Pages Amoureuses

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La femme est sacrée !


Elle est à l'origine de tout : de la vie, de l'amour, du plaisir, et s'il veut bien l'admettre, de la réalisation de l'homme !



Dans ces pages amoureuses sur les lignes desquelles se mêlent le réel et le fantasme, l'auteur ressent la satisfaction de mêler deux corps, deux bouches, deux sexes dans une harmonie passagère, une entente recherchée et promise, cette énigmatique relation d'un homme avec une femme jusque-là, inconnue.

Inconnue, car aucun homme n'est apte à connaître la femme. Aucun ! Encore moins dans son intimité ! Et vice versa ! Alors, comment doivent-ils se comporter ? Il n'existe aucun vade-mecum à consulter ! C'est le moment d'aimer avec son corps ! L’interdit rend les hommes et les femmes magnifiques.

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Nombre de lectures 42
EAN13 9782368323120
Langue Français

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AVERTISSEMENT : Ce livre contient des textes à caractère érotique ou pornographique pouvant heurter certaines sensibilités. Il est strictement réservé à un public majeur et averti.
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Panl Reyter
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amonrenses
Préliminaires
______________________
-- Tu viens ?
-- Où ça ?
La femme brune qui se trouvait près de moi, un peu en retrait, me foudroya du coin de l'œil, me méprisa dans un haussement d'épaule et m' effaça de la terre tout entière en me tournant le dos. Perchée sur ses hauts talons, e lle s'éloigna de son pas le plus lent.
Bien sûr que j'ai rougi en traversant la rue, une f ois le feu vert allumé, certain que tous les piétons qui marchaient sur les trottoirs avaien t entendu ce dialogue. Il me semblait que ceux qui étaient déjà passés se retournaient ve rs moi pour me juger d'un regard réprobateur comme ceux qui arrivaient au loin, en t endant le cou, se demandaient ce que j'avais encore fait comme erreur humaine.
J'étais subitement le centre de cette grande ville que je découvrais depuis le matin-m êm e alors que je venais de passer ma première jour née de stage dans une agence d'assurance.
Saoulé d'informations nouvelles, un peu désemparé a lors que je cherchais à m'orienter pour me diriger vers le parking où était stationné ma voiture, cette interpellation avait pris ma jeunesse au dépourvu. Ne connaissant encore personne dans le quartier, le tutoiement avait rajouté à la surprise !
C'est en traversant la large avenue que j'avais pri s conscience du motif de la présence de cette femme sur le trottoir : une prostituée !
Cette prostituée n'avait pas été grossière ni vulga ire. Alors que je la regardais du trottoir d'en face, afin de reconstituer la scène, amusée de m'avoir surpris, elle m'avait adressé un petit sourire de connivence qui m'avait ému. Agr éablement remis en vie, j'en fus ragaillardi et n'en souffris jamais.
Depuis, les femmes m'ont captivé et j'ai voulu mieu x les connaître. Quoi de plus naturel, pour un homme, n'est-ce pas ?
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Si cette femme qui proposait le rapport sexuel aux hommes m'avait reproché vertement et bruyamment, mon supposé comportement de puceau p rovincial, qu'aurait été ma vie amoureuse ? Sentant la réprobation et le reproche d ans chacun de leur regard, les femmes m'auraient-elles apeuré ? Par prudence, les aurais-je fuies ?
Est-ce grâce à cette anecdote tout à fait fortuite, dont je me souviens parfois, que j'aime les femmes ?
Lorsque survient une rencontre avec vue sur une rel ation intime, est-ce que je pense à mes expériences passées ? L'émotion de la conquête m'en empêche. Je découvre la femme comme elle se présente à moi dans la complexi té de deux esprits différents, dans la chimie du contact des corps et de leurs réa ctions, dans l'adrénaline de l'excitation.
Celles qui fascinent et se refusent restent des éni gmes pour les amants. Celles qui se livrent sans hésitation perdent-elles tout leur pre stige ?
