À cœur ouvert

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328 pages
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À New York, Clara mène une vie parfaite. Fiancée à l’un des hommes les plus influents du pays, son bonheur est de courte durée, car David n’est pas celui qu’elle croit ; il cache de noirs secrets.

Alors qu’elle est sur le point de découvrir l’ampleur de ses trafics, David la menace et la brutalise. Apeurée, elle se réfugie chez ses parents, en France.

Mais Clara est victime d’une grave agression. Avant de sombrer, elle comprend que les malfrats étaient là pour la tuer. Elle.

Aux portes de la mort, elle rencontre Will, celui qui bouleversera son existence.

Il l’a sauvée d’une mort certaine, mais réussira-t-elle à le sauver de lui-même ?

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EAN13 9782819103479
Langue Français

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À cœur ouvert
Élodie Costet À cœur ouvert
« Le Code de la propriété intellectuelle et artisti que n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, qu e les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ay ants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4). « Ce tte représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. » © 2018 Les Editions Sharon Kena www.leseditionssharonkena.com
Remerciements
Il est toujours difficile pour moi de passer à cett e phase du roman. Ce n’est pas la pudeur qui me retient, mais au contraire, un dévers ement de mercis à tous ceux qui directement, ou non, ont participé à l’écriture.
Dans un premier temps, je pense évidemment à mon éd itrice, Cyrielle, qui m’a été d’une aide indispensable et d’un énorme soutien. Vo us m’avez donné plus qu’une chance. Si on fait les comptes, je dirais trois, à l’heure actuelle... Merci du fond du cœur pour m’avoir ouvert les portes de votre maison . J’espère en être digne.
Incontestablement, c’est à ma Lilou, Enel, Hélène, cette seule et même personne qui me soutient, me supporte (au sens propre comme au figuré), qui me lit, et surtout, qui sait être présente dans tous les moments de mon quotidien, que je remercie. Sans toi, rien de tout cela n’existerait. Rien de tout c ela n’aurait de sens. Tu es la meilleure partie de mon cerveau, tu sais toujours tirer le me illeur de moi-même. Ce mot ne saurait te rendre toute ton importance à mes yeux, pour autant parce qu’ici c’est indispensable : MERCI !
À ma famille, qui me voue une confiance, un amour s ans faille. Qui me pousse toujours plus haut, toujours plus loin, du moment q ue j’atteins mes rêves et que je sois heureuse. Papa, maman, ma Sab, merci pour votre sou tien et vos encouragements qui me donne chaque jour un peu plus confiance en moi. Je vous M avec un grand A.
À Julien et Sacha, pour votre patience, votre amour et vos avis. Vous êtes indéniablement ceux sans qui cela ne serait possibl e. Parce que vous êtes les meilleurs, parce que je vous aime déraisonnablement et parce que vous êtes ma source inépuisable d’inspiration, MERCI.
Et enfin, merci à tous ceux qui, discrètement, pudi quement, amicalement, me félicitent, me lisent, m’encouragent pour que je pe rsévère dans ce monde si fantastique. C’est aussi grâce à vous que ma passio n peut vivre.
Amis, collègues, famille, voisins, lecteurs et tous autour de moi, infiniment merci, pour tout.
Élodie.
Remerciements Prologue Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Chapitre 10 Chapitre 11 Chapitre 12 Chapitre 13 Chapitre 14 Chapitre 15 Chapitre 16 Chapitre 17 Chapitre 18 Chapitre 19 Chapitre 20 Chapitre 21 Chapitre 22 Chapitre 23 Épilogue.
Table des matières
Prologue
