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Français

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Agent tout terrain

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Description

Alicia Parker est enquêtrice pour l’Agence, une organisation qui règle tous les conflits magiques qui peuvent survenir et de n’importe quelle nature. Elle a donc l’habitude de côtoyer de nombreuses créatures surnaturelles. Mais lorsqu’elle devient la cible d’un de ces monstres, elle ne sait pas qui est réellement visé. Elle ou l’Agence ? Aidée de son partenaire et ses amis, elle part en chasse.


Comme dit le proverbe, la vengeance est un plat qui se mange froid. Mais quelles en seront les conséquences ?

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 40
EAN13 9782376767343
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0041€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Publié par
JUNO PUBLISHING
2, rue Blanche alouette, 95550 Bessancourt
Tel : 01 39 60 70 94
Siret : 819 154 378 00015
Catégorie juridique 9220 Association déclarée
http://juno-publishing.com/



Agent tout terrain
Copyright de l’édition française © 2020 Juno Publishing
© 2020 Gwendolyn Siobhan
Relecture et correction par Valérie Dubar, Sandrine Joubert

Conception graphique : © Francessca Webster
Tout droit réservé. Aucune partie de ce livre, que ce soit sur l’ebook ou le papier, ne peut être reproduite
ou transférée d’aucune façon que ce soit ni par aucun moyen, électronique ou physique sans la permission
écrite de l’éditeur, sauf dans les endroits où la loi le permet. Cela inclut les photocopies, les
enregistrements et tout système de stockage et de retrait d’information. Pour demander une autorisation, et
pour toute autre demande d’information, merci de contacter Juno Publishing :
http://juno-publishing.com/
ISBN : 978-2-37676-734-3
Première édition : avril 2020

Édité en France métropolitaine

T a b l e d e s m a t i è r e s
Avertissements
Remerciements
Chapitre 1
C h a p i t r e 2
C h a p i t r e 3
C h a p i t r e 4
C h a p i t r e 5
C h a p i t r e 6
C h a p i t r e 7
C h a p i t r e 8
C h a p i t r e 9
C h a p i t r e 1 0
C h a p i t r e 1 1
C h a p i t r e 1 2
C h a p i t r e 1 3
C h a p i t r e 1 4
C h a p i t r e 1 5
C h a p i t r e 1 6
C h a p i t r e 1 7
C h a p i t r e 1 8
C h a p i t r e 1 9
C h a p i t r e 2 0
C h a p i t r e 2 1
C h a p i t r e 2 2
É p i l o g u e
À propos de l’Auteur
Résumé



A v e r t i s s e m e n t s





Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les faits décrits ne sont que le
produit de l’imagination de l’auteur, ou utilisés de façon fictive. Toute ressemblance avec des
personnes ayant réellement existées, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux ou des
événements ou des lieux ne serait que le fruit d’une coïncidence.

Ce livre contient des scènes sexuellement explicites et un langage adulte, ce qui peut être considéré
comme offensant pour certains lecteurs. Il est destiné à la vente et au divertissement pour des adultes
seulement, tels que définis par la loi du pays dans lequel vous avez effectué votre achat. Merci de
stocker vos fichiers dans un endroit où ils ne seront pas accessibles à des mineurs.









R e m e r c i e m e n t s


La première chose qui me vient à l’esprit, c’est de dire merci. Merci à Clara et Nanou de m’avoir
poussée à publier cette histoire, de m’avoir aidée à surmonter mes doutes et mes craintes, d’avoir été
de vrais soutiens dans cette nouvelle aventure et d’avoir été des bêtas en or.
Merci à Rosa pour ses conseils et ses remarques avisés. Finalement, tu n’as pas été aussi chiante (ses
mots, pas les miens) que ça !
Merci à la Team Juno de croire en cette histoire et de lui avoir laissé une chance.
Merci à ma famille pour leur soutien alors qu’ils ne partagent pas du tout la même passion que moi.






Certains éléments présents dans ce récit ont été inventés ou arrangés pour les bienfaits de cette
histoire.
Agent tout terrain
Alicia Parker #1