Après le plaisir et la jouissance, je ne sais pas c e que devient la femme lorsqu'elle me quitte : c'est à elle à écrire son histoire ; l'ama nt que je suis n'a pas l'orgueil de la modifier. Je souhaitais que mes conquêtes restent d es aventures avec une fin.
Dans les pages amoureuses qui suivent sur les ligne s desquelles se mêlent le réel et le fantasme, l'auteur ressent la satisfaction de mêler deux corps, deux bouches, deux sexes dans une harmonie passagère, une entente rech erchée et promise, cette énigmatique relation d'un homme avec une femme jusq ue là, inconnue.
Inconnue, car aucun homme n'est apte à connaître la femme. Aucun ! Encore moins dans son intimité ! Et vice versa ! Alors, comment doivent-ils se comporter ? Il n'existe aucunvade-mecumà consulter !
C'est le moment d'aimer avec son corps !
Face à face, les deux êtres humains se retrouvent n us et seuls : seul à donner, seule à recevoir !
La femme est sacrée !
Elle est à l'origine de tout :
de la vie, du plaisir, de l'amour
et,
s'il veut bien l'admettre,
de la réalisation de l'homme !
Ma
on
______________
Manon fut ma première 'fiancée' ! Nous avions dix-h uit ans et aucune expérience en matière de flirt ! Oh... ! Depuis, nous avons pris de l'expérience sur nos chemins amoureux, gardant notre rencontre en souvenir, comm e un point de repère, une pierre gravée.
Les premiers mots, les premiers baisers et les prem iers attouchements que reçoivent les néophytes de la vie amoureuse revêtent une impo rtance capitale, pour user d'une expression conventionnelle.
Sans aucune préparation, sans aucun préalable, le h asard s'ingénie déjà à stimuler ou à freiner et même anéantir le destin amoureux d'un garçon ou d'une fille qui se découvrent mutuellement dans un coin sombre, dans u ne salle de cinéma, dans une voiture, dans la chambre de l'un ou de l'autre...
Ces lieux sont rarement paradisiaques : ce n'est ce rtainement pas dans les palais que se découvrent les plus grandes histoires d'amour, s auf dans les légendes ! Il suffit de nous croire àl'abri des regards... au début, car quelques instan ts plus tard... on se sent à l'abri de tout, seuls au monde !
L'émoi amoureux est le sentiment le plus merveilleu x de la vie humaine !
La discipline imposée par les parents de Manon vise à sa parfaite éducation ; ils l'avertissent fréquemment des erreurs à ne pas comm ettre trop jeune pour ne pas hypothéquer son avenir, professionnel et sentimenta l. Ils la protègent des garçons comme ils le peuvent, de ces renards instinctifs qu i, à cet âge-là, ne tarderont pas à venir rôder, inévitablement, autour de la maison en quête de l'amour d'une future femme : ce qui, par magie humaine, correspondra à l a volonté d'émancipation de leur fille.
Pour Manon, ce dont ses parents ne se doutaient pas , c'est que le premier à s'approcher fut le premier amour de leur fille mais pas le bon ! En effet, après quelques mois de flirt ensemble, la soif de découverte des f emmes qui était née en moi me poussavers d'autres horizons.
Les jeunes gens, filles et garçons, parcourent la r ue principale de la ville en un va-et-vient incessant, surtout le samedi après-midi. L'ex citation de croiser à nouveau celle qui, la semaine dernière, avait soutenu un regard o u celle qui avait esquissé un sourire, attise les cœurs des futurs hommes. Je suppose aisé ment que le même processus se produit chez les filles.
Je marche dans cette artère commerçante, seul, la t ête tournée vers les murs et les vitrines, par timidité, en envoyant courageusement des regards furtifs qui balaient les lieux sur un angle maximum. Pas question d'oublier un recoin de rue ou de porte, ni même l'intérieur d'un magasin. Je suis en quête d'u n œil malicieux, d'une tête qui se tourne vers moi et suit mon passage !
C'est par l'intermédiaire d'une 'copine' commune, a utorisée à 'aller en ville' avec elle, que j'ai rencontré Manon. A l'angle d'une impasse, je bute sur cette paire de jeunes filles très charmantes et souriantes, heureuses d'ê tre en liberté : Manon et sa 'copine' ! Les présentations sont faites en même temps que je serre la main de chacune. Nous échangeons lesbanalités d'usage pour meubler la rencontre ; à cet âge, les silences trop longs détruisent irrémédiablement tout espoir de séduire !
