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Description

Neuf nouvelles sur les thèmes du désir, du plaisir, de la transgression, avec toutes leurs conséquences sur le vie de ceux qui se laissent porter par ces courants forts. Mais au-delà de l'aspect charnel de ces aventures il y a toujours de l'amour, un amour qui soulève les êtres toujours de manière imprévue. C'est l'imprévu des rencontres, des êtres, et des émotions contraires qui mène nos vies et celles des personnages de ces histoires.


Évidemment l'amour et la mort sont intimement liés, comme dans la vie, et ceux qui décident de vivre jusqu'au bout leurs passions ne peuvent le faire sans de gros risques. Mais accepter de tout perdre fait partie du jeu. Alors, mêlons-nous à Henri, Ingrid, Martin, Angélique, et les autres, pour découvrir ce qui va enflammer leurs existences.

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Informations

Publié par
Nombre de lectures 41
EAN13 9791034807000
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

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Fausto ARDINI
 
 
 
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Couverture : Néro
 
 
 
Publié dans la Collection Indécente ,
Dirigée par Eva Adams
 
 
 

 
 
 
© Evidence Editions 2018
 
 
 
 
 
 
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Texte réservé à un public majeur et averti
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Promenade de santé
 
 
 
Cela devait faire cinq ou six fois qu’elle voyait « Pretty Woman » à la télé. Elle n’aimait pas spécialement ce film, elle le trouvait idiot et pourtant il lui faisait toujours quelque chose.
De toute façon elle n’en verrait pas la fin. C’était l’heure de la fermeture du « Bar de la petite vitesse » et Kevin allait bientôt rentrer. Il allait saluer ses copains, la bouche et les yeux pleins d’alcool, monter dans sa caisse minable et rappliquer ici. Parfois, elle se laissait aller à imaginer qu’il puisse avoir un accident, mortel si possible, parce que les visites à l’hôpital elle avait déjà donné alors autant que ce soit une fois pour toute. Ou alors il se ferait choper par les flics. Avec ce qu’il aurait ingurgité il pourrait même bien faire éclater le ballon.
Mais ça c’était du rêve parce que ça faisait bien longtemps que les flics ne faisaient plus de contrôles dans le coin. La porte s’ouvrit brutalement. Comme prévu Kevin commença à insulter le porte manteau qui était le premier obstacle qu’il trouva sur son passage. Il se laissa tomber dans le canapé et changea de chaîne pour regarder un match de football. Il jugea inutile de demander à Josiane ce qu’elle en pensait. Elle connaissait la suite. Elle se leva et alla à la cuisine lui chercher de la bière et fit réchauffer une pizza surgelée au micro-ondes.
« Alors ! Ça vient ? » À chaque fois elle oubliait de la sortir avant son arrivée. Il y avait sûrement en elle l’idée récurrente qu’elle aurait pu décongeler une pizza pour rien. Elle devrait acheter du sous-vide. Mais c’était plus cher et c’était pas avec son chômage à lui et son mi-temps de technicienne de surface au Leclerc de leur zone qu’ils faisaient, ou plutôt qu’elle faisait des miracles.
Elle le regarda de la cuisine. Il était mince, maigre même, le visage gris, creusé par l’alcool et à moitié mangé par une large moustache qu’il se plaisait à lisser, comme s’il avait été un bourgeois de l’ancien temps. Elle se regarda dans une glace. Elle avait dix ans de moins que lui et ses longs cheveux noirs bouclés encadraient harmonieusement un long visage pâle aux traits fins, éclairé par deux grands yeux bleus étincelants. Certains disaient qu’elle ressemblait à une actrice, mais elle ne savait plus laquelle sauf qu’il y avait cette mauvaise plantation de dents, surtout en bas où ça se chevauchait pas mal. Et puis elle était à peine moins maigre que lui. Elle bomba son torse et eut de la peine à faire ressortir un peu de poitrine. Pourquoi faisait-elle cela ce soir ? Le four sonna.
Elle lui apporta sa pizza et il commença à la manger sans un mot de remerciement. Elle s’assit à côté de lui avec un temps de retard comme si elle attendait une invitation. Avant elle aimait bien le foot. Elle allait même au stade avec son père quand elle habitait à Valenciennes. Elle n’y trouvait plus aucun intérêt depuis qu’elle le regardait à la télé avec son mari. Elle serait bien allée au lit mais elle savait qu’il l’en aurait empêchée. Il y avait la mi-temps.