Gwendolyn Siobhan

C h a p i t r e 1




Le soleil était haut dans le ciel et même si nous n’étions qu’au mois de mai, la chaleur s’était déjà
bien installée. Je profitai de cette belle fin de journée et observai les passants se dépêcher de traverser
la route avant que le feu rouge passe au vert. En face de moi, les gens entraient et sortaient de la
grande bouche de métro abritée sous une structure rectangulaire en pierre, les rayons du soleil
éclairant l’intérieur grâce aux lucarnes en verre sur le toit. Sur ma droite, des flâneurs profitaient
comme moi du soleil en se prélassant sur la pelouse du Boston Common.
Une sonnerie retentit et interrompit mes pensées. Je sortis mon portable de la poche arrière de
mon jean et vis que l’appel venait de l’Agence.
— Parker, dis-je en décrochant.
— Nous avons un code M sur Newbury Street. Des témoins nous ont signalé la présence d’une
grande créature avec une peau bizarre.
Une peau bizarre ?
— Pas d’autres indications ? demandai-je.
— C’est tout ce que nous avons reçu, répondit mon interlocutrice.
— Je serai sur place dans deux minutes, affirmai-je, puis je raccrochai.
Dans notre jargon, un code M désignait l’utilisation de la magie. Le degré d’implication était
vaste – cela allait d’un simple sort jeté pour s’entraîner, généralement par un apprenti magicien, à la
présence de créatures ayant décidé de s’inviter dans le monde humain, en passant par le sorcier fou
ayant choisi de faire partager sa science à tout le monde.
Je me redressai et m’élançai tout en sentant le poids de mon arme sur ma hanche et mon
couteau caché dans ma botte droite à chacun de mes pas. Je traversai vivement le parc et atteignis la
route qui coupait le Boston Common en deux. Lorsque je rejoignis enfin la deuxième partie, je
remarquai de l’agitation à l’autre bout. Il semblait que les informations circulaient déjà et que les
piétons s’éloignaient le plus vite possible de la menace tout en gardant leur calme.
Les êtres surnaturels avaient fait leur apparition il y a deux siècles. Cela avait causé une
panique générale. Les réactions à l’annonce de l’existence de ces êtres avaient été violentes au début –
la peur, l’incompréhension, la méfiance gagnant les populations du monde entier. La cohabitation
entre les différentes espèces avait été presque impossible au début. Les tensions avaient commencé à
s’apaiser lorsque nos dirigeants avaient conclu plusieurs accords bilatéraux avec les différents
représentants des créatures surnaturelles.
J’atteignais les grandes grilles noires marquant l’entrée du parc quand mon portable sonna à
nouveau. Les klaxons qui retentissaient toutes les cinq secondes et l’agitation autour de moi
m’empêchèrent d’entendre correctement ce que me disait la répartitrice du centre d’appels de
l’Agence.
— Vous pouvez répéter ?
— Nous avons la confirmation : il s’agit d’un golem, répéta la répartitrice.
— Bien reçu, répondis-je tout en essayant de me frayer un chemin parmi les piétons qui
marchaient à contresens. Je suis presque arrivée sur place.
Je reçus un coup dans l’épaule et grommelai quand je faillis faire tomber mon portable sous le
choc. Des passants me jetèrent des coups d’œil intrigués et même un homme d’un certain âge tenta de
m’arrêter alors que je continuais d’avancer vers Newbury Street. L’impatience se mit à bouillonner enmoi et je finis par sortir ma plaque et crier « Agence ! Poussez-vous de là » pour voir les gens
s’écarter et me laisser un passage. J’aurais dû faire cela dès le début.
Lorsque j’arrivai sur place, je vis que la police avait déjà sécurisé la zone et faisait évacuer les
derniers civils. La route donnant sur la rue était barrée. Je m’approchai du petit groupe de policiers
rassemblé près d’une voiture de patrouille et reconnus un visage familier.
— Brent ! appelai-je en me dirigeant vers lui. Alors ?
— Alicia, me salua-t-il. Nous avons bloqué tous les accès, le golem est coincé à l’intérieur du
périmètre et nous essayons de le retenir.
— Autre chose que je dois savoir ? demandai-je en examinant la rue devant moi.
— Aucun blessé à déplorer. Peut-être quelques dégâts matériels, mais c’est difficile d’en être
certain avec cet affolement.
Il pointa son index en direction de la grande avenue.
— Aux dernières nouvelles, le golem se trouvait à trois cents mètres de là. L’officier que j’ai
