304 pages
Français

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Danael

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Description


C’était si risible. Danael en pleurerait si l’instant n’était pas aussi critique.


Dix ans de galères, dix de petits boulots, dix d’errance, pour finalement se confronter à son pire cauchemar. « Suis-je ton prisonnier ? Sommes-nous, mon frère et moi, tes prisonniers ? Ou bien avons-nous gagné le droit d’échanger une vie pour vie ? »


Le jeune jaguar était sur le qui-vive. Jusqu’à présent, les Alphas rencontrés au cours de leur exode tentaient de le tuer, de le séquestrer ou de le violer, soit dans l’ensemble rien de bien réjouissant en perspective. En quoi, l’Alpha du clan des Hauts Lacs, en face de lui, serait différent ? Certes, il n’était pas encore menaçant. Mais pour combien de temps ?


Tant qu’il ne découvrirait pas ce qu’était vraiment son invité, Danael estimait que son frère et lui avaient, par expérience, une chance de s’en sortir.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 20
EAN13 9782376766940
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Publié par JUNO PUBLISHING 2, rue Blanche alouette, 95550 Bessancourt Tel : 01 39 60 70 94 Siret : 819 154 378 00015 Catégorie juridique 9220 Association déclarée http://juno-publishing.com/ Danael Copyright de l’édition © 2020 Juno Publishing © 2020 Léa Gabriel Relecture et correction par Valérie Dubar, Sandrine Joubert, Miss Relect Addict Conception graphique : © Inès Cherabben
Tout droit réservé. Aucune partie de ce livre, que ce soit sur l’ebook ou le papier, ne peut être reproduite ou transférée d’aucune façon que ce soit ni par aucun moyen, électronique ou physique sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans les endroits où la loi le permet. Cela inclut les photocopies, les enregistrements et tout système de stockage et de retrait d’information. Pour demander une autorisation, et pour toute autre demande d’information, merci de contacter Juno Publishing : http://juno-publishing.com/
ISBN : 978-2-37676-694-0 Première édition : janvier 2020
Édité en France métropolitaine
Table des matières Avertissements
Dédicace
Prologue
Première partie
Belle journée
Salt Lake City
Quelle réception !
Compagnon ?
Quelle soirée !
La fête du Soleil
Deuxième partie
Sept heures du matin
Du n’importe quoi
Divertissement
Les cerbères
Deux jour avant l’ORDEAL
Troisième partie
Premier jour de l’ORDEAL
Second jour de l’ORDEAL
Troisième jour de l’ORDEAL
Le lendemain de l’ORDEAL
Premier rendez-vous : Justin
Justin
Danael
Second rendez-vous : Sloan
Mutinerie
Extrait du tome 2 : Résilience
Cauchemar
À propos de l’Auteur
Résumé
Avertissements Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, les person nages, les lieux et les faits décrits ne sont que le produit de l’imagination de l’auteur , ou utilisés de façon fictive. Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement ex istées, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux ou des événements ou des lieux ne serait que le fruit d’une coïncidence.
Ce livre contient des scènes sexuellement explicite s et homoérotiques, une relation MM et un langage adulte, ce qui peut être considéré co mme offensant pour certains lecteurs. Il est destiné à la vente et au divertiss ement pour des adultes seulement, tels que définis par la loi du pays dans lequel vous ave z effectué votre achat. Merci de stocker vos fichiers dans un endroit où ils ne sero nt pas accessibles à des mineurs.
Dédicace À Stéphanie et Salomé – mes deux premières lectrice s et supportrices. Vous voir totalement plongées dans la lecture de ce livre, rire, vous énerver puis pleurer au fil des chapitres, pour enfin « subir » votre impatience à découvrir la suite, a été pour moi une source d’encouragement. À David – mon fils de cœur.
Merci pour ton regard enthousiaste balayant les dou tes qui restaient.
À Sabine – mon amie d’enfance, ma première fan. Merci pour ton indéfectible soutien.
DANAEL Le clan des Hauts Lacs #1
Léa Gabriel
Dix ans plus tôt
Prologue
La pirogue, auréolée d’ombre, remontait avec diffic ulté le fleuve. La fatigue, le manque de sommeil et l’inquiétude sapaient insidieusement les forces du jeune homme. La pagaie, dans ses mains meurtries, frappait la surfa ce de l’eau d’une cadence de plus en plus irrégulière. La petite embarcation se faufi lait entre les ombres, le long de la rivière Marañon, bataillant contre les courants, es pérant demeurer cachée aux yeux de tous. Noah, le souffle saccadé, la nuque, le dos et les bras raidis par l’effort continu, écoutait, sur le qui-vive, les bruits de la jungle. Il avançait encore, déterminé à s’éloigner le plus loin possible d’eux et de la fol ie de ces dernières heures.
L’apparence paisible de la nature sauvage qui l’ent ourait contrastait avec le tumulte des émotions qui l’habitait. Un prompt coup d’œil à son frère, allongé dans le petit bateau, lui apprit qu’il était toujours incon scient. Ses blessures, au niveau du cœur, sur son flanc et ses poignets, avaient enfin cessé de saigner. Heureusement, car Danael avait déjà perdu trop de sang et sa respirat ion laborieuse, sifflant au rythme de ses expirations, alimentait les angoisses de Noah. Des gémissements de douleur s’échappaient, de temps en temps, des lèvres bleues du blessé. Inquiet, le jeune rameur se concentrait constamment sur les battement s du cœur, pour se rassurer et y puiser le courage de continuer. Même si le pouls ét ait faible, c’était l’unique preuve que son frère résistait et que son corps guérissait. Ta nt que les battements persistaient, constants et réguliers, la pagaie fendrait les flots.
