Back to Seattle

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Chaque jour, Anna se lève en ayant conscience que le monde extérieur n’est plus le même. Elle est persuadée qu’elle ne retrouvera plus le goût de vivre, qu’elle se contentera jusqu’à son trépas d’être là pour veiller sur ses enfants.


Plus d’un an après la mort de Jack, la douleur est toujours présente. Chaque jour, elle vit mécaniquement sans y penser, mais quand elle prend un instant pour ressasser les souvenirs de son défunt époux, la colère de l’absence l’envahit telle une larve sournoise... dévastatrice.


Cependant, elle ne pleure pas. Elle lui a promis.


Et cette promesse, Caleb est prêt à l’aider à la briser, afin de la libérer de ce passé qui la hante à chaque seconde. Mais sera-t-elle prête à le laisser faire ? Voudra-t-elle affronter le temps ? Sera-t-elle prête à se reconstruire et débuter une nouvelle vie sans son âme sœur ? Caleb, de toute façon, ne lui laissera pas le choix.

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EAN13 9782819101130
Langue Français

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1 – Back to Seattle

 

 

NEVER CRY

 

 

 

 

 

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Angie L.DERYCKERE

 

 

 

 

1 – Back to Seattle

 

 

Never cry

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« Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. »

 

 

© 2016 Les Editions Sharon Kena

www.leseditionssharonkena.com

 

 

 

REMERCIMENTS:

 

 

 

 

 

 

Je remercie Cyrielle Walquan, mon éditrice qui continue à me faire confiance pour cette nouvelle aventure, ainsi qu’à tous les membres de l’équipe des éditions pour le travail monstre qu’ils effectuent en coulisse.

 

Je remercie également Pascale Prudhomme (ma Wonder) pour le temps qu’elle passe à traquer mes fautes avec une rapidité surprenante.

 

Frédérique Cotret, Christelle Morize, Beli du blog Livre sa vie pour l’aide précieuse qu’elles m’apportent, peaufinant mes écrits avec dextérité.

 

Merci aussi à Julie Vasseur, ma sœur de cœur, qui m’apporte un soutien inconditionnel. À Audrey et Sylvie Robert qui me font part des sentiments et des émotions à chaque fois qu’elles referment un de mes textes.

 

À Véronique Barrère et Mélissa Letabareux pour leur soutien et leur disponibilité.

 

Je n’oublie pas non plus de remercier mes proches pour la patience qu’ils témoignent quand je suis plongée dans mon manuscrit. Franck, Jymmy, Jason, Nathan et Nolwenn (je vous aime, mes amours).

 

À mes nouvelles lectrices et proches.

 

Merci à tous ceux et celles qui me suivent sur ma page et qui m’encouragent…

 

Et enfin, un immense merci à tous les lecteurs qui, je l’espère, apprécieront cette nouvelle aventure et ils prendront autant de plaisir à la lire que j’en ai eu à l’écrire.

 

Bonne lecture à vous.

Je vous embrasse tendrement.

 

Angie L.Deryckère

 

 

 

 

 

 

 

 

« La colère est nécessaire ; on ne triomphe de rien sans elle, si elle ne remplit l’âme, si elle n’échauffe le cœur ; elle doit donc nous servir, non comme chef, mais comme soldat. »

 

Aristote

 

 

 

 

Il est difficile de tirer un trait sur nos erreurs du passé, surtout quand celles-ci nous rattrapent ou se réitèrent à notre propre volonté. Ce qu’il ne faut surtout pas faire, c’est laisser nos déceptions ou nos regrets nous gâcher la vie. Il faut juste se souvenir que c’est seulement quand les ténèbres nous entourent que l’on aperçoit les étoiles. Alors, il faut se laisser guider par leur lumière sans avoir peur de faire des erreurs, de trébucher ou de tomber, parce que le plus souvent, c’est lorsqu’on accomplit les choses qui nous effraient le plus que l’on est le plus fier de soi…

 

 

Table des matières

 

 

PROLOGUE

CHAPITRE UN

CHAPITRE DEUX

CHAPITRE TROIS

CHAPITRE QUATRE

CHAPITRE CINQ

CHAPITRE SIX

CHAPITRE SEPT

CHAPITRE HUIT

CHAPITRE NEUF

CHAPITRE DIX

CHAPITRE ONZE

CHAPITRE DOUZE

CHAPITRE TREIZE

CHAPITRE QUATORZE

CHAPITRE QUINZE

CHAPITRE SEIZE

CHAPITRE DIX-SEPT

CHAPITRE DIX-HUIT

CHAPITRE DIX-NEUF

CHAPITRE VINGT

CHAPITRE VINGT ET UN

CHAPITRE VINGT-DEUX

CHAPITRE VINGT-TROIS

CHAPITRE VINGT-QUATRE

CHAPITRE VINGT-CINQ

 

 

PROLOGUE

 

 

La brume se leva au loin tandis que, dans le lieu où se trouvait une jeune femme au regard profondément triste, une sorte de brouillard s’échappait du sol.