L’arbitre siffla et avec le même calme que celui des joueurs rentrant lentement au vestiaire il posa son assiette, déboutonna son pantalon et sortit sa verge molle en la tenant entre ses doigts. Avec le même sourire que d’habitude il dit les mêmes mots que d’habitude : « Allez à toi de manger mon petit bout. » Elle n’avait jamais su si « petit bout » désignait l’objet ou celle chargée de le mettre en action, il ne mettait pas de virgule dans sa phrase.
Elle espérait qu’il n’avait pas trop bu car alors ça irait vite. Mais elle jugea à son niveau dans le flasque qu’il devait être bien imbibé. Enfin ça n’avait pas l’air pire que ce soir où il était tellement saoul qu’il lui avait pissé à la figure sans s’en rendre compte.
Elle se mit à l’ouvrage avec l’intention d’en finir au plus tôt, guettant le moment où la bite mince serait moyennement droite et dure. Mais ça ne venait pas et elle craignait que l’arbitre ne se presse un peu car alors les choses iraient mal. « Ben alors, chérie, tu ne m’aimes plus ? » Il y avait sûrement un peu de ça mais elle ne savait pas comment le dire.
En attendant elle alternait les caresses de ses lèvres sur le gland et les longs coups de langue sur tout l’organe. Elle commençait à sentir une certaine rigidité qu’elle décida d’exploiter au mieux. Mais dans son enthousiasme un coup de dent malheureux lui échappa. Ces foutues dents mal chaussées !
Il la repoussa brutalement. « Mais tu veux me la couper salope !
— Mais non, j’allais trop vite.
— Tu parles. » Une première gifle lui fit voir le noir pendant quelques secondes. Lorsqu’elle revint à elle sa tête était posée sur la moquette. Il était debout au-dessus d’elle et enlevait sa ceinture. « Tu vas voir ce que c’est qu’une vraie raclée ! » Il est des moments où l’on perçoit immédiatement ce que l’on doit faire. Josiane avait pratiquement loupé dans sa vie tous ces moments-là jusqu’à aujourd’hui, mais, s’il y en avait un qu’elle ne devait pas rater c’était bien celui-là.
Elle bascula sur le côté pour se mettre à quatre pattes et presque aussitôt partit comme une coureuse de cent mètres vers la porte de l’appartement qu’elle ouvrit et claqua derrière elle. Elle dévala comme une folle l’escalier de service, traversa le hall égayé de nombreux tags et fit irruption sur le trottoir comme un diable sort de sa boîte.
Elle s’immobilisa, réalisant qu’elle venait de partir sans rien, ni papiers, ni argent, ni ses clefs, ni même une veste. Elle attendit un instant qu’il arrive. Il n’allait pas oser la battre dans la rue mais rien ne venait alors elle leva la tête. Il était au balcon, au sixième étage et il la fixait, immobile aussi. Ils se regardèrent un long moment puis il rentra et monta le son de la télé. Le match venait de recommencer.
Il y eut comme un blanc dans l’esprit de Josiane. Puis elle se reprit, d’abord guidée par des sensations physiques. La nuit était chaude et il y avait des odeurs de cuisine. C’était agréable. Elle commença à marcher. Elle avait une tante qui habitait dans la banlieue sud et elle se mit dans la tête que c’était là-bas qu’elle devait aller. Elle ne savait pas combien de temps cela pouvait lui prendre. Elle pensait vaguement aux risques mais cela elle s’en moquait, elle était libre et le risque le plus grave qu’elle ait couru était de rester avec Kevin.
Elle marchait tout de même à « couvert « de manière instinctive, privilégiant les zones d’ombre et se dissimulant lorsqu’une voiture passait. Mais elle n’était pas dupe. Elle avait croisé plusieurs bandes qui étaient bien trop occupées à monter des plans pour coincer les flics.
En une heure elle fut au périphérique. Elle reconnut la porte de Clichy et en déduisit qu’elle avait méchamment dérivé, mais maintenant, c’était plus simple. Son objectif était la porte d’Orléans, dans Paris elle n’aurait qu’à suivre les grands axes, en plus, il n’était pas encore tard et il y avait toujours du monde.
Elle aborda les beaux quartiers trois quarts d’heure après son entrée dans Paris. Elle descendit fièrement la rue de la Paix pour traverser la place de la Concorde. Elle ne se laissa pas distraire par les lumières des Champs et continua sa route jusqu’à la Seine.