Après quelques œillades encouragées par des sourire s de connivence, ces signes francs qui sont les signatures d'un acte d'entente tacite, c'est avec des mots saccadés que nous convenons, Manon et moi, que notre rencontre est pour ce soir même... !
A la nuit tombante... sans me faire voir... si poss ible, je me dissimulerai parmi les troncs des quatre grands arbres... à cent mètres de son po rtail : consigne à respecter car elle souhaite que ça se passe bien ! J'acquiesce en rosi ssant et la quitte... intimidé ! Ben oui... ! L'Inconnu me trouble ! L'inconnu, cette fo rme sans visage, cette silhouette sans voix, vient de se présenter face à moi, les mains s ur les hanches, avec un sourire... comme une mise à l'épreuve... conseillée... inconto urnable !
Nous venons de nous autoriser sans nous l'avouer, à nous embrasser, à mêler nos langues, notre salive... à toucher nos peaux... se caresser... le dos... les épaules... et peut-être plus... Je m'interdis d'imaginer, laissan t aux événements la liberté de me surprendre.
Je suis un peu en avance, malgré les deux kilomètre s parcourus à pied jusqu'à ce quartier excentré, composé de maisons basses, en pé riphérie de la ville. Les lieux sont bien ceux décrits... ! Je m'appuie à un platane, cô té ombre, à l'opposé de la clarté diffusée par le réverbère planté à l'angle des deux rues ; je patiente en jetant fréquemment des regards furtifs vers le portail... je suis tendu... comment vais-je m'y prendre... ? Vais-je bien faire... ? ...qu'elle ne se moque pas... qu'elle n'en parle pas aux copines... qui, après, en parleront aux copains... c'est sûr !
Soudain, je remarque une forme qui traverse un jard in et ouvre le portail que je vise ; je sors de l'ombre pour me montrer mais elle se dirige déjà vers moi, précipitamment : derrière le voilage de la fenêtre de sa chambre, el le me guettait.
Vêtue de noir, elle arrive jusqu'à moi... me repous se dans l'ombre... Maladroits, nos corps se heurtent dans un petit rire étouffé... Nou s nous regardons... nous nous identifions... : c'est bien elle ! c'est bien moi ! Je jette un coup d'œil circulaire pour jauger les alentours que je ne connais pas afin dedécouvrir un petit coin discret qui nous accueillerait...
Manon m'a dit connaître le quartier et ces lieux de jeux de son enfance qui viennent de devenir pour l'adolescente de ce soir, les lieux de découverte de son corps et de l'amour ! Elle me prend la main et, en courant, cas sée en deux, m'entraîne d'arbre en arbre, à deux cents mètres de son portail, derrière un cabanon en bordure du bois. Je la suis en confiance... elle m'emmène vers ma décou verte !
Nous parvenons à l'arrière du cabanon, un peu essou fflés ; nos corps se cognent en tentant de se confondre avec le mur noir... pour qu e la vie nous oublie... L'excitation déclenche des petits rires sans signification aucun e... nos yeux brillent... seuls points de repère de l'autre, dans l'ombre...
Elle a choisi un de ces petits coins comme on en tr ouve dans le monde entier... On ne sait quels critères de choix les désignent ! Sans a rchitecture préalable ni réfléchie, de forme banale, ils sont là, entre deux murs, entre d eux haies, sous un porche... Ils sont ces endroits anodins qui, la nuit venue setransforment en sites historiques où viennent battre les cœurs amoureux !
Insignifiants, ils se glorifient d'être élus parmi les autres recoins du quartier ! Privilégiés, ils sont les témoins des aventures les plus délicat es du genre humain : petits rires... premières caresses... petits bisous... baisers...
Fiers d'eux-mêmes, une fois abandonnés, ils redevie nnent inertes... sans vie.
Aveugles et sourds, ils ne conserveront aucune arch ive de l'histoire extraordinaire. Pudiques, ils se confondront avec la nuit pour perm ettre aux premiers émois magnifiques de s'élever vers l'étoile...
Humbles, ils patienteront longuement en espérant de fréquentes visites !

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