèvre inférieure et me fait saigner. Je lèche le sang et lui retourne une gifle qui effraie son copain de jeu. Elle se retourne à son tour vers moi, un sourire pétillant aux coins des lèvres et les yeux quémandeurs.
— Libère-toi, me lance-t-elle.
Alors ma main s’empare de sa gorge et la serre. Tu vas en prendre aussi ma libellule, tu me provoques encore, mais tu sais que je vais te faire payer et ravaler ton envie de vouloir batailler avec moi. Je gagnerai toujours. Je desserre mes doigts et lui redonne de l’air.
— Alors Sparrow, tu veux jouer les pirates, on va jouer.
— S’il vous plaît , miaule-t-il.
C’est quoi cette voix de chatte en détresse.
— Tu devrais avoir honte de ton comportement Jack. Ne pas savoir faire de belles marques à une femme aussi belle que la mienne. Je vais te montrer ce qu’on attend de ce genre de jouet.
Sans sommation je lève le bras et avec la fureur et l’excitation qui m’anime à ce moment, je lui lacère le dos. Le petit pirate du dimanche crie tout ce qu’il peut. Il va se la fermer, dans peu de temps, il va chialer et nous épargner les oreilles. Trois coups après il est en larmes. Ah ben il est beau notre pirate des Caraïbe s. Ma Lula jubile, car elle sait ce qui l’attend quand je suis dans cet état là et c’est que ce qu’elle cherche.



- Chapitre 3 -



Ses jambes tremblent tellement, qu’il n’arrive plus à tenir droit et que mes coups deviennent disparates. On croirait que je suis un débutant, ce qui ne me plaît pas du tout. Je conçois que pour une première fois, vingt coups bien placés et avec force, perturbe un peu. Mais bon, c’est un bonhomme ou bien ? Ceci dit, cela va l’endurcir. Il était temps que quelqu’un se charge de son éducation. Mais qu’a fait sa mère ? Je lui détache les mains et il tombe telle une crêpe sur le sol. Pas question qu’il réduise à néant mon travail. À ce moment, on cogne à la porte avec force. Les vigiles sont là et s’énervent.
— Dis-leur que tout va bien.
— Ça va, laissez-nous s’il vous plaît.
— Plus ferme que ça, on croirait que tu vas chialer ! lui dis-je fermement, mon arme sur la tempe.
— Laissez-nous maintenant, nous avons à faire.
Les cris derrière la porte cessent. Dans ce genre d’établissement, ils sont souvent confrontés à toutes sortes de scénarios. Ici nous sommes dans l’antre du diable. Pas de codes d’arrêts, que du trash, du plaisir sans limites. Bon c’est vrai que le coup du nez pété n’est pas dans les scénarios qu’ils ont l’habitude de voir, mais il faut ce qu’il faut, ma Lula vaut bien mille nez cassés, au moins. Jack se lève avec souffrance, il me ferait presque peine ce con. Mais il est là pour une bonne raison et moi aussi, tout comme ma chienne.
— Alors Jack, tu voulais baiser ma libellule ?
— Non, je ne comptais pas toucher votre libellule.
Elle se retourne, furieuse. Voilà, il l’a mise en colère. Nous allons devoir aller au combat et en général on en ressort tous les deux éreintés mais vainqueurs.
— Eh bien, tu vas la baiser !
Il me regarde, tout penaud, des :
« S’il vous plaît , me demandez pas ça. Pas comme ça, devant vous. »
Eh si, mon pirate, tu vas attacher tes nattes et me montrer comment tu comptes faire jouir ma reine noire. Je lui tends le fouet qu’il prend d’une main fébrile. Il ne bouge pas et chiale à nouveau. Mais bordel, qu’est-ce qui m’a foutu un mec pareil. Aux grands mots les grands remèdes, je lui enfonce mon flingue dans la bouche.
— Ça devrait aller mieux là, mon p’tit Jack. Allez ! lui crié-je dessus.
De nombreuses larmes coulent sur ses joues, on croirait un bébé qui fait une grosse colère. Je remue mon canon, il comprend que je peux lui péter les dents s’il ne se bouge pas tout de suite. D’autant que ma Lula attend. Il envoie le premier coup. Ridicule. C’est à peine s’il l’a touchée.
— Je crois que je vais devoir te remontrer ce que j’attends de toi.
— Non, non s’il vous plaît , se plaint-il.
— Je t’ai dit de parler ? Hein ?
Non, fait-il maintenant en secouant sa tête pleine de larmes.
— Alors vas-y, bordel !
Cette fois il a compris et lance le fouet avec force. L’impact s’imprime dans les chairs de mon Sugar. Elle gémit, tandis que lui miaule comme un chat apeuré.
— Plus fort !
Il s’exécute. Voilà, ce n’est pas difficile. Je ne comprends pas les gens qui s’entêtent à faire différemment que ce que je leur demande. Au final ils se font mal et devront tout de même faire ce que je veux. Autant s’épargner toute cette douleur et me faire gagner du temps. Le temps coûte cher, vous le savez ça ? Je ne parle pas d’argent, je parle de minutes, de secondes qui s’écoulent sans qu’on puisse être dans la jouissance. Ma vie ne doit être que jouissance de tout. Pas seulement sexuelle, mais aussi physique, mentale, spirituelle aussi. Ne doutez pas de ma capacité à croire à un ailleurs. Je le connais bien cet espace en dehors du temps, j’y vais régulièrement. Qui peut en dire autant ? La spiritualité n’est pas que Dieu, elle est dans tout ce qui t’emmène en dehors de ton quotidien pesant et le sexe est le bon moyen d’y parvenir rapidement. Encore faut-il trouver la partenaire qu’il faut. Et la mienne est sous mes yeux, attachée et fouettée par un minable qui ne sait pas s’y prendre. Je le regarde faire quelques minutes. Secondes en fait. Il est pathétique. Comment compte-t-il faire jouir ma beauté comme ça ?
— Donne-moi ça ! exigé-je en lui arrachant le fouet des mains.
Jack se transforme en cachet d’aspirine, blanc et effervescent, il perd de sa consistance. Il est ridicule avec son pantalon et son slip au bas des chevilles.
— Retire tout ça ! lui ordonné-je.
Il s’exécute gentiment mais trop lentement. J’envoie mon fouet claquer son dos et étrangement, il accélère.
— Assieds-toi là, continué-je en lui montrant le fauteuil. Tu vas regarder et te branler pendant que je joue avec ma reine. Et après tu vas la baiser. Et tu as intérêt à être en forme, commandé-je en voyant l’état de sa queue.
Il commence à s’empoigner et s’astiquer. Il n’est pas près de la faire jouir. Et cela va la mettre en colère, très en colère. Et si elle est en colère, cela va m’énerver. Et si je suis énervé. Ben, vous en avez eu un aperçu. Ma putain s’impatiente, elle bouge son petit cul de gauche à droite et m’aguiche. Elle regarde droit devant elle et elle a raison. Elle a bien compris que c’est moi qui tiens le cuir et que là, on ne rigole plus. J’attends des cris, des pleurs et des suppliques. Oh oui, des suppliques. J’adore ça ! Quand cela inonde le corps du supplicié et qu’il arrive presque à s’étouffer avec. Mes poils s’hérissent sur mes bras, l’excitation commence à m’envahir. Il est temps. Le premier coup est assez fort. Un échauffement à vrai dire. Mais dès le second je suis au taquet. Je frappe, dix coups, quinze coups, vingt coups. Sa tête se tient droite, son corps est tendu, elle en redemande. Je jette un œil à Jack, médusé sous la force de mes poignets. Dès qu’il le remarque il accélère le mouvement du sien. Mais quel nul. À quoi ça sert d’avoir une queue entre les jambes pour la laisser pendre de la sorte ? OK, reprenons où nous en étions. Je m’approche de ma libellule, attrape ses cheveux que je réunis dans ma main et les décale sur son épaule gauche, dévoilant son cou que j’embrasse voluptueusement. Elle m’offre un meilleur accès, me donnant également son accord de commencer réellement à jouer. Une montée d’adrénaline s’injecte en moi. J’enroule le fouet autour de son cou et le serre. Jack tourne la tête, bon sang, il se permet de ne pas regarder ma reine prendre du plaisir ? De quel droit ?!
— Tu ne fais pas honneur à ma pute Jack ! lui crié-je en pointant mon flingue sur son front.
— Désolé, mais…
— Ferme-là. Tu n’as pas encore compris ? Je t’ai dit de la fermer et de te branler pendant que je chauffe mon Sugar. Quand ce sera du caramel tu la baiseras et bien comme il faut. Pas question de lâcher ta purée sans mon accord ni en elle, cela va de soi.
Je plaque mon canon sur sa queue, lui faisant exorbiter les yeux de la tête. Il vient de comprendre que je ne rigole pas. Il était temps. Ses mains bougent avec force et sa nouille commence à prendre de l’allure. Pas dit que cela la fasse jouir mais je vais tout faire pour. D’un pas rapide je retrouve ma reine qui respire fort.
« Oui, mon sucre brun, je suis là et on va jouer. Tu vas l’avoir ta jouissance. »
J’enroule d’un tour de plus le fouet autour de son cou et serre de mes deux mains. Elle tente de trouver de l’air mais elle sait que je lui en laisserai peu et c’est ce qu’elle cherche. C’est ce qu’elle aime chez moi. Pas de demi-mesure, pas la peine de quémander, de marchander. Tu n’auras rien d’autre que ce que ce je veux que tu aies. Sa peau du cou devient rouge, ses pommettes aussi se teintent. L’oxygène lui manque et bientôt elle va avoir tout un tas de petites bulles dans le crâne qui vont la faire s’envoler vers un ailleurs. J’attrape un de ses tétons, il est tout dur. J’adore quand ils sont tout durs. C’est plus facile de les torturer.
— Jack ! Amène-toi.
Tout penaud il arrive, dans une démarche nonchalante et en cachant son entrejambe.
— Tu fais quoi là ? Enlève tes mains avant que je le te les coupe.
Il quitte son sourire narquois. Je l’attrape par ses cheveux longs, graissés par la sueur et la peur et le poste devant ma libellule. Elle commence à perdre pied. Elle halète mais ne se plaint pas. Elle ne se plaint jamais d’ailleurs. Elle a trop peur que je la prive de tout cela. J’approche la tête de Jack vers le téton durci de ma reine.
— Tête-lui le sein et correctement. Je veux l’entendre hurler de plaisir.
Il me refait ses yeux de bébé pleureur. Eh bien, il est l’heure de manger mon petit. Elle tend sa poitrine dans sa direction, contente de mon ordre.
— Met s ta main sur son sein ! Allez, mieux que ça. Tu n’as jamais touché une femme ou quoi ?
Je me recule un peu tout en maintenant la pression autour de son cou et regarde ce tableau. Sa bouche gobe son sein, sa langue titille son téton droit tandis que sa main, titille le gauche. Cela pourrait être mieux mais c’est un bon début. On va pouvoir passer la seconde. Je me recule et lance mon bras. C’est parti. Sa peau se parsème de rose, puis de rouge. Par moment le fouet claque aussi Jack qui pousse des petits cris, ce qui galvanise ma beauté. Qu’est-ce qu’elle est belle. Ce scénario lui va tellement bien. Je claque l’arrière de ses cuisses. J’aime que les marques se voient, qu’elles restent pendant des jours, que je puisse appuyer dessus et la voir mordre ses lèvres pour ne pas crier. Car elle se rappelle de la jouissance qui a accompagné chacune d’elle. Il me faut plus de surface. Je m’approche d’elle. Ses bras commencent à se tendre d’épuisement. Je défais les agrafes une à une de sa guêpière, libérant son dos. À la vue de cet espace blanc, je m’enflamme. Ma queue gonfle instantanément. Cette fois je ne m’arrête plus. Je frappe à gauche, à droite, en haut, en bas, Jack en prend tout autant. Sa langue tourne autour du mamelon tendu et ma Lula se met à jouir, fort. Elle est prête. Je laisse le fouet tomber sur le sol dans un grand bruit et rejoins le couple improbable que j’ai sous les yeux.
— Soulève-la en passant ses jambes autour de ta taille et prends-la !
Il fait mine de ne pas comprendre, alors j’attrape la chaîne qui pend derrière lui et lui passe autour du cou, puis serre.
— Tu comprends mieux là ?
Ses bras soulèvent les jambes de ma reine et il plante sa queue au creux de ma libellule. Elle crie. De surprise, je suppose.
— Baise-la ! Je veux l’entendre, tout le club doit l’entendre.
Il fait des va-et-vient aussi mous que lui. Ce mec est adepte à la fainéantise.
— Peut-être devrais-je te montrer ce que j’attends de toi, lui dis-je en me postant derrière lui, bandant contre son cul.
Il a compris, alléluia ! Il empoigne ses fesses et entre et sort avec force. Elle se tient aux chaînes au-dessus d’elle et le peu d’énergie qu’elle avait tout à l’heure, s’est changé en faim. Je reconnais cette petite veine dans son cou qui se gonfle au fil de ses envies, son second orgasme n’est pas loin. Juste pour le plaisir, j’insuffle quelques coups de fouet à notre Don Juan en action, pour qu’il se cabre un peu plus et qu’il prenne la mesure du trophée qu’il a au bout de sa queue. S’en rend-il compte ? Peu importe en fait, ce qui compte c’est elle et moi, lui n’est rien. Ils ne sont rien. Et de trois. Eh bien, je n’aurais pas pensé qu’il y arriverait.
— Je vais… je suis presque…
— Oh non, pas question, on n’a pas fini. Tu crois que je vais te laisser baiser ma pute sans rien avoir en échange, lui soufflé-je à l’oreille en lui tirant fermement les cheveux.
J’adore faire trembler mes pantins. Et lui, est le parfait petit jouet. Collé au dos de mon sucre brun, je lui pétris les seins qui sont devenus sensibles, mais mes mains ne sont pas les siennes. Je tire sur ses tétons tout en les tordant. Dommage, je n’ai pas mes accessoires sous la main. Je sens la pression monter en moi, le sang irriguer ma bite, commence à surcharger mon cerveau. Putain, cette scène me fait bander. Qui l’aurait cru ? Elle pose sa tête sur mon épaule, elle me fait confiance. Comment peut-il en être autrement ? Elle sait qu’avec moi elle aura droit au pire et que toutes ses perversions trouveront écho en moi.
— Plus fort Jack, lui crié-je.
Il se donne le petit pirate, il sue et son front goutte. Lamentable. Ma queue crie famine, alors j’écarte le cul de ma putain et la sodomise bien profond. Elle se met à crier de plaisir. Cela fait tellement longtemps que nous n’avons pas pratiqué cette position. C’est vrai qu’il fallait trouver un bon couillon. J’impose le rythme et Jack me suit tant bien que mal, il peine on dirait. Rien à foutre, il jouira quand je jouirai. Je tords les seins endoloris de ma reine puis lui attrape la gorge. Il va falloir payer pour cela mon petit sucre. Je m’empare de sa respiration, de son cul, tandis que Jack de sa chatte.
— Tu es à moi salope ! Tu m’entends ?
Elle ne répond pas bien sûr.
— Est-ce que tu m’as bien compris ? reprends-je à son oreille.
— Oui, dit-elle doucement.
Ma seconde main rejoint la première et ma colère tout comme mon excitation est à son comble. Je serre, je la pilonne, je crie. Elle s’évanouit.
— Continue Jack !
Ses yeux ont changé de couleur, il n’a jamais dû baiser une femme évanouie je suppose et bien il pourra porter cela dans son petit carnet planqué sous son lit. Je décharge dans le cul de ma reine noire, Jack sur sa chatte et se met à chialer. Putain, il gâche un beau moment. Quelques bonnes claques et ma libellule bat à nouveau des ailes. Notre pirate est perdu. Il a compris que la quête d’un trésor a un coût et que celui-ci est bien trop cher pour lui. Je le laisse partir avant de détacher mon sucre.