envoyé m’a indiqué qu’il n’a pas bougé depuis. Il le surveille toujours.
— Très bien, dis-je en m’avançant vers le barrage. Je m’occupe de ça. Continue de tenir les
passants loin de la rue. Je te renvoie ton agent dès que je l’aurais rejoint.
— Fais attention, Alicia.
Je portai deux doigts à mon front, puis le saluai avant de m’élancer sur la route déserte.
La rue était très longue. Elle s’étendait sur plus de mille cinq cents mètres en partant du Boston
Common pour rejoindre Massachusetts Avenue, une des plus grandes artères principales de la ville.
Les bâtiments de grès brun se faisaient face de chaque côté de la rue, alignés les uns contre les autres.
Restaurants et boutiques peuplaient ces bâtiments dont certains avaient la particularité de se trouver
dans les soubassements. Les façades en brique se mêlaient à celles plus contemporaines, présentant un
mélange architectural distinctif de la Nouvelle-Angleterre. Des arbres et des parterres de fleurs
ajoutaient une petite touche de verdure. C’était l’un des coins les plus visités et appréciés par les
touristes. C’était tellement étrange de marcher dans cette rue qui était généralement toujours animée.
J’aperçus l’officier de Brent à moitié caché dans une cage d’escalier et allai le rejoindre
discrètement. Il sursauta légèrement quand il me vit, mais fut soulagé en voyant mon badge. De là où
nous nous trouvions, j’avais une vue dégagée sur plusieurs dizaines de mètres.
— Il est encore là ? demandai-je doucement tout en continuant d’examiner la scène.
— Oui, à cinquante mètres de là, répondit l’agent en pointant dans la direction où devait se
trouver le golem. Je ne me suis pas avancé plus loin par mesure de sécurité et il n’a pas tenté quoi que
ce soit.
— Merci. Je me charge de lui à partir de maintenant. Retournez auprès de vos collègues.
— Bonne chance, dit-il avant de faire volte-face et de retourner auprès des autres tout en se
penchant à moitié pour ne pas se faire repérer.
Je longeai le trottoir en évitant de faire le moins de bruit possible et me cachai derrière une
voiture noire garée devant un petit restaurant. Je me glissai le long de l’auto, puis tendis le cou pour
essayer d’apercevoir la créature qui m’intéressait. Cette dernière se trouvait en plein milieu de la rue
et semblait attendre. Je plissai les yeux, néanmoins j’étais trop loin pour vraiment en juger.
Le golem était un monstre humanoïde fait de glaise et créé par toute personne capable de
magie. Celui en face de moi faisait bien plus de deux mètres, son visage avait quelques traits
humains, mais sans être trop détaillés, et sa peau brune lisse présentait des craquelures le long de son
corps dénudé. Une seule chose m’intéressait et elle était parfaitement visible sur son front.
Pour donner vie à ce monstre, il fallait utiliser une incantation spécifique et le lier à son
créateur. Ce point d’ancrage était le mot Emeth, qui signifiait vérité en hébreu. Pour vous défaired’un golem, il fallait simplement effacer la première lettre du mot qui, devenu Meth signifiait la
mort. C’était le seul moyen de vous débarrasser de ce type de créature. Le seul problème était de
pouvoir atteindre ce signe et vu la taille de ces monstres en général, ce n’était jamais facile.
Le golem bougea enfin et je l’observai arpenter tranquillement la rue. Je continuai d’étudier ses
mouvements, me demandant s’il allait faire autre chose ou s’il allait poursuivre sa progression Je me
baissai et fis quelques pas pour me faufiler entre deux voitures afin de me rapprocher de lui. Je
penchai la tête pour lui jeter un coup d’œil.
Il dut m’entendre approcher, car il s’arrêta et se retourna. De là où je me trouvais, je pus sentir
la faible puissance magique qu’il émettait. Le magicien qui l’avait créée n’était pas très puissant.
Le golem se mit soudainement à charger. Sous la surprise, je l’esquivai de justesse en me jetant
au sol. Il s’écrasa contre la voiture se trouvant devant moi.
Et en plus il était rapide. Je me redressai, le cœur battant la chamade et regardant autour de moi
afin de déterminer où il se trouvait. Lorsque je le vis charger de nouveau vers moi, je m’écartai
vivement.
Je me relevai et sortis mon SIG-Sauer, mais je fus vite désarmée. Je m’éloignai de quelques pas
pour éviter d’être à sa portée et me baissai pour extraire mon couteau de ma botte. Le golem leva son
