Silence !

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25 pages
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Qui aurait pu penser qu’un premier rayon de soleil éclairerait ce désert sentimental stérilisé par des années de manque affectif ?


Et pourtant, ce printemps-là réveillera la sève passionnelle, entraînant une succession de désirs jusqu’à briser les conventions et outrepasser les interdits de la chair. Céder à la violence du coup de foudre, pour éprouver, sans honte, les plaisirs du sexe alors que s’approche l’automne d’une vie.


Et peut-être qu’au printemps prochain, le sort vous propulsera à la place de l’héroïne de cette histoire.

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EAN13 9791034803866
Langue Français

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Silence !
A.J. Crime Silence ! À vos ordres tome 1 Couverture :Néro Publié dans laCollection Indécente, Dirigée parEva Adams
©Evidence Editions2019
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Texte réservé à un public majeur et averti
La dernière semaine de mars approchait doucement. Le printemps montrait le bout de son nez, un beau soleil séchait la ville au sortir d’un hiver rigoureux. Le sac sur l’épaule, je louvoyais entre les passants d’une démarche pressée, mes talons cliquetant sur le trottoir. Mon sandwich emballé dans un sac en papier marron à la main droite, je me rendais au parc pour profiter de la clémence toute relative du climat. Passé les grilles en fer forgé, les premières $eurs m’accueillirent de leurs tons pastel au rez-de-gazon. Ce dernier ne brillait pas d’une forme olympique, mais les parties les mieux exposées s’adoucissaient d’un vert tendre. Les oiseaux gazouillaient dans la ramure aux bourgeons encore discrets. Je transpirais de ma marche rapide et les rayons du soleil de midi m’engageaient à ouvrir largement mon gros blouson. J’arrivais à destination. Une placette illuminée s’élarg issait au bout du chemin sinueux. Un ensemble harmonieux d’essences d’arbres, de bouquets de graminées et de massifs, rendait l’endroit très apprécié. Je m’assis sur un banc exposé sud, quelques personnes m’avaient devancée. Je me débarrassai de mon blouson, la chaleur susant pour rester en chemise. Ma chevelure en$ammée libérée, les mèches retombèrent sur mes épaules *nes, ou maigres suivant les goûts. Je les disciplinai de mes doig ts écartés en peigne. J’inspirai profondément l’air frais de ce début de saison pour pro*ter à ple ins poumons de l’odeur d’humus, gon$ant ma poitrine menue. Je m’installai confortablement, croisai les jambes dont le haut des cuisses était un peu trop large en comparaison de la maigreur de mes mollets… mais vous ne portez pas deux magni*ques enfants sans sourir de quelques inconvénients physiques. Plutôt bien conservée à l’approche de la quarantaine, je ne ménageais pas les efforts pour atteindre cet objectif. Alors que je mordais dans mon thon mayonnaise, je remarquais des yeux clairs *xés sur moi par-dessus la couverture d’un livre. Un émoi profond balaya mes sens. Il baissa le regard sur sa page. Assis à deux bancs d’écart, le soleil de trois quarts, il portait un costume gris anthracite et une cravate discrète. Il m’observa de nouveau et se détourna aussitôt. Une brusque montée de chaleur explosa au creux de mon ventre pour se répandre vers le bas. La coupe soignée de ses cheveux bruns me donna l’impression de feuilleter un magazine. Dans ce parc, sur ces bancs, aux premiers rayons de l’année, un bourgeon avait éclos. J’ignorais quelle $eur s’épanouirait, si cette plante grandirait ou porter ait des fruits suaves. En moi, une émotion de désir circonspect s’ag itait, échauée par les coups d’œil échangés. La foudre aurait pu s’abattre au milieu de la placette. Elle ne le fit pas, pas ce jour-là, aucun orage à proximité. Il se leva, rangea le roman dans son baise-en-ville, défroissa le costume trois-pièces, inspecta visuellement ses souliers vernis de bonne facture (et je m’y con nais) puis lissa une courte barbiche en fer à cheva l encadrant son menton. Je le *xais bouche bée, quelle honte. Il me grati*a d’un immense sourire. Ma bouche se referma promptement pour lui répondre. Mon cœur battait la chamade, la chaleur irradiait dans mon ventre. La respiration saccadée, j’allais perdre connaissance. Il détourna le regard, l’air de rien, et commença à traverser pour couper la place juste devant moi. Au dernier moment, il me *xa de l’acier brûlant de ses iris qui me plongèrent dans un brouillard de sensations déroutantes. L’ange passa. Je suivis des yeux la silhouette athlétique, bien que sans musculature excessive ; qui n’aurait pas eu envie
de croquer un trentenaire aussi sexy. Je piquai un fard, imag inant mes taches de rousseur dévoilées par cette émotion coupable. Le nez dans mon sac, j’attrapai mon dessert du jour : l’immense pain aux raisins «du boulanger». Une étrange turpitude m’étreint. Un tour du parc m’assura que personne n’avait remarqué ma situation et se moquait, ce n’était pas la foule des grands jours non plus. Dans un virage de l’allée, l’homme en costume s’évanouit derrière un sapin bleu, une rêverie fondue au noir. L’enthousiasme diminua au pro*t de la honte d’avoir été aussi simple à hameçonner. Morte de faim, certes, mais aucune raison ne me poussait à me ridi culiser ainsi. Il n’y avait pourtant eu aucune iron ie suspendue à ce sourire et le gris exceptionnel de ces yeux me hantait. Au moment de mordre...

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