- Chapitre 4 -



Je lui détache les poignets des menottes, elle se laisse tomber sur mon épaule et vient enfouir son visage dans mon cou. Que j’aime quand elle lâche prise et que je deviens son pilier.
— Excuse-moi, me murmure-t-elle tout bas.
Bien sûr que je l’excuse, mais je ne lui dirai pas. Combien de fois elle m’a fait ce coup-là ? Combien de fois je l’ai retrouvée pendue au bout d’une queue qui n’est pas la mienne ? Tout remonte. La jalousie refait surface, la colère me pique la gorge. La peur de me retrouver seul alors que j’ai trouvé mon double. Je ne peux pas lui en vouloir, cela fait partie de nous. Je ne peux pas lui demander de tout quitter pour moi. Est-ce que j’aurai s la force d’être tous les autres ? D’assouvir tous ses besoins ? Elle offrait déjà son corps aux faiseurs d’étoiles. Mais ce n’est que des bleus mal placés qu’ils lui laissaient. Elle était pute avant moi, elle sera pute jusqu’à la fin de sa vie. Ne croyez pas que c’est par charité qu’elle a fait ce choix-là. Oui, c’est un choix ! Vous avez bien lu. Elle aime baiser, et baiser à plusieurs, sous la violence et la contrainte. Mais ce qu’il lui manquait c’était la sécurité. Les hommes de passage la mettaient en danger, et c’est parce qu’elle a besoin de cette insécurité qu’elle a cru, à tort qu’ils la conduiraient vers son ailleurs. Mais cela n’arrivait jamais car ces hommes n’étaient pas là pour son plaisir, mais juste pour le leur. Quand j’ai trouvé ma libellule, elle était allongée dans la rue, les vêtements déchirés, la lèvre inférieure fendue et elle saignait. Je me suis précipité vers elle et lui ai porté secours. Quel genre d’hommes est capable de faire ce genre de choses ? Cela m’a questionné et énervé, qu’on abuse d’une femme et qu’on la jette sur le bitume à moitié nue et en sang, ce n’était pas acceptable. Elle a levé la main vers moi en signe de protection mais j’ai su la rassurer. Alors elle m’a laissé faire. Je lui ai essuyé la lèvre avec mon teeshirt que j’ai soulevé pour atteindre son visage. Son regard a changé d’un coup puis ses mains se sont immiscées sous le tissu, caressant et palpant mon torse qu’elle a griffé avec force en poussant un grognement, qui a réveillé en moi des effluves que j’ai pourtant bien cachés. Sa poitrine était visible et cela m’a donné envie d’elle, mais on n’abuse pas d’une femme qui vient d’être abusée. Et pourtant. J’étais loin de m’imaginer que c’était elle qui a souhaité se faire frapper et jeter sur la voie publique, comme une pute usagée. Elle m’a sauté dessus, m’embrassant comme si j’étais son sauveur. Pris de surprise, je l’ai arrachée à ma bouche, la repoussant brutalement. D’un coup, je l’ai vu s’ouvrir comme une fleur au jour qui mourrait dans la nuit. Elle venait de me nommer soleil et mes rayons se sont amplifiés d’une confiance inconnue, que longtemps j’ai cherchée. Cette fois c’est moi qui dévorais ses lèvres et le goût de son sang s’est mêlé à ma salive, pénétrant mon corps et mon cœur. Ce goût si particulier qui venait de prendre possession de mon intérieur, ne m’a toujours pas quitté à ce jour. Elle venait de me droguer de la pire des manières qu’il soit. Il m’a suffi d’un regard appuyé pour comprendre ce qu’elle voulait. Alors, d’un geste forcé je l’ai a ttrapé par la gorge et lui ai fait comprendre que j’allais prendre soin d’elle mais avant, j’allais la posséder de la façon la plus honorable à mon sens. Violemment, je lui ai posé la joue sur le trottoir froid et ai relevé son cul. En détachant mon pantalon, aucune autre pensée que la baiser, ne m’a traversé l’esprit. Il me fallait la sentir de l’intérieur. M’imprégner de cette fille car elle détenait quelque chose qui m’appartenait. Je ne savais pas encore quoi mais ce qui me manquait était en elle. Ma queue glissait dans un moule parfaitement adapté, presque moulé sur mon anatomie. En cognant le fond de sa grotte, en allant frapper contre la porte de la vie, je découvrais un accès à ma mort. Celle qui me rôdait autour depuis tellement longtemps et dont je n’ai trouvé aucun moyen de la contacter. C’était là, en elle. Elle portait ma mort. Elle était mes larmes, trop longtemps contenues, elle était mes sourires, trop souvent ravalés, elle était mon regard, constamment triste sur ce monde, elle était mon air, ô combien manquant, elle était mon double, depuis toujours perdu. Elle était là ! J’étais en elle, j’étais en moi. Elle m’offrait de ce qu’elle avait de plus intime, je lui offrais ce que j’avais de plus morbide. Nous formions une parabole vers un ailleurs qu’elle et moi attendions. Mes mains accrochaient à ses reins, que je martelais de mes ongles plantés, la forçaient à accepter mon offrande au plus profond. Ses petits cris montaient de plus en plus dans les aigus, risquant d’ameuter les gens qui passaient non loin. Mais cela n’avait pas l’air de la déranger, moi non plus d’ailleurs. J’ai enroulé mon bras à ses cheveux pour la cambrer au maximum, ce qui lui tendait le cou, au risque de l’empêchait de respirer. Qu’importe, j’ai continué et elle a accepté. Aucun signal n’émanait d’elle, si ce n’est des permissions qu’elle mimait avec son cul tendu dans ma direction. Nous étions en fusion, coulant de bestialité sur les pavés gris qui rougissaient de plus en plus quand un clampin est venu à son secours, soi-disant. L’homme en pardessus bien taillé, tout comme son pantalon, sa veste et sa cravate, manquait que sa bite m’étais-je fait la remarque, s’est approché en hurlant :
— Lâchez-la tout de suite ou j’appelle la police ! s’était-il permis.
Le visage de la femme percée de mes coups, s’est tourné vers moi, roulant des yeux, puis vers lui. Elle lui a jeté un regard qui venait de rendre glace la lave qui s’écoulait il y a quelques secondes entre nous. Un électrochoc m’a atteint la poitrine, en plein cœur j’étais touché et comme un mari jaloux, je me devais de défendre ma belle. Alors j’ai sorti mon flingue de ma poche intérieure. J’avais l’idée d’aller casser quelques gueules qui ne me revenaient pas, mais ce type, tout compte fait, ferait l’affaire. C’était notre première fois, notre soirée aux chandelles, nos retrouvailles, nos complétudes et Monsieur venait s’immiscer, soit !
— Ferme ta gueule ! lui ai-je crié.
Il était surpris puis la peur a pris le pas. Doucement il a r eculé mais je n’étais pas dupe. Elle non plus.
— Viens-là ou je te plombe !
Il a balbutié un truc incompréhensible dont tout le monde se foutait puis s’est exécuté. C’est tout ce qui comptait en réalité. La femme pilonnée s’est illuminée, irradié e par la médiocrité de l’homme émasculé. Elle venait de s’en remettre à moi, me demandant de continuer, me donnant l’ordre de l’exciter. Il a suffi d’un regard, que même lui a capté, pour nous rendre compte que nous étions faits l’un pour l’autre. Le volcan venait de se réveiller, la lave bouillonnait et notre fusion s’est mise à exploser. Je me suis mis à la posséder un peu plus fort, sous les yeux de mister sans couille médusé. C’est fou comme le poids d’une arme peut faire marcher aux pas les égarés. Il était là, les yeux imbibés de voyeurisme alors que sa bonne conscience lui demandait de sauver la dame en larmes. Mais sa bite elle, aurait aimé la goûter. Ma main bien appuyée sur sa joue pour qu’elle comprenne que c’est moi qui dominait, ma queue bien plantée pour qu’elle sente que je n’étais pas cette sorte d’homme transgénique, qui était plus proche du trans que de la nique. Mister matait à mort et ne disait plus rien. Tant mieux, j’avais besoin d’un voyeur pas d’un conteur de bonne morale. Les mains de la belle ont attrapé mes cuisses et jouaient de ses ongles dans ma peau. Ah la garce, elle voulait prendre le dessus. Il fallait que je lui montre que c’était moi l’homme et qu’en tant que tel, j’aurais toujours un pas d’avance sur elle. Sa joue râpait le bitume, sa lèvre fendue répandait son souffre et auréolait la terre aride d’une jolie couleur rouge orangé. Elle était belle, putain ce qu’elle était belle. Notre voyeur en herbe bavait devant cette scène qu’il n’aurait même pas osée fantasmer au risque de se faire couper la bite par sa daronne :
« On ne traite pas les femmes de la sorte, je t’ai éduqué en bon garçon. »
Parce que mister baise selon maman. Joliment pour pas froisser sa dame, tendrement pour embellir sa Monique, lui donner l’impression qu’il l’a comprise et qu’il l’aimera tous les jours. Mais pauvre con, une femme n’y connaît rien de plus que toi à l’amour. Tu crois qu’elle veut des roses mais en fait c’est les épines qu’elle cherche et toi en prince charmant tu les as toutes retirées pour qu’elle ne se pique pas et ne perdre pas de sa si importante substance vitale. Pourtant les épines sont les seules choses dont elle a besoin, pour se rappeler qu’avant qu’on l’oblige à jouer à la poupée et à faire bouillir de l’eau pour les pâtes en même temps que l’eau du bain, elle était gorgée de passion, celle de trouver son double, celui qui la comprendrait peut-être mieux qu’elle, qu’il lui donnerait ce qu’elle n’a pas pensé, celui qui la surprendrait dans des moments où elle croirait que tout est perdu, celui qui lui tendrait la main dans les moments où elle poserait un genou à terre, celui qui lui offrirait son épaule pour la laisser se reposer, mais surtout celui qui saurait la retourner sur la table de cuisine au risque de laisser brûler le repas, pour la baiser sans sommation et qui, pour réparer cela, emmènerait femme et enfants manger au restaurant. Alors elle aurait le sourire pour le reste de la soirée, parce que les petits nourris, le mari assouvi et elle, en vie. Il n’est question que de cela mon ami. La vie ! Trouver ce qui vous permet de vivre, de passer à travers les nuages gris qui coulent parfois d’une pluie acide qui remplit les cœurs et les esprits, au détriment d’une âme passionnelle qui volerait d’un point à l’autre sans se soucier du jour et de la nuit. Ce bouillonnement entre son cul et mon ventre, qui claquait à chaque rapprochement, qui m’étouffait à chaque éloignement, étouffait aussi mister qui suivait des yeux, la langue pendante, mes va-et-vient qu’il aurait aimés maîtriser. Je sentais la petite chose entre mes mains fondre de plus en plus et mon flingue entre mes doigts, appuyant sur son dos pour bien imprégner en elle aussi, que le roi c’est moi. Elle, n’est que ma reine. Ma reine noire qui se nourrit de ma perversité pour enrichir la sienne. Il m’en fallait plus. La posséder plus loin, lui montrer comment doit se comporter un homme et que sa place à elle, est la tête baissée sur le bitume et la gueule fermée. Elle criait autant qu’elle pouvait et faisait trop de bruit, je n’avais pas envie qu’elle ameute tous les paumés du coin. Dégainant mon bijou en acier et sans avoir besoin de parler, je secouais mon arme chargée devant mister sans couille s, qui déjà se levait. Je le sommais de se placer devant sa bouche pour qu’elle la ferme une bonne fois et que je puisse prendre mon pied. Elle a relevé la tête, comprenant elle aussi ce que j’attendais et à ma grande surprise, elle a pris en main la bite de mister qui n’arrivait pas à la trouver et s’est mise à le branler mais ce n’est pas ce que je voulais. Je l’ai attrapé e à la racine des cheveux et lui ai soufflé mes mots doux, sans savoir comment elle le prendrait :
— Suce-le avant que je te foute mon flingue dans le cul.
Elle a compris et a tendu ses globes vers moi, en guise d’excitation. Cette fille était aussi folle que moi. J’en profitai s pour poser mon canon sur sa fleur à peine ouverte, juste pour voir jusqu’où elle pouvait aller. Loin a priori. Je l’ai compris quand elle s’est mise à l’écarter pour me signifier que je pouvais y aller, elle acceptait. Cela m’a galvanisé. J’avais envie de la posséder par tous les trous sans jamais m’arrêter. Mister avait les yeux révulsés, pauvre petit qui devait découvrir le plaisir de se faire sucer. Deux minutes après il éjaculait, m’obligeant à venir à mon insu. Honteux, il a remballé son jouet du trente et un mensuel et l’a rangé dans son petit caleçon rayé que maman a bien repassé parce que les plis font mal au cul. Il ne savait pas ce qu’il devait faire, mon arme dans sa direction, le menaçant à tout instant de lui retirer son dernier souffle. Il ne valait rien et n’avait aucune importance pour moi. Je venais de trouver mon Brown Sugar et cela valait bien une respiration de plus. D’un geste du poignet je lui intimais de partir, ce qu’il a fait en courant jusqu’à la rue pleine de gens occupés à parler de leurs malheurs sans voir qu’il était en sueur et qu’une tache ornée son pantalon. Ma reine, épuisée et essoufflée, s’est retournée vers moi, les yeux rougis par les larmes. J’ai pleuré avec elle. Nous nous sommes trouvés. Combien de chance avions nous de tomber, au détour d’une ruelle, l’un sur l’autre, de tomber sur soi ? Je lui ai passé ma veste autour des épaules et tout le trajet jusqu’à chez moi, elle m’a regardé, émerveillée. Moi j’étais ému, intimidé, de me retrouver devant mon double tant cherché, tant rêvé. Jamais je n’aurais cru la trouver un jour, pas ici, dans cette position, dans cette situation. Mais elle était là, j’étais là, nous étions en vie. Encore plus en vie.

Dans le couloir qui nous mène vers la sortie, les Men in black sont postés, nous attendant, bras croisés, visages fermés. S’ils savaient ce que je pense de leurs gueules. Nous sommes passés devant eux sans un mot mais mon regard et mon arme, nous ont ouvert la porte décorée du sang de Michelin.
— Je crois que nous ne serons plus les bienvenus ici ma libellule.
Elle me sourit, fatiguée mais endurante, elle qui ne baisse jamais les bras ni ne ferme les cuisses, elle serait prête à de nouveaux jeux si tel était mon envie, mais je crois que pour ce soir elle a assez vécu d’émotions. Moi aussi d’ailleurs. Je l’allonge sur la banquette arrière, elle s’endort. Tout en roulant vers chez nous, je la revois, ma reine qui veut toujours aller plus loin, qui me pousse encore plus profond, m’a fait confiance. Je me regarde dans le rétroviseur, fort et gonflé de cette expérience et lui dit tout bas :
— Ne me refais jamais ça !



- Chapitre 5 -



Ma libellule dort paisiblement. Quand je la regarde je vois toute la tendresse dont elle est capable d’avoir envers moi mais quand je touche son corps, je sens toute la détresse qu’il l’habite. Son corps fond sous mes caresses et des effluves de caramel remontent à mon nez, ouvrant tous mes sens et me faisant bander. Elle causera ma perte un jour, c’est sûr. Elle ouvre les yeux et m’envoie un superbe sourire qui me fait l’aimer encore. C’est la tentation en personne. Cette nuit je l’ai laissée dormir vers moi parce que j’ai peur de la perdre, mais elle va devoir payer pour ce qu’elle m’a fait vivre. Et elle le sait. Mes mains lui caressent le ventre, je ferme les yeux, m’imprégnant de ses formes, puis monte sur ses seins. Ils sont si seuls et sans saveur. Son corps me crie de lui donner beauté. Je pose mon doigt sur ses lèvres, lui intimant de se la fermer et j’ouvre le tiroir de la table de nuit pour en sortir du gros scotch noir. Ses yeux pétillent.
« Oui ma reine je sais que cela t’excite mais ta jouissance sera ta punition. »
Je déchire un bon morceau et lui colle sur les lèvres. Là j’aurai la paix. J’enroule le scotch autour de ses poignets puis des barreaux de la tête de lit. Ses yeux me cherchent, elle tend sa poitrine vers moi, joueuse.
« Je vais m’en occuper mon sucre, ne t’inquiète pas. »
Les mains bien attachées, elle attend sagement. J’orne un petit sourire pervers et là elle baisse les yeux.
« Tu as compris, c’est bien. »
Je m’empare d’une de ses chevilles que je monte vers la tête de lit et que je scotche, j’en fais de même avec la seconde, en jugeant l’écartement suffisamment grand. Ses seins ne font plus les fiers et eux aussi ont raison. Je retire l’oreiller de sous sa tête et la couette, il manquerait plus qu’elle soit à son aise. Lentement je me lève et la regarde de mon œil pervers, elle prend la mesure de son acte. Elle commence à avoir autant peur qu’envie, tant mieux, moi je ne suis qu’envie et perfidie. Je quitte la pièce la laissant à ses questions et reviens quelques minutes après, un martinet à la main. Elle commence à comprendre et ce regard, ce regard, vaut toutes les branlettes d’une vie.
— Alors comme ça, tu comptes me quitter ? lui dis-je en donnant le premier coup sur son cul.
Non, fait-elle de la tête. Qu’aurait pu-t-elle dire d’autre ?
— Tu crois pouvoir me manipuler ?
Elle continue à bouger la tête et cela commence à m’énerver. Alors je frappe sa chatte entrouverte. Un coup, deux coups, trois coups. Je ne la quitte pas des yeux. Elle doit comprendre qu’elle ne peut pas me faire ça.
— J’ai cru mourir. J’ai eu peur de te perdre, bordel !
Mes coups pleuvent, plus fort sur ses chaires ouvertes. Elle croyait qu’elle allait s’en tirer comme ça, avec ses affaires et son superbe cul et me laisser la queue dans la main, à tenter de jouir devant des putes mêmes pas crédibles. Elle y a cru. Ses cuisses tendues m’appellent, j’abats mon martinet qui claque avec plaisir sur sa peau blanche. Après plus d’une centaine, je me dis qu’il est temps de passer la vitesse au-dessus. J’allume une clope et approche le bout incandescent de son téton. Elle commence à me supplier de l’épargner, alors j’approche plus près et regarde la couleur de sa peau cuire. Que c’est beau ! Elle se tord dans tous les sens, mais cela ne sert à rien, au mieux à m’énerver. Je promène ma clope sur son ventre, ici aussi ce pourrait être beau. Elle descend jusqu’à ses lèvres et là elle crie. Même derrière son bâillon, elle donne de la voix. Sa peau se rétracte de peur, j’adore. Je continue à descendre à la rencontre de son cul, m’approche à quelques millimètres, sentant la brûlure commençait à l’enflammer. Un petit rond rouge commence à apparaître. Elle se tend et essaie de s’éloigner mais elle n’y arrivera pas.
— Ne bouge pas mon sucre, ou je vais devoir employer les grands moyens.
D’un coup elle cesse, les larmes coulant sur ses joues.
« Oui cela fait mal, mais c’est encore très loin de ce que j’ai ressenti. »
Je pose ma clope sur son beau cul, juste une seconde mais elle hurle.
« C’est ça, ma libellule, crie, personne ne t’entend de toute façon. »
— Tu sais comme j’aime que les choses soient équilibrées ?
Elle fait non, ses yeux m’implorent.
« Oui, c’est cela, supplie-moi. Mais rien ne m’arrêtera. Tu es à moi ! »
Sans sommation je plaque le bout rouge sur son autre fesse et malgré la douleur, elle se tient à carreau. Heureusement, parce que cela m’aurait énervé. Ma marque sur chaque sein et chaque fesse, c’est un bon début. Je me lève au pied du lit et regarde ma libellule qui a replié ses ailes mais cela ne m’empêchera pas de la punir. Cette fois, on va jouer avec les lanières de cuir et je vais imposer le rythme. Pendant plus de vingt minutes je frappe aussi bien son cul, que ses cuisses, sa chatte sur laquelle je m’éternise longuement, son ventre, qui se creuse pour éviter mes coups et ses seins. À bout de souffle et en sueur, je jette le martinet sur le lit et regarde ma reine. Elle pleure encore, je n’espérais pas qu’elle arrête. Ce tableau est magnifique, tout ce rouge qui irradie d’elle est du plus bel effet. Je bande comme un dingue devant ce corps en souffrance qui m’appelle, le torturer encore un peu, juste le temps d’en profiter, me servir de ce qu’elle me doit, parce que tout cela est à moi. Oui, tout cela est à moi. Et quand bien même j’accepte de la partager quelque peu parce que je ne pourrais jamais la faire changer, elle reste ma propriété. J’empoigne ma queue, elle me dévisage avec des :
« Non, pas maintenant. Je suis en feu. »
« Mais mon sucre brun, croyais-tu que toute cette mise en scène était ta punition ? Bien sûr que non, c’était juste les prémices pour me mener à mon but. Baiser ton corps brûlant. Que tu puisses ressentir le quart de cette brûlure que j’ai sentie en découvrant le lit vide ce matin. Te sentir t’étouffer avec tes cris que toi seule entends et jouir de ta détresse qui n’est qu’une goutte d’eau dans mon lac de désespoir. »
Je pose mes mains sur ses cuisses, elle couine, alors je bâillonne sa bouche en faisant le tour de sa tête avec le rouleau noir et m’enfonce en elle. C’est chaud, c’est doux, c’est humide. Elle crie, de jouissance tout en pleurant. Sa chaleur m’envahit, je suis en sueur mais je compte bien profiter d’elle jusqu’au bout. Je m’enfonce sans autre but que de me servir de ce qui m’appartient. Sa jouissance est le cadet de mes soucis. Au bout de quelques minutes, je jouis. Une fois. Je me mets debout, je meurs de chaud, il me faut à boire. J’ouvre une bière fraîche et me désaltère dans un grand bruit, espérant bien qu’elle comprenne qu’elle n’aura rien. Ses yeux regardent en l’air, elle se concentre pour ne pas tourner son regard vers moi car elle sait que ce n’est pas fini. Je m’étire, bras vers le plafond puis soupire fortement.
— Je suis prêt, on peut y aller mon sucre.
Je sais qu’elle a peur et que son envie se mêle à cette peur pour créer une mayonnaise difficile à faire redescendre. Je reprends le martinet délicatement, qu’elle puisse bien voir tous mes gestes et enchaîne avec passion. Je sifflote tout en frappant sa peau rougie tandis qu’elle se contorsionne. De plaisir peut-être ? Par moment je m’arrête et caresse sa peau brûlante, brûlée par endroit. Sa caverne est encore plus accueillante. Elle mouille abondamment mais je doute qu’elle soit à un niveau de confort. Ma queue la pilonne très profond et je jouis. Seconde fois. Le martinet posé sur son ventre, je caresse son corps qui chauffe en appuyant sur certaines zones pour la faire bondir.
« Oui ma libellule, ça fait mal, hein ? Mais tu es loin de ma douleur. »
J’attrape ses jambes, elles irradient de son offense. En malaxant son cul, j’appuie bien sur les brûlures de clope. Deux cloques se sont formées dont une très grosse. Mon doigt titille la bulle avec frénésie.
« Hum, cette douleur. »
Elle lève son petit cul rouge et tente de m’échapper mais c’est impossible. Ne comprend-elle pas qu’elle est à moi et que je peux abuser d’elle comme je le veux. Mes mains passent sous ses reins, juste pour la soulever un peu et avoir un tableau plus prometteur sous les yeux. Je plante mes deux pouces dans son cul, histoire de bien l’écarter et j’enfonce ma queue qui criait famine.
« Bon Dieu, que j’aime ce cul. »
Ma reine crie, je fais mine de croire que c’est parce qu’elle aime ça et lui en donne plus. Je bute fortement contre son corps et j’adore ce bruit. Alors je m’en donne à cœur joie. Parce que je suis en joie. Je l’ai retrouvée. Elle est ici. Et lorsque j’aurai fini de la punir, nous fêterons nos retrouvailles et je la baiserai. Ma queue se gonfle, je vais arriver. Je jouis. Troisième fois. Je lâche son corps lourd de sa faute et vais prendre une douche. Je meurs de chaud. L’eau me réveille d’un coup.
— Je suis en pleine forme ! dis-je en sortant de la salle de bains.
Mon sucre coule de partout mais je l’aime.
— Alors, tu es prête à jouer ma libellule ?
Cette fois pas un mot d’elle, juste des larmes. De grosses larmes d’excuses et de supplications, c’est cela qu’elle m’envoie. En vain, je ne céderai pas. Mon martinet m’appelle, il aime jouer sur sa peau autant que moi. Le manche en main, je parcours son corps doucement, la faisant languir, de peur j’espère. D’un coup je l’abats sur ses seins. Ils sont trop pâles à mon goût. Je compte de un en un puis j’espace, pour sauter des chiffres. Elle me dévisage, le visage souillé, implorante. À gauche, à droite, à gauche, à droite. Voilà un joli rose, mais peut mieux faire. Plus fort, plus rapprocher. Elle respire bruyamment et avec difficulté.
« Je compatis ma reine. »
Elle lève la tête et dégage son cou sur lequel je frappe quelques fois. Puis j’en profite pour imprimer ma marque sur son ventre. Il est si tendre et joliment dessiné que cela claque bien. Lorsque son corps, de son cou aux mollets, est devenu écarlate, je prends possession encore une fois de mon bien et cette baise-là est succulente. La chaleur qui émane d’elle me réchauffe le ventre et m’émoustille. Le temps s’écoule doucement et je profite avec délectation de ce plaisir charnel. Mon sucre est liquéfié et cela m’excite. Elle est tellement belle quand elle lâche prise. Quatrième fois.