bras et l’abaissa en direction de ma tête, mais j’évitai son attaque puis tentai de répliquer. Un coup à
l’arrière de son genou le déséquilibra légèrement. J’attaquai de nouveau, toutefois il ne perdit pas
l’équilibre. Il semblait plus fort que je ne le pensais et mes coups directs semblaient à peine le
déranger. Je m’écartai alors qu’il tentait de me frapper.
J’esquivai de nouveau, mais je ne vis pas sa jambe arriver. Elle me frappa en pleine poitrine et
me coupa le souffle. Le coup me projeta sur plusieurs mètres et je me retrouvai sur le dos. Je
grimaçai de douleur, puis ressentis des élancements là où j’avais été touchée. Pendant un court
instant, j’essayai de reprendre ma respiration. Encore quelques coups et ma peau allait changer de
couleur. Super.
J’entendis quelqu’un approcher. Une voix douce, mais masculine, s’éleva à quelques mètres de
moi.
— J’espère que je ne te dérange pas pendant ta sieste ? demanda Nate. Je serais vraiment désolé,
sinon.
— J’avais juste envie de regarder le ciel, répliquai-je. Je profitais de ces quelques instants de
tranquillité avant que tu viennes tout gâcher.
Je tournai la tête. Nate me regardait depuis le trottoir, les bras croisés, un petit sourire aux
lèvres. Tant mieux pour lui si je l’amusais, j’avais d’autres chats à fouetter. Je me relevai, époussetai
mes vêtements et ramassai mon couteau. Je regardai derrière lui, mais ne vis personne d’autre.
— Un petit coup de main ? demanda-t-il en faisant un signe de la tête en direction du golem.
Je le regardai fixement, me demandant si c’était une question piège. J’allais répondre quand la
créature nous rappela sa présence en s’en prenant à nous. J’esquivai le coup et heurtai Nate. Il me
rattrapa par les épaules.
— Ton ami n’a pas l’air commode, fit-il remarquer en me remettant sur mes pieds.
Il me souleva dans ses bras et s’éloigna de quelques mètres. Il continua ce manège pendant
plusieurs minutes. Je lui tapotai l’épaule pour lui signaler de me lâcher.
— Je pensais pouvoir me débrouiller, mais je crois bien que je vais avoir besoin de ton aide,
dis-je en pensant que la présence de Nate allait peut-être m’être utile.
— Tu as un plan ? demanda-t-il.
— Il se pourrait que oui, répondis-je en examinant la rue.
— De quoi as-tu besoin ?— Tu vois la marque sur son front.
Il acquiesça.
— Il suffit de lui enlever la première lettre et il sera détruit.
Nous nous écartâmes brusquement quand le golem chargea dans notre direction. Je fis la
grimace quand son bras m’atteignit le dos. Cela faisait mal, bon sang.
— Al ! s’exclama Nate.
Il s’attaqua à la créature. Ses doigts se transformèrent légèrement et laissèrent place à de
longues griffes de cinq centimètres. Nate le laboura de coups et cela eut pour effet de distraire le
golem. Je saisis ces quelques secondes de répit pour élaborer un plan et priai afin que ce dernier
fonctionne.
— Continue de le distraire afin que je puisse lui monter dessus, indiquai-je au loup-garou.
Essaie de l’approcher d’une grille.
Il hocha la tête, ne cessant pas ses attaques.
Je glissai mon couteau dans ma botte et courus jusqu’à la petite grille noire qui se trouvait à
une dizaine de mètres de là. Par chance, un arbre se trouvait juste à côté, ainsi j’allais pouvoir me
cacher à moitié et me tenir à ses branches. En jetant un coup d’œil à l’endroit où je m’étais tenue
quelques instants auparavant, je vis que Nate n’avait toujours pas montré de signe de changement en
loup. Même sous cette apparence, il restait quand même fort. Beaucoup plus fort que moi. J’espérais
que cela serait suffisant pour maintenir le golem en place.
J’arrivai à la grille, puis montai dessus et adressai un signe à Nate. J’étais prête. C’était à son
tour. Il chargea le golem et lui donna un grand coup dans l’abdomen. Sous le choc, ce dernier fit
plusieurs pas en arrière. Encore quelques mètres et il serait à ma portée.
Allez, nous y étions presque. Encore quelques pas.
Après plusieurs tentatives de la part de Nate pour le rapprocher de moi, le golem se retrouva en
dessous de l’arbre. Je sautai sur son dos et m’agrippai à ses épaules pour éviter de glisser. Nate le
maintint en place et fit tout son possible pour le distraire. Je fis un effort pour me cramponner en
dépit des mouvements du golem et parvins à me hisser sur ses épaules. La marque était maintenant