Le cours de ma vie a radicalement changé durant mes vacances. Il était environ 21h30 en ce mois de février. Je m’en rappelle parfa itement bien. J’étais tranquillement installée dans le salon de mes parents. Ma mère, Ad riana, buvait son infusion verveine. Pendant ce temps, mon père commentait les informations qui défilaient sur la première chaîne. Mon petit frère s’était endormi pa isiblement sur mes genoux pendant que je lui caressais les cheveux. Cela faisait si l ongtemps que je ne les avais pas vus… Théo était en week-end, et on lui avait permis de veiller tard, exceptionnellement. De cette manière, nous avions p u profiter l’un de l’autre. Il me paraissait si fragile avec sa fine silhouette et so n corps menu, il grandissait tellement vite ! Nous avions dix-neuf ans d’écart. C’est peu commun, mais nous avons une complicité incroyablement forte. Il représentait ma lumière dans le noir, qui m’accompagnait et me réconfortait quand mes jours é taient parsemés d’orages. Théo avait toujours le mot pour rire, et sa naïveté m’ém erveillait. Ce soir-là, tout s’est passé sans bruit. « Le fou d e la gâchette », comme l’avaient appelé les journalistes, avait pénétré silencieusem ent dans la maison. La porte d’entrée donnait directement sur le séjour, ce qui lui procurait un angle parfait pour ne pas hésiter une seule seconde. Les coups de feu de son arme n’avaient produit qu’un léger « Tumb », pourtant tout le monde avait été bl essé. Or, personne n’eut sa vie menacée comme la mienne. Théo avait été le moins to uché. De par sa position, j’ai pu le protéger. J’avais réussi à m’allonger sur lui, e t la balle qui lui était destinée m’a d’abord traversée pour l’effleurer ensuite. La doul eur l’avait plongé dans l’inconscient. Ma mère et mon père n’avaient pas eu autant de chan ce, mais tout de même. Lui s’est pris deux projectiles. Un qui s’était logé dans son bras gauche, et l’autre dans son genou. Maman avait été frappée à la tête et s’était évanouie instantanément. Moi… Moi, j’étais l’objet du contrat. L’acolyte du tueur m’avait attrapée par les cheveux pour me traîner dans la chambre principale. Il avai t voulu s’amuser avec moi. Maisje ne m’étais pas laissé faire. Le meneur du binôme av ait préservé ma vertu seulement pour m’achever plus vite. Il avait tiré en plein da ns mon cœur. Cependant, par chance, la balle avait ripé. Je m’étais en effet débattue a vec force lorsque le violeur me tenait. Ce soir-là, j’ai joué mon plus beau rôle. J’ai mimé un cadavre. Et ils m’ont crue. J’ai retenu mon souffle en même temps que mon rythme car diaque ralentissait. Quand l’un d’eux s’est approché de moi pour vérifier ma respiration, il a ricané. J’ai su que j’étais son contrat parce qu’après cela il avait sorti son téléphone et avait appelé son commanditaire. — C’est fait. Elle est raide. C’est ce qu’ils pensaient. Et je donnais l’illusion parfaite d’une morte. Mais je n’en avais pas encore fini avec la vie. Quand ils sont p artis en courant, j’ai inspiré. Profondément. Trop. J’ai hurlé. Longtemps. Ou en to ut cas, j’en ai eu l’impression. Puis, la suite, je vais vous la narrer.
Chapitre 1
Clara Je les entendis courir dans le couloir. Ma première pensée tenait en un seul mot : sauf. La vague d’adrénaline coulait encore dans mes veines et me permettait de m’accrocher au fil que les Parques s’efforçaient de rompre. Ma famille. Étaient-ils morts ? — Papa ! tentai-je de hurler. Maman ! Oh, mon Dieu, Théo… Je me mis à pleurer et essayai de bouger. Mon corps entier était une plaie béante, et je souffrais le martyre. Les coups que le violeu r m’avait infligés, les balles que j’avais reçues. Il y avait du sang. Tellement de sa ng… Mes paumes en étaient couvertes, et mon portable glissa sur le sol. Je ro ulai sur le côté et tombai. Mon poignet vrilla car les monstres m’avaient attachée. Les sec ousses me firent crier, et je ravalai des sanglots. Il fallait que je survive pour aider ma famille. Il n’y avait plus aucun bruit, et j’avais peur d’être la seule consciente, ce qui me donnait un pouvoir sur leur vie, que j’aurais préféré laisser aux Parques. Évidemment, j e désirais plus que tout au monde qu’ils restent sur cette terre, mais, égoïstement, je voulais que la mort m’emporte dans les limbes de l’Éternel. J’avais vécu, ces derniers mois, un calvaire sans précédent, seule, isolée de ma famille. Aujourd’hui, je n’atte ndais pas moins comme remerciement qu’une mort rapide et efficace, quitte à les laisse r dans une situation aussi critique. Pour autant, ma raison l’emporta sur mes funestes p ensées et, d’une main tremblante, je parvins à composer le numéro d’urgence tout en m aintenant un point de compression sur mon estomac. Les bips du téléphone furent interminables. Je commençais à faiblir, l’adrénaline me quittait