Ennemis avec bénéfices

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Description



Ce sont des hommes dangereux. Des ennemis absolus. Et totalement attirés l'
un par l'
autre.


Will n’a jamais rencontré quelqu’un comme Kit. Il est arrogant. Magnifique. Mortel. Le garde du corps le plus cher que l’argent peut acheter.


Et Will ne semble pas pouvoir lui résister.


Un simple ordre de Kit avec son accent à couper au couteau fait vouloir à Will des choses qu’il n’a jamais désirées, lui faire des choses qu’il n’a jamais faites.Leur alchimie est hors-norme.


Il y a juste un problème : Will a juré de tuer le milliardaire que Kit est déterminé à protéger.


Et Kit possède des secrets lui aussi – ses propres raisons de sacrifier son âme, morceau par douloureux morceau, afin de garder en vie l’un des pires hommes au monde.

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EAN13 9782376762843
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Publié par JUNO PUBLISHING 2, rue Blanche alouette, 95550 Bessancourt Tel : 01 39 60 70 94 Siret : 819 154 378 00015 Catégorie juridique 9220 Association déclarée http://juno-publishing.com/ Ennemis avec bénéfices Copyright de l’édition française © 2018 Juno Publishing Copyright de l’édition anglaise © 2017 Joanna Chambers et Annika Martin Titre original : Enemies like you © 2017 Joanna Chambers et Annika Martin Traduit de l’anglais par Enora Kersulec Relecture française par Valérie Dubar, Jade Baiser, Miss Relect Addict Conception graphique : © Francessca Webster
Tout droit réservé. Aucune partie de cet ebook ne peut être reproduite ou transférée d’aucune façon que ce soit ni par aucun moyen, électronique ou physique sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans les endroits où la loi le permet. Cela inclut les photocopies, les enregistrements et tout système de stockage et de retrait d’information. Pour demander une autorisation, et pour toute autre demande d’information, merci de contacter Juno Publishing : http://juno-publishing.com/
ISBN : 978-2-37676-284-3 Première édition française : avril 2018 Première édition : mai 2017 Édité en France métropolitaine
Table des matières Avertissements
Remerciements
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23
Chapitre 24
Chapitre 25
Chapitre 26
À propos des Auteurs
Résumé
Avertissements
Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, les person nages, les lieux et les faits décrits ne sont que le produit de l’imagination de l’auteur , ou utilisés de façon fictive. Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement ex istées, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux ou des événements ou des lieux ne serait que le fruit d’une coïncidence.
Cet ebook contient des scènes sexuellement explicit es et homoérotiques, une relation MM et un langage adulte, ce qui peut être considéré comme offensant pour certains lecteurs. Il est destiné à la vente et au divertiss ement pour des adultes seulement, tels que définis par la loi du pays dans lequel vous ave z effectué votre achat. Merci de stocker vos fichiers dans un endroit où ils ne sero nt pas accessibles à des mineurs.
Remerciements Nous sommes très reconnaissantes envers notre humor istique et talentueux ami auteur, LB Gregg, qui a lu ce livre à différents stades de polissage au fil du temps et qui est toujours revenu avec des encouragements ainsi q ue des idées cruciales et des informations qui nous ont aidées à voir de nouvelle s choses. Nous avons également une dette de gratitude envers notre amie auteure Su san Lee, qui a relu le projet avec soin et passion, et qui nous a apporté des idées et des commentaires importants qui ont rendu les choses plus fortes. Nous sommes recon naissantes envers Sadye Scott-Hainchek, qui a fait un magnifique travail de relec ture. Et enfin, et pas la moindre, merci à Letitia de RBA Designs, qui a su apporter créativ ité, talent et patience pour créer une paire de couvertures dont deux auteures très entêté es pourraient bien tomber amoureuses.