visible. J’approchai ma main et sentis une vague de pouvoir provenir de la marque. Je serrai les dents
et passai mon index sur la première lettre. Je la sentis vibrer sous mes doigts et le mot s’illumina au
fur et à mesure que je détruisais la lettre.
J’étais frustrée et je grattai de plus en plus fort. J’avais pensé pouvoir l’effacer facilement, mais
il semblait que le point d’ancrage était plus difficile à faire disparaître que ce que j’avais pu lire dans
certains livres. Mon bras commença à me faire mal, la tension envahissant mes épaules et le haut de
mon dos. Mes genoux encaissaient le choc provoqué par les soubresauts du golem.
— Allez, bordel, grommelai-je.
Quelque chose se détacha du dos du golem et je vis l’argile fondre. Je sautai rapidement du dos
de la créature et m’éloignai à grande vitesse. Quelques secondes plus tard, le golem n’existait plus. À
la place, la glaise recouvrait le sol.
D’ailleurs, il n’y avait pas que le sol qui était recouvert d’argile.
Nate se releva. Il regarda autour de lui et vit enfin l’état de ses vêtements. Il me jeta un regard
noir alors que je tentais de contenir mon hilarité.
— Tu le savais, n’est-ce pas ? gronda-t-il.
Je ne pus retenir un éclat de rire. Il grogna. J’avais peut-être oublié de prévenir Nate.
— Tu me le payeras, Alicia !
— Désolée, désolée, dis-je entre deux éclats de rire. J’ai totalement oublié.— C’est ça, grommela-t-il en secouant ses bras afin de se débarrasser de l’argile. Attends un
peu. Tu as de la chance que je sois tout seul, marmonna-t-il assez fort pour que je l’entende.
Ses paroles attirèrent mon attention sur un point. Que faisait Nate sur Boston ?
— Dis-moi, tu es bien loin de Winchester, dis-je en croisant les bras. Tu avais des choses à faire
dans le coin ?
— On peut dire ça comme ça, répondit-il en évitant mon regard.
Je fronçai les sourcils. Quand il faisait ça, cela voulait dire qu’il n’avait pas envie d’en parler et
généralement, cela me poussait à vouloir en savoir plus. Je le fixai du regard jusqu’à ce qu’il craque.
— D’accord, lâcha-t-il. J’ai reçu un message du vampire alors que j’étais dans le coin. Je lui
avais demandé de m’avertir si tu rencontrais des ennuis, avoua-t-il en voyant la colère se peindre sur
mon visage.
Je n’avais pas besoin que l’on me materne, bon sang !
— Je sais, je sais, dit-il en levant les mains. Nous ne sommes peut-être pas du même sang, Al,
mais tu fais partie de la famille et entre membres, nous nous entraidons et nous nous serrons les
coudes. Et si cela ne te convient pas, tu n’as qu’à voir ça avec une certaine personne.
Il rigola en me voyant pâlir.
— En tout cas, le suceur de sang a eu raison de m’appeler, affirma-t-il en montrant le tas de
glaise d’un signe de la tête. Tu es en un seul morceau, ma tâche est donc terminée. Je te laisse gérer le
reste.
— Attends une seconde, l’interrompis-je tandis qu’il repartait tranquillement vers le
centreville. Comment es-tu parvenu à passer à travers le barrage des flics ? Ils avaient pour ordre de ne
laisser passer aucun civil.
— Tu me blesses, Al, répondit-il en feignant de recevoir un coup dans le cœur. J’ai usé de mon
charme, bien sûr.
Il me sourit, me dévoilant un croc.
— Ainsi que de mes relations. Je dirai à tout le monde que tu leur passes le bonjour.
Sur ce, il fit demi-tour et s’éloigna en trottinant et me saluant d’un geste de la main.
Je détestais quand il venait s’immiscer dans mes affaires, et encore plus quand celles-ci
impliquaient l’Agence. Et savoir qu’il avait demandé à Caleb de me surveiller m’agaçait au plus haut
point. Le prince des vampires de la Nouvelle-Angleterre en train de jouer les surveillants ? Cette
pensée me fit sourire. Puis je fronçai les sourcils en pensant que j’avais été suivie d’une certaine
façon et que je ne m’en étais même pas rendu compte. Il me faudrait faire plus attention la prochaine
fois.
Après avoir rejoint la petite troupe attendant toujours à l’entrée de Newbury Street, je leur
assurai que tout était en ordre, puis appelai l’équipe de l’Agence responsable du nettoyage. Ils
s’assureraient de faire disparaître toute trace de la présence du golem et garderaient des échantillons
de la glaise pour de futures analyses. Quand je les vis arriver, je quittai les lieux non sans avoir salué
Brent avant de partir. Le rapport n’allait pas se rédiger tout seul malheureusement.
C h a p i t r e 2




