Les deux gougnottes
84 pages
Français

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Les deux gougnottes

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Description

Quand deux mondaines se retrouvent à devoir partager une chambre dans le château d'une amie, elles se rapprochent peu à peu dans le lit pour se tenir chaud, mais pas seulement... Une pièce coquine qui vous tiendra chaud, mais pas seulement...


Si à l'heure du digital la littérature coquine est accompagnée d'images, il fut un temps pas si lointain où, pour illustrer leurs propos licencieux, nos aïeuls les jouaient sur scène.
Haute bourgeoisie, habitués de maisons closes, jeunes étudiants en lettres... avec des textes d'une friponnerie et d'un humour propre au théâtre et sans aucun tabou, revivez les aventures libertines et les rituels loufoques des personnages.
Oubliez Guignol et autre Polichinelle, bienvenue au Théâtre Erotica ! Cette collection vous emmène à la découverte de pièces de théâtre peu connues, écrites par de grands auteurs du XIXe.


La pièce est suivie d'une Histoire du Théâtre érotique de la rue de la Santé.




Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 142
EAN13 9782919071548
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0015€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Les deux gougnottes
Scènes réelles de la vie de nos mondaines.
Dialogues infâmes
Suivi d'une Histoire du Theâtre Erotique de la Rue de la Santé
par L'Illustre Brisacier
***
© Les érotiques, 2016 - pour l'édition numériqueP E R S O N N A G E S
MADAME DU CROISY
MADAME DE FRÉMICOURT
MADAME DE LAVENEUR
JULIE, servante de Madame du Croisy
Cette pièce n'a jamais été jouée au Théâtre érotique de la rue de la Santé.SCÈNE PREMIÈRE
***
MADAME DU CROISY, MADAME DE FRÉMICOURT, MADAME DE LAVENEUR, JULIE
Madame du Croisy introduit ses deux amies dans l'appartement qui leur est destiné ;
Julie va et vient pour s'assurer que rien ne manque des choses indispensables dans
une chambre à coucher.
MADAME DU CROISY
Vous serez très mal ici, mesdames, et j'en souffre vraiment..., mais c'est vous qui l'avez
voulu...
MADAME DE LAVENEUR
Au contraire, chère madame, nous serons on ne peut mieux ici, je vous jure ; on ne peut
mieux.
MADAME DE FRÉMICOURT
Certainement.
MADAME DU CROISY
Vous aussi, madame, vous pensez être bien dans ce grand appartement ?
MADAME DE FRÉMICOURT
Il est charmant, et nous y serons admirablement...
MADAME DU CROISY
Alors, souffrez que Julie reste dans l'antichambre, pour le cas où vous auriez besoin
d'elle ; je serais plus rassurée sur votre compte...
MADAME DE LAVENEUR
(Vivement)Non, non... nous ne redoutons rien... du moins, je n'ai pas peur...
Comment aurions-nous peur dans un château-fort comme celui-ci ? Car ce n'est pas
une de ces maisons de campagne comme on en voit tant, si légères qu'un coup de vent
les renverse... Nous sommes à l'abri de tout, ici, certainement.
MADAME DE LAVENEUR
Mais ce château n'a-t-il pas soutenu plusieurs sièges, autrefois ?
MADAME DE FRÉMICOURT
Je l'ai entendu dire en effet.
MADAME DU CROISY
Pas du temps de M. du Croisy, que je sache.
— Julie !
JULIE
Madame ?
MADAME DU CROISY
Avez-vous fait ce que je vous ai recommandé ?
JULIE
Oui, madame.
MADAME DU CROISY
Je vous abandonne donc, mesdames, à votre malheureux sort.
MADAME DE LAVENEUR
C'est cela, plaignez-nous...MADAME DU CROISY
À demain donc.
MADAME DE FRÉMICOURT
À demain, chère madame.
MADAME DU CROISY
À demain.
MADAME DE LAVENEUR
Et bonne nuit.
MADAME DE FRÉMICOURT
Bonne nuit.
MADAME DU CROISY
Bonne nuit.
Madame du Croisy sort avec Julie, laissant mesdames de Laveneur et de Frémicourt
seules dans leur appartement.SCÈNE DEUXIÈME
***
LOUISE DE LAVENEUR ET HENRIETTE DE FRÉMICOURT
Seules. Tout en causant, elles se déshabillent et se mettent au lit.
HENRIETTE DE FRÉMICOURT
Il est certain, chère madame, que nous serons ici on ne peut mieux ; n'est-ce pas ?
LOUISE DE LAVENEUR
J'ai toujours adoré les grands appartements.
HENRIETTE
On a de l'air dans un grand appartement, on a de l'espace, on respire, on vit. — Vous
avez à Paris, m'a-t-on dit, madame, une délicieuse habitation ?
LOUISE
Pour Paris.
HENRIETTE
Plusieurs dames de mes amies ont été de cet avis.
LOUISE
Ces dames sont bien bonnes. Cette habitation est une folie de mon mari, à laquelle je
me repens tous les jours de m'être associée.
HENRIETTE
Quelle place au lit préférez-vous, dites-moi ?
LOUISE
Aucune ; je les trouve toutes bonnes.
HENRIETTE
Bien vrai ?LOUISE
Je vous jure.
HENRIETTE
J'aime à croire que vous ne faites point de cérémonies ?
LOUISE
Je n'en fais jamais.
HENRIETTE
J'avais une frayeur... mais une frayeur atroce, que cette fille restât ici.
LOUISE
Toutes les fois qu'il m'est arrivé de faire coucher ma femme de chambre dans mon
voisinage, toujours il m'a été impossible de dormir.
HENRIETTE
Elle ronflait peut-être ?
LOUISE
Comme un soufflet de forge. C'était odieux !
HENRIETTE
Ne puis-je vous être d'aucune utilité ?
LOUISE
Mille fois trop bonne, en vérité !
HENRIETTE
Je me mets entièrement à votre disposition.
LOUISE
À charge de revanche, je vous en prie.
HENRIETTE
Vous aviez une toilette charmante.

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