Ennemis avec bénéfices
Joanna Chambers Annika Martin
Chapitre 1 WILL
New York Je suis dans ma chambre d’hôtel, les cheveux qui dé goulinent en sortant de la douche et aveuglé par le blanc de la chemise que mes agent s traitants de la CIA ont envoyée avec le smoking de location que je suis censé porte r ce soir. Je ne vais pas à des soirées. Encore moins à des so irées mondaines. Et je le leur ai dit. Ce qui ne les a pas empêchés de m’envoyerça.
Ils ne s’attendent pas à ce que je me plaigne. Ils ne s’attendent pas à ce que je vive suffisamment longtemps pour ça.
Ils espéraient que je serais assez chanceux pour av oir le temps de glisser un couteau entre les côtes de Polzin avant d’être tué par un de ses hommes de main. Je suis de la chair à canon. Un stupide gros dur rancu nier. Ouais, ils ont raison à ce propos. Mais je ne porte pas de blanc ; du moins, pas ce soir. On pourrait penser que je n’en aurais rien à faire de ce que je porterais pour tuer Polzin. Mais le noir est une décision que j’ai pris e quand j’ai quitté les forces spéciales, par respect pour mes hommes. Je porte du noir quand je venge leur mort. J’attrape une de mes chemises habituelles dans le p lacard et je la boutonne rapidement, puis j’enfile le costume de pingouin. P as d’holster. Pas d’armes. La porte du club où se passe la soirée sera bien ga rdée. Inutile de prendre un flingue si c’est pour devoir l’abandonner. Je fourr e un garrot enroulé sur lui-même dans ma chaussette droite, le positionnant de façon à ce qu’il repose contre ma voûte plantaire, comme un gentil petit crotale. Il y a un e fine lame dans chaque chaussure. J’utiliserais mes mains nues s’il le faut.
Polzin mourra ce soir.
La réception m’appelle pour me dire que la limousin e est arrivée. Des limousines. Des hôtels cinq étoiles. Ils ne veulentvraimentpas que je fasse marche arrière.
Les cinq derniers hommes à avoir tenté de tuer Polz in sont morts, et c’était des professionnels : des chasseurs de primes attirés pa r la mise à prix de sa tête. Le genre d’hommes avec qui la CIA travaille lorsque celle-ci doit garder les mains propres. Cinq des meilleurs tueurs au monde, tous tués. Je suis ce que vous appelleriez le plan B.
Le communiqué de presse de la CIA concernant ma mor t est certainement déjà prêt. Peut-être deux : un si j’échoue à tuer Polzin et un si je réussis. Dans les deux cas, je serais un ancien soldat cherchant à régler de vi eux comptes. Probablement avec la citation d’un psy sur ma santé mentale.Il ne s’est jamais remis de l’affreuse attaque à la bombe incendiaire sur ses hommes en Afghanistan.Il accuse les Russes d’avoir divulgué leurs plans.Ils nieront m’avoir aidé.
Je me dirigeai vers l’ascenseur. L’agent avec qui je collabore, Taryn Wagner a sembl é surprise que je sache pour les cinq hommes passés avant moi. Encore plus surpr ise que je veuille tout de même
continuer la mission. Elle a cligné des yeux. Ne di sant rien. Comme si j’étais stupide. Je m’en moque.
Pluie. Le portier m’accompagne de l’auvent de l’hôt el à la voiture en me tenant un parapluie. Je n’apprécie pas, mais je ne dis rien. Un travail c’est un travail, j’imagine.
Il me guide donc jusqu’à l’arrière de la limousine, me protégeant de la pluie comme si j’étais une fleur fragile. Il referme la p orte derrière moi. Jeune homme. Jolies mains.
Le chauffeur commence à parler en démarrant.
— Polzin est arrivé avec son amie il y a vingt minu tes, dit-il. Nous n’avons reconnu personne d’autre de son entourage.
Le chauffeur est de la CIA, évidemment.