Ce phénomène ne lui était pas étranger pour la simple raison que certains soirs, après avoir couché ses enfants, elle venait dans le cimetière municipal. Elle s’y rendait toujours en toute discrétion, vêtue d’un survêtement de sport un peu trop large pour sa frêle silhouette et d’une paire de baskets. Elle était ainsi plus à l’aise pour enjamber les grilles et venir se recueillir sur la tombe de son époux.

Bien sûr, elle aurait pu éviter de prendre toutes ces précautions afin de ne pas se faire « pincer » par le gardien, en venant pendant les heures d’ouverture par exemple, mais Anna s’était juré, un an et demi auparavant — à la mort de Jack —, qu’elle ne viendrait jamais se recueillir sur sa tombe en pleine journée.

Et cette promesse avait été faite suite à la violente dispute qui avait éclaté avec sa belle-famille, le jour où le corps de Jack avait été mis en terre. Anaïs, la sœur de son époux, avait toujours eu la fâcheuse manie de s’occuper de ce qui ne la regardait pas.

Et particulièrement ce jour-là.

Évidemment, Anna était sensible à sa douleur, elle adorait son frère, mais elle savait pertinemment qu’il était impossible de l’aimer plus qu’elle ne l’aimait, elle.

La jeune femme et sa mère avaient déjà contrarié Anna par le passé, mais aussi le matin même des obsèques. Oh, ce n’était que pour des broutilles, le renvoi de fleurs qu’elles jugeaient inappropriées, le choix d’autres bouquets, mais aussi le fait de demander à Bradley (le neveu de la mère de Jack) de lire le petit texte en mémoire de son époux alors qu’Anna avait demandé que ce soit à Maël — le filleul de Jack — de le faire.

Le plus dur à ses yeux, c’était d’avoir lu la tristesse dans le regard de l’adolescent qui avait été gentiment congédié alors qu’il s’était préparé à parler devant l’assemblée. Anna avait alors vu rouge et s’était interposée. Très vite, la dispute avait éclaté, la laissant à bout de nerfs, prête à fondre en larmes face aux réflexions qu’elle avait dû encaisser sans broncher.

« Je sais ce que mon fils aurait aimé… »  

« Nous sommes sa famille depuis toujours ! » 

« Et moi, je suis SA femme ! » 

Elle avait hurlé et toutes les personnes présentes s’étaient retournées pour la dévisager. La honte l’avait submergée… elle s’était sentie si égoïste à cet instant… sous les yeux de ses enfants aux visages rougis par les larmes… Elle allait perdre pied, mais elle avait alors perçu la voix de Jack, quelque part, tout près d’elle ou dans sa tête — elle ne saurait le dire —, mais elle l’avait entendue :

« Ne pleure pas, Anna… bats-toi, pour moi, mon amour. Bats-toi. » 

C’était à cet instant qu’elle s’était juré de ne jamais croiser un membre de la famille de son époux devant la tombe de Jack…

Depuis, à la tombée de la nuit, elle restait assise à même le sol malgré les graviers qui s’enfonçaient dans ses fesses, elle attendait devant la stèle où reposait son amour. Elle ne parlait jamais, elle restait juste là, silencieuse dans la nuit noire, tout en fixant le nom gravé sur le marbre froid.

Pendant deux heures, elle le retrouvait et lui tenait compagnie, et ce, qu’il pleuve ou qu’il neige. Peu lui importait. Elle ne bougeait jamais pendant ce laps de temps et se remémorait les plus beaux souvenirs d’une dizaine d’années de vie commune.

Elle pensait aussi aux douloureuses crises qu’ils avaient traversées lorsque le sept novembre deux mille trois, les médecins avaient prononcé le mot redoutable de ce qui rongeait Jack depuis des mois : cancer.

Anna ferma les paupières et inspira profondément, s’obligeant à nouveau de garder au plus profond de son être, les larmes qui menaçaient de s’échapper de ses paupières. Elle le refusait… elle refusait de pleurer, mais c’était tellement dur, tellement incontrôlable parfois qu’elle devait puiser au fond d’elle le courage de respecter la promesse qu’elle lui avait faite : ne jamais pleurer.

Une semaine avant d’être emporté par cette terrible maladie, Jack l’avait tenue dans ses bras et lui avait dit :

« Promets-moi de ne pas pleurer, Anna. » 

« De quoi parles-tu ? » 

« Tu le sais très bien… Ne te voile pas la face, ma puce. Je te parle du jour où je ne serai plus là. » 

« Oh. »

Elle avait émis pratiquement ce mot en criant de stupeur.