Je détache ses jambes qui sont épuisées, puis ses bras et découpe le scotch. Elle ne pleure plus, résignée. Je lui caresse rapidement la joue, elle commence à lover son visage dans ma main.
— Va me chercher un grand verre d’eau fraîche ! exigé-je.
Avec peine, elle se lève et pousse des petits cris de douleur. Je souris en la regardant se débattre avec ce corps qui a gonflé et révèle toute ma souffrance.
« Voilà mon sucre. Tu t’en rappelleras cette fois j’espère. »
Péniblement elle pose un pied devant l’autre et docile, revient avec mon verre que je bois d’une traite. Elle reste devant moi, penaude.
— Pardon, me dit-elle.
— Je te pardonne ma reine.

Elle s’allonge sur le lit en grimaçant et se met sur le côté droit, prête à s’endormir. Elle est magnifique.
— Nous devons fêter nos retrouvailles.
Ses yeux sont devenus pluie torride qui inonde son corps. Je la retourne délicatement et l’embrasse avec amour, puis la remets dans sa position. Doucement j’attrape sa jambe et m’immisce en elle. J’adore cette chatte. Je lui fais l’amour, à ma façon et je jouis. Cinquième fois.



- Chapitre 6 -



Elle est belle ma reine, mais elle est aussi toxique. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour la satisfaire, elle et toutes ses facettes. Avant de la rencontrer, j’étais une âme errante, un homme écœuré par ce monde, par son pays, par la société. Même pas une bonne pute, pourtant elle suce Marianne. Je ne voyais que des pauvres gens, enculés par des patrons sans gène. Même pas une bonne baise. Ce monde est fou, je vous dis ! Les rues étaient grises la nuit et je voguais de lampadaire en lampadaire, à traîner ma souffrance d’être incomplet dans ce monde de dingues où s’agenouiller devant des pingouins, à ouvrir la bouche pas pour donner son avis, non, pour laisser un con y fourrer sa queue de dinosaure tout en disant merci. Je regardais ma vie se dégrader, j’étais énervé d’être dans un pays où l’espoir a disparu, en cherchant une lumière, une porte entrouverte que j’aurai s pu pousser et peut-être trouver une âme moins errante que moi, qui m’aurait redonner espoir. Mais toutes les portes restaient fermées, chacun chez soi avec son rôti et sa télé, à écouter Jean-Pierre leur parler du dernier sabotier dans le Morvan. À gerber ! Alors je passais devant les fenêtres, je regardais cette vie de bouffon où les gosses sont nourris aux surgelés et au Nutella, sans se soucier qu’ils bousillent notre planète, tuent des animaux sauvages, dévastent des forêts juste utiles à nous apporter l’oxygène planétaire. Mais qu’est-ce comparé à une tartine de pâte à tartiner dans un bol de sperme politique ? Gavez-les ces gamins, qu’ils soient bien polis et bien corvéables à souhait car on ne va tout de même pas défaire nous-mêmes leur ceinture et baisser leurs frocs, il faut les éduquer à savoir tendre leur cul pour qu’on puissent y entrer et déféquer. Putain de cons ! Et puis un jour, devant une famille formidable qui mangeait son jambon transgénique, j’ai pété la porte et suis entré. Ils étaient beaux les Français qui ouvraient leurs gueules dans leur canapé, ils n’ont même pas su quoi dire devant ma détermination. Les p’tits ont pleuré, normal j’étais un étranger, mais monsieur lui, a chié dans son pantalon. Il y a bien eu sa femme qui a osé quelques mots mais mon flingue lui a vite fait fermer sa gueule. Je me suis assis, et directement dans le plat j’ai mangé. Il était pas si mauvais au final ce cochon OGM. Et les p’tits légumes avaient bon goût. Oui parce que la bonne Monique veille à ce qu’il y ait des légumes à chaque repas. Faudrait pas qu’on aille l’incriminer que ses enfants sont gros, non, ils ont mangé des haricots verts tous les soirs m’sieurs dames. Elle pleurait, normal elle devait avoir toutes sortes d’images lui passant par la tête, mais le pire c’est que lui aussi pleurait. Quelle honte pour l’homme, une mauviette, j’avais bien choisi ma famille tiens ! Mais c’était une première et comme toutes les premières, y’a des ratés et des ajustements à faire. Je les ai regardés débarrasser la table, manquerait plus que je fasse le serveur, tout en jouant avec mon flingue. Les enfants sont allés se coucher, je les ai suivis, fallait pas qu’ils puissent appeler les flics tout de même, puis je suis entré en scène. Il était temps que je parle.
— Allons au salon.
Madame s’est mise à chialer un peu plus, monsieur s’enfonçait dans le sol. Il n’avait même pas les couilles de protéger sa femme ce con. Une honte j’vous dis. Après m’être assis dans le canapé, j’ai demandé un whisky avec de la glace bien sûr, je suis français, pas irlandais. Monique s’est empressée d’aller me le chercher, comme si cela l’aurait empêché d’être l’héroïne de ma perversion. Elle regardait le sol et devait se torturer l’esprit à comprendre ce que j’allais faire d’elle.
— Déshabillez-vous !
Les Bidochon se sont regardés, inquiets et dubitatifs. Il a fallu que je m’appuie sur mon joujou pour qu’ils se bougent. C’est tout de même fou d’ouvrir sa gueule derrière un écran et d’être incapable de suivre un ordre, pourtant simple. Monique m’a supplié, j’adore qu’on me supplie, je vous l’ai déjà dit ? Je l’ai laissée sortir tous les arguments qu’elle avait, il me manquait juste les cacahuètes, et j’étais devant un bon plaidoyer, mais je suis un juge intransigeant et rien ne m’aurait fait changer d’avis. Je me suis redressé quelque peu et j’ai pointé mon flingue vers la tronche des Bidochon.
— Déshabille-toi chérie, vite, a-t-il osé.
Elle, stupéfaite des mots de son mari, a changé de couleur. Elle ne le verra plus pareil son Robert, si elle l’a choisi pour sa capacité à protéger sa famille, c’est raté.
— Retire-lui ses vêtements, l’intimais-je, trouvant l’idée assez bonne.
Il approchait ses mains vers les boutons du chemisier de Monique mais elle lui a mis une claque, lui interdisant l’accès à sa nudité et à moi par conséquent. Sur le moment cela m’a amusé, il ne méritait que ça pour sa lâcheté mais c’était mon ordre, alors en tournant la tête à l’opposé, elle l’a laissé faire, honteuse et en larmes. Ses épaules laissaient dévoiler de larges bretelles de soutien-gorge, soutenant les seins lourds d’une femme qui a eu plusieurs enfants. Elle était belle tout de même surtout avec cette odeur de peur.
— Doucement Robert, on a tout notre temps.
Monique serrait les poings, pourtant j’aurais bien aimé qu’elle lui envoie dans sa tronche de peureux, mais par pudeur sûrement, elle ne l’a pas fait. Dommage. Robert déshabillait sa femme aussi mal qu’il aurait déballé un saucisson label rouge de son filet. Quel boulet. Elle a fini par se laisser faire, ayant certainement fait la déduction et à raison, qu’il valait mieux que ce soit lui que moi. Elle se laissait éplucher, presque ignorante, à se montrer nue devant un étranger mais en elle, elle devait bouillonner. Je dégustais mon verre par petite gorgée, je voulais profiter de ce moment nouveau qui, d’un coup, me faisait oublier cette vie trop pesante pour un libertaire comme moi. Mon pied sur la table basse, battant la mesure, c’était long, mais long. Je me suis demandé s’il a déjà déshabillé sa femme. En petite culotte devant moi, elle avait ses bras devant sa poitrine pour se cacher de mon regard inquisiteur, mais elle savait que je n’allais pas lui permettre longtemps. Il a juste suffi d’un geste de mon flingue pour qu’elle comprenne que le sien était mal venu. Avec dégoût elle laissait tomber ses bras le long de son corps dont elle n’était pas fière, mais moi je le trouvais attirant ce corps, qui malgré l’oppression de la société et des dictats qui obligent la femme à produire du connard en barre pour alimenter un pays en chair à patrons, déborde de féminité non nourri. C’était cela que me renvoyait ce corps qui avait donné la vie, c’était que son con de mari ne l’avait jamais honoré, ne l’avait jamais remercié e au-delà de sa propre petite vie, ne lui avait jamais dit qu’il existe grâce à elle, car elle donne la vie, alors que lui, eux, nous, moi, donnons la mort. De la chair à canon, j’vous dis ! Et lui, de la pire espère qu’il soit, il a une fontaine de vie sous son toit et il la néglige. Cette idée m’était et m’est encore, inconcevable. La femme est l’avenir des cons, l’homme n’est l’avenir de rien, comme disait Renaud. S’il savait comme cette maxime est encore plus appropriée de nos jours. Elle osait me regarder, peut-être a-t-elle capté que je croyais bien plus en elle que son Robert, que j’ai reconnu la vie au cœur de son désespoir, que je savais qu’elle était malheureuse. Et lui, chialant comme un gamin qui venait de se faire gronder par sa daronne, se tenait les mains devant sa queue. Pauvre con, si tu savais comme j’en ai rien à foutre de ta bite périmée, par contre je vais t’apprendre à t’en servir.
— Caresse Monique, ordonnais-je.
Tous deux me regardaient , puis autour d’eux, avant de comprendre qu’ils devaient se magner. Alors ses grosses mains pleines de fainéantise se sont collées sur sa peau. J’y croyais pas, même pas un frisson ou quelques points de chairs de poule, non, rien ! Monique était gênée, mais Monique était mal baisée.
— Putain mais faut tout te montrer ? Ils sont de toi les gosses ?
Il me faisait oui de tête, répandant ses larmes partout autour de lui, tellement il pissait par les yeux. Il avait donc fallu que je me lève, tout en gardant mon gun, faut pas abuser tout de même. Monique a eu peur, elle a reculé mais elle n’avait rien à craindre, elle n’était pas mon genre. J’ai attrapé Robert par la tignasse, qui l’avait aussi longue que sa mollasserie et je l’ai couché, ventre sur la table du salon. Il s’était mis à crier « au secours, au secours », mais lorsque j’ai regardé Monique, elle avait un petit sourire lubrique qui m’a amusé. Donc c’était vrai, elle voulait lui faire payer sa condition de femme au foyer mal baisée. Soit ! Robert, le cul en l’air, s’est accroché de part et d’autre de la table s’étouffant avec ses cris salés. Je me suis collé à son cul et je l’ai frappé de quelques vraies claques. Il hurlait comme un goret, mais il allait surtout réveiller les gosses.
— Ferme ta gueule, les p’tits dorment. Si tu les réveilles, j’offre ton cul à ta femme et lui demande de t’enfoncer bien profond, tout ce qu’elle trouvera à portée de main.
Bien, donc d’un coup il se l’est fermée. Son corps était aussi raide que les couilles de son arrière-grand-père dans son cercueil. Et je dois dire qu’il m’a énervé, je devais lui montrer ce qu’était un homme, un vrai. Alors j’ai plaqué ma queue, encore dans mon pantalon, contre son cul serré à mort, mais c’était moi qui tenais la clé de l’ouverture pas lui. Et ma clé vaut de l’or. Je lui ai posé mon flingue au creux des reins et en tirant sur ses cheveux qui suintaient le lèche-cul patronal, je l’ai obligé à se cambrer au maximum. On ne badine pas avec les ordres. Surtout les miens.
— Tu comprends mieux Robert ou il te faut plus de démonstration ?
— Je comprends, je comprends.
Ben oui, en bon petit soldat, il ne pouvait pas en être autrement. Il a inondé la table, ruinant le napperon en dentelle hérité de la famille. Il me fatiguait avec ses jérémiades, il fallait que ça cesse.
— Je veux que tu baises ta Monique de la sorte. Tout de suite !
Il s’est relevé avec la morve au nez, non seulement ridicule devant sa femme, mais je doutais sérieusement de son pouvoir à la faire jouir. Ils se toisaient tous les deux tandis que je me déshabillais. Ben oui, je devais me mettre à l’aise devant mon scénario. Il a suffi que j’appuie sur la sécurité de mon arme en gueulant après lui pour qu’il s’avance vers elle. Mais quel boulet, c’était trop lent. D’un coup je me suis mis debout et lui ai enfoncé mon flingue bien au fond de la gorge. Il était à la limite de gerber, mais cela a eu l’effet escompté. Dès que je me suis rassis, j’ai vu la peur et l’adrénaline s’infiltrer dans son cerveau. « Survie, survie » qu’il y avait d’écrit en gros sur son front. Il l’a attrapée par les cheveux et l’a jetée sur la table. Voilà qui commençait bien. Puis trouvant enfin sa queue il l’a enfoncée dans Monique. Au début elle se débattait mais rapidement elle a changé de ton.
— Claque-lui le cul !
Il s’efforçait de m’obéir mais je voyais bien que Monique elle, attendait plus.
— Plus fort !
Il grognait ce con de surcroit. Je lui donnais la possibilité de baiser correctement sa femme et il se plaignait, mais j’en avais rien à foutre de son avis, c’est elle qui m’intéressait. Et ce que j’ai mis en place, commençait à l’exciter, je le savais. Il se donnait de plus en plus. Elle aussi, puisqu’elle a écartée ses jambes largement mais ce débile n’ a rien compris et se contentait de brouter l’herbe au bord de la route. Mais putain, y’a tout un pré sous tes yeux, faut y aller mon con, Monique attend que tu laboures son champ pas que tu ramasses des pâquerettes.
— Défonce-là bordel !
Quelques coups de reins plus forts et bonbonne se lâchait au risque d’ameuter les voisins mais tant pis. Alors lui, pris dans le tourbillon de la surprise de découvrir que sa femme aimait ça et de ressentir toute cette peur, il s’est mis à aller cogner son fond. Il était temps. Monique n’en pouvait plus, elle hurlait, implorait de continuer, lui sommait de ne pas arrêter en le menaçant de le quitter avec les gosses. Pauvre homme, il ne savait plus comment se comporter.
« Mais en bon mouton comme tu l’as toujours était, connard. » Ils m’ont excité et je bandais à mort. Comme un ado devant un film de cul, je me suis branlé en regardant Robert suer à grosses gouttes sur le dos de Monique qui était en feu. Elle s’est accrochée à son cul, lui ordonnant d’aller plus loin mais il se forçait à éviter. C’est sûr que tremper son biscuit dans la tasse de maman est moins excitant que dans celle de la fille des voisins. Ne tenant pas compte de sa non-envie, elle a planté ses ongles dans sa peau, l’obligeant à la pilonner sans sommation. Monique jouissait comme si c’était la première fois tandis que moi je sentais ma libération approcher. Au bord du gouffre, je lâchais tout dans mon verre, colorant mon whisky de mon plaisir. D’un coup Robert émit quelques cris de chiot qui éternue. Il venait de jouir. Eh bien, elle ne devait pas s’amuser tous les jours la Monique. Honteux il a quitté la chatte dégoulinante de sa femme. Elle, était épuisée et malgré le rouge aux yeux, je lisais un « merci » dans son regard.
— Mon Robert, sois content, tu viens de faire jouir ta femme pour la première fois.
Je me suis rhabillé et avant de partir je leur tendais mon verre.
— Buvez en mon honneur ! leur ordonnais-je.
Épuisés, à bout de souffle, perdu s par ce moment autant bestial que jouissif, ils ont bu chacun leur tour ma semence, qui je l’espère aura apporté des petits coups de folie dans leurs journées monotones. Je ne les ai jamais revus.
Ma reine s’étire, elle est merveilleuse au réveil.
— J’ai soif, me dit-elle.