Je hoche la tête. Il ne me regarde pas, même pas dans le rétroviseur. Nous n’avons reconnu personne d’autreest la seule chose qui importe dans ce qu’il vient de dire. Le chien de chasse de Polzin e st quelque part dans le coin et la CIA ne sait pas à quoi il ressemble.
Ce qui signifie qu’ils ne savent pas de qui je dois me protéger.
J’ai lu un article sur les trous noirs dans l’espac e une fois. Les scientifiques ne peuvent pas les voir, il n’y a même pas de test pou r ça. Mais ils savent que les trous noirs sont là à cause de toutes les choses qui disp araissent constamment autour d’eux. Comme le garde du corps de Polzin. Un homme invisib le. Un homme qui fait disparaître les gens. Deux des chasseurs de primes ont essayé d’avoir Pol zin à distance, en tant que snipers, mais même eux ont été éliminés. Le gars de Polzin est comme un trou noir de la mort. La CIA pense que c’est peut-être une équip e, mais mes tripes disent que c’est un seul homme. Un putain d’opérateur sacrément dang ereux. Une telle excellence est généralement un truc solo. Oh, et puis merde, je le tuerais aussi s’il le faut.
Nous parcourons Broadway à la vitesse d’un escargot . Les hôtels prennent le pas sur le ciel sombre, des lumières clignotent et aveu glent de toute part. Je regarde les hommes et les femmes recroquevillés sous leurs para pluies et leurs manteaux, s’occupant de leurs affaires.
L’agent Wagner me fait un signe de la main depuis l ’auvent de son hôtel. Le chauffeur sort avec son parapluie et l’accompagne j usqu’à la limousine. Elle porte une robe verte avec un châle pailleté. Ses cheveux sont coiffés de manière compliquée sur le haut de sa tête – chignon et bouclettes.
Elle s’installe à côté de moi.
— Bonsoir, Will. Elle remet sa jupe en place. Tandis que nous démarr ons, elle me regarde, le visage dénué d’expression. — Prêt ? — Je suis prêt depuis deux ans, agent Wagner. Un sourire froid.
— Ce soir, c’est Ava.
Son prénom, quoi.
— Ava, dis-je.
Elle me regarde droit dans les yeux. J’aime qu’elle me fasse la courtoisie de ne pas éviter mes yeux. Je sais qu’elle fera ce qu’ell e pourra pour s’assurer que je ne mourrais pas, et je ferais de même pour elle, si no us en arrivons là.
Wagner est une sorte d’analyste. Elle a dit hier qu ’elle était rarement sur le terrain. Cela m’a fait me demander s’ils l’utilisaient parce que personne ne connaissait son visage, si elle n’était pas un peu de la chair à ca non, elle aussi. Elle a paru surprise lorsque je lui ai posé la question. Elle a secoué j uste la tête. Ni l’un ni l’autre. Nous continuons d’avancer au cœur de l’Upper East S ide. Beaucoup d’argent. La limousine tourne plusieurs fois, puis ralentit d errière une lignée d’autres limousines, longeant la rue rendue luisante par la pluie. Les lumières se troublent derrière la vitre couverte de gouttes alors que nou s nous approchons d’un endroit semblable à un palace près de Central Park. Le clubHayley Street.
Le lieu est fait de marches en pierres grises et de piliers avec un tapis rouge déroulé sur le trottoir, malgré la pluie. On m’a pa ssé l’intérieur en revue deux fois cette semaine. Salle de bal au rez-de-chaussée, chambres sur trois étages.
La limousine s’approche, centimètre par centimètre. — Les gens raffinés prennent un temps tout aussi fo utrement raffiné, dis-je à Wagner. Elle sourit, crispée.
Nous arrivons enfin à destination. Notre chauffeur sort le parapluie et nous accompagne vers le tapis. Nous atteignons l’auvent rouge. C’est l’heure. J’écarte les bras et laisse les portiers faire leur travail, puis je prends le bras de Wagner et nous entrons. L’endroit est plein de lumières et de projecteurs, avec de hauts plafonds. Les gens sont sous leur meilleur jour. La soirée est un bal de bienfaisance – dix mille dollars minimum.