Était-ce la fatigue ou l’appel de l’eau noire ? Elle s’arrêta sur le pont Alexandre III. Elle sentit la fraîcheur qui montait du fleuve et elle se dit que la nuit avançant, elle finirait peut-être par avoir froid. Son corps se rappelait douloureusement à elle. Ses pieds criaient dans ses petites chaussures plates et une désagréable odeur de transpiration montait de son chemisier. Même son caleçon la grattait.
« Ça va ? » Elle se tourna vers la voix. Un homme était accoudé à un mètre d’elle. Il la regardait d’un air soucieux, d’un air qu’elle avait oublié depuis longtemps. « Vous n’allez pas faire une bêtise au moins ? » Elle aurait dû lui dire que non mais elle n’en avait pas vraiment envie, elle ne voulait pas qu’il s’en allât. Il ressemblait à un banquier, comme ceux que l’on voit dans les publicités à la télé bien sûr, pas comme ceux chez lesquels on va pleurer pour garder sa carte bleue.
« Vous êtes française ? » Elle trouva la question a priori idiote mais elle se souvint de son silence et du nombre de touristes au mètre carré dans cette partie de Paris. Alors elle parla. « Oui… » Et elle comprit aussitôt que c’était un truc pour lui faire ouvrir la bouche. « Excusez-moi mais de vous voir comme ça… Je suis inquiet de nature et je me suis demandé si vous…
— Moi aussi, je me suis demandée. » C’était faux mais il ne fallait absolument pas qu’il partît, maintenant elle en était sûre. Les traits de l’homme se tendirent et elle se demanda si elle avait coché la bonne case. « Mais maintenant c’est fini.
— Vous n’avez plus de problèmes parce que je vous ai parlé ? » Il fallait jouer serré, ce n’était pas le genre de type à s’occuper d’une balayeuse de supermarché pendant plus de cinq minutes, surtout si elle avait des problèmes. Ce n’était pas un dragueur non plus, enfin pas du genre qu’elle soit capable d’identifier.
« Je… C’est compliqué…
— Ça n’est jamais simple. Vous voulez en parler ? » Elle fit signe que oui d’une manière très enfantine. Elle vit qu’une lueur s’allumait dans ses yeux, mais rien de salace, plutôt une sorte de reflet paternel qui s’accompagne généralement d’une remontée de la bouche sur la droite en un demi-sourire de convenance.
« Alors si ça ne vous dérange pas, on va prendre ma voiture et aller un peu plus loin parce que je suis très mal garé. » Elle se retourna et elle vit sa voiture, feux clignotants, arrêtée sur le pont.
Elle n’était jamais montée dans ce genre de voiture. Il y avait du bois partout et elle avait posé ses fesses sur une sorte de cuir blanc cassé. Elle avait l’impression d’être très loin de lui tellement elle lui semblait large. Et elle ne faisait pas plus de bruit qu’une auto-tamponneuse. Elle n’osa pas demander ce que c’était, mais à l’animal qui ornait le capot elle pensa que c’était une Jaguar.
Comme il l’avait dit, ils n’allèrent pas beaucoup plus loin et s’arrêtèrent sur le boulevard Saint-Germain. Il entra en habitué dans un établissement où elle n’aurait jamais mis les pieds d’elle-même. Il commanda pour elle sans se tromper et, toutes ces contingences expédiées, il la regarda. Et par conséquent, elle le vit mieux. Il avait bien cinquante ans, les cheveux gris, l’œil clair, le teint hâlé des grands navigateurs et les rides qui vont avec, c’est-à-dire idéalement réparties.
Elle tâchait de ne pas sourire, de ne pas ouvrir la bouche et, quand le garçon déposa la commande, elle mit sa main devant sa bouche pour lui dire merci.
« Si vous faites ça, je ne vais pas comprendre ce que vous me dites. » Il voyait tout, il devait aussi tout comprendre, alors, elle commença à parler, en partant de la maternelle jusqu’à ces dernières heures. Cela lui fit froid au cœur de constater qu’il ne lui avait fallu que vingt minutes pour résumer sa vie. Elle s’arrêta, l’âme encore plus vide qu’avant.
Elle le regarda, il avait l’air soucieux, comme tout à l’heure et cela la faisait fondre. « Je m’en veux, dit-il. Je n’aurais pas dû vous laisser vous livrer ainsi. » Il avait compris même ça. Elle sourit. « Ah, c’est mieux… Vous voulez que je parle de moi ? » Elle hocha la tête.
Lui, par contre, fit un gros effort de concision pour passer sur son enfance de rêve, l’école navale, la Marine, les affaires, ses femmes et ses enfants, ses entreprises, ses réussites et ses échecs, relatifs, il en arriva à ses loisirs et marqua un temps d’arrêt. Elle attendait, mais ça ne venait pas.