- Chapitre 7 -



Ma libellule se lève difficilement. Son corps est magnifique, surtout avec ces bracelets bleu-violet autour des chevilles et des poignets. Il manque plus que son cou. Elle avance sur la pointe des pieds, comme si chaque pas était mesuré, soupesé. Ses petites fesses bougent de part et d’autre, dans une cadence très sensuelle. Ses petites fesses que tant d’hommes ont touchées. Mais personne n’a la chance de vivre avec, de dormir avec, de manger avec. Elle s’affaire dans la cuisine, je la rejoins et m’assieds sur la chaise pour la regarder faire. J’aime la regarder faire. Tous ses gestes sont tellement sensuels, tout ce qui émane d’elle n’est que sensualité. Elle s’approche de la table avec deux cafés, elle pose le sien à sa place, puis fait semblant de trébucher. Quelques gouttes brûlantes me tombent sur le ventre et les cuisses.
— Attention, crié-je.
— Oups, fait-elle la main devant sa bouche en cœur.
Elle s’agenouille devant moi et se met à lécher le café refroidi. Ses yeux sont d’une insolence incroyable. Elle devrait avoir honte ! J’avance sur la chaise, me positionnant tout au bord et la laisse faire. J’adore la laisser faire. Sa petite langue de pute en a vu des queues. Des grosses, des petites, des fines, des larges, des propres, des moins propres. Cela fait partie du plaisir, comme elle dit. Des bourges, des pauvres, des vieux, des jeunes, mais c’est la mienne qu’elle préfère. Elle me l’a dit. Mon sexe grossit à vue d’œil. C’est une bonne pipeuse ma pute. Elle lève les yeux vers moi, gourmande, attend un accord, je cligne des yeux. Elle sait et ouvre la bouche pour s’emparer de ma queue complètement. Je reste au fond de sa gorge quelques secondes et ferme les miens. J’adore la sentir faire. Elle s’en empare comme s’il en allait de sa survie. Elle fait de longs va-et-vient, ses lèvres frottant de la garde jusqu’à mon gland. Puis elle recommence tout en me branlant, un vrai délice, surtout le matin. Elle monte et elle descend, sans se soucier de moi. Tout ce qui l’intéresse, c’est ce qu’elle a en bouche. Et je dois dire que moi aussi. Qu’est-ce qu’elle suce bien. Quand je pense à cela, je me dis que tous les mecs à qui elle a fait une pipe doivent être dégoutés de retourner à leurs vies, parce que mon sucre a la bouche la plus bonne qui existe. Le cul aussi et la chatte d’ailleurs. Enfin bref, vous l’avez compris, c’est ma drogue, mon Brown Sugar. J’attrape sa tête, faut tout de même que je maîtrise un peu les choses. Je m’enfonce en elle bien plus au fond. Si elle pouvait avaler mes couilles en même temps, je suis sûr que je vivrais un moment magique. Elle tient le rythme. D’une main je caresse son dos, son épiderme se réveille. Elle est autant excitée que moi. Une montée d’énergie arrive, je serre ses cheveux entre mes doigts aussi fort que je peux, l’obligeant à ouvrir la bouche encore plus grand, l’étouffant presque.
« Tu as mal ma libellule ? C’est pour mon bien. »
Elle s’acharne sur mon pieu dressé. Je passe ma jambe entre ses cuisses et remonte sur sa chatte. Elle dégouline sans gêne aucune. Une bonne petite chienne comme je les aime, comme je l’aime. Pour parfaire la scène, il manque juste un connard qui lui baiserait le cul pendant que je me fais sa bouche. Mais bon, on verra ça plus tard, il n’est que huit heures du matin après tout. Mes mains attrapent ses oreilles tout en allant buter au fond de sa gorge dans laquelle je me répands.
— Putain de salope, dis-je tout haut.
Quelques gouttes de sperme s’échappent, tombant sur moi, sur le sol. J’adore ces réveils orgasmiques. Elle se redresse, la bouche pleine puis me regarde avec défiance en avalant. Je tapote ma cuisse et lui montre les deux gouttes, qu’elle vient s’empresser de lécher. Puis le sol. Manquerait plus que je doive ramasser moi-même ! Alors elle se baisse, tendant son cul frétillant et efface toute trace de ma jouissance. Satisfait d’elle, je la soulève et lui plaque le dos contre la table. Je me rassieds sur la chaise et attrape ma tasse de café encore bien chaude que je déverse sur sa chatte bavante.
— Oups, dis-je.
Elle crie.
— Mais oui ça brûle et c’est pour ton bien mon sucre.
Je me délecte à mon tour de son sexe ruisselant. J’enfonce mes doigts en elle, c’est chaud et doux, cela entre comme dans du beurre, tout est déjà lubrifié. Ce qui est bien avec ma reine, c’est que je n’ai pas besoin de la chauffer. Elle est prête à l’emploi instantanément. Et je peux la consommer sans modération. J’écarte ses lèvres largement pour dévoiler son clitoris. Il est gourmand à souhait, je m’en délecte. Je me jette dessus, le lape, l’aspire, le mordille. Elle adore que je la morde là et aussi les lèvres. J’enfonce mes index et mes majeurs en elle. Ce qu’elle aime ma Lula, c’est être possédée et par tous les trous. Ne pas les remplir, c’est comme acheter un frigo et ne jamais y mettre de nourriture dedans. C’est inutile. Une femme n’est pas faite pour rester vide. Je m’active tout en la pilonnant avec mes doigts. Elle est déjà dans son ailleurs, je l’entends à sa respiration. Et d’un coup, elle se répand sur moi. Tout son fluide m’inonde, j’adore ça. C’est comme appuyer sur le bouton d’une fontaine, c’est d’une facilité quand on sait comment elle fonctionne. Tous les mecs qui ont eu la chance de fourrer leurs doigts dans son antre, n’ont jamais trouvé comment faire. Il n’y a que moi qui ai la clé. Et cette jouissance là, quand elle me la donne, c’est merveilleux, c’est un moment de profonde sérénité. Comme si sa jouissance m’apaisait également. Ensuite elle est vide, épuisée, douce, câline et je peux profiter d’elle tant que je veux. Elle n’a pas envie ni besoin d’aller baiser ailleurs. Moi seul lui suffis et cela n’a pas de prix. Sa jouissance est à la hauteur de tous ses fluides répandus sur moi et sur le sol. Je repose ses jambes doucement et la soulève. Elle sait ce qu’elle doit faire. Alors épuisée, elle s’agenouille devant moi et lèche mon corps puis le sol. Quand j’estime que cela suffit, je la prends sous les bras et l’emporte dans la douche. Elle ne tient plus sur ses jambes, alors je la lave doucement, son corps pâtit encore de nos ébats langoureux de la veille et je la sèche. Nous nous asseyons dans la cuisine et cette fois c’est moi qui lui fais son café. Comme une droguée, elle boit à grosses gorgées en souriant. Elle me remercie, je la remercie. Sans elle ici, je ne serais pas moi. Nous ne faisons qu’un. Rien ne nous oblige à nous presser. Nous retournons nous coucher, j’ai envie d’elle mais elle s’endort. Après qu’est-ce qui m’empêche de la baiser ? Elle est à moi ! Puis tout compte fait je préfère la regarder, scruter son corps, ce corps qui est ma drogue, ma possession. Je ferme les yeux et mesure toute la chance que j’ai qu’elle soit à moi.

Sur la piste de dance on ne voyait qu’elle. Je regardais tous ces bouffons qui rêvaient d’y enfoncer leur queue. Je rigolais intérieurement, personne n’aura le droit d’y toucher sans que je l’y autorise. Donc regardez-la bien les mecs parce qu’elle ne vous appartiendra jamais. Par contre, si je le veux, je peux lui demander de vous allumer et vous laisser la queue entre les jambes retourner chez vous pour trouver Monique qui vous présente son dos. Et puis, il y a eu ce couple qui n’arrêtait pas de nous regarder. La femme était très intéressée par moi a priori. Cela m’amusait. Ils n’étaient pas très discrets mais comme tous les débutants. Pourtant madame a fait des efforts, sa tenue était provocante, mais elle aurait pu mieux faire. J’ai attendu que la chanson se termine, j’ai appelé ma reine et lui ai soufflé quelques mots à l’oreille. Je lui ai dit d’aller draguer le mec avec le tee-shirt rouge. Pendant ce temps je suis allé voir le mignon petit couple. Je me suis approché d’elle. J’ai laissé une distance de sécurité. Lui n’a pas bronché, alors je me suis avancé un peu plus, l’ai regardé, il ne disait toujours rien. Je me suis alors retrouvé tout face à elle. Sa poitrine collée contre mon torse. Ses seins étaient tendus. J’ai passé ma main sur son bras, je l’ai vu e frissonner et j’ai vu ses yeux à lui, excités. L’accord était donné. Alors j’ai plaqué ma main sous sa jupe. Elle avait un string que j’aurais pu essorer. J’ai tiré dessus et la ficelle s’est détachée. Elle n’aurait même pas dû en mettre. Il ne le sait pas ce con ?! J’ai dit quelques mots à Benny Hill qui a bien rangé sa mèche sur le côté droit et je suis retourné vers ma libellule qui dansait sur la piste. Trois lourdingues la collaient. Il a bien fallu que je m’emmêle. Coup de coude dans le bide de l’un qui a fait des ricochets sur sa graisse abdominale puis, le second se l’est pris dans les dents. Oh il a pissé un peu de sang mais bon, pas de quoi alerter les pompiers non plus. Le troisième, a eu peur donc il s’est retourné. Valait mieux parce que sa gueule me revenait pas. J’ai attrapé ma libellule par le bras et nous avons quitté la salle pour entrer dans la chambre numéro treize. J’adore le treize, ça fait peur aux gens, moi j’adore ce qui fait peur aux gens. J’vous l’ai déjà dit ? Eh bien, vaut mieux deux fois qu’une. Deux minutes après le petit couple arrivait. Elle, était chaude comme la braise. Lui, questionneur, mais encore plus excité. Alors ma reine s’est approchée de lui et a commencé à le déshabiller, sa femme lui a jeté un mauvais regard.
« Tiens jalouse, me suis-je dit. Comment peut-on venir dans ce genre de club et être jalouse ? ».
J’ai bien l’intention de lui en donner pour nourrir sa jalousie. Ma Lula a glissé les mains dans ses poils et a malaxé son torse. Il soufflait fort déjà et quand elle s’est mise à lui lécher ses tétons, il commençait à suer. Monique était partagée entre crise de jalousie et excitation, alors je me suis approché d’elle. Vu l’ampleur de sa jalousie, je n’avais nullement envie de prendre de gants. Peu importe son niveau d’initiation aux us et coutumes de ce genre d’endroit, j’ai arraché d’un coup son chemisier, elle a poussé un petit cri de femme apeurée comme elles savent si bien le faire. Mais elle a adoré ça. Elle a voulu détacher son soutien-gorge. Je lui ai envoyé une claque dans la figure.
« On ne touche pas à mes affaires ! ».
— Pas touche à mon cadeau, c’est moi qui le déballe, lui ai-je dit avec ferveur.
Elle a commencé à avoir peur puis à chercher du soutien chez son mari, mais il était bien trop occupé, hypnotisé par ma Lula qui avait déjà déboutonné son pantalon. Elle n’aime pas attendre. Moi non plus d’ailleurs. Le pantalon a glissé sur ses cuisses avec le caleçon qui sentait le neuf, libérant son immense envie de posséder ma femme. Il bandait déjà comme un âne ce con. En même temps je le comprends, comment peut-il en être autrement avec une femme aussi belle qui est prête à ouvrir la bouche et les cuisses pour vous satisfaire ? À moitié dénudée, elle commençait à être mal à l’aise, mais ses seins eux, avaient envie que je continue, tout comme moi d’ailleurs. On n’était pas ici pour encoller du papier peint. Après tout, c’est eux qui sont venus nous chercher, ou plus précisément c’est elle qui est venue me chercher. J’ai tiré un grand coup sur sa jupe. Enfin, j’allais pouvoir jouer avec mon cadeau.

Elle avait les cheveux pas très long s, mais suffisamment pour que je puisse les attraper. Je l’ai fait e se courber, il y avait un minimum de décence à avoir bordel ! Une femme ne s’éduque pas comme un chien. Le chien lui, n’a pas besoin qu’on lui répète dix fois la même chose, il comprend de suite. On a traversé la pièce et je l’ai jeté e dans un coin. Elle tremblait. Je fais souvent cet effet. Je lui ai attaché les mains aux cordes qui pendaient. C’est toujours très pratique les clubs, il y a toutes sortes d‘accessoires disponibles, même les plus fous, mais là, je n’allais pas sortir l’artillerie lourde. Bien que ce qui se trouvait dans cette pièce, me tentait. Badines, cordes, élastiques, me donnaient envie de tester cela avec elle. À mon avis il n’a pas dû se servir de ce genre de choses avec sa femme. Il est du genre à la faire jouir d’une seule manière et rester sur ses acquis. Ben oui, pourquoi faire plus quand Monsieur se satisfait. Alors Monique tremblait comme une feuille, elle avait peur. J’adore quand les femmes ont peur. Les hommes aussi d’ailleurs. Je suis allé chercher la badine. Un coup sur chaque fesse, elle hurlait déjà. J’avais même pas appuyé. Mon Sugar m’a regardé, un sourire étonné sur le visage. Elle a lâché la bite tendue du mari pour le conduire à genoux jusqu’à nous. Il a suffi d’un mot pour qu’il se lève et qu’elle lui attache les mains à côté de bobonne. Ils étaient plutôt mignons tous les deux, à notre merci. Il a suffi d’un regard entre mon sucre et moi pour qu’ils comprennent qu’ils venaient d’entrer dans notre jeu. Ma reine s’est emparée du même instrument que moi. La musique était tout autre. Bien plus cinglante, plus de cris aussi. Bien trop d’ailleurs. Il devait se la fermer. Alors elle lui a bâillonné la bouche. Là il a eu peur. Cela transpirait de lui. Mais, la peur est nécessaire pour pouvoir jouir au-delà des limites et je doutais qu’ils aient déjà connu cela. Tandis que Monique se dandinait d’un pied sur l’autre sous mes coups, j’élaborais mon scénario. Quand j’ai commencé à frapper ses seins, elle hurlait comme un veau qu’on égorge. C’était le but ! Elle voulait vivre une expérience inoubliable, eh bien elle allait être servie. Et tout cela m’existait. Ma reine, elle, continuait, elle a accroché des pinces crocodiles aux tétons du mari qui ne savait plus où il en était. J’en avais fait de même sur ceux de sa femme. Les deux étaient reliés avec une chaîne . Dès que l’un bougeait, ça tirait sur ceux de l’autre. Forcément il fallait se tenir à carreau. Ce n’est pas facile quand on essaye d’esquiver des coups. Mais ce qu’ils n’ont compris que bien plus tard, c’est que moins on bouge, plus on a mal certes mais plus la jouissance est grande si on arrive à s’abandonner. Puis j’ai poussé Monique contre le mur, violemment. Elle a été surprise, pourtant elle se doutait bien qu’on n’allait pas enfiler des perles. Je lui ai attrapé les cuisses et je me suis enfoncé en elle. Rien à voir avec mon sucre, ce n’était pas aussi chaud ni confortable mais elle mouillait abondamment. Mes coups de boutoir étaient violents, c’était voulu. Je ne voulais pas qu’elle ait de temps morts. Qu’elle se rende compte que là on était dans la cour des grands. Fallait pas pousser non plus ! Monsieur continuait à crier. Il me fatiguait à un point. Ma reine a changé d’accessoires, elle est passée aux élastiques et elle claquait son corps de manière très précise notamment sa queue. Ça m’excitait, j’adore cette sensation. Il piaillait comme un bébé, pourtant il bandait derechef. Tandis que Monique hurlait de plaisir, il ne pouvait en être autrement me direz-vous, lui est partagé. À chaque coup que j’infligeais à sa femme, cela tirait sur la chaîne reliée à ses tétons et le faisait criait. Quelle pisseuse ! J’étais sûr qu’il ne lui faisait pas grand-chose, peut-être utilisait-il une cravache de temps en temps, peut-être le martinet mais pas plus. Alors il était temps de leur montrer comment on joue. Je lâchais Monique et appuyais fortement sur sa tête pour qu’elle s’agenouille, ce qui tira it brusquement sur la corde de Benny Hill et donnait une meilleure vision de sa bite à l’agonie. J’attrapais les cheveux sur le dessus de sa tête et l’obligeais à ouvrir la bouche. Elle refusait la salope. À croire qu’elle n’a jamais sucé Benny après qu’il l’ait baisé. Ben, elle allait goûter la mienne. Je lui envoyais une belle claque sur la joue, ce qui lui a fait tourner d’un coup la tête.
« Eh oui, cela fait mal mais dans quelques minutes tu en redemanderas. »
Déboussolée, elle a compris qu’il valait mieux l’ouvrir. Pour une fois que j’avais envie qu’une femme ouvre la bouche, ce devait être dans la demi-seconde. Timidement elle a pris ma queue entre ses lèvres et a fait deux trois va-et-vient lamentables. Elle s’est repri t une claque sur l’autre joue. Je ne lui ai pas dit de bouger, je suis assez grand pour le faire tout seul. Je l’attrapais de part et d’autre du crâne et m’enfonçait en elle, très loin. À plusieurs reprises elle a eu des haut-le-cœur.
« Bordel, il va tout falloir lui apprendre ? »
Puis l’instant d’après cela m’excitait de me dire que j’étais certainement le premier à la traiter comme une pute. Je jetais un œil à ma libellule, elle était rayonnante. Benny quant à lui commençait à devenir violet. Il avait des traces partout. Doucement elle a caressé son visage et avancé ses mains vers lui. D’un coup elle lui a attrapé les couilles et les a serrés fortement tout en le branlant. En deux seconde s il se répandait sur le sol. Pauvre con ! On ne gâche pas sa semence. Faut tout dire ! La tête baissée, il pleurait en silence. Mais croyait-il que c’était fini ? Il ne connaît pas ma reine. J’ai tourné la tête de Monique, pour qu’elle voie son Benny oui-oui en pleine soumission. Mon sucre l’a détaché en coupant la corde et elle l’a traîné devant sa honte qu’il devait lécher. J’étais aux anges, tandis que Monique versait sa petite larme. Normal ça fait toujours quelque chose la première fois et puis quand on a la queue d’un inconnu au fond de la gorge à la limite de vomir, y’a de quoi être ému.
« Eh oui Monique, Il faut toujours faire attention avec qui on joue. »
Ah, cela m’a excité, j’en ai joui dans sa bouche mais j’ai remarqué aussi qu’elle avait envie de cracher. Pis quoi encore ! Mais où va-t-on ? Je lui balançais une nouvelle claque et la faisais avaler tout d’un coup. Elle pleurait. Ben oui, je la comprends, c’est un tel honneur. Une fois détachés tous les deux, ma reine m’a regardé . Une sorte d’aura brillante l’entourait, son visage était ferme et rayonnant, elle était superbe. Alors je lui ai donné les clés. Je comptais bien la laisser faire. J’adore la laisser faire. Elle a pris Monique par la natte et l’a traînée à genoux jusqu’au lit, pour la faire s’allonger sur le dos. Une fois la posture plaisante, elle est venue chercher Benny par la queue qui n’opposait aucune résistance. Pauvre homme ! Arrivé devant la chatte grande ouverte de sa femme, elle lui a dit de la baiser comme si c’était une pute, parce que c’est une pute, elle venait de se taper son mec tout de même ! Alors ben, dans le feu de l’action et les neurones grillés, a passé ses bras sous les cuisses de Monique et l’a pilonnée avec ferveur. Elle le connaissait bien, donc elle le laissait faire. Mais il était tellement excité qu’il allait certainement jouir plus tôt que ce que mon Sugar a prévu. J’ai entouré la nuque de mon sucre brun avec puissance. Ma pute à moi. Je l’ai embrassé e, elle avait en bouche l’odeur de l’autre, mais peu importe, ce soir-là tout était permis. C’est ma pute ! Une fois lâchée, elle est montée sur le lit jusqu’à poser sa chatte sur la bouche de Monique qui ne s’y attendait pas. Ma Lula s’en contrefou t, elle aime surprendre. Elle a écarté elle-même ses lèvres et lui a fourré son clito en bouche. Elle avait intérêt à faire cela bien. Prise au dépourvu elle n’avait plus le choix. Son mari devant cette scène, excité comme un veau, poussait des bruissements bien gras. Alors que moi, assis tranquillement dans mon fauteuil je me branlais. C’était plutôt jouissif comme situation. Monique a joui, mon sucre a joui. Elle l’a enjambée pour se placer à quatre pattes, puis a ordonné à Benny oui-oui de la baiser. Le toutou bien docile quittait sa pantoufle pour entrer dans mon écrin d’or. Sans un regard il quittait sa femme pour s’enfoncer dans la mienne. Ses yeux se sont révulsés, complètement shooté par l’adrénaline de la situation. J’étais décidé de m’occuper de Monique avant qu’elle ne sèche. Baiser une étoile de mer morte, trop peu pour moi. Mes mains sous ses hanches je relevais son cul dans ma direction et la positionnait face à son mari. Je voulais qu’elle le voie bien en train de baiser ma reine. Mais cette petite effrontée s’est permis e de baisser la tête. Deux doigts dans son cul lui a fait relever et elle a compris qu’elle ne devait pas le quitter des yeux. Sa chatte coulait, elle me réclamait. J’aurais été vexé qu’il en soit autrement. D’un coup je la pénétrais en lui serrant la nuque. Hors de question qu’elle baisse les yeux. Elle commençait à être perdue Monique. N’a-t-elle jamais été baisée comme ça ? Alors que tout le monde s’amusait comme larrons en foire, Monsieur Malabar arrivait. Pile au bon moment. Benny n’a rien vu d’autre que la croupe de ma libellule, mais Monique écarquillait les yeux et se demandait ce qui se passait. Elle bougeait son cul sans cesse, m’empêchant de bien la fourrer. Malabar s’est déshabillé et là ses tortillements se sont faits plus rapides. Alors je me suis accroché à ses poignées d’amour pour l’obliger à rester en place, et me glisser tout au fond. Une de mes mains a remonté vers ses seins, un instant je les ai soupesés avant d’en attraper un et de le malaxer. Monsieur Malabar regardait la scène qui se déroulait sous ses yeux de vicelard. Il ne lui a pas fallu longtemps avant de mettre sous le nez de Monique en transe, une queue énorme. Tout homme dignement constitué ne pourrait pas rester insensible devant ce quatuor. J’ai profité de l’effet hypnotique pour sortir de sa chatte et me placer à l’entrée de son cul. Elle protestait la vilaine. Alors Malabar s’est approché et lui a planté sa massue dans la bouche. Au même moment que je la sodomisais. Double baptême pour Monique. Bravo tu auras droit à une médaille. Et là, je m’y suis donné à cœur à joie. Voilà un endroit qui n’a jamais servi. Quel plaisir de la dépuceler moi-même. Mais que fait son mari ? Eh bien il sue comme un porc, s’excitant dans la chatte de ma reine en voyant la sienne se faire prendre le cul par un inconnu et se faire baiser la bouche par un second. Y’a de quoi ne pas s’en remettre. Moi aussi tout cela m’excitait. Ma reine lui criait d’aller plus fort mais le pauvre Benny, se fatiguait. Pourtant le message était clair : qu’il l’encule ! Il ne comprenait pas, alors elle a écarté son cul avec ses petites mains dont elle avait peint ses ongles le matin même, sur la table de cuisine et là enfin, il osait le passage interdit. Timidement il se pointait au bord mais ma reine noire n’a pas attendu pas, elle s’est enfoncée elle-même sur le pieu tendu. Il a gémi, de surprise, de plaisir, de découverte, de peur, de remerciements, un peu de tout ça je suppose. Ceci dit il poussait des cris différents, mais moi je ne voyais qu’elle, magnifique, tellement magnifique. Elle est tellement belle quand je l’autorise à se faire prendre par un autre. Monique continuait de crier la bouche pleine, lui entourant sa tête de ses grosses mains pour la prendre le plus loin possible, moi tirant sur ses hanches pour bien prendre son cul, qu’elle se souvienne de sa première fois. D’un coup j’ai joui. Étonnant, j’aurais cru pouvoir tenir bien plus longtemps. J’ai fait un signe à Monsieur Malabar qui quittait d’un coup Monique. Elle ne savait plus où elle en était, la pauvre. Il s’est placé derrière Benny et en un instant l’a penché en avant et l’a enculé . Surpris il s’est mis à crier, le suppliait d’arrêter et l’instant d’après de continuer. Ma reine était sens dessus-dessous. Malabar enculait Benny, Benny enculait ma femme, superbe tableau. Et Monique qui regardait cette scène, seule. Alors je me suis approché d’elle, j’ai plaqué ma main sur son clitoris et me suis mis à la branler. Elle avait le droit jouir elle aussi. En quelques secondes elle est venue. Elle était complètement retournée la Monique. Benny s’est mis à jouir et a quitté ma Lula qui était comblée, mais le malabar dans son cul n’avait pas fini et il comptait bien aller jusqu’au bout. Et effectivement, quand l’excitation redescend ce n’est plus la même chose. Alors il a fait pencher Benny sur le lit, tête dans le matelas et croupe en l’air, et s’est mis à le défoncer aussi profond que possible. Il criait Benny, mais peu importe, seule la jouissance arrêterait sa sentence. J’ai dit à Monique de se mettre sous son mari et de le branler. Délicatement elle l’embrassait en l’astiquant. La sensualité, la tendresse, l’accompagnent dans sa jouissive douleur. C’était à cet instant que Monsieur Malabar s’est répandu en lui. À peine terminé, il se rhabillait, me remerciait et nous quittait. Je laissais ma reine endosser sa cape tandis que je passais mon costume. Et tous deux, en super héros de la jouissance, nous laissions Monique et Benny retrouver leurs esprits.