Le gros bloc rectangulaire et longiligne qui abritait les locaux de l’Agence se dressait devant moi.
Des touristes se tenaient devant la plaque en bronze et se faisaient prendre en photo. Je rigolais à
chaque fois et devais me rappeler que tous n’avaient pas la chance d’avoir cette structure dans leurs
villes. Je passai devant l’accueil et adressai un signe de tête à la jeune femme assise derrière le
bureau. Quand je remarquai qu’aucun message ne m’attendait, je fonçai vers les escaliers pour
rejoindre mon bureau qui se trouvait au deuxième étage.
Comme son nom l’indiquait, l’Agence des Troubles et des Enquêtes Surnaturelles était une
sorte de police paranormale qui gérait tout ce qui avait un rapport avec le monde surnaturel. Elle
avait été créée il y a plus d’un siècle afin de pouvoir régler tout problème magique qui était
susceptible de menacer les différentes populations. Ce qui avait failli être le cas à plusieurs reprises
avant la naissance de cette organisation.
Aujourd’hui, quinze Agences étaient dispatchées dans tous les États-Unis et étaient chargées de
la sécurité de plusieurs millions d’habitants. Chaque Agence possédait un directeur et tous se
réunissaient tous les cinq ans afin de parler des événements marquants pour l’organisation et de notre
adaptation face à ces diverses évolutions, et donc des règles qui exigeaient d’être changées.
Toutefois, les zones surveillées étaient tellement vastes que des antennes avaient été implantées
un peu partout afin de pouvoir intervenir rapidement en cas de problème. Elles étaient composées de
plusieurs agents, le nombre variant selon l’importance du territoire, et étaient supervisées par des
sous-chefs. Ces derniers étaient d’anciens agents qui avaient gravi les échelons au sein de
l’organisation. Ils étaient favorisés pour ce poste parce qu’ils avaient l’expérience du terrain et
connaissaient par cœur les ficelles du métier. Quand on envoyait des agents en intervention, ils
savaient quels pourraient être les risques rencontrés lors d’une mission. Il n’y avait pas meilleurs
chefs que des personnes ayant affronté les cas rencontrés que nous voyions ou subissions.
Vous ne pouviez bien évidemment pas intégrer l’Agence facilement. Les futurs agents étaient
sélectionnés dès l’adolescence par des recruteurs spéciaux avant de passer différents tests comme des
épreuves physiques ou des examens médicaux, ainsi que toute une batterie de tests psychologiques et
psychotechniques. Les jeunes choisis intégraient par la suite l’institut et suivaient une formation
poussée durant laquelle ils apprenaient tout ce qui touchait au travail d’enquêteur pour une police
paranormale et assimilaient toutes les connaissances à acquérir concernant le monde surnaturel et les
moyens de se défendre. Ils avaient aussi quelques modules plus spécifiques, comme l’initiation à
certaines défenses ou à la magie. Cet entraînement durait des années et les jeunes recrues devenaient
alors de jeunes apprentis. On leur confiait des petites missions qui ne représentaient aucun danger ou,
dans certains cas, ils étaient sous la tutelle d’un agent confirmé pendant plusieurs semaines, voire
plusieurs mois. Cette phase s’étendait sur une période assez courte, allant d’un à deux ans. Ensuite,
ils devenaient des membres actifs à part entière.
D’une certaine façon, cette formation changeait les agents de la plus infime des manières. Nous
n’étions pas forcément considérés comme des surnaturels, mais d’un certain côté, nous étions plus
que des humains. Un être humain ne pouvait supporter ou pratiquer la moindre forme de magie.
C’était impossible, car elle exigeait une force psychique bien précise dont tout humain était
dépourvu. Personne ne savait véritablement comment nous parvenions à maîtriser quelques bases de
magie à l’issue de notre longue formation.
Certaines personnes tendaient à penser que les agents avaient un être surnaturel dans leur arbre
généalogique et qu’une partie de ce génome résidait en nous, d’où notre capacité à manipuler la
magie, mais à un très faible niveau. C’était un débat qui durait depuis des décennies et qui semblait
diviser beaucoup de monde. Pour moi, ce n’était qu’un sujet qui me donnait toujours mal à la tête. Jesavais juste que vous aviez de grandes chances d’intégrer l’institut si des membres de votre famille
avaient fait partie de l’Agence. Ce qui avait été le cas pour moi.
Plongée dans mes pensées, j’ouvris machinalement la porte de mon bureau et aperçus Julian, un
de mes collègues et amis, assis dans l’un des fauteuils présents dans la pièce, les pieds sur la table,
sifflotant. Il était clair qu’il m’attendait, mais j’avais plus qu’envie de rentrer chez moi. Il sourit
quand il vit mon regard noir.
— Que fais-tu là, Julian ?
— Un petit verre ce soir, ça te dit ? demanda-t-il.
— Non.
J’étais souvent partante pour aller boire un petit verre le soir, mais là, cela ne me disait
vraiment rien.
— Allez, juste un tout petit, insista-t-il.
— Écoute, ma journée est terminée, j’ai encore un rapport à écrire, et j’ai vraiment envie de
rentrer chez moi.
— Tu as besoin de te détendre.
Et mon couteau dans ton œil, cela me calmerait ?
— Il s’agit juste d’un petit verre, Al. Entre amis. Karol a déjà accepté, et Peter nous rejoindra
dès que possible. Toute la bande sera là. S’il te plaît, Alicia.
J’hésitai un bref instant.
Une petite sortie entre amis pourrait me faire du bien, mais l’appel de mon lit et de la glace
Ben& Jerry’s était également fort. Je me laissai quand même tenter. Après tout, cela faisait longtemps
que nous n’avions pas fait une soirée entre amis, et cela me détendrait sûrement.
— Très bien, soupirai-je.
Il leva les bras en l’air.
— Mais j’avais rendez-vous ce soir !
— Avec ton lit ? ricana-t-il.
— Avec mon lit et ma glace, précisai-je.
Il secoua la tête, l’air désespéré, puis sortit en me faisant un petit signe.
— Rendez-vous au H e n n e s s y ’ s vers 18 h.
Je jetai un coup d’œil à l’horloge accrochée au-dessus de la porte de mon bureau et vis qu’il
était déjà 17 h 15. Il me restait peu de temps avant de me rendre au bar. Je voulais d’abord rentrer à
l’appartement pour me changer et me rafraîchir. Il fallait aussi que je fasse mon rapport afin de le
rendre demain.
Je pris ma veste et refermai la porte derrière moi.
C h a p i t r e 3