Des larmes coulaient, toutes seules, le long de ses joues, lui brouillant la vue. Seule la lumière de la lune perçait de temps à autr e au travers la canopée, les guidant dans leur fuite. La peur, la colère, la tristesse s e bousculaient en lui, l’incompréhension aussi.
Pourquoi leur père avait-il agi ainsi ? Danael sera it mort. Par chance, la lame avait dérapé sur une côte et s’était enfoncée en dessous du cœur, au lieu de le transpercer. Était-ce une chance ?
Quel gâchis ! En moins d’une journée, non, en moins d’une poignée de minutes, les deux garçons avaient tout perdu, leur père, leu r mère respective, leur famille, leur clan, leur vie.
Noah espérait juste que les guerriers du clan ne le s prendraient pas en chasse. Dans l’état de faiblesse de Danael, les prochaines heures allaient être décisives. Ils ne seraient réellement tirés d’affaire que lorsque son frère se transformerait, accélérant ainsi le processus de guérison. Il attendait avec i mpatience les premiers signes lui confirmant que le blessé émergeait enfin de son éta t comateux.
Le jeune homme épuisé jouait leur survie sur une st ratégie hasardeuse, choisissant de remonter la rivière à contre-courant , au lieu de glisser sur le fil de l’eau, en direction du sud, vers la ville d’Yurimaguas et des guérisseurs. À l’embouchure de la rivière Huallaga, il avait continué sur la Marañon, son objectif était d’atteindre San Lorenzo et ensuite la côte, au lieu de s’enfoncer v ers la jungle et de suivre l’Amazone. Il prenait systématiquement le contre-pied de ce qu e les Anciens et les guerriers leur avaient enseigné et de ce qu’un homme blessé, aux a guets et en fuite, aurait instinctivement choisi. Les jaguars se cachaient da ns la jungle, pas près de la mer. Un homme blessé cherchait à s’éloigner le plus rapidem ent possible du danger et de
trouver un moyen de se soigner. Les chasseurs, enco re sous l’effet des alcools ingurgités et de leur nuit blanche, emprunteraient probablement le courant, pensant à leurs proies inexpérimentées, diminuées et apeurées . C’était osé et sacrément culotté. Pour augmenter leurs fines chances de survies, il s ’obligeait à maintenir l’embarcation au centre de la rivière, évitant les berges, pour n e laisser aucune trace ou odeur de leur passage. Seulement, à ce stade, Noah s’essoufflait, usant ses dernières réserves, résistant à la seule force de sa volonté. Il était éreinté. Il n’avait pas encore dormi, il pagayait depuis deux jours sans s’arrêter, mangeant du poisson cru qu’il attrapait grâce à un appât de fortune. Il nourrissait son frère ave c des petits morceaux qu’il lui enfournait dans sa bouche, l’implorant, l’encourage ant régulièrement durant ces courtes pauses, de se transformer.
Épiant le moindre renfoncement de la rivière, à la recherche d’un endroit assez sûr pour bloquer la pirogue, Noah s’exhortait à continu er, il n’avait pas subi tout cela pour rien. Lorsqu’ils arriveraient dans une grande ville , ils décideraient ensemble de leur avenir, un endroit loin d’ici, ou l’étiquette de ja guars bannis ne flasherait pas sur leur front. Un endroit où on ne les trouverait pas, où ils reconstruiraient leur vie.
Pouvait-on défier deux fois la mort ?
Hier, c’était leur anniversaire, hier, ils avaient un clan, une famille, un avenir tracé, la joie et la fierté de devenir des hommes.
À quel prix !
Aujourd’hui, ils étaient des bannis, chassés par le ur clan. Aujourd’hui, ils avaient dix-huit ans. Aujourd’hui, ils étaient des hommes-j aguars, exilés…
Demain, tout était flou. L’avenir lui semblait bien effrayant. Comment survivre ?
De nos jours
Les combats commençaient aujourd’hui. Autour de moi , tous étaient excités, électriques, à en saturer l’air. Quant à moi, pauvr e hère, j’étais isolé dans cette chambre à attendre, telle une princesse aux cheveux longs qui attendait, attendait… que son prince charmant vienne la délivrer.
Bon sang ! Est-ce que j’avais l’air d’une princesse sans défense ? Vous m’aviez regardé ? S’ils s’imaginent que j’allais sagement patienter, alors que le spectacle était dehors, ils se mettaient les doigts dans l’œil, et ce, jusqu’à l’omoplate. Enfermé dans cette pièce, je payais le prix de notr e assistance spontanée. Mon frangin s’amusait, moi, j’étais bloqué ici. Où étai t la justice dans tout cela ?
Non, je n’exagérais pas, ou juste un peu, parce que là, je tournais en rond, à attendre, encore et encore à m’en rendre fou. J’ava is des envies de meurtre. Mon jaguar aimerait tous les écorcher, plonger ses griffes dans leur chair pour les punir et se délecter de leur souffrance. Ils m’asphyxiaient ave c leurs bonnes intentions et leur protection étouffante. C’était d’eux qu’il fallait me protéger. Dire que tout ce ramdam avait commencé parce que No ah et moi avions joué aux héros. Mon statut ne cessera jamais de me créer des ennuis, tantôt on veut me tuer, tantôt on me confine dans une cage dorée. Existera-t-il un jour, un juste équilibre ?