- Chapitre 8 -



Je caresse son dos que tant d’hommes ont touché, flageolé, martyrisé, ce dos qui est à moi, à elle, mais à moi. Cela me fait frissonner. Elle est tout ce que j’ai. Elle détient au creux de ses reins mon existence. Je lui dois tout. Je serai prêt à tout pour elle. J’ai déjà usé de force, de menaces et je serai prêt à tuer s’il le fallait. Personne ne l’aura, elle est à moi et elle le sait. Pourtant, elle ne peut s’empêcher d’aller se faire baiser ailleurs. Pourquoi ? J’ai cherché des réponses longtemps. Je n’ai trouvé que des pleurs et de la détresse. Je me suis retrouvé devant une femme en manque. En manque de sexe, en manque de violence, en manque d’amour. Je ne serai jamais les autres, je ne pourrais pas, je n’en ai pas la prétention mais quand bien même, je deviendrai fou. Comment être tous les autres ? Tous ceux que je ne connais pas, toutes ces personnalités, tous ces vouloirs, tous ces regards, toutes ces perversités. Ma Lula est une femme fragile qui a trouvé sa thérapie dans les liens de la chair. Quand moi je trainais dans les rues avec mon flingue entre les mains à chercher ma moitié perdue, elle se faisait prendre comme une chienne et jeter de la pire des manières qu’il soit ; tabassée, sur un trottoir en pleine nuit. Que serions nous l’un sans l’autre ? Rien, rien du tout. Notre existence n’a de valeur que pour l’autre. Elle étend sa jambe. Veut-elle m’échapper ? Quelle essaie ! Je finis par m’endormir, collé à son corps chaud et marqué.

Quand je me réveille, le lit est vide et froid. Elle est partie. Non pas encore ! Je me lève en un quart de seconde et, en sueur sort de notre chambre pour la trouver sur le sol de la cuisine, en larmes. Elle lève sa tête vers moi, ses petits yeux sont embrumés, coulants et larmoyants.
— Lula, que t’arrive-t-il ?
— J’ai mal, me dit-elle en tenant son ventre.
Je la prends dans mes bras.
« Je sais ma chérie, je connais ton mal, je connais ta douleur.”
Doucement je pose sa tête contre mon épaule et lui caresse les cheveux.
— Je m’occupe de tout ma reine. Je m’occupe de tout, lui murmuré-je en la berçant.
Attristé, démunis, je laisse mes émotions couler sur mes joues sans les retenir. Moi aussi j’ai mal ma libellule, mais je ne veux pas te laisser partir, je vais tout faire pour te rendre heureuse. Elle tremble, sanglote, renifle. Je la porte jusqu’à notre lit où je la dépose délicatement, puis lui caressant les cheveux, je la laisse s’endormir le visage mouillé par la détresse et la douleur.

Avec fébrilité je m’empare de mon téléphone et compose un numéro. La voix au bout du fil est mon pire ennemi. J’annonce :
— C’est moi.
— Pour quand ?
— Ce soir !
— Combien ?
— Huit.
— Bien se sera prêt. Tu veux de quoi manger ?
— Non cela ira.
— Très bien, donc pour 20h.
— Je ne te dis pas merci.
— Bien non, ce serait déplacé. À ce soir.
— À ce soir.
Je raccroche en ayant la nausée. Putain, pourquoi faut-il que je doive gérer ce genre de merde ? En même temps, qui le ferait ? Je n’ai plus envie de dormir alors je me lève et vais me faire un café. En revenant dans la chambre je vérifie que ma libellule dort encore et je m’assieds au bureau. Je dois garder un œil sur elle, on ne sait jamais ce qu’elle pourrait faire. En une seconde, tellement en manque, elle peut se barrer et me laisser comme un con. Après je devrais parcourir la ville et casser la gueule à tous ceux qui l’approche, ce qui n’est du plus bel effet je vous l’accorde. Elle se retourne et me fait face. Son visage est crispé de douleur.
« Oh, ma reine, ça va aller, je te le garanti. Tu vas aller mieux. Oui, toi tu vas aller mieux, mais jusqu’à quand ? ».

J’ouvre la boîte de pandore, toutes sortes de conneries immondes me saute au visage. Des attentats, de multiples remaniements gouvernementaux, des gosses écrasés, des mères éplorées. Pfff tout fout l’camp. Mais le pire de tout, c’est que les médias ne parlent pas des vraies causes, celles qui nous mettent en péril, comme le temps qui se déglingue, les oiseaux en voie de disparition, la déforestation. Tout va mal j’vous dit. Demain il ne restera rien de l’être humain et de tout le génie qu’on nous a donné. Vous y pensez à cela ? Ben non, je me doute bien que derrière votre écran à consommer du porno à deux sous en mangeant votre pizza décongelée, vous avez autre chose à foutre qu’à penser au Dendrolagus, au Quokka au Saïga ou au Rhinopithecus. C’est sûr, cela vous dépasse. Pauvres cons, vous n’êtes déjà que la poussière que vous-même. Vos dieux devraient avoir honte d’avoir enfanté de tels ignares. Et vos rejetons ce n’est pas mieux ; élevés à la télé réalité où les poufs dégueulasses aux seins refaits, gerbent leur mojitos sur une plage sublime qui n’a rien demandée. Bon sang, j’ai bien choisi mon époque. Si seulement un quart du total de la débilité de ce monde servait à nourrir le monde, on vivrait tous en osmose. Ma reine bat des ailes, elle s’étire quelques secondes et se remet en boule, les bras croisés sur son ventre.
« Ça va arriver ma belle, encore un peu d’attente. Ça vient. »
Ses cheveux sont collés à ses joues rougies, ses yeux continuent de couler, cela me fait mal. Le fameux mail arrive enfin, je l’ouvre, fait défiler, clique sur les liens…
« OK. Non. Oui. OK. Non, faut pas exagérer tout de même. Non. Non. OK. OK. Oui. Non. Non. Non. OK. Ok. »
Je valide tout ça et j’accompagne d’un petit mot :
« J’espère que ce sera la dernière fois qu’on se voit. »
À peine envoyé, la réponse arrive :
« Tu sais très bien que non. Tu es aussi tordu que moi. »
Je lui renvoie un smiley avec une auréole et continue mes recherches. Je passe de site en site, de page en page et ne trouve pas ce que je veux. Tant pis, je vais faire autrement. Quelques messages suffisent à me faire livrer ce qu’il me faut. Maintenant je dois manger, et elle aussi, elle en aura besoin.
Elle sort enfin du lit, épuisée d’avoir pleuré et s’assoit le corps lourd à la table de cuisine. Le repas sent bon et j’ai bon espoir qu’il lui plaise.
— Spaghettis à la Carbonara et tu sais comme je hais les clichés, lui dis-je.
— Je n’ai pas faim, réplique-t-elle.
—Tu vas manger ce que j’ai préparé !
Elle me regarde avec des yeux de poissons hors de l’eau mais cela ne prend pas. Je m’avance vers elle et lui caresse la joue, essuyant une larme pas encore séchée.
— Tu vas manger car il te faut des forces, continué-je en lui faisant un clin d’œil.
D’un coup son visage s’illumine, fini les larmes place au sourire mutin. J’adore la voir sourire, elle a le visage brillant de plaisir et cela se communique. C’est tout ce qui m’importe. Qu’elle soit heureuse. Elle se sert et remplit mon assiette puis la sienne. J’adore la regarder manger, elle est si attirante quand elle sort sa petite langue pour attraper le spaghetti qui ne voulait pas entrer dans sa bouche. Il a failli raté ça ce con. Après chaque bouchée, elle me regarde et rit comme excitée. Je suis ravie de mon effet mais le pire reste à venir. Pour elle comme pour moi.



- Chapitre 9 -



Ma reine est belle, même en larmes elle est belle. Je lui frôle le bras, elle frémit. J’adore quand elle frémit. Elle tourne comme un chat qui cherche sa place, lisse ses cheveux, les défait, se regarde dans le miroir, remonte ses seins, qui sont parfaits comme ils sont au demeurant, palpe ses fesses, trop grosses à son goût, puis quitte son reflet en le balayant d’un geste de main. Ma libellule se replie sur elle-même, les jambes remontées sous son menton et la joue négligemment posée sur ses genoux, elle tremble. Je sais qu’elle est en manque, je le sens au creux de mon corps. Il est temps de nous préparer, ce spectacle me fait mal au ventre. J’ouvre son armoire, mon armoire et en sort une robe couleur grenat, couleur du sang, puis des bas assortis et un porte-jarretelle. Elle ne bouge pas, comme statufiée dans son manque. Je dois la libérer, il n’y a que moi qui puisse le faire. J’enfile mes vêtements, et pieds nus me présente à elle, sa tenue à la main. Elle est perdue et cela me fait mal. C’est à cause de vous si ma libellule est dans cet état. C’est ce que vous avez fait de ce monde, ce que vous attendez d’elle, de moi, de nous, qui la met dans cet état-là. Si vous étiez plus humain, nous serions nous et vous seriez vous, sans vous soucier de nous, mais il faut être intelligent pour concevoir un monde où chaque être à sa place. Je lui caresse la joue tendrement puis lui relève la tête. Ses yeux sont rouges et remplis de larmes naissantes.
« Oh, ma reine, je vais te redonner le sourire. Je te l’ai promis. »
Je la mets debout, ses larmes coulent sur son visage, puis ruissellent dans son cou et sur sa poitrine. J’ai envie de les lécher, tout ce qui concerne mon sucre m’appartient. Je lui montre sa robe et les apparats. D’un coup ses yeux s’illuminent, elle me saute dessus, croise ses jambes autour de ma taille et m’embrasse comme si elle allait me dévorer. Je lui somme d’aller se doucher, tout de suite, et sans un mot. À partir de maintenant, elle doit se la fermer !

Je l’entends chantonner dans la douche mais lorsque j’apparais elle se tait. Elle a raison, elle sait qu’il vaut mieux suivre mes consignes. J’ouvre le robinet d’eau et sa douche devient froide, mais aucun son ne sort d’entre ses lèvres.
« C’est bien mon Sugar, ferme-la et magne-toi ! »
Elle sort telle une sirène et attend, glacée, que je lui tende une serviette. Précautionneusement elle se sèche tout en me regardant.
« Oh, je sais ce que tu cherches petite pute, mais tu n’obtiendras rien d’autre de moi que le plan que j’ai préparé. »
Lorsqu’elle comprend à mon regard que ma bite restera dans mon caleçon, elle se renfrogne. Je souris, elle baisse la tête. Elle lève les bras, je lui passe la robe et la fais coulisser sur son corps en manque, puis l’assieds sur le lit, empoigne une jambe et la pare d’un bas en soie grenat, en fais de même avec l’autre. Sa peau est douce, j’ai envie de la caresser, de la torturer, mais je m’abstiens. Quoique, juste une petite morsure sur son sein, une toute petite, serait du plus bel effet. J’attache le porte-jarretelle et embrasse chacune de ses cuisses. Dieu qu’elle sent bon. Je lui saute à la gorge et la serre, elle suffoque. J’adore quand elle suffoque. Sa bouche s’entrouvre, je plaque mes lèvres aux siennes et aspire le peu d’air qui lui reste. Elle me doit la vie, je peux la reprendre quand je veux. Et elle le sait. Je décolle mes lèvres des siennes et desserre lentement ma main. Elle revient petit à petit, essoufflée, apeurée. Voilà comment je l’aime, vulnérable, à ma merci, prête à me laisser faire tout ce que je désire. Chaussures aux pieds et veste sur les épaules, nous sortons de notre appartement. Elle a son regard de droguée qui sait qu’elle va bientôt se faire un shoot. Une fois dans la rue, une camionnette noire se gare juste devant nous et ouvre sa porte latérale. En une fraction de seconde, un homme cagoulé en sort et se jette sur ma reine lui passant un sac de jute sur la tête, qu’il attache avec une corde enroulée autour de son cou. Elle essaie de se débattre mais un second homme lui attrape les bras et lui lie les poignets. Ses cris sont étouffés mais ils ne lui laissent pas le temps de réagir et la jettent dans la camionnette. Tout s’est déroulé très vite, parfaitement en accord avec mon plan. Je prends place également à l’arrière, accompagné de deux hommes cagoulés. Ma reine respire fort, elle ne sait pas ce qui se passe et doit se poser mille et une questions. Et c’est tant mieux. La peur sera son amie durant les prochaines heures. Les mains attachées en l’air, elle essaie de se caler le plus éloigné possible de ses kidnappeurs, mais elle n’ira pas bien loin. L’un d’eux s’approche doucement d’elle et vient respirer dans son cou. Elle se cabre, panique, mais comprend rapidement qu’elle ne pourra pas leur échapper. Des mains courent sur ses cuisses. Elle respire fort et je sais qu’elle m’appelle intérieurement mais je ne veux pas rater ce spectacle. Il lui en faut pour sa douleur. Malgré ses gémissements de négation, sa peau se parsème de chair de poule et en redemande. Ses poils de bras se hérissent, son nez se gonfle au fil de sa respiration. Cela lui plaît. Quatre mains la caressent et lui ouvrent les cuisses. Pourtant elle le sait qu’elle ne doit pas les fermer, bordel ! Comme elle continue à vouloir en faire qu’à sa tête, je m’approche de son oreille :
— Ouvre tes cuisses de suite, salope !
Sa respiration se bloque d’un coup puis quelques secondes après, elle s’exécute. Elle bombe le torse et se calme. Les hommes en profitent alors pour prendre possession de son corps. L’un deux lève sa robe jusqu’à son cou et la remonte sur sa tête, opacifiant un peu plus sa vision. Ne lui restent que son soutien-gorge, son porte-jarretelle et ses bas. Cela m’excite de la voir comme ça, mais il faut bien dire que je n’aime pas la savoir aux mains d’autres hommes. Et pourtant… c’est bien moi qui ai organisé tout cela. Installé en face de ma reine, je déguste ce triste spectacle. Son soutien-gorge retiré, ses tétons sont malmenés, mais elle aime ça. Tandis que des doigts entrent en elle, l’un des hommes défait sa ceinture et sort sa queue. Si j’ai programmé ce scénario, je n’en ai pas écrit les lignes. Celui qui maltraite les tétons de mon sucre passe derrière elle et pose son dos contre lui avant de reprendre son exercice. Ses seins s’étirent et se tordent. L’homme, la bite à l’air, se plante devant elle et lui attrape les hanches avant de la pénétrer brutalement. Ma libellule crie mais se laisse faire. Un pincement en moi se fait sentir mais tout cela m’excite. Je sais que j’ai la main sur tout mais je fais entièrement confiance à mon acolyte pour avoir prévu le pire des scénarios. Le mec s’enfonce dans mon Sugar avec rapidité et elle gémit de plaisir. Tour à tour, ils la prennent de manière légère, un peu trop à mon goût. La voiture ralentit, nous arrivons. Ma reine est posée sur le sol froid et sa robe redescendue sur son corps. L’un d’eux la détache et tire sur les cordes pour la faire sortir. Elle est pieds nus et doit affronter les cailloux sur le sol pendant une centaine de mètres jusqu’à la porte d’entrée. Trois coups et un homme nous ouvre sans rien dire. Nous entrons et le portier muet jusqu’ici, sort de sa poche un cutter qu’il approche d’elle. Sur le moment j’ai peur et je m’avance, mais un des hommes cagoulés pose sa main sur moi et me rassure. Le portier attrape son décolleté et d’un coup sec, découpe sa robe. Il en fait de même avec son soutien-gorge. Il l’examine attentivement, soupèse et palpe ses seins puis passe sa main entre ses cuisses, qu’elle ouvre sans attendre. L’homme paraît satisfait et fait un signe de tête en direction du couloir éclairé par des néons. Ma reine est tirée par la corde lui reliant les poignets et elle avance à petits pas, tandis que je la suis de près. Nous bifurquons sur la droite et attendons devant la troisième porte. L’homme, la main sur la poignée, me regarde avec insistance et attend mon dernier accord, que je lui donne à la seconde. Tout est déjà programmé, pas de retour en arrière, jamais. Il ouvre donc la porte des supplices et nous entrons tous à l’intérieur. Cinq hommes sont déjà en là, nus et fortement musclés, parfait. Exactement ceux que j’ai validés en ligne. Mon acolyte ne ment jamais sur la marchandise, c’est toujours en parfaite adéquation avec notre demande. La perversité a du bon en général. On ne badine pas avec les commandes, tout doit être exactement comme annoncé et aucun droit à l’erreur, cela pourrait être fatal. Ma libellule tremble. Sent-elle que cette fois ce sera différent ? La lumière est orangée, inondant son corps d’une couleur de miel. Mon Brown Sugar prend tout son sens sous ce rayonnement. La corde de ses poignets est coupée et celle de son cou détachée. Elle respire vite et fort. Le sac est arraché et ma reine se retrouve entièrement nue à la merci des huit hommes. Non neuf en fait, je ne compte pas rester assis, faut pas exagérer. Elle ouvre doucement les yeux, déglutit avec bruit quand elle se rend compte qu’elle est seule au milieu de tous.
« Oui ma reine noire, tout ça pour toi. »
Elle me jette un regard à la fois gourmand et apeuré. Ce même regard que j’ai vu en elle la première fois. Les larmes recouvraient son visage mais ses yeux, ces yeux-là, quémandaient du sexe. Elle a eu peur mais les hommes qui l’ont baisée puis tabassée, ne lui en avaient pas donné pour son plaisir. Depuis, j’ai cherché à retrouver ce regard. Retrouver ma Lula en perdition, égarée au milieu de ce monde et qui cherchait son sauveur, celui qui l’emmènerait au-delà de son ici pour trouver son ailleurs, là où elle serait protégée de tout et de tous. J’ai passé tellement de temps à la chercher, dans tous les bars sordides et dégueulasses où trainent les raclures de ce monde, ceux qui trompent leur femme en faisant croire qu’ils ont un rendez-vous qui vient de se greffer sur leur agenda. J’ai ratissé la ville et les voisines. J’ai secoué les boîtes de nuit, cherché dans les faubourgs la nuit, les bars à putes et les cabarets. Tous les corps que je croisais n’avaient rien de ce que je cherchais. Aucune n’avait le sien. Les yeux que je croisais étaient fades, dénués de vie. Aucune étincelle nulle part, aucun feu au creux du ventre, vous savez celui qui vous brûle et vous consume mais que pour rien au monde vous n’éteindriez. Ce feu qui vous met en vie. Toutes des putes ! De mauvaises putes ! Tout juste bonnes à se faire baiser à l’intérieur d’une bagnole mais pas sur le capo. Non, ça c’est pour les reines. Osez ouvrir son cul devant une foule en pleine rue, ce n’est pas donné à la première pute venue. Elles avaient les mains sales et les bouches pleines de mensonges. Elles étaient à côté de leur vie, toutes ! Où était l’étincelle de vie en elle ? Elles étaient éteintes et passaient de bite en bite sans prendre réellement leur pied. Tout le monde ne peut pas porter l’étoile de Pute. Il faut de la luxure, de la perversité, je dirai s même de l’animalité. Il faut aimer se faire baiser et savoir que cela peut se finir mal. Plus d’une fois j’ai testé les putes de bas étage, même pas une chatte chaude et accueillante, toutes la même odeur, toutes les mêmes sons. De bas étages j’vous dis. Vous savez, comme si vous baisez votre congélo, vous n’avez qu’une envie c’est de finir au plus vite, mais vous êtes tellement anesthésié qu’au final vous ne ressentez rien. J’étais persuadé que j’étais le seul à errer dans ce monde au milieu de pingouins pédés, mariés pour faire bonne figure dans un pays catho qui n’a de catho que le nom. Aller prier le dimanche et se fouetter avec les rameaux bénis parce qu’on a baisé le barman au lieu de Monique. Maman leur a dit :
« Sois un homme mon fils et je serai fier de toi. Trouve une femme, fais- lui des gosses et elle te foutra la paix. » Ben voyons, pauvres cons. Vous mériteriez d’être jeté dans une arène avec le peuple autour de vous. Oui, celui-là même que vous enculez tous les jours. Et tous ceux que vous mettez de côté, les dépravés, les pédés, la petite classe, la moyenne aussi… tous ceux que vous méprisez et qui gâche selon vous la France, vous enculerez un par un et recommencerez jusqu’au ce que votre cul soit aussi gros que votre connerie. Pauvres cons ! La France c’est le peuple qui la fait, pas vous ni vous, mais nous. Et nous, ce qu’il nous faut, c’est vivre libre. Et contrairement à ce que vous croyez, il n’y aura pas plus de guerres, ou de violence, pas plus de viols ou de meurtres. C’est vous qui poussez les êtres humains à s’entretuer, vos putains de médocs, vos putains de vaccins, votre putain de bouffe transgénique. C’est ça qui nous rend fous, pendant que vous, vous vous gavez des meilleurs mets, que vous vous permettez de gâcher. Faites-les naître sous médocs, injectez-leur des poisons, faites-leurs avaler des pesticides, oh pas beaucoup mais un peu tous les jours, réinjectez un peu plus. Tous les dix ans ? Non voyons, tous les cinq ans et puis doublez les doses parce que ces débiles, ils risqueraient d’oublier de venir pour leur dose de toxiques. Faites-leur bouffer du lait trois fois par jour au minimum, si si, vous allez voir ils vont adorer, mettez un peu de couleur, un peu d’odeur, une étiquette verte, mais si voyons on dira que c’est bio, c’est tendance et cela leur plaît à ces bobos. Collez des couches imbibées de pétrole sur le cul de leurs gosses, stérilisons-les, faut pas déconner tout de même, ils seraient capables de se reproduire plus vite que nous sinon. Gavez leur cerveau de conneries, mais de bonnes conneries, des trucs qui leur serviront à rien mais pendant ce temps on peut leur préparer le cul, ben oui il n’y a plus de temps à perdre, il faut s’y prendre jeune. Menacez-les de leur retirer leurs gosses, de les jeter en prison s’ils ne payent pas leurs factures, tapez fort sur leur tête jusqu’à ce que leur cerveau soit en bouillie. C’est con, on ne peut plus les lobotomiser à volonté, c’est con ! Un peu de médocs, mais si vous faites une dépression, puis la pilule, allez qu’on regarde le résultat si on a bien bossé. Vous fumez pas ? Ben alors ? Qu’est-ce qui se passe, vous êtes malade ? Ben faut fumer M’sieur Dames, vu la vie que vous avez, c’est le seul petit plaisir qui va vous faire du bien ? Oh, c’est cher ? Mais non, pour le bonheur trouvé, je vous assure que vous pouvez y aller. Avec un p’tit Ricard ? Ben oui bien sûr. Vous pouvez. Si on vous le dit putain ! Faut nous croire !!! Avec tout ça, il en redemande le peuple, toujours plus de claques dans la gueule, toujours plus de merde à bouffer, toujours plus de gosses sous perf de lait et toujours les mêmes au gouvernement ; les mêmes qui éjaculent à la gueule de leur peuple et se font lécher le bout de queue, ben oui faut pas salir le beau costume à quinze mille tout de même. Vous êtes la honte de notre monde, la honte de notre pays. Vous nous avez fait croire que tout cela était normal et qu’on devait s’en contenter. Les gens en ont oublié de vivre pour eux, ils vivent pour vous, pour vous satisfaire. Vous laissez ces putes arpenter les rues et accepter de mauvaises baises tant que vous touchez votre part. Vous touchez sur le cul, vous touchez sur les médocs, vous touchez sur la bouffe, vous touchez sur la vie, vous touchez sur la mort. Vous êtes l’argent mais nous sommes le bonheur, vous êtes les dirigeants mais nous sommes les vents dans les voiles, vous êtes les élus, mais c’est nous qui déjeunons avec Dieu. Vous nous faites croire que nous finirons seuls, veuf de la maladie qui l’a emportée, mais vous vous trompez. Sur les pavés mouillés se trouve notre âme, celle qui nous attend sans le savoir. Et j’ai trouvé la mienne sur un trottoir, en larmes et en sang. Elle était rayonnante. Elle était mienne. Elle est toujours mienne même s’ils attendent tous pour profiter de ma fleur au goût de miel.