et l a douleur augmentait quand, enfin, j’eus quelqu’un. — Les pompiers, bonjour ? — Je m’appelle Clara Telluer. Je suis au 14 rue du Grand Pont au Vésinet. Mes parents, mon frère et moi avons… Je toussai. J’essayai de garder mon calme. Je voula is répéter mot pour mot ce que m’avait appris ma formation de sauveteur secouriste . Je n’aurais pas cru l’appliquer un jour, et encore moins de cette manière-là. — Madame Telluer, de quoi avez-vous été témoin ? re prit le pompier pour capter mon attention. Mais je vomissais du sang. Je mis ma main devant la bouche et j’ouvris les yeux, effrayée. Trop de rouge. Partout. Je devais m’accro cher pour ma famille. Rien qu’elle. — Victime. Par balle. Salon. Je n’eus plus de souffle. La panique m’envahit quan d je pensai à ma mère, mon père… Théo. J’allais à l’essentiel. Pas de phrases inutiles. Je survivais. Il me restait quelques minutes, au plus. — Moi, deux balles. Thorax et dos. Mon… père, deux. Épaule, genou. Théo… Je ne perçus plus qu’un écho lointain. La lumière s ’assombrit dans la pièce. Un bruit sourd tambourina dans mes oreilles. J’avais fait trois ans en école de médecine, ce qui me rendait lucide sur le fait que mon cas était irr écupérable. J’avais espoir que, pour ma famille, ce serait différent. Je devais garder m es dernières forces pour eux. — Clara ! Je vous envoie les secours. Mon équipe va arriver dans quelques minutes. Tenez bon.
— Pas… murmurai-je tout en crachant. Plus… de temps . — Clara, ne vous endormez pas. Vous avez très mal. Mais vous devez tenir. Dites-moi où vous avez été blessée ? Je savais où précisément. Je saignais abondamment. Bien trop pour que la balle n’ait rien touché à cet endroit. — Crosse aortique… Hémorragie. — Merde, entendis-je à peine dans le combiné. Clara , écoutez-moi attentivement. Pouvez-vous bouger ? — Non, soufflai-je. Point compression, dessus. — Excellent ! C’est un très bon réflexe, Clara, con tinuez à appuyer. Il faut que je vous transfère à mon collègue, Clara. Ils arrivent. Ne bougez surtout pas, et pincez l’artère de toutes vos forces. Battez-vous. — Non… Partir… Pas… Je ne supporterais pas d’être seule. Si lui raccroc hait, je m’abandonnerais dans les limbes de la mort. Mon heure venait, mais je devais lutter, pour ma famille. J’entendis un « clic », et une autre voix prit le relais. — Bonjour, je suis Will. Tout va bien se passer, ma dame. Quel est votre prénom ? Son timbre ressemblait à une douce mélodie. Je dési rais seulement fermer les paupières et me laisser bercer, mais, paradoxalemen t, si je le faisais, je serais perdue à jamais. — Savez… mon… nom, répondis-je en toussant et grima çant de douleur. — Dites-le-moi, vous devez parler, m’apaisa-t-il. — Peut-être… Je commençais à divaguer. Je n’avais plus toute ma tête… La situation ne s’y prêtait pas. Malgré tout, je tentai de sourire. Je mourais. On pourrait croire que, lors des dernières secondes de sa vie, on voit tous nos merveilleux souvenirs défiler sous nos yeux. Pourtant, ce n’est pas ce qui m’arriva. L a seule pensée qui m’ancra dans la réalité fut que cet homme avait une voix délicieuse ment chaude et rassurante. — Peut-être ? Ça me va. Alors, madame Peut-être, où êtes-vous dans la maison ? Ma grimace se transforma en rictus amusé. Il essaya it d’être drôle pour me tenir éveillée. Son plan fonctionna. — Chambre. — Eh bien, vous ne perdez pas de temps, avec moi… Ê tes-vous allongée sur le sol, le lit ? Il me fit rire à en cracher du sang. Je me représen tais ce qu’il pouvait imaginer dans son camion. — Sol. Accrochée… — Menottée au lit ? — Hmm… Je n’arrivais plus à réfléchir. Encore moins à parl er. J’allais de mal en pis, et je voulais seulement m’endormir. — Mon rêve ! continua-t-il. Surtout, restez éveillé e. Entendez-vous les sirènes ? — Rien… dis-je dans un murmure étouffé. À ce moment-là, c’était la stricte vérité. Plus rie n n’existait. Ni moi ni ma souffrance. Ni ma famille. Seul le néant m’envahissait. Froid. Chaud. Douleur. Froid. Chaud. Douleur. Bip. Froid. Chaud. Douleur. De l’air. Bip. De l’air. C’est bon. Un souffle chaud. J’ai ma l. Stop. Là. Stop ! Bip. Bip. Bip. Un souffle chaud. Des mains. Froid. Des mains. Aïe. Au secours ! De l’air. Mal, j’ai MAL.