Délivre-moi de mon sommeil

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178 pages
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Ça expliquait, en effet, bien des choses: pourquoi il y avait cette lueur dans leurs yeux et pourquoi Octave n'était pas jaloux, entre autres! — Et combien de temps vivent ces “créatures”? J'avais du mal à croire que j'étais tombée amoureuse de quelqu'un de spécial, d'un bienfaiteur. Je ne pouvais même pas dire le mot “ange”. Des erreurs de jeunesse, des rencontres décisives, des miracles: il est des destins qu'aucun n'oserait soupçonner. Pour Christelle, tout commence avec une grossesse l'année du BAC: le début d'un chemin houleux aux virages inattendus, qui l'amèneront à remettre en question tout ce en quoi elle pouvait croire jusque-là... Saga sentimentale teintée de fantastique, "Délivre-moi de mon sommeil" mêle avec un naturel confondant l'imaginaire au quotidien.

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Date de parution 02 avril 2015
Nombre de visites sur la page 46
EAN13 9782342036343
Langue Français

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Délivre-moi de mon sommeil
Sabrina Pilot Délivre-moi de mon sommeil Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0120268.000.R.P.2015.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2015
Prémisses
Je me souviens. C’était un vendredi, j’ai rencontré Mi-chael. Un bel homme aux cheveux blonds peroxydés, très grand. Il avait 19 ans. C’était vraiment le plus bel homme que je n’avais jamais vu et que j’étais sûre de ne jamais revoir si je ne faisais pas quelque chose. J’avais donc dé-cidé de prendre mon destin en main et de ne rien lâcher. Je me souviens encore de cette rencontre. C’était dans un parc d’attraction, il n’y avait pas vraiment de monde puis-qu’il pleuvait. Michael tenait le manège que je préférais… un grand huit inversé.
Sans le vouloir, je venais d’engager une conversation avec lui en disant à une amie qui m’accompagnait que je n’avais pas vraiment eu peur mais que je referai volontiers un tour de manège. Michael s’est immiscé dans la conver-sation et m’avait dit que si je n’avais pas eu peur, il fallait que je refasse un tour de manège et que lui se chargerait de me faire peur. Me mettre au défi, c’était savoir que j’allais relever ce défi sans détour.
Après quelques tours de manège, il me demanda de prendre son numéro de téléphone et de lui envoyer un message, ce que je fis aussitôt. Il me plaisait énormément. Et pourtant je n’étais pas du genre coup de foudre et tout ce qui allait avec. Mais, naturellement, je n’étais nulle-ment amoureuse. Je ne croyais pas que j’avais le droit au bonheur, à l’amour et ses à-côtés. J’avais pris l’habitude de détester ces couples heureux, dont les cœurs avaient été touchés par Cupidon. J’avais pris l’habitude de les envier. Mais j’avais aussi pris l’habitude de me dire que le bon-heur ne pouvait arriver qu’aux autres et certainement pas à moi.
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Puis, arrivant pour la dixième fois devant le manège, je fus prise de violents maux d’estomac. Le médecin, le soir, m’avait dit que je souffrais d’anxiété et qu’il fallait que je sois plus zen. Mais bon, dès que les docteurs ne savaient pas ce qu’avaient leurs patients, c’était forcément dû au stress. Pourtant, il me semblait que j’étais plutôt tranquille. Enfin bon, j’avais fait part de ma douleur à mon amie, et Michael était à côté, et discrètement il se pencha vers moi et me dit que c’était normal. Évidemment, je m’étonnais qu’il me dise ça. — C’est normal, me dit-il, tu es enceinte… — Enceinte de qui ? — De moi, tu portes mon gosse. Et là, je m’éclatais de rire. — T’assumerais même pas si un jour tu devais devenir père, t’es comme les autres… — Ne dis pas n’importe quoi, l’un des vœux les plus chers que je nourris, c’est d’avoir un enfant, voire plu-sieurs si possible. — Ah bon ? m’exclamai-je, surprise de voir que fina-lement tous les mecs n’étaient pas forcément des salauds. Tu veux dire que si un jour, une fille devait, par ta faute ou non, tomber enceinte, tu la soutiendrais entièrement ? — Oui, enfin, entièrement, il y a des limites à tout, pouffa-t-il. Si elle devait avoir un enfant, je la soutiendrais moralement, mais pas sûr que je supporte ses sautes d’humeurs ou ses envies de fraises en plein hiver. Mais sinon, si l’enfant naît, je serai son père, il est normal voire évident que je reste à ses côtés pour le voir grandir, le sou-tenir etc. Cette révélation me coupa le souffle. C’était tout ce dont j’avais besoin pour avoir une très forte attirance qui se déclenche envers lui… le pauvre. Je ne me considérais pas comme un cadeau. Loin de moi cette prétention ! J’étais plutôt du genre à exhiber mes défauts. Comme ça, on me connaissait par mes défauts, non par mes qualités,
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