- Chapitre 10 -



Sa peau frémit, impatiente. Son visage lui se durcit, tout comme son regard qui me supplie tout autant qu’il me remercie. Elle est tout ce que j’ai. Elle est mienne. Je suis sien. Ce soir je l’offre à d’autres, sous mes yeux, sous leurs coups. Je lui offre cette libération, ce shoot de plaisir et d’orgasme. Ma reine mérite le meilleur du pire et pour le pire je suis le meilleur. C’est grâce à elle que je suis devenu artiste dans le domaine de la douleur. Elle m’a façonné, tel qu’elle m’a vu, avec tout ce qu’elle a perçu enfoui en moi. Je lui dois ce que je suis et je ne peux que la remercier par la douleur, cette douleur qu’elle aime tant. Ou plutôt, cette douleur qui la modèle. Les trois cagoulés se dévêtissent. Mon sucre devient liquide et coule des yeux. D’un regard puissant je l’intime de s’agenouiller et surtout de se la fermer.
« Regarde ce que tu me fais faire. J’espère que tu vas comprendre ma souffrance ? C’est pour toi tout ça ma reine. »
Assise sur les genoux, les mains bien positionnées, je la trouve un peu trop confortable, alors que je lance un regard à celui qui est placé devant elle, faut pas pousser non plus. Il s’avance vers elle et l’attrape par les cheveux pour lui faire relever les fesses. Surprise, elle pousse un petit cri. Comment ose-t-elle ?! Cette fois c’est moi, qui à grands pas, me retrouve devant elle et l’attrape par la gorge. Elle suffoque et me supplie d’y aller doucement.
« Ben voyons, balançons nous des roses tant qu’on y est. »
Je plisse les yeux et la dévisage.
« Alors mon sucre, tu prends peur ? lui envoyé-je intérieurement. Je te croyais plus forte que ça. »
Elle ferme les yeux, son air lui manque mais elle ne bouge pas. Les hommes se rapprochent et l’un d’eux, cigarette à la main, lui crache sa fumée dans les narines. Elle ne se débat pas. Inutile, elle sait que je détiens tous les pouvoirs, elle me les a remis il y a bien longtemps. Je relâche doucement ma prise, elle toussote, cherche son souffle sans faire de bruit. Tout le monde est nu autour de moi, j’en fais de même et recul e d’un pas pour laisser le jeu commencer. Les lignes sont déjà écrites, je veux voir le scénario se dérouler devant moi et aspirer tout ce qui sort de ma libellule. Elle est tellement belle au milieu de tous. Sa peau douce, tel un abricot mûr, se tend vers eux, leur donnant l’accord que je leur ai déjà offert. Corde à la main, un s’approche et la fait claquer devant elle. Elle ouvre les yeux. M’a-t-elle demandé ?
« Soit, tu veux voir ma reine ? Je te l’accorde. »
Le lien est passé autour de son cou, descend sur sa poitrine pour se croiser entre ses seins. Je regarde le tisseur ficeler ma Lula.
« Attention à ses ailes ! Ne me l’abîmez pas. »
Le chanvre s’enroule et s’enroule, sans que je comprenne où cela va nous mener. Ses mains sont attachées dans son dos puis la corde est passée dans un anneau au plafond. C’est pratique ces plafonds accessoirisés. J’y songerai. D’un coup, l’homme tire avec violence et ma libellule se retrouve un instant debout. Un court instant car la seconde d’après elle est suspendue dans les airs. Cheveux enroulés, l’obligeant à relever la tête à son maximum. Oh, que j’aime ce que je vois. Elle est encore plus belle harnachée de la sorte. Ses chevilles sont entravées puis relevées elles aussi. Son corps forme un demi-cercle. Magnifique. Un dernier lien relie ses cheveux et ses pieds, complétant la posture. Elle respire fort. Elle a peur du vide, je sais qu’elle doit lutter mais je sais aussi qu’elle va adorer. Je regarde mes jouets s’activer autour d’elle. Une bougie à la flamme vivante s’approche de son corps. Doucement l’homme passe la flamme brûlante à la base son cou. Elle ne peut bouger, juste accepter. La danseuse aux couleurs de feu descend entre ses seins, puis passe lentement sur chacun d’eux. Ça chauffe je le sens d’ici. Elle se mord les lèvres, ferme fort ses paupières, comme si cela pouvait lui éviter de sentir tout l’amour que j’ai pour elle en lui offrant ce magnifique rendez-vous. La grignoteuse continue sa course. Ses hanches, son ventre, puis vient se poser quelques instants sur sa chatte tendue. Elle crie. Tant mieux. L’homme prend son temps, ne tenant nullement compte de ses suppliques. La flamme remonte entre ses cuisses attachées et ouvertes, pour se positionner sur son cul. Ce cul que j’ai si souvent mordu, baisé, fouetté, martelé. Ce cul qui est ma propriété. Bien que tant d’autres y ait touché, l’ai t embrassé même, il reste mon bien le plus précieux et ce soir, je veux que mon bien soit mis en valeur et qu’elle s’en souvienne pendant longtemps. Un autre enroule une cordelette autour de chacun de ses seins. La gravité augmentant la torture, je me délecte de ses sensations en guettant chacun de ses gestes, aussi minime soit-il. Sa langue passe sur ses lèvres, elle lutte je le sais mais elle ne dira rien.
« Ce n’est pas simple d’aimer souffrir mon Sugar, oh non pas simple. Mais je t’aime torturée comme tu es. Ne change pas, pas pour eux ni pour eux, ne change jamais, je te l’interdis. » Son corps dégage une odeur que j’adore, celle de la peur, de l’excitation au-delà du compréhensible, une pulsion qui vous pousse à aller plus loin, toujours plus loin, sans savoir où cela va vous mener. Mais qu’importe la destination, c’est la route qui compte. Le tableau est parfait. Du grand art. Un homme me demande confirmation. Je fais un signe de tête. La musique démarre, forte, très forte. Ma reine se raidit, elle sait qu’ils cherchent à couvrir ses cris. Elle sait aussi qu’elle ne pourra pas les retenir, tout comme ses larmes. Et elle va adorer j’en suis sûr. Les huit se mettent en cercle autour d’elle, passent leurs poignets dans des dragonnes et se lancent, alternant martinets et cravaches sur sa peau ultra tendue. Elle retient ses cris, je le sais. Elle attend mon accord, celui qui lui manque pour se libérer. Vais-je lui donner ? Après tout, cela peut être jouissif de la laisser s’étouffer avec ses cris. Les hommes s’énervent, ils ne l’entendent pas, alors ils frappent plus fort. Son dos, ses seins, ses lèvres offertes, son cul, ses mollets. L’un d’eux lui attrape le visage et la frappe.
— Cela ne te fait rien petite pute ?! s’agace-t-il.
Elle ne le regarde pas, elle n’en a pas le droit, pas encore, je ne lui ai pas donné l’accord. Alors il claque l’autre joue, mais toujours rien. Je souris. J’adore la voir se faire torturer. Sa tête ne peut pas bouger, elle ne peut qu’encaisser les coups, sur son visage et sur son corps. Je m’approche sans bruit et ferme les yeux. Je sens la chaleur de son corps irradier jusqu’à moi, j’entends le bruit des cuirs entrant en contact avec sa peau de miel. Ce son est si doux à mes oreilles. Ma queue commence à se cabrer, il était temps. Du bout des doigts je parcours ma reine en l’effleurant, créant une douleur supplémentaire. Ses seins sont violets, le sang s’accumule et tend un peu plus vers l’agonie de mon Sugar. Je passe ma main dessus, elle se mord la joue et serre le s dents. Une vraie souffrance se lit sur son visage.
« Je sais mon Sucre, cela fait mal, mais tu vaux bien toute cette douleur. »
Je me positionne devant elle et agrippe son menton. Elle tente tant bien que mal de baisser les yeux vers moi. Je serre plus fort, lui faisant ouvrir la bouche.
— Tu voulais ta dose, ma chienne ? Tu vas l’avoir et bien plus encore.
Je lui crache dans la bouche et en refermant sa mâchoire lui donne un dernier accord.
— Tu peux crier, je t’y autorise.
Je palpe ses seins à pleines mains, l’obligeant à communiquer avec nous. Tous sourient, satisfaits de sa coopération.
Que le jeu continue !
Cette fois c’est des fouets que chacun d’eux prennent en main tandis qu’un des hommes attrape les cordes et se met à faire tourner ma reine. À tour de rôle ils frappent au hasard sur son corps sensible. Interpelé par cette scène, je passe mon pouce sur ma lèvre inférieure qui frémit d’envie de participer. Ils continuent leur danse sans réserve, n’épargnant aucune partie, attendant que tout soit au summum du rouge. Sa tête tourne, elle ne doit plus savoir où elle en est et j’espère bien qu’elle perd pied. Les bougies crépitent partout, répandant dans l’air des effluves boisés et tamisant la pièce d’une lumière à demi-ton, ne voulant pas montrer cette masse de perversité, ces hommes prêts à goutter sueur et sang pour amener une reine à l’apothéose de la jouissance. Triste scénario que le monde nous oblige à vivre pour nous pousser toujours plus loin afin de trouver le droit d’aimer, le droit de s’offrir des orgasmes ravageant. Oui ravageant messieurs dames. S’offrir une bonne partie de baise dans des clubs sinistres, cachés au fond des villes qui veillent sur les vices les plus vicieux des révolutionneux de l’ombre. Cette jouissance et celle d’après et toutes les autres, nous appartiennent. Vous ne les aurez jamais ! Jamais vous entendez ! Cette femme m’a donné sa vie, elle m’autorise à faire d’elle ce que je veux, mais à la différence de vous, elle sait que je lui veux le plus grand bien, contrairement à vous qui voulez l’écraser. Ah je les vois d’ici, ces putes mal baisées à lever le poing pour défendre les femmes, leurs droits. Mais putain de connes, avez-vous pensé à celles qui réclament de jouir dans la douleur, à celles qui veulent manger par terre une laisse autour du cou ? À toutes celles qui aiment qu’on les humilie pour leur plus grand bonheur ? Y avez-vous pensé ? Ben non, tellement vous êtes sûres qu’elles veulent ce que vous voulez ; combattre un ennemi invisible, se battre pour la liberté en enlevant celles de vos congénères, devenir le peuple élu, rayer les hommes de cette terre. Pauvres connes, on ne joue pas aux légionnaires quand on n’a pas les couilles d’aller au combat, armes aux poings. L’homme n’est pas l’ennemi de la femme, l’homme est là pour vous sublimer mais vous avez tellement une piètre estime de vous que vous n’entendez pas tout ce qu’on voit. Regardez comme la mienne est magnifique quand elle est dévouée à tous ces hommes. Stabilisée elle reprend son souffle, mais pour peu de temps. Un d’eux se place derrière elle et la pénètre d’un coup. Ses petits cris, je les adore surtout quand elle escalade l’escalier du plaisir et qu’elle finit par ne plus pouvoir se retenir. Trois d’entre eux jouent de la bougie sur son dos, créant de superbes formes sur sa colonne vertébrale. Elle se tortille mais entravée comme elle est, elle n’ira pas bien loin. L’homme continue de la pilonner tandis que son dos se couvre de rouge et de noir. Ses seins sont devenus violet foncé, je n’ose imaginer la torture que ce doit être mais le spectacle lui, est sublime. Les hommes se succèdent en elle, alternant des va-et-vient dans sa chatte et dans son cul. Ma libellule jouit plusieurs fois, mêlant les cris de douleur à ceux de la jouissance. Les liens autour de ses seins sont détachés, lentement, très lentement. Quand le sang afflue à nouveau dans sa poitrine elle se met à hurler. C’est une douleur atroce c’est vrai, mais une douleur qui la conduit dans un nouvel ailleurs. Ses mains sont encore attachées et elle ne peut rien faire pour soulager cette torture, juste endurer. Attiré par mon Sugar de braise, je l’embrasse avec tout l’amour qui m’habite à ce moment puis prend s ses seins en coupe. Ils sont durs comme la pierre. Je roule ses tétons entre mes doigts, les faisant durcir encore plus. Ils grossissent et se tendent, m’exposant leur envie d’aller plus loin. L’homme derrière elle continue de lui pilonner le cul et de faire quelque peu bouger son corps. Alors que je m’acharne sur un de seins, un second homme s’occupe de l’autre. Pendant qu’un autre commence à la doigter. Ses cris sont un tel délice. Sa respiration s’accélère et se saccade, elle ferme les yeux. Qu’elle est belle !
Sa peau continue à chauffer sous les coups de s autres hommes qui la martèlent. La cire se diffuse et recouvre ses courbes. Ma bouche s’approche de son sein et le gobe. Délicieux. Je le mordille avec douceur au départ pour augmenter la pression. J’adore voir des marques de morsures sur elle. Elle sait que je l’aime tellement que je pourrais la dévorer. Ma langue tournoie sur son bourgeon en pinçant fortement son sein. Je la veux toute à moi, j’ai besoin de me nourrir de son orgasme. Elle est à moi. C’est ma pute ! Les doigts dans sa chatte entrent et sortent avec frénésie et puissance. Elle dégouline sur le sol mêlant ses sucs à la cire. La toile est superbe. Sa peau de miel a un goût dont je ne me lasserai jamais. Mes dents se plantent dans sa chair, mon binôme en fait autant. De belles marques ornent sa poitrine. Ses larmes se mêlent à sa jouissance en même temps que celle des hommes qui se branlent et éjaculent sur elle. Je détache ses cheveux, sa tête retombe, épuisée et gorgée d’eau salée. Ses chevilles sont libérées et doucement ils la retiennent jusqu’à ce qu’elle touche le sol. Il n’y a que ses bras qui soutiennent encore son corps lourd et las. Je m’empare d’un cutter et coupe la corde. Elle tombe au sol de tout son long. Nous la regardons, immobiles et nous allumons une clope, crachant notre fumée sur la plus belle soumission qu’il soit. Elle ne bouge pas, les mains encore liées et le corps ondulé par la cire. Déchéance de la femme qui se soumet par volonté de s’élever encore que plus haut et d’atteindre un palier inaccessible à tous et peut-être même passer une porte qui la mènera sur un chemin nouveau, où la jouissance sera plus présente, plus intense, plus acide aussi. Et ma reine aime ce qui est acide et pique. Comment se sentir en vie sans ressentir qu’elle peut nous échapper à chaque instant. Un homme écrase sa clope par terre et attrape une chaîne qu’il passe autour de son cou puis la serre avec force. Elle tente de se relever pour ajouter du leste mais elle est traînée sur le sol puis jetée sur le lit, à plat ventre, contre l’homme qui est allongé sur le dos, prêt à la baiser. L’un des autres passe ses mains sous ses hanches, brutalement la relève et plante sa queue dans son cul.
« Que de cris ce soir mon Sugar, pensé-je en lui caressant la tête. Je vois que tu aimes ce doux repas qui t’est destiné. J’espère que tu auras mangé assez pour tenir longtemps avant de réclamer à nouveau. »
À quatre pattes les jambes écartées, les doigts entremêlés, elle tente de faire face à la chaîne qui l’oblige à cambrer son dos et qui l’étouffe quand deux bites se présentent devant sa bouche. Mes caresses se font douces devant ma docile libellule qui suce des inconnus pendant que d’autres la prennent en double pénétration. L’odeur de sueur et de larmes se mélange, il ne manque que l’odeur du sang. De part et d’autre du lit, les quatre hommes, armés de chat à neuf queues en cuir noir et rouge, les font claquer dans les airs. Surprise par le bruit elle essaie de se retourner mais celui qui tient la chaîne l’en dissuade.
« Depuis quand elle se fait curieuse ? Elle mériterait une bonne punition pour cette permission que je ne lui ai pas donnée. »
L’homme devant elle s’enfonce au fond de sa gorge tandis que celui à côté lui fouette le visage avec sa bite. Moi je me délecte du quatuor qui va jouer une partition exceptionnelle. Les mains se lèvent et en même temps les trente-six queues en cuir s’écrasent sur son dos dans un bruit sec. Elle crie très fort, ouvrant plus grand la bouche et permettant au second de se frayer un chemin entre ses lèvres. J’adore la voir emplie de la sorte et utilisée comme pute de luxe et en même temps je souffre de l’offrir. Je préférerais la garder pour moi. Mais malgré l’amour qu’elle me voue, je ne lui suffis pas et jamais ne pourrait la combler autant qu’elle l’est ce soir. Les chats fouettent fort son dos, cassant la cire qui s’éparpille partout. Les deux hommes qui baisent ma reine jouissent sur elle puis échangent leur place avec ceux qui tiennent les chats. Elle continue de sucer les deux autres puis l’un d’eux joui t au fond de sa gorge alors que l’autre sur son visage. Les rôles sont inversés et la danse reprend. Ma libellule fatigue, je le vois à ses yeux qui roulent en arrière et ses larmes qui coulent. Mais je sais qu’elle ne s’avouera pas vaincue. Jamais elle ne le fera. Elle est mieux éduquée que cela. Toutes ces femmes qui veulent de la baise bestiale et qui chiale nt au premier coup et quémande une trêve. « Mais chérie, si tu veux faire joujou avec la bite de papy, ne viens pas me draguer. Avec moi, ce sera fini quand tu seras demi-morte , pas avant ! »
Alors que son dos retrouve une couleur plus naturelle, nos amis se terminent sur ma Lula. Ruisselante de foutre et de sueur, elle est rayonnante. La tête lourde elle me cherche du regard.
« Je suis là mon Sucre, je suis là. »
Elle ne bouge pas d’un pouce.
« C’est bien, ne t’avise pas à me mettre mal à l’aise devant nos convives. »
Tous s’écartent d’elle, me laissant la place de la rejoindre. Ma main court sur sa joue, elle embrasse ma paume et laisse tomber quelques larmes. Elle est superbement bandante. Je lui saute au cou et passe mes doigts dans ses cheveux pour la jeter au sol. Immédiatement elle se met à genoux et pose ses mains sur ses cuisses brûlantes. Mes acolytes se placent devant elle et à tour de rôle la gifle violemment en l’insultant. Elle tente de garder la posture mais ce n’est pas chose aisée. Ils se rhabillent et sortent en même temps, nous laissant seuls avec notre perversité. Ses petits yeux me remercient et me maudissent.
« Je t’aime mon Sugar. »
Et je lui envoie une double gifle en l’insultant.
— Sale pute. Tu aimes te faire baiser de la sorte, hein ?
Elle me fait oui de la tête, comme intimidée.
« Ce soir est une première, je ne t’ai jamais offerte à autant d’hommes et j’espère que tu vas avoir mal pendant longtemps. »
Tout en continuant de l’insulter, je m’enfonce dans sa gorge, bien profond.
« À moi de jouir maintenant. »
Je baise sa bouche aussi loin que je peux, sans lui laisser le temps de reprendre son souffle. Je me suis assez retenu, maintenant je prends possession de mon bien, de ma pute.
— Tu es ma pute ! Tu entends ? Ma pute !
Seuls ses yeux confirment mes propos ce qui m’émeut et me fait jouir.