1Tout comme les personnes habitant et travaillant dans la Bean Town , je passais en coup de vent chez
moi pour me rafraîchir et enfiler une tenue plus décontractée se composant d’un short noir qui avait
la particularité d’avoir un fourreau intégré pour y glisser mon couteau, d’un tee-shirt gris ample
tombant sur mes hanches, de converses également noires. Pour compléter le tout, je pris un petit sac à
main, y glissant mon portable, mon portemonnaie, mon insigne, mon arme (les agents devaient être
prêts à intervenir à tout moment) et les clés de mon appartement après avoir verrouillé ma porte
d’entrée.
Je dévalai les marches de l’immeuble, puis pris le chemin vers la bouche de métro la plus
proche pour rejoindre le groupe qui devait sûrement m’attendre. Le métro était pratiquement rempli
et je m’installai tranquillement dans un coin du wagon. Les conversations allaient bon train autour de
moi et je ne pus m’empêcher de tendre l’oreille pour savoir si quelqu’un allait mentionner les
événements de la journée. Les gens ne pouvaient s’empêcher de commenter et d’exagérer parfois les
choses de bien des façons, se faisant passer généralement pour des héros. Ce soir, je n’entendis que
quelques commérages, puis les discussions se portèrent de nouveau vers des sujets anodins.
Après quelques minutes de trajet, je descendis à la station Haymark, puis remontait Congress
Street, les voitures venant à contresens m’éclairant de leurs phares. Les rues étaient encore animées,
les passants parlant avec enthousiasme et riant. Des klaxons venaient s’ajouter de temps à autre au
brouhaha qui m’entourait. Je traversai rapidement le parc longiligne qui bordait la route d’un côté et
Union Street de l’autre, la rue dans laquelle se trouvait le pub.
Le Hennessy’s était un bar irlandais assez réputé en ville et souvent bondé le soir et le
weekend. Il n’était pas rare de voir aussi des groupes venir jouer en début de soirée.
Le bar était positionné à un endroit assez stratégique puisqu’il ne fallait que deux minutes pour
vous y rendre depuis Quincy Market, un grand pavillon couvert abritant un grand marché avec de
nombreux étals vous proposant des plats variés aux saveurs venant du monde entier. Deux grandes
rues commerçantes avec toutes sortes de boutiques étaient situées de chaque côté de Quincy et les
touristes n’hésitaient pas à y faire quelques achats souvenirs. Cette zone était vraiment un endroit
parfait pour faire quelques emplettes, puis aller boire un coup ou manger un morceau.
Je suivis un petit groupe composé de trois hommes qui montrèrent leurs pièces d’identité au
type posté devant la porte du bar. Je sortis la mienne, puis entrai à son hochement de tête.
À l’intérieur, les clients prenaient quelques verres après une longue journée de travail. Je saluai
de la tête Niall, le propriétaire du bar, quand il me vit entrer et me diriger vers le groupe. Il me rendit
mon salut et se mit à préparer nos cocktails. Fallait-il vraiment préciser que nous étions des
habitués ?
Sans surprise, j’étais la dernière à être arrivée ; Peter et Karol étaient assis l’un à côté de l’autre,
Julian occupait l’autre banquette en face d’eux. Il était amusant de voir à quel point notre groupe était
hétérogène.
Julian avait les yeux marron et les cheveux blonds. Karol avait les yeux verts et les cheveux
châtains. Alors que l’un mesurait un mètre quatre-vingt-dix, l’autre dépassait à peine le mètre
soixante-cinq. Si leur carrure était à l’opposé l’une de l’autre, une musculature entretenue pour l’un
et une silhouette menue pour l’autre, leur caractère l’était tout autant. Autant Julian aimait bien se
mettre en avant et chambrer tout le monde, autant Karol était plutôt du genre timide au premier abord
cependant, elle avait un esprit acéré et se montrait franche.
Il l’avait rencontrée peu de temps après être devenu un membre actif de l’Agence, quand unepartie du sud de l’État avait été attaquée par une horde de gros chats qui avaient une étrange
particularité et qui atteignaient presque la taille des pumas. Ces créatures typiques du continent
nordaméricain n’avaient rien à voir avec les félins qui peuplaient nos terres. Leurs griffes acérées de dix
centimètres de longueur leur permettaient de s’agripper n’importe où et de lacérer n’importe quoi. Il
ne fallait pas se fier à leur petite tête toute mignonne, car dès qu’ils ouvraient la gueule, de longs