« En fait, tout ce que je vous ai dit, c’est ma vie, en résumé. Mais il y a des choses qui me tiennent énormément à cœur et que je ne peux vivre au grand jour. » Elle le regarda avec ses grands yeux bleus dorés, la bouche négligemment ouverte. Il en conclut qu’elle était vraiment dans l’attente. « Josiane, je peux vous faire confiance.
— Oui.
— Je voudrais d’abord vous dire que si je me suis arrêté sur ce pont ce n’est pas en pensant à autre chose qu’au souci de sauver peut-être une vie.
— Je vous crois Henri. » Il prit une profonde inspiration, sembla s’intéresser un moment à la décoration clinquante puis il se lança. « Josiane, je suis érotomane. »
Elle demeura perplexe et il comprit qu’il lui fallait être plus précis. « J’ai un passe-temps, ce sont les affaires du sexe, pas forcément les miennes, bien que j’aime participer, mais j’aime penser au sexe, tout traduire, tout voir par cet aspect de la vie. Cela dit, j’ai des goûts simples, je ne suis pas ce ceux qui pratiquent le fouet ou les petits enfants. Les premiers me font rire et j’ai des envies de meurtre pour les autres. Non, j’aime imaginer les femmes dans leur lit, nues, comment elles font l’amour, comment on peut les séduire, ce qu’elles préfèrent, comment est leur corps… Je suis voyeur, exhibitionnisme, partouzeur… Mais pour que cela me libère l’esprit, je ne me laisse jamais guider par mes instincts.
— Comment ça ? » Elle ne s’était pas levée pour partir en courant. Elle est trop innocente , pensa-t-il. Mais peu importait, s’il pouvait développer sa pensée cela ne pouvait que rendre la chose plus acceptable. « Je veux dire qu’en dépit du fait que cela soit pour moi une quête sans fin je connais suffisamment bien le type d’émotions générées pour ne pas me laisser dominer par celles-ci. Vous comprenez ? »
Elle hocha la tête. Elle se dit qu’il la prenait pour une fille un peu simple. Après tout, elle ne montrait rien qui puisse lui prouver le contraire. Elle n’avait pas l’habitude de faire marcher son intellect et éprouvait quelques difficultés, mais avec lui, cela semblait plus facile. « Vous êtes comme tous les gens qui ont un passe-temps. C’est sérieux pour eux, mais ils conçoivent que ça ne l’est pas forcément pour les autres.
— Euh oui… » Il souriait, un brin condescendant, puis son sérieux revint en force. « En fait, c’est un peu ça, oui. À part que j’ai pour passe-temps ce que la plupart des gens considèrent avec beaucoup d’importance…
— Ouais, c’est l’inverse, quoi. C’est pour cela que vous avez peur que les gens vous en veuillent, parce que vous descendez d’un piédestal ce qu’ils y ont mis. Et ils ne veulent pas que vous y touchiez parce qu’eux n’y touchent pas, ou très peu.
— C’est ça…
— Ouais, ils font juste la poussière de temps en temps. Enfin, je parle pour moi. »
Il la regardait intensément. Il la trouvait miraculeusement belle avec son visage très pâle tout en longueur, ses petites taches de rousseur, ses yeux transparents et ses dents de travers. Il aurait suffi d’un rien pour qu’elle soit disgracieuse mais ce n’était pas le cas. Belle à ne pas y toucher, comme une porcelaine de grande valeur qu’il ne faut pas risquer de casser en la manipulant sans raison. « Et vous faites ça comment ?
— C’est… C’est… » Il ne voulait pas rompre ce lien qui se nouait entre eux et fit un gros effort pour ne pas être brouillon, ou submergé par l’émotion. Il se devait d’être clair et concis. « Disons que je suis attaché aux situations. L’érotisme pour moi naît de la collusion… de la rencontre de choses contraires. Par exemple, si j’étais un employé je trouverais très excitant de voir la petite culotte de ma chef de service.
— Mais vous n’êtes pas employé… » Elle avait dit ça d’un air las. Il comprit le message. « Alors disons que j’aime faire naître les situations érotiques de contextes apparemment étrangers. Je suis un grand voyeur. C’est un état d’esprit, toujours avoir l’esprit en éveil. Ça demande une grande disponibilité et de la concentration.
— Qu’est-ce que vous voyez ?