La descente est toujours dure. Redescendre l’escalier dans le monde des morts-vivants, n’est pas chose aisée. Les promenades en forêt au bord de la rivière, à regarder l’eau couler paisiblement ne sont pas pour nous. Pourtant, d’autres aiment ces moments d’oxygène qu’ils s’accordent quand Marianne leur donne l’autorisation de s’évader. Nous ne sommes pas comme vous ou plutôt vous n’êtes pas comme nous. Vous avez perdu le sens du mot « jouir ». Son corps est la plus belle chose qui me soit donné de voir. Toutes ses imperfections font d’elle une exception, un être unique qui n’est fait que pour moi. Ses cheveux sont collés sur son visage empreint des traces des autres. Elle attend que je la nettoie, tout ceci ne lui appartient pas, il n’y a aucune raison qu’elle y touche. J’ai créé ce scénario, je range le lieu moi-même. Je la porte sur le lit, le sol est devenu trop hostile maintenant. Toute collante, mordue et brûlée , elle reprend pied doucement. À l’aide d’un gant et d’eau tiède je lui redonne une apparence louable. Louable ! C’est bien ce qui vient de se passer non ? Je parcours son ventre, doucement. Son ventre meurtri, dénué de vie à tout jamais. Elle s’y est faite dit-elle, mais moi non. Même si aujourd’hui faire naître des gosses dans ce monde de fous est une grossière erreur, j’aurais aimé nourrir son envie d’enfanter, mais… voilà… d’autres lui ont pris cette permission. À jamais elle sera différente, une femme incapable de donner la vie, privée de devenir mère, privée de faire progresser le monde, de donner sa vision du monde. Ma libellule ne s’envolera plus jamais, brisée par des connards qui ne savent pas utiliser une femme à bon escient. Une femme s’humilie pour s’élever plus haut que la populace, une femme se maltraite pour devenir plus forte que tous la masse, une femme se torture pour devenir plus intelligente que cette poignée de neurones congelés qui nous gouverne. Si vous saviez ce que vous pourriez apporter à vos Monique. Si vous saviez tout le bien que vous lui feriez en la traitant comme une chienne. Mais vous n’en savez rien, ou vous ne voulez pas savoir et vous avancez comme lobotomisés, l’un à côté de l’autre, les rejetons courant derrière, entravés par la bible, la carte du FN et les idées de leurs pères. Tu m’étonnes que vous n’ayez plus de temps pour jouir de la chair. Vous enfantez de la chair à canon, débiles à souhait, pendant que Monique dépérit dans son vase du dix-septième arrondissement. Vous vous autorisez à vous multiplier, alors que vous pourriez partager. Mais ça, le partage, ça ne fait pas partie de vos ambitions. Il vous faut tout pour vous. Bande d’égoïstes ! Elle a des soubresauts quand je passe sur sa zone irradiée.
« Nous n’avons pas besoin de ça ma reine. Un trône n’a pas besoin de descendance. Nous régnerons jusqu’à la mort et quitterons ce monde en mettant un point final à notre amour. »
Quand je pense à ceux qui lui ont fait cela, j’ai envie de les torturer, mais réellement, pour leur faire mal. Je les ai cherchés pendant longtemps. J’ai ratissé la ville, tous les recoins et les alentours. Je ne les ai pas retrouvés.
« N’en parlons plus, m’a-t-elle dit. »
Mais la souffrance qui l’habitait, l’habite toujours. J’aurais dû les retrouver et leur faire bouffer leurs couille s. Mieux, les arracher, leur faire cuisiner eux-mêmes et bouffer. Mon flingue pas loin leur aurait intimé de se la fermer et d’avaler leur capacité de reproduction avec de l’ail et du persil.
C’était une nuit, m’a-t-elle compté. Elle errait dans les rues sombres, comme souvent à la recherche de son double, quand elle est tombée sur lui. Son tortionnaire. Il l’a conduite au fond de la ruelle et lui a arraché ses vêtements puis l’a tabassée. Elle aimait cela au départ, donc se laissait faire, ressentant même de plus en plus d’excitation. C’était sa première fois. La première fois qu’elle subissait une telle humiliation et elle adorait cela. L’homme étant encore habillé, lui donnait une sensation de plus grande insignifiance. Les coups pleuvaient mais son ventre vibrait et attendait plus. Elle n’avait même pas froid, disait-elle, elle était bouillante de plaisir. L’homme a sorti son téléphone et a contacté quelqu’un. Deux autres l’ont rejoint. Et là son calvaire jouissif a commencé. Un instant, m’a-t-elle confié, elle s’est dit que cela n’était pas normal d’aimer se faire maltraiter de la sorte puis juste après elle a joui. Pourtant, ils n’en avaient pas fini avec elle. Prise par tous les trous, sans se soucier de savoir si elle aimer cela, ils ont fait leurs affaires en mettant en œuvre leurs vices les plus cruels. Non contents de la torturer il a fallu qu’ils utilisent des bouteilles, pour lui enfoncer au plus profond de ses orifices. Ce jeu aurait pu être excitant s’ils avaient pris en compte ses cris qui n’avaient rien à voir avec la jouissance. Quand l’un d’eux s’est rendu compte qu’elle saignait, ils ont cassé les bouteilles sur son dos et se sont enfuis. En sang et en pleurs, elle s’est trainée jusqu’à la rue, où des passants l’on t sauvée et conduite à l’hôpital. Elle avait des éclats de verre partout qu’il a fallu enlever rapidement en essayant d’arrêter l’hémorragie. Cela c’est aggravé, elle a dû être conduite au bloc opératoire pour une hystérectomie. Ce mot barbare qui veut dire qu’on vient de vous priver à tout jamais de votre droit d’enfanter, la hante encore. Et même si elle n’en dit rien, je le sais et je la vois se toucher le ventre et pleurer tandis que ces hommes voguent à leurs occupations diverses et tabassent certainement d’autres filles. Personne ne les a cherchés, personne n’a essayé de sauver son honneur. Ils l’ont tous considéré e comme une vulgaire pute de bas étage, alors que c’est une reine et elle ne donnera jamais la vie à un roi. Elle est épuisée et je suis comblé. Je l’enroule dans un drap, ses vêtements étant inutilisables et j’appelle mon acolyte qui rapplique en un rien de temps. Il ouvre la porte et m’envoie un signe de tête. Je lui réponds et attrape mon sucre pour sortir d’ici. Nous traversons le long couloir et passons devant le portier qui nous salue avec un grand sourire, la dépravation lui coulant de la bouche. Nous montons dans le van et prenons la route. Assis à l’arrière avec ma Lula, je lui caresse les cheveux. Elle s’accroche à moi comme une moule à son rocher, me faisant comprendre qu’elle est rassasiée et que maintenant je dois la protéger. Bien sûr que je vais la protéger, c’est ma reine. Lorsque nous arrivons, la porte latérale s’ouvre et mon acolyte nous aide à monter les étages. Je dépose avec douceur mon sugar et vais lui servir une bière.
— Tu sais que tu as été loin cette fois ? me dit-il.
— Je sais que tu peux aller encore plus loin, lui réponds-je.
Il me dévisage en buvant une gorgée puis lève les épaules, confirmant mes dires.
— Elle va bien ? continue-t-il en regardant en direction de la chambre.
— Elle va très bien, confirmé-je.
— Tu sais que tu es le type le plus fêlé que je connaisse ?
— Merci du compliment, mais après toi.
Nous rions de bon cœur. Il vide sa bière en fumant son cigare. Je remarque une nouvelle bague à ses doigts.
— Cela t’en fait combien ?
— Je viens d’accueillir la sixième, mais deux sont déjà vendues.
— Un bel élevage.
— Le meilleur, tu veux dire. Tu sais que je pourrai s… Non, tu n’as pas besoin de moi. Pas comme ça.
— Dyo, lui lancé-je. Le monde nous étouffe.
— Je sais mon vieux. Il finira par nous avoir, dit-il en soufflant sa fumée âcre.
— Je sais que je peux compter sur toi.
— Exact.
— J’aurai besoin de toi bientôt. Très bientôt je crois.
— Sans soucis, vieux. Tu connais ma loyauté.
— En effet et je sais que tu comprends ce qu’on vit.
— La question n’est pas là mon ami. L’important c’est vos choix et là, personne n’a le droit de dire quoi que ce soit.
— Je te remercie.
Il se lève et me fait une accolade puis s’éclipse. Je rejoins ma reine. Elle a des marques sur tout le corps. Je les caresse du bout des doigts, les embrasse du bout des lèvres. Sa peau est brûlante, délicieuse à souhait.
« Cette fois mon Sucre, c’était la dernière fois. Je ne supporte plus de t’offrir à plus fort que moi. Je ne supporte plus de te voir souffrir quand tu dois revenir dans la réalité. »