crocs blancs et tranchants vous accueillaient et pouvaient déchiqueter à peu près tout. Et leur dernier
atout était la grosse boule menaçante au bout de leur queue qui pouvait défoncer un mur quand
l’appendice était utilisé lors d’un combat. Il n’y avait pas à dire, ils faisaient peur, mais encore une
fois, il fallait se méfier des apparences. Ces chats-là n’étaient généralement pas agressifs, mais il leur
arrivait de s’en prendre quand même à la population sans que l’on sache forcément pourquoi.
L’attaque qui avait eu lieu en juin faisait partie de ces exceptions. Les chats avaient
principalement causé des dégâts matériels sur une période de plusieurs jours. Les Agents en service,
très vite débordés par ces raids, avaient demandé des effectifs supplémentaires en soutien, avant que
les dommages ne soient trop importants et qu’il y ait des victimes parmi les civils.
Le bureau où travaillait Karol avait été investi par quelques chats deux jours après l’arrivée des
renforts. Les Agents étaient alors intervenus, car les bêtes commençaient à s’attaquer aux humains
présents sur les lieux, les assommant de leur masse sphérique visible au bout de leur queue. Julian
faisant partie de l’équipe de secours s’était rendu rapidement sur place. Cela leur avait pris un
moment pour contenir la petite horde qu’ils pensaient avoir entièrement maîtrisée, mais l’un des chats
s’était enfui un peu avant l’intervention et s’était caché. Alors que les personnes bloquées dans le
bâtiment étaient évacuées en toute sécurité – du moins ils le pensaient –, la bestiole avait surgi et
bondi sur le groupe le plus proche, celui dans lequel mon amie se trouvait. La panique avait gagné les
civils et Karol avait eu le réflexe de s’emparer d’une chaise et de l’abaisser sur la tête de la créature,
la mettant KO, et ce, avant que les Agents ne puissent réagir. Quand Julian, ainsi que ses collègues,
finirent par sortir de son état d’hébétude, il observa longuement Karol et ne la quitta pas d’une
semelle après cela. Enfin, ça, c’était la version de mon amie. Celle de Julian divergeait légèrement
vers la fin
Une chose était sûre – ils étaient devenus amis depuis cet incident.
Karol avait réussi à se faire muter après ces événements et était venue sur Boston. Julian nous
présenta et nous nous entendîmes après seulement cinq minutes à discuter.
Peter faisait partie de la maison en quelque sorte. C’était l’un des techniciens qui travaillait
pour le laboratoire privé utilisé de temps à autre par l’Agence quand le nôtre était débordé et qui
analysait les échantillons que l’on ramenait des scènes. Il avait des cheveux bruns et des yeux bleus
que vous ne pouviez lâcher du regard tant le sien était profond. Il nous dominait littéralement, même
Julian qui n’était pourtant pas si petit. C’était le posé de la bande.
— Salut tout le monde, lançai-je en m’installant à côté de mon collègue.
Peter et Karol me rendirent mon salut et Julian lâcha un « Enfin » en soupirant, faussement
exaspéré. Je levai les yeux au ciel, puis lui donnai un coup de coude dans les côtes. Le faible
grognement qui lui échappa me fit sourire.
— Il a vraiment réussi à te faire venir ici, dit-elle.
— Il sera mon esclave pendant une semaine, indiquai-je.
— Hé ! Je te dois juste un service, s’exclama-t-il. Hors de question que je sois ton esclave juste
pour un verre. Autant te demander de passer le week-end avec moi pour ce tarif-là.
— Ce qui n’arrivera jamais, rit Peter.
— J’ai le droit de rêver, non ?
— Continue de rêver, alors, ricanai-je.
— Salut les jeunes, dit Niall. Ça fait plaisir de voir le groupe au complet ce soir.
Les cheveux grisonnant au-dessus des oreilles, il faisait à peine ses cinquante-cinq ans. Je luiarrivais à peine aux épaules et il était assez bien bâti. Il n’hésitait pas à donner un coup de main à ses
employés et à rappeler qui était le patron lorsque les clients devenaient ingérables. À première vue, il
semblait froid, distant. Mais quand vous le connaissiez bien, il était chaleureux et c’était quelqu’un
sur qui vous pouviez compter.
Notre première rencontre avait eu lieu il y a trois ans. Je revenais d’une mission pour l’agence
quand j’étais tombée sur une scène assez étrange. Deux jeunes métamorphes étaient en train de se
battre dans une ruelle, puis il était apparu afin de les séparer. Je l’avais observé leur parler pendant
cinq bonnes minutes, surprise par sa retenue et la manière dont l’un d’eux...

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