— Je n’escalade pas les murs pour regarder dans le dortoir des grandes. Non. Parfois un simple bout d’étoffe intime me suffit. Mais il doit être volé à un moment inattendu. Et puis, d’autres fois il y a communication. La femme sait et montre, c’est une sorte d’échange informel qui vaut très cher. Dans ces cas là j’ai l’impression de voler sur les ailes d’un ange… Bien plus fort que si elle m’accueillait dans ses bras. Mais j’ai peur que tout cela soit un peu confus.
— Non, pas du tout. Vous vous arrêtez là ?
— Bien sûr que non, je fais aussi des choses plus… hard. Mais, il faut l’occasion et les amis.
— Vous alliez faire ça quand vous m’avez récupérée.
— Oui.
— Je vous prends votre temps, alors.
— Non. Je partais à l’aventure. Je dois avouer que bien que vous soyez hors du circuit pour tout ce que vous m’avez dit, vous êtes une merveilleuse rencontre pour moi. »
Ils s’étaient dit l’essentiel, aussi, comme Josiane se montrait très intriguée de voir comment Henri faisait, il décida de l’emmener. Il la mit en garde. Peut-être qu’il ne se passerait rien, que leur chasse resterait infructueuse. Elle s’en moquait. Elle était bien avec Henri et, s’il avait collectionné les timbres, elle aurait bien passé sa nuit à classer ses petits bouts de papier sans valeur pour elle. Elle trouvait que le hobby de son « sauveur « avait quand même quelque chose de motivant, car elle n’avait jamais imaginé qu’un homme puisse trouver un intérêt au sexe autrement que dans la satisfaction du bout de sa verge.
Ils roulaient dans Paris, ne négligeant aucune petite rue. Elle entendait mieux maintenant le moteur de la voiture, un feulement doux inspirant le respect, devenant brutalement râle au gré d’une accélération. Elle aimait cela, comme le parfum qui flottait dans l’habitacle, mélange de tabac blond et de cuir, pourtant, Henri ne fumait pas.
« Ça y est ! » Elle n’aurait su dire de quoi il s’agissait, mais à la brutale excitation de son nouvel ami, elle comprit qu’il avait ferré un bon coup. Il gara la voiture un peu n’importe comment et sortit en lui laissant à peine le temps de le suivre. Il s’arrêta vingt mètres plus loin devant un immeuble de bureau. Une fenêtre était ouverte au rez-de-chaussée. Henri s’approcha sur la pointe des pieds. Le ridicule de la situation le rendait encore plus touchant. Il lui fit signe et elle le rejoignit.
Dans une pièce fortement éclairée, un homme et une femme travaillaient encore. Il avait une quarantaine d’années, en dépit du stress qui semblait l’habiter, son visage demeurait poupin. Derrière lui, assise devant un écran, une jeune femme de l’âge de Josiane, le stéréotype de la fidèle secrétaire, lunettes d’acier tempérant un regard vif, un visage régulier et de longs cheveux châtain descendant sur ses hanches.
« Chère Josiane, votre présence me dope. Je vais tenter un coup auquel je rêve depuis longtemps, mais que je n’ai jamais osé essayer. » Il frappa au carreau. Le couple releva la tête en sursautant. « Excusez-moi de vous déranger, mais j’ai une proposition à vous faire.
— Monsieur nous travaillons. » L’homme s’avança pour fermer la fenêtre. Henri eut juste le temps de sortir une liasse de billets. L’homme s’arrêta et considéra les billets d’un air un peu niais. Puis, il regarda Henri. La fille s’était levé. Josiane ne savait pas ce que voulait Henri, mais au regard de la fille, elle comprit qu’il avait gagné. Elles avaient quelque chose de semblable.
« Il y a deux mille euros pour vous si vous faites l’amour devant mon amie et moi.
— Vieux pervers. » L’homme avait dit ça avec un réel mépris dans la bouche.
« Trois mille… » Et il sortit d’autres billets. « Vous êtes vraiment taré ! » Josiane était fascinée, elle voyait tout se dérouler comme au ralenti. L’homme reculait, mais il n’avait pas fermé la fenêtre et la fille s’avançait sans quitter les billets des yeux. Elle se trouvait maintenant tout près. Elle était vraiment jolie. Elle releva les yeux vers Henri. « Quatre mille ? Mais je n’irai pas plus loin, je n’ai que ça sur moi. » Elle pensa qu’Henri était une forme de salaud. Il avait sûrement plus d’argent que ça. La fille se retourna vers l’homme.
« Monsieur Brenn, je sais que vous êtes marié, mais moi, je suis seule. J’ai une gamine à nourrir, à habiller… Ce fric j’en ai besoin. On pourrait prendre de vraies vacances.
— Marina ! Vous n’allez pas accepter.
— Il faut être deux monsieur Brenn. Et puis, c’est juste un petit coup, comme ça. » Elle marchait maintenant sur lui. Josiane en avait le souffle coupé. « Marina, je parlerai de vous pour une augmentation.