« N’y pense pas, Jack. S’il te plaît. »

« Il le faut pourtant… et penser que tu seras malheureuse me fait mal. Je ne te demande pas l’impossible, tu sais. Je veux juste que tu ne pleures pas, que tu te battes pour nos enfants, pour toi. »

« Je me battrai pour eux, pour leur bonheur, mais je ne peux pas te promettre de ne pas craquer quelquefois, Jack. »

Alors, celui-ci était resté silencieux pendant plusieurs minutes. Il avait serré le corps d’Anna plus fermement contre lui et avait murmuré d’une voix rauque :

« Je déteste ça. » 

Anna avait souri contre son torse avant d’embrasser sa peau douce d’un tendre baiser.

« Et de quoi parles-tu à présent ? » 

Elle lui avait demandé cela sur un ton moqueur, mais remarquant qu’il ne répondait pas, elle s’était redressée et avait planté son regard dans le sien.

« Te voir pleurer est la chose la plus douloureuse, Anna. Je vais mourir… » 

« Ne dis pas ça ! » 

« Anna ! »

Il avait élevé la voix. Elle s’était figée et les larmes avaient brouillé sa vue.

« Nous le savons tous. Tu le sais, alors arrête de faire comme si un miracle allait arriver. Je vais mourir et je suis prêt, mon amour. Je te demande juste une chose… ne pleure jamais ma mort. » 

« Comment peux-tu me demander une telle chose ? » 

« Parce que je t’aime. Je ne te demande pas l’impossible, Anna. » 

« Que veux-tu ? Que je m’amuse dès que tu seras enterré ? Que je me fasse de nouveaux amis et pourquoi ne pas tomber amoureuse du premier venu qui aura assez de compassion pour la pauvre veuve que je serai ? Ça, c’est impossible, Jack ! » 

« Je crois en toi, mon amour. Tu pourras surmonter ça. » 

Anna avait secoué la tête, refusant de voir les choses ainsi. 

« Je t’aime tellement, Jack. » 

« Arrête… »

Il s’était redressé à son tour et avait pris son visage entre ses mains.

« Si tu m’aimes, alors, donne-moi ta parole. » 

« C’est… tu es monstrueux. » 

Il avait souri sous l’insulte. 

« Je sais… promets-moi, Anna. » 

Elle l’avait regardé droit dans les yeux pendant une longue minute, essayant de trouver au fond d’elle la force de résister à cette demande incompréhensible, mais tout l’amour qu’elle avait découvert à cet instant dans son regard brillant l’avait persuadée qu’elle serait capable de tenir cette promesse.

« D’accord, Jack… je te promets de ne plus jamais pleurer… » 

CHAPITRE UN

 

 

De petites mains menues caressaient le visage d’Anna qui esquissa un faible sourire en coin. Elle garda les yeux fermés, profitant de cet instant où les douces caresses de sa fille effaçaient quelque peu le désespoir ancré en elle. Anna ne voulait pas ouvrir les paupières dans l’immédiat. Non… comme tous les matins, elle redoutait de replonger dans la réalité qui lui ferait l’effet d’une gifle en s’apercevant — encore — qu’elle était restée en bas au lieu de retrouver son lit pour la nuit.

Non pas qu’elle refusait le confort d’une literie douillette, mais la veille, Anna était rentrée plus tard que d’habitude du cimetière et, une fois encore, elle avait erré pendant des heures dans les pièces de la maison jusqu’à ce que la fatigue l’emporte.

Couchée sur le canapé du salon, la jeune femme s’était endormie après quatre heures du matin. L’esprit toujours brouillé par les souvenirs de ces dernières années, Anna avait tenté de penser à autre chose, mais en vain… chaque pièce de sa maison embaumait toujours le parfum de Jack…

Pourtant, ce n’était pas faute d’avoir fait du changement après sa mort. Non… ses amies lui avaient suggéré de changer la déco, de rénover un peu l’habitation afin de prendre un nouveau départ. C’était ce qu’elle avait fait, évidemment… mais une année s’était écoulée après les travaux et ce n’était pas le changement de tapisserie, le mur abattu de la cuisine et le nouveau mobilier qui avaient fait qu’elle n’y pense plus.