- Chapitre 11 -



Ma libellule est aérienne depuis quelques jours. Elle s’est nourrie de cette séance ô combien intense et se fait plus câline. Elle se colle souvent à moi en passant, elle reste des heures sa tête posée sur mon ventre ou assise sur mes genoux à caresser mon torse. J’adore ces moments de complicité où nous ne faisons qu’un et où le monde extérieur n’existe plus. J’aimerais tant que chaque journée passée avec elle, soit aussi douce que celle-ci. Mais voilà, petit à petit elle perd de sa bonne humeur. Le goût du passé lui revient en bouche et la rend triste. Je n’aime pas la voir triste et je défends quiconque de sourire de sa douleur. Mon flingue n’est jamais loin, il est prêt à être dégainé et vous faire passer vos petits airs désinvoltes. Ses longs cheveux voguent de part et d’autre et caressent son dos, me donnant envie de fourrer mes doigts dedans pour la faire se mettre à genoux. Elle erre telle une libellule qui cherche sa route, papillonnant de fleur en fleur, de feuille en feuille, jusqu’à trouver la stabilité. Ma reine est perdue et je déteste la voir perdue. La route est allée trop loin, il lui en faut toujours plus et elle le sait, tout comme je le sais. Les doses doivent être de plus en plus proches. Je n’y arriverai pas. Pas une nouvelle fois. Toutes les autres étaient déjà de trop. J’aurais pu la sevrer, la laisser souffrir quelque temps, elle se serait certainement désintoxiquée. Mais je n’ai pas pu supporter de l’idée qu’elle soit autant dans la souffrance. C’est mon Sugar, je me dois de lui épargner tout ce qui peut la faire pleurer, de désespoir je m’entends. Elle traîne des pieds en soupirant. Cela se répand dans tout l’appartement et devient lourd. Ma gorge se serre, il faut que la libère, je dois nous libérer. Quel roi je serais si je ne pouvais pas donner à ma reine ses lettres de noblesse. Difficilement elle tente de me cacher son malaise mais je la connais tout autant que je me connais, et là, elle cherche à me rassurer. Je n’en peux plus. J’ai aussi mal qu’elle, si ce n’est plus. Je l’attrape par les hanches tandis qu’elle cuisine. Elle a chaud et ses soupirs discrets me détruisent à petit feu. Je caresse sa nuque, tellement belle même nue. Mais encore plus jolie ornée de magnifiques marques bleues. Mes lèvres touchent ses épaules, douce s comme la rosée sur un brin d’herbe. Son dos est cambré pour mieux accuser mes coups. Elle est parfaite, elle est faite pour moi et personne ne s’accaparera ma libellule. Ma main s’approche de sa joue, elle tend son visage vers ma paume et se fond en moi. Elle a besoin de moi.
— Je suis là mon Sucre. Je serai toujours là, lui dis-je.
Quelques larmes tombent dans ma main. Ce genre de larmes que vous préféreriez épargner à votre amour, ce genre de larmes que vous préféreriez ne jamais voir, pire, que vous préféreriez pouvoir effacer. Mon ventre crie au supplice. Il y a urgence de trouver une solution.
« Urgence ! Urgence ! Urgence ! me crient mon cerveau et mon cœur. »
Ce cœur qui ne bat que pour elle et qui pleure tout autant qu’elle, ne peut lui apporter plus.
« Ma reine, je ne suis qu’un piètre roi et te prie de m’excuser de ma conduite, qui ne peut te soulager. Bordel, pourtant j’ai cherché ma reine. Je te jure que j’ai cherché à te rendre le sourire chaque jour que ce putain bon Dieu fait. Mais cela ne suffit pas. »
J’enroule ses cheveux autour de mon poignet et lui fait pencher le cou. Sa peau tendue, vulnérable, je pourrai s lui casser la nuque en un rien de temps. Je dépose un baiser langoureux. Respire son odeur de miel. Mon Sucre a toujours eu cet effet de drogue. Douce et sucrée au départ puis acide et dure par la suite. Et quand on y goûte , on ne peut plus revenir en arrière. Toutes vos drogues n’arrivent pas à la cheville de la mienne. Ce monde n’est qu’une affame hérésie. Vous avez cru qu’on vous donnerez un lopin de terre pour construire un siège à votre débilité. Vous avez cru qu’on vous offrirez un boulot pour pouvoir participer à l’évolution de notre pays. Vous n’êtes que des pions qu’on éjecte sans scrupule sur l’échiquier d’une poignée de branleurs qui vous boufferont au moindre dérapage. Vous participez à cet ignoble monde, vous les laissez vous gouverner, vous les laissez vous dire quand manger, quoi manger, quand pisser et quand chier. Le tout est que cela se fasse sans bruit, derrière les murs qu’on vous prête. Ne restez pas trop assis sur le trône m’sieurs dames, il n’y en a qu’un et ce n’est pas pour vous. Vous avez sur les mains la mort de toute jouissance, qu’elle soit psychique, physique, psychologique. Vous devriez avoir honte de vous laisser enculer de la sorte. Avant, il y avait un minimum de préparation mais ce temps est révolu, maintenant on vous prend le cul à sec et vous, pauvres cons, vous en redemandez, histoire d’avoir le droit de cultiver vos deux salades et trois concombres. Ben oui, faut bien vous maintenir par les couilles, donc cultivez petits moutons, sur les sols que nous exploitons afin de vous gaver de pesticides qui n’auront pour effet que de vous rendre plus débiles. Mon soleil se ternit de jour en jour, tout comme le vôtre d’ailleurs, mais personne s’en alerte. J’espère croire qu’un jour un homme se lèvera, main tendue mais bouche ouverte et ceinture bien serrée et que ce monde changera. Il ne passera que par la tolérance et la jouissance. Accepter de jouir du plaisir des autres et se dire qu’à tout moment nous pouvons nous aussi baigner dans cette réalité. Après tout, ils sont si peu nombreux que le pouvoir peut être renversé à tout moment. « Encore faut-il oser ! »
Il est vrai que demander le droit de vivre pour tous est illégal de nos jours.
« Mais réveillez-vous bordel de merde ! Il y a urgence ! Ne le voyez-vous pas ? Il y a urgence pour vous, pour nous, pour notre planète. »
Ma libellule a posé sa tête sur mon épaule, elle souffre. Je le sens dans ma paume de main posée sur son ventre vide.
— On va recréer le monde mon Sugar, je te le promets. Nous donnerons naissance à un Nouveau Monde. Ailleurs.
Je joins mes larmes aux siennes. Je souffre tellement pour nous. J’aurais aimé qu’on puisse s’aimer sans retenue. Que le monde accepte nos pulsions et qu’il n’en fasse pas état de dépravation mais plus de libération.
— Ce monde n’est pas pour nous ma reine, lui susurré-je.
Elle lâche un long soupir, elle le sait tout autant que moi. Mais l’important est que nous nous sommes trouvés et que rien n’y personne ne pourra nous séparer, quoi qu’il nous en coûte, nous serons toujours ensemble.
« J’aurais tellement aimé y croire. J’aurais tellement aimé te voir aussi belle qu’hier et que les autres soirs. Que chaque jour ne soit que la copie de la veille et que tout perdure.
Mais voilà, dans ce monde tout s’arrête sans fin, ce gouffre qui nous bouffe et nous torture toujours plus, même pas pour une bonne baise, même pas pour notre plaisir. Juste pour le leur. Nous méritons mieux mon amour, je t’assure que nous valons mieux que ce qu’ils veulent faire de nous. Ils n’auront rien mon Sucre. Nous nous laisserons fondre jusqu’à disparaître, mais nous ne leur donnerons pas raison. Jamais !
Main dans la main, nous quitterons ce monde ivre de nos orgasmes, et ceux-là ils ne les auront jamais. »
La plus belle chose que le monde ait vu naître est devant mes yeux et vous l’avez abîmée . Vous ne voyez pas que les êtres humains souffrent, que les animaux souffrent, que notre monde souffre. Étouffés dans votre venin amer, nous nous noyons à petit feu. Pourtant, ce monde au départ est une jolie création. Des millénaires d’évolution pour finir en pâté dans les assiettes de quelques connards qui ne sont pas capables de jouir d’autre chose que de la souffrance qu’ils occasionnent. Vous n’aurez pas ma reine ! Vous n’aurez pas son roi ! Vous avez déjà eu nos princes et nos princesses. Cela devrait vous suffire ! Sa poitrine est inondée de larmes salées, elle frissonne. Ma reine perd de sa substance, je le sens. Et si elle décline, je décline. Ma libellule perd de l’altitude. Ma fleur se fane doucement et perd de sa couleur. Sa jolie couleur qui fait que dans la nuit je l’ai trouvé e. Elle était magnifique, illuminée, meurtrie, radieuse, en sang, lumineuse, effondrée. D’un coup je me suis gorgé de son souffle. Elle m’a donné vie. J’étais à bout de course, enseveli sous des tonnes de solitude, face à un monde hostile, perdu et orphelin et elle m’a donné la vue. Ma lumière ! C’est elle qui m’a fait lever la tête et voir le ciel bleu au-dessus des nuages gris. Elle, encore, qui m’a fait monter l’escalier de mon ailleurs. Comme si elle a toujours eu la clé. Elle qui m’a donné la voix et m’a montré la voie. Elle qui m’a donné vie. Fini la solitude, elle était là et ce jour, lorsque je me suis agenouillé derrière elle et que ma queue est entré en contact avec son corps, j’ai su. Elle ne sera jamais à vous, vous m’entendez ?! Jamais je ne vous la laisserai. Vous pouvez tuer tout ce qui vit autour de vous, mais nous, nous sommes déjà morts. Seules nos jouissances nous permettent de nous évader de ce triste monde, shooté aux mensonges. La vérité est ailleurs. D’autres l’ont dit avant moi, mais moi j’y ai accès. Nous y avons accès et si cela est une forme de dépravation, alors je ne peux que vous souhaiter de vous dépraver, car je vous assure que lorsque vous aurez franchi les nuages gris et que vous aurez atteint le ciel bleu, alors là, petits cons que vous êtes, vous vous élèverez au-dessus de toute cette mascarade et vous verrez ce qu’on voit nous. Une planète merveilleuse, des êtres lumineux qui ne veulent que la liberté de vivre heureux. Nous avons envie de vous gueuler de vous lever, de ne pas vous laisser faire, mais vous n’entendez rien. Vous avez été tellement habitués à courber l’échine que vous ne voyez plus les êtres qui pleurent de voir toutes ces merveilles mourir à petit feu. Je prends ma reine dans mes bras et la serre fort.
— Je t’aime plus que tout mon sucre, tu le sais ?
— Je le sais. Et je t’aime plus que moi car sans toi, je ne suis que la moitié de ma personne, mon ange.
Nous faisons quelques pas dans la cuisine, peut-être les derniers. Une bombe peut tomber sur nous à tout moment et avorter ce moment intime. Une nouvelle loi peut nous interdire de nous étreindre, voire nous emprisonner ou pire, nous tuer. Vous avez cru que le droit de tuer dans notre pays était révolu, mais regardez-vous, vous mourrez un peu plus chaque jour. Est-ce mieux que la guillotine ?
Elle cale son nez dans mon cou et aspire un peu de moi. Je la laisse faire, elle aura au moins dans les narines, une odeur rassurante c’est mieux que tous ces gaz d’échappement ou autres saloperies qui nous inonde chaque jour. Ma main caresse ses longs cheveux. Ils sont doux, je veux garder la sensation de cette douceur, m’imprégner de chaque parcelle d’elle. Mon Sucre que vous avez essayé d’abîmer par vos mains sales, vos mauvaises queues et vos mauvaises langues, ce sucre qui est le mien et qui fond à vue d’œil car, quand bien même on essaye de lutter contre toutes ces atrocités, on en sort encore plus écorchés. J’en peux plus. Cela doit cesser. Je veux que ma reine soit heureuse et il n’y a que moi qui sache ce qu’il lui faut. Et cette fois, je vais lui apporter ce qui lui redonnera le sourire éternel. Si Dieu existe, ce que je doute, mais s’il existe, je pense qu’il souhaite que chaque être de sa création soit heureux là où il est et dans ce qu’il vit. En tout cas, si j’étais Dieu, je voudrais cela pour chacun de vous. Ma libellule retourne à ses fourneaux et tourne sa sauce sans envie. Je m’éloigne à reculons et photographie ce corps teinté de souffrance que j’ai si souvent serré. Je pourrais partir là, maintenant, et la laisser vivre ce dont elle a besoin. J’en serai s capable. J’en mourrais c’est sûr, mais le pire c’est que je sais qu’elle n’y survivrait pas, elle finirait sa vie au fond d’un caniveau seule et abandonnée. Et ça… plus jamais on ne jettera ma libellule sur un trottoir.

Arrivé dans la chambre j’appelle Dyonisos. Ce n’est pas de gaîté de cœur mais je dois le faire. Une dernière fois. J’arrange le lit, remets de l’ordre dans la pièce puis sors la plus belle robe de ma reine. Sa robe de mariée, les dentelles qui ornaient délicatement son corps. Elle était la plus belle ce jour-là. Moi j’étais intimidé d’avoir la chance d’avoir une femme aussi belle à mon bras pour le reste de ma vie. Je l’ai vu e s’avancer. Ses pieds ne touchaient pas le sol. Elle me fixait, comme pour se rassurer que j’allais bien rester ici, que je n’étais pas un mirage. Si elle savait à ce moment-là comme elle représentait bien plus que ma femme. Elle était ma flamme, elle était mon âme. Et jamais ne m’en séparerais. J’espère qu’elle pouvait le mesurer à ce moment-là. Elle a volé jusqu’à moi dans le silence le plus complet. Les gens qui étaient là, tous des inconnus, n’osaient pas parler. Ils n’avaient pas intérêt, mon flingue leur interdisait. Ma lumière s’est approchée timidement, et moi je rapetissais, pour muer dès qu’elle s’est retrouvée agenouillée à mes pieds. Ce moment encore fort dans mon esprit, m’a fait chavirer. De quel droit je méritais une si belle personne ? Qui étais-je pour avoir le droit de prend son pouvoir ? J’ai caressé sa joue puis l’ai aidé e à se lever. Je la voulais à mon niveau, en face de moi, je la voulais rayonnante, autant qu’elle me faisait rayonner. Notre sermon, à tout jamais gravé en moi, en elle, nous a forgé une force à toute épreuve. Je connaissais ses besoins, je savais ses vices, je savais ses doutes. Elle savait les miens. Vous savez maintenant les nôtres et vous allez devoir porter en vous notre déchéance, car vous avez laissé faire tout ça. C’est votre faute ! Votre faute ! J’attire ma libellule vers la chambre et l’habille de ses dentelles. Elle me regarde, les yeux rouges et laisse une larme pleine de sens couler sur sa joue. Je la cueille avec ma langue. Cette larme-ci, personne ne l’aura ma reine, c’est la mienne. Je revêts mon costume noir, celui qui a fait de moi son mari.
— Nous sommes lié s à tout jamais mon Sucre.
— À tout jamais, répète-t-elle.
Je tiens sa petite main dans la mienne et nous quittons ce lieu qui n’est pas le nôtre de toute façon. Ensemble nous fermons la porte sur notre désespoir et dévalons les escaliers. Collés l’un à l’autre, la route nous paraît bien courte. À notre arrivé e, nous n’avons pas besoin de cogner que le portier nous ouvre la porte. Dyonisos est là, l’air sombre comme à son habitude. Il me fait un signe de tête, prend la main de ma reine et l’embrasse, telle une divine. Nous le suivons dans les couloirs opaques et descendons des escaliers pour rejoindre une pièce aux lumières tamisées. Déjà de nombreuses personnes sont installées sur des fauteuils en velours rouge. Ma Lula me serre la main, je lui rends la pareille.
« C’est pour toi ma reine. C’est pour nous. »
Dans le silence le plus complet je la conduis au centre de la scène. Deux lumières dorées éclairent mon Sucre, lui donnant cette couleur de miel que j’aime tant. Elle se laisse tomber les genoux au sol puis, tête baissée, elle tend ses poignets. Elle sait. Elle pourrait refuser, mais elle accepte. Un homme cagoulé arrive à grands pas, il tire sur ses bras et les attache fortement avec une chaîne . Elle pleure. Je pleure. Qu’elle est belle. La foule retient son souffle. Les respirations se font discrètes pour respecter ce moment. Une poulie crie tout ce qu’elle peut et ma Lula se met debout. Docile elle écarte les jambes, sans jamais regarder les voyeurs et voyeuses qui profitent avidement de ce spectacle. L’homme approche, une canne à la main et commence à battre ma reine. Elle me cherche du regard, me sourit. Elle sait. Je suis triste de voir ce que ce monde a fait de nous, a fait d’elle. J’aurais tellement aimé lui donner plus, lui donner mieux. Le bois s’écrase sur elle sans retenue. Il n’y en a aucune ce soir. Les compteurs s’affolent, les voyants défilent, toujours plus de voyeurs. Dyo est dans un coin, mains croisées devant lui, il jauge la scène, imperturbable. C’est mon meilleur allié, il ira jusqu’au bout. Les dentelles blanches de ma reine se déchirent et se teinte nt de rouge. Les compteurs hurlent à la saturation, mais personne n’y prête attention, si ce n’est moi.
« Regardez mon amour ! Regardez ses yeux ! Cette dévotion qu’elle m’offre car elle a cru en moi, elle a cru que j’allais l’emmener dans un ailleurs. J’ai fait tout ce que j’ai pu, mais j’ai échoué faut croire. Quoi que, il y a plusieurs ailleurs. Nourrissez-vous pauvres cons. Nourrissez-vous de nous. »
Il est temps, il me faut aussi ma dose. Un regard à Dyo suffit pour qu’un nouvel homme cagoulé s’approche de moi et enroule des chaînes autour de mes poignets. Un crissement de fer et je suis étiré les bras en l’air, face à ma reine. Elle me sourit tout en pleurant. Elle sait. Je lui souris à mon tour. Elle est tellement belle. Les compteurs sont bloqués. Le nombre de voyeurs maximum est atteint. L’homme abat le bois sur moi de toutes ses forces. J’accuse chaque coup, chaque douleur qui me rapproche de mon ailleurs, de notre ailleurs. Cette brûlure n’est rien, comparée à l’acidité de cette vie dans ce monde. Les coups sont synchrones, nos cris de jouissance également. Il n’y a rien de plus beau que de jouir face à ma reine, à l’unisson. D’autres hommes arrivent et jouent du cuir, mêlant les matières dans une musique cinglante. La foule n’existe plus. Il n’y a que nous, l’un en face de l’autre, pour notre plus grand bonheur. Je me tourne un instant vers Dyo, il est temps. C’est le moment. Je tire sur la chaîne et m’approche de mon Brown Sugar, ma drogue dure et douce en même temps, et lui embrasse les paupières pour qu’elle les ferme. Les yeux clos, elle pleure. Elle sait. Je hoche la tête et un homme passe un sac plastique autour de celle de mon Sucre, un autre en fait de même avec moi. La poulie crie son désarroi et laisse du lest. Juste de quoi s’agenouiller et nous prendre les mains. Je les serre très fort, enroulant mes doigts dans les siens. Ma Lula ouvre les yeux. Nous nous fixons une dernière fois.
« Elle est tout ce que j’ai, vous entendez ? Tout ce que j’ai ! Et jamais vous ne l’aurez ! Jamais vous ne la détruirez ! »
La buée de son sac et du mien m’empêche de la voir, mais je sais qu’elle est merveilleuse, comme toujours.
« Nous ne verrons plus le printemps mon Sucre. Tu le sais ? Ce a été un honneur de te rencontrer. Un honneur d’avoir fait ce chemin avec toi, seuls contre tous. Seuls contre tous ! répété-je intimement ».
Ma gorge se serre, j’ai du mal à respirer. Ma tête tourne, mon ailleurs est proche. Je ne sens presque plus ses mains dans les miennes. Tout devient flou.
— Je porterai ton nom sur un drapeau mon ami, me souffle Dyo aux oreilles. Le monde n’oubliera jamais qui vous étiez. Ni eux ni moi. Personne tu m’entends ?! Je vous souhaite une vie meilleure mes amis. Je vous libère.





— En ce jour particulier, deux âmes qui étaient trop sensibles pour vivre dans ce monde, nous ont quittées. Elles vivent dans un ailleurs, qui je l’espère est bien meilleur.

Messieurs Dames, ne laissez jamais ce monde vous gouverner. Vous méritez de jouir chaque jour, de chaque chose et de vous offrir le droit d’aimer de manière inconditionnelle. L’amour, il n’y a que cela de vrai. Offrez-le à votre reine, protégez-la, nourrissez-la, mettez un sourire sur ses lèvres chaque matin comme si vous déteniez le monde au creux de vos mains. Illuminez-la, humiliez-la, écoutez-la. Votre reine sait ce dont vous avez besoin, car elle détient le monde au creux de son ventre.
Epilogue



Cette histoire que vous venez de lire est, je le conçois, une histoire très dure, très forte et pour certain(e)s impensable. L’amour n’a pas de lois, il EST tout simplement. Et ce qui peut paraître anormal, immoral, décadent pour certain(e)s, n’est que bonheur et jouissance pour d’autres. Je ne fais pas l’apologie de la douleur ou de la torture ; chacun a ses résistances, chacun ses envies, chacun ses vices, chacun ses plaisirs. J’ai voulu vous emporter dans un monde sans barrières, un monde brut, où tout est permission et où tout ce qui compte c’est de savoir si je suis assez aimant pour accepter d’emporter mon amour là où il sera le plus heureux. Permettez-vous de vous poser cette question.

Le personnage principal a débarqué dans ma vie un soir, alors que j’étais en train d’écrire une romance. Il y avait urgence. Il n’a pas de prénom, c’est voulu, il est arrivé anonyme et reparti anonyme, car il n’est pas seul, il est des milliers dans son cas, il est vous, il est moi. Je prends la mesure de tout ce qu’il m’a demandé d’écrire. Je dis bien « ce qu’il m’a demandé d’écrire » car lorsque vous mettez vos doigts à disposition, le clavier souffre pendant de longues heures. Les touches sont martelées, les idées se bousculent, les mots sont jetés sur l’écran blanc sans relâche. J’ai été prise de rébellion dans certains chapitres, prise d’envie dans d’autres et durant le dernier, je n’ai fait que pleurer. Car ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que je vois devant mes yeux, toutes ces scènes défiler tel un film. Et je peux vous dire que cette dernière était empreinte d’un amour tellement fort, que je ne pouvais pas vivre autre chose que des larmes, parce que c’est dur de se dire que ce monde, notre monde, notre pays, ne peut pas apporter aujourd’hui le bonheur à chaque être. Pourtant, si chacun était aimé comme il avait besoin, il n’y aurait plus de souffrance et peut-être que l’homme pourrait vivre enfin en paix.



Remerciements



Je vous remercie d’être encore et toujours présent(e)s. Pardon si j’ai choqué certain(e)s. Je ne fais jamais les choses à moitié, elles sont faites avec autant de fougue et de passion que mes personnages, car ils sont tous un peu de moi. Je réceptionnerai avec grand plaisir vos impressions, qu’elles soient chaleureuses ou criantes. Chaque mot reçu par courrier est rangé, relu de temps à autre et forme les réponses à mon travail.

Enfin je veux remercier mon Maître. Ceci est un peu de Vous, un peu de nous et si le monde devenait trop hostile pour accueillir notre amour, alors je serai sans crainte, Lula ou lui.

À tous les êtres humains quels qu’ils soient, où qu’ils soient, peu importe ce que vous vivez, vous méritez de vivre heureux et en paix.
À vous.
À nous.

L’Auteur





Auteure de littérature érotique et BDSM. Je vis en France, au bord de la mer avec ma famille. Je suis une épicurienne de la vie, de tout ce qu’elle peut m’apporter. Je me nourris des gens, des livres, des odeurs, du soleil, du vent … tout ce qui m’entoure en fait. Depuis que je sais écrire j’écris. Tout le temps, partout. J’ai rempli des carnets entiers de textes plus ou moins longs. J’aime lire et je dévore les livres comme des friandises. Des milliers d’idées me traversent l’esprit à chaque instant et je note régulièrement les mots qui me surprennent ou me touchent. J’ai toujours écrit sur les émotions et les sensations. J’aime l’idée qu’un mot puisse me faire ressentir une sensation particulière, corporelle, sensorielle…
Perfectionniste, je mets un grand soin à travailler mes personnages, leurs personnalités, leurs sensibilités, leurs profils psychologiques, leurs ambitions, leurs envies… J’écris au féminin, au masculin, je navigue de la romance au hors limite, en passant par le BDSM, le Dark BDSM et tout ce qui nous pousse à aller chercher des forces dans la sexualité. Mes personnages ont des parcours tourmentés, sont bousculés par la vie et se découvrent dans l’intimité et la donation de soi.


Mon site : www.eva-adams-auteur.fr

Du même Auteur

Chez Evidence Editions :

Trilogie Panama
1 – Affranchis-moi (Collection Indécente)
2 – Punis-moi (Collection Indécente)
3 – Pardonne-moi (Collection Indécente)

Rencontre avec la vérité 1 (Collection Indécente)
Rencontre avec la vérité 2 (Collection Indécente)
Rencontre avec la vérité 3 (Collection Indécente)
Rencontre avec la vérité l’intégrale papier (Collection Indécente)

Le journal d’A. (Prémices) , recueil Indécence 2016 (Collection Indécente)

Ma soumission , (Collection Indécente)

Chez B-Sensory :

Paris-Marseille
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