Personne n’habite dans le clubHayley Street; il appartient à un groupe international qui travaille dans la logistique, les armes et les produits chimiques. Au milieu de la pièce trône une sculpture de glace rep résentant un logo que je me souviens avoir vu sur du matériel de combat.
Ils me font jouer le rôle d’un entrepreneur militai re. Ils savent que je connais le sujet. Moins de place à l’erreur. Wagner dit qu’il y a d’autres renforts dans le coin dont je n’ai pas à me soucier. Ils pensent que je vais les balancer s’ils me le disent. Je ne le ferais pas, mais ils n’ont pas besoin de l e savoir de toute façon.
J’attrape une coupe de champagne sur un plateau et une chose en triangle posée sur une serviette sur un autre plateau. Le serveur me donne aussi la serviette, comme si j’aurais dû le savoir.
Wagner prend de l’eau gazeuse dans un verre raffiné . Une fois que nous avons tout, nous déambulons dans la pièce, parlant de tou t et de rien. Tranquilles, détendus. Nous n’allons pas déjà chercher Polzin. Je ne suis peut-être pas allé à l’école d’espionnage, mais je sais comment chasser un homme .
Le protecteur de Polzin est également ici, une prés ence sombre au milieu de l’éclat des étoiles. Je m’arrête au milieu de la pièce. C’est une assez bonne position. Dos au mur.
Bonne visibilité. Je surprends Wagner regardant ma chemise noire. Je hausse un sourcil. — Quelque chose à dire ?
Elle hausse les épaules.
— Vous faites comme cela vous chante, à ce que je v ois.
Je retourne son haussement d’épaules. Je ne suis pa s le seul sans une chemise blanche, mais presque. Cela me rend plus mémorable. Dommage.
— N’est-ce pas merveilleux ? Et pour une si bonne c ause.
Elle est dans la peau de son personnage, en partie pour le bien des gens qui pourraient nous entendre. Et en partie pour mon bie n. Elle parle des petites portions que les serveurs promènent sur leurs plateaux, elle me dit lesquelles elle pense que j’aimerais, puis elle part sur le champagne, frança is à son avis. Ce qu’elle fait en réalité, c’est me donner l’occasion de mieux observer la piè ce. Je n’ai pas besoin de parler tant qu’elle s’en charge. Ça aide.
Je balaie discrètement la salle du regard, analysan t toutes les fourrures et les bijoux.
Et je le vois.
Polzin est un homme massif avec des cheveux noir co rbeau sur le dessus et les tempes argentées. Il est à l’un des bars. Une blond e visiblement morte d’ennui à son bras droit. Une conversation visiblement sérieuse a vec un groupe de trois hommes à sa gauche.
Il a l’air fatigué, même d’ici. Il fait plus homme d’affaires qu’homme recherché. La femme à son bras est grande et mince. Très blonde. J’ai entendu dire qu’il les aimait jeunes, stupides et plantureuses, mais celle-là est classe. Belle. Mannequin, peut-être. Pas du tout mon genre.
J’aime les belles femmes, ne vous méprenez pas. Mai s les femmes qui m’attirent ont plutôt tendance à être fortes, sérieuses, terre -à-terre. Pas de fioritures, pas de gravure de mode. Pareil pour les hommes ; quitte à me faire un mec, donnez-moi un guerrier, quelqu’un qui sait se défendre, pas une fashion vic time. Ce qui ne m’empêche pas de savoir apprécier un beau visage. Wagner regarde mes yeux. Je me demande si elle s’in quiète. Je vise la blonde.
— Que savons-nous sur elle ?
Elle suit la trajectoire de mon regard. — Elle se fait appeler Kate Nelson. Petite amie en intérim. Il s’occupe bien d’elle : bel appartement, jolie voiture.Trèsjolie carte de crédit. Elle aime faire les boutique s. — Elle ne fait rien d’autre ?
Wagner hausse les épaules.
— On ne dirait pas. — Quelle est son histoire ? Nouvel haussement d’épaules.
— Mannequin britannique raté. Fitz dit qu’elle arrê te. Un autre homme s’approche. Cheveux foncés, cou musc