Au contraire…

Anna imaginait très bien Jack vivre dans la maison nouvellement décorée. Il aurait adoré… elle en était sûre. D’ailleurs, au départ, elle avait pensé que le fait de se retrouver seule dans leur chambre, dans le lit conjugal, était la cause de ses insomnies. Mais tout l’ancien mobilier avait disparu, laissant place à un nouveau lit, celui-ci ayant échoué dans la chambre de Braden, pour son plus grand plaisir d’ailleurs.

img2.pngMaman ? Tu dors ?

img2.pngMm…

Incapable d’ouvrir un œil, Anna leva un sourcil tout en étirant un bras. Elle agrippa l’une des mains de son enfant et la porta à ses lèvres pour l’embrasser.

img2.pngSalut, mon ange, murmura-t-elle d’une voix ensommeillée.

img2.pngSalut. Tu devrais te lever, on va à l’école ce matin.

Vivement, cette information fit ouvrir les yeux de la jeune femme.

img2.pngTu es sûre de ça ? demanda-t-elle en fixant le regard malicieux de sa fille.

img2.pngOui.

img2.pngNous sommes dimanche, Lola. Et il n’est que… sept heures, souffla-t-elle en jetant un œil à sa montre.

img2.pngOui, mais tu m’as promis de m’emmener au parc aujourd’hui.

Anna émit un grognement de mécontentement, se rendant compte encore une fois que sa petite Lola n’oubliait jamais les compromis de la veille. Il faudrait peut-être changer de tactique, pensa-t-elle en laissant un soupir de résignation s’échapper de sa gorge.

img2.pngTrès bien, fit-elle en se redressant avant de se lever.

Anna embrassa le front de sa fille et se dirigea vers la cuisine.

img2.pngJe vais te préparer ton petit-déjeuner. En attendant, file te laver et réveille ton frère.

img2.pngTu crois qu’il va vouloir venir ? Tu l’as grondé hier.

Fronçant les sourcils, Anna posa le paquet de céréales sur l’îlot central et se tourna vers elle.

img2.pngJe ne sais pas… essaie, tu verras bien.

L’enfant accepta faiblement et fila vers l’escalier avant de grimper les marches à vive allure. Anna attendit un instant jusqu’à ce que le bruit d’une porte lui parvienne, puis elle ferma les paupières. Le souvenir de la dispute de la veille avec son fils lui serra le cœur…

« Tu ne vas quand même pas m’interdire de sortir avec mes potes pour une putain d’heure de colle ! » 

« Parle correctement, Braden ! » 

« JE parle correctement ! Je t’ai dit cent fois que ce n’était pas moi ! J’ai rien fait ! » 

« À en croire le courrier que je viens de recevoir, tu es justement le responsable, Brad ! Je t’ai demandé, je ne sais combien de fois de te tenir à carreaux en cours. Qu’est-ce qui ne va pas ? Je pensais que tu allais t’accrocher et arrêter de suivre les fauteurs de trouble. » 

« Je ne suis personne, mam’. C’est juste que je me laisse pas faire, y’a quoi de mal là-dedans ? » 

Anna n’avait su que répondre. Elle avait levé les yeux et avait soupiré, résignée d’entendre encore les mêmes excuses de son fils aîné. C’était toujours la même chose. Il n’était jamais responsable de rien, à croire qu’il était uniquement la tête de Turc des professeurs.

« Dans ce cas, j’appellerai le principal de ton lycée pour obtenir un rendez-vous avec lui. Je lui signalerai que j’en ai assez que tu sois puni alors que TU n’as rien fait ! » 

« Ouais, c’est ça ! » 

« Braden ! Assume tes bêtises, c’est tout ce que je te demande. Tu as quinze ans, il serait peut-être temps que tu apprennes que tout acte a ses conséquences ! » 

« En fait, tu ne me crois pas, c’est ça ? Papa m’aurait cru, lui ! » 

Anna avait pâli et avait fixé son fils dans les yeux, incapable de prononcer un mot pendant une longue minute.

« Brad… »

« Tu ne peux pas m’empêcher de prendre l’air, mam’. » 

« Je sais… mais j’ai le droit de te punir. » 

« Je n’ai rien fait. C’est injuste et tu le sais ! » 

« Qui dois-je croire ? » 

« Je me le demande… mais je vois que tu préfères croire cette garce de lettres plutôt que ton propre fils ! » 

Et il était parti, claquant la porte d’entrée sur son passage, laissant sa mère au bord des larmes, seule dans la cuisine à prier silencieusement pour que son défunt mari lui vienne en aide…

Anna sortit de ses tristes pensées en percevant le grognement sourd de Braden. Elle sourit, sachant très bien que Lola avait répliqué par une grimace exaspérante.

Et elle avait raison…

img2.pngVire de ma chambre, Lola !

img2.pngTu dois te lever. Maman nous emmène au parc.

Braden grincha.

img2.pngPas envie…

img2.pngOn fera un pique-nique !

L’adolescent roula des yeux avant d’enfouir son visage dans son oreiller.

img2.pngJe reste là, je me débrouillerai.

img2.pngT’es pas sympa, Brad. Maman sera déçue, tu sais.