— De quatre mille ? Sur l’année ?
— Je ne peux pas faire ça devant ces gens…
— Alors, vous pouvez le faire si vous ne les voyez pas.
— Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. » Il recula. « Je leur ferai face monsieur Brenn.
— Vous feriez ça avec moi Marina ? Ça ne vous dérange pas ? » Il y avait dans le ton de Brenn un brusque dérapage, en fait il avait l’air de lui reprocher quelque chose qui n’était plus ce que l’on pouvait penser. Elle avait compris et se mit à rire. Puis elle déboutonna son corsage. Son vêtement tomba au sol. Elle poussa l’homme pour le faire pivoter et le mettre ainsi dos à la fenêtre tout en se dévoilant. Puis elle ôta son soutien-gorge, deux seins lourds et blancs se libérèrent. Ils étaient si pâles que certaines veines courant sous la peau étaient parfaitement visibles.
Elle déboutonna la chemise de monsieur Brenn sans enlever sa cravate et se plaqua contre lui. Il sut rapidement quoi faire de ses mains après un instant de désarroi. Josiane comprit qu’il avait oublié leur présence. La jupe de Marina tomba au sol. Elle était mince, mais admirablement proportionnée. Josiane se demandait ce que faisait une fille comme ça à se crever les yeux sur un écran à une heure du matin.
Marina poussa des dossiers sur un bureau et s’y assit. Henri lui jeta un préservatif qu’elle attrapa au vol. Évidemment, ils n’avaient pas prévu… Elle écarta sa culotte et commença à se caresser de ses doigts humectés de salive. Fébrile, monsieur Brenn baissa son pantalon. De sa main libre elle le branla, mais il n’en avait pas vraiment besoin. Il était maintenant très excité et n’avait plus aucun scrupule à montrer ses fesses. Josiane commençait à avoir chaud.
Elle devina que Marina enfilait maintenant le préservatif sur le sexe de monsieur Brenn. Il la pénétra sans attente, plus poussé par un vif désir que par la volonté d’en finir au plus vite. Marina ferma les yeux.
« Qu’en pensez-vous ma chère Josiane ?
— C’est vraiment étonnant… C’est…
— Vous aimez ?
— Je n’ai jamais rien vu d’aussi… Je ne sais pas, je n’ai pas de mots, je ne sais pas parler.
— Que ressentez-vous Josiane ?
— Un bien-être incroyable. Je suis… Comment vous disiez tout à l’heure ?
— Sur les ailes d’un ange.
— Et pourtant c’est quoi ce qu’on voit ?
— Deux âmes qui ont commencé par lutter pour finir par s’unir. C’est ça qui vous marque et que l’on ne comprend pas du premier coup quand on aime le sexe. C’est que par le sexe, on voit l’invisible. L’invisible parce que caché d’abord, celui des corps, et puis ensuite, si l’on regarde bien, l’invisible de l’esprit qui devient dense par le désir, le plaisir, puis la paix… C’est pour cela que c’est une zone d’exploration infinie, car elle nous ouvre sur l’infini. Regardez-les. Ce qui vous fait mouiller Josiane, ce ne sont pas les fesses de ce monsieur qui bougent entre les jambes de cette fille splendide, non. Si vous regardez bien, votre désir vient du partage, du fait que votre cerveau est sur la même longueur d’onde qu’eux. Ce n’est plus de la communication, verbiage inutile et stérile. C’est de la communion et la communion est par essence spirituelle car seules les âmes peuvent se fondre. Et d’ailleurs, je me tais. »
Évidemment elle ne comprenait pas tout ce qu’il disait, pourtant, c’était beau et ce devait être vrai car son discours avait encore accru son état d’excitation. Elle en était au point qu’elle lui en voulait presque de ne rien faire pour elle. Mais elle comprenait que c’était trop tôt, qu’il fallait encore aller plus loin tout en se demandant si cela était possible. En effet, si un jour on lui avait dit qu’elle se trouverait à la limite de jouir, seule, debout, dans une rue la nuit sans toucher à aucune partie de son corps… avec des gens, certes charmants, qu’elle ne connaissait pas une heure auparavant, eux-mêmes en train de faire des choses improbables…
En tout cas monsieur Brenn n’attendit pas plus longtemps. Ses fesses se contractèrent et il poussa comme un rugissement tout à fait inattendu qui surprit même Marina. Il était clair qu’elle n’avait pris aucun plaisir, car elle n’en avait pas l’intention. D’ailleurs elle s’écarta aussitôt pour venir vers la fenêtre. Josiane ne put s’empêcher de penser à ces animaux au zoo qui vont vers leurs grilles dès qu’il y a des visiteurs pour glaner quelque friandise.
Henri compta lentement les billets en les posant un à un dans la main de Marina pendant que Monsieur Brenn se rhabillait. Il ne faisait aucun bruit, mais Josiane avait pourtant l’impression de l’entendre siffloter. Il était content de lui, il venait d’avoir la femme sur laquelle il fantasmait depuis des mois. Celle-ci, le buste toujours nu et triomphant, recomptait les billets devant Henri et Josiane. Mais il était visible que ce n’était pas son intention première. Josiane était fascinée par ses deux seins ronds et larges aux aréoles très larges et pâles. Elle avait une irrésistible envie de les toucher, mais c’était à peine si elle osait se l’avouer, aussi, il lui semblait totalement impossible d’émettre un tel désir.
De son côté Henri avait compris que Marina était restée sur sa faim et qu’elle n’était pas si froide qu’elle voulait le laisser croire. « Vous venez avec nous ?
— On a encore du boulot… répondit monsieur Brenn.
— Ça attendra demain ! fit Marina en écho.
— Ça sera gratuit maintenant, précisa Henri.
— Tout ça m’a un peu émoustillée…Et je suis curieuse. » Elle se retourna. « Allez, monsieur Brenn, venez avec nous, vous n’avez pas envie de recommencer ?
— Euh, peut-être. » Il avait l’air si emprunté en train de remettre sa cravate que Josiane le trouva craquant. Et elle lui envoya un baiser. Il resta immobile. Il ne lui était jamais venu à l’idée qu’il puisse avoir deux femmes dans la même nuit.
« Parfait, nous allons au Plaza Athénée. C’est la résidence parisienne d’une amie à moi, la comtesse Krasnoïa, une très vieille famille russe… mais elle, ne l’est pas, vieille, parce que russe, si. Enfin, vous m’avez compris quoi.
— Pourquoi elle ? demanda Josiane avec un soupçon de jalousie.
— Parce que vous êtes mes invités et je me dois de ne pas vous décevoir… Et la comtesse n’est jamais décevante. »
Ils s’installèrent tous les quatre dans la Jaguar d’Henri, Josiane à côté de lui, M. Brenn et Marina derrière. Il fit quelques tentatives, posant une main sur une cuisse ou un sein mais elles demeurèrent sans suite. Marina demeura inflexible, elle avait visiblement envie de passer à autre chose. Henri tentait de la regarder dans son rétroviseur, mais l’ombre l’empêchait de bien la voir. Il devinait toutefois son visage buté de petite fille têtue.
Henri était un habitué de l’établissement. Ce qui ne surprit guère Josiane. Le voiturier vint prendre le véhicule sans poser de questions, à la porte, on le salua. Les deux femmes étaient un peu intimidées, regardant partout comme des enfants à la fête. Quant à M. Brenn il faisait mine d’être à l’aise, mais il n’avait sûrement jamais mis les pieds dans ce genre d’endroit.
Henri alla droit à l’accueil. « Bonsoir, Mathias.
— Bonsoir monsieur de la Lige.
— Je voudrais que vous nous annonciez à madame Krasnoïa.
— À cette heure monsieur ? Il est… » Henri changea de ton, reprenant celui de ses ancêtres interpellant un serf. « Je sais l’heure qu’il est Mathias, et madame Krasnoïa sait aussi l’heure qu’il est, car elle ne dort sûrement pas. » Mathias regarda un papier sous la banque et soupira. « Vous devez avoir raison, car elle a commandé une bouteille de champagne il n’y a pas un quart d’heure.
— Parfait, mettez-en une autre à mon nom. Prévenez-la, on monte. »
Ils trouvèrent la porte de sa suite entrouverte. « Elle nous attend », dit Henri en souriant. Comme en écho à cette affirmation, des soupirs parvinrent de la chambre.
Henri pénétra le premier, tirant derrière lui ses « invités » plutôt gênés, et ce qu’ils découvrirent finit de les intimider. Ils traversèrent le salon luxueux comme des voleurs et s’arrêtèrent à l’entrée de la chambre.
La comtesse était assise sur le large lit et par la même occasion sur un charmant jeune homme plutôt bien membré. Totalement nue, et leur tournant le dos, elle dévoilait ainsi son anatomie de telle manière qu’il était loisible à tout un chacun de constater qu’elle était en train de se faire sodomiser, et qu’elle était particulièrement aguerrie dans ce domaine. C’était une grande femme brune très belle, mais au physique anguleux et Josiane eut la satisfaction de se dire qu’elle n’était plus la femme à la plus petite poitrine.
Elle les salua un verre de champagne à la main. « Je vous présente les couilles de Robin. Un remarquable enculeur, c’est rare. Enfin, à part toi Henri… » Elle avait, comme il se doit, un charmant accent slave. « Tu me présentes ?
— Eh bien, voici Josiane, une oie blanche venue en repérage.
— Nous ne la traumatiserons pas.
— Et Marina et…
— Robert, répondit monsieur Brenn en avalant sa salive.
— C’est ça ! De remarquables exhibitionnistes. » Alors que Marina parut offusquée, Robert fit un petit signe de la main en souriant pour tempérer l’affirmation d’Henri.
« Mais si, mais si. Débutants, mais remarquables. » Comme si elle ne voulait pas en entendre plus, Marina fit le tour du lit pour aller voir la tête de Robin. Il était fort mignon, fort bien bâti et entretenu, apparemment évadé d’une boîte de strip-tease. « Je m’appelle Marina. » Elle n’en dit pas plus et l’embrassa.
La comtesse éclata de rire. « J’espère qu’elle me laissera finir… Et puisque c’est comme ça, Robert, venez ici. Et déshabillez-vous avant. » Comme saoul, il se dévêtit prestement et monta debout sur le lit. Il recommençait déjà à bander. La comtesse se pencha en avant et se mit à le sucer avec vigueur et délectation.
« Voulez-vous prendre place, mademoiselle Josy ? » dit Henri en désignant un fauteuil Louis XV. « Tout à fait, monsieur Henri. » Dès qu’il fut assis, Henri sortit sa verge de son pantalon. Elle était large et massive, parsemée d’un enchevêtrement de veines vigoureuses. Josiane resta bouche bée. « Je vous choque ma chère ?
— Euh… Pas du tout.
— Il est très agréable de se masturber, même sans aller jusqu’au terme. Les enfants font beaucoup cela. On leur interdit et c’est normal, car ce n’est pas une activité qu’il faut laisser galvauder. Mais il y a des moments où l’on devrait pouvoir le faire comme l’on va fumer un cigare ou boire un verre.
— Même à plusieurs ?
— Bien sûr. Surtout à plusieurs. Ça aussi, c’est bon. »
Elle regardait la main finement soignée d’Henri faisant lentement coulisser la peau sur le gland. Elle avait envie de tout, et en particulier de prendre le sexe d’Henri dans sa main. Kevin était maintenant à des années-lumière de là, broyé, noyé dans un magma de jours et d’années sans nom. En fait, c’était comme s’il n’avait jamais existé.
Elle jugea que ce serait là un moindre mal qui la ferait patienter un peu. « Excusez-moi Henri. Je peux le faire ?
— Mais je vous en prie, Josiane. Je n’osais pas vous faire la moindre proposition vu ce que vous vivez avec votre mari.
— Mon quoi ? … » Elle avait saisi la verge d’Henri et avait l’impression de caresser une sorte de soie. Elle ne pouvait détacher son regard de sa main qui semblait douée d’une toute nouvelle indépendance pour aller et venir avec délicatesse, et pourtant, fermeté. Elle ne savait pas encore que cela s’appelait le désir. « J’apprécie votre empressement et votre intérêt, mais détachez un peu votre attention de ma bite et jetez un coup d’œil sur le lit. »
Marina avait remonté sa jupe et était à quatre pattes sur la tête de Robin qui se livrait à un fabuleux cunnilingus. Elle avait à nouveau sorti ses seins lourds et les avait plaqués sur le dos de Robert. Face à la Krasnoïa il caressait les lèvres du sexe de la comtesse du bout de sa verge qu’il tenait comme une lampe, comme s’il cherchait à éclairer l’intérieur de la femme.
Josiane sentait que cela allait encore venir, comme dans la rue, cette espèce de soif inextinguible qui générait son propre rassasiement, comme si désir et plaisir se nourrissaient l’un l’autre comme un serpent qui se mord la queue et se mange pour sans cesse la faire repousser et ne jamais cesser de s’en nourrir.
Elle sentit sa poitrine se bloquer, sa respiration s’accélérer. Elle se pencha et avala la verge d’Henri, décollant de la langue la peau recouvrant le gland puis le faisant tourner dans sa bouche en prenant soin d’écarter ses dents. Elle était épatée par elle-même, et surtout par le fait que le temps passé avec Kevin pouvait lui être utile. Elle faisait le pari qu’Henri ne trouverait jamais meilleure suceuse. Les mains de l’homme commençaient à se glisser sous ses vêtements, douces et chaudes. Il s’arrêta sur ses tétons qu’il effleura. Et elle sentit à nouveau sa propre transpiration.
Elle se redressa en lâchant la verge d’Henri. « Il faut que j’aille me doucher.
— Euh… Pourquoi ? » Elle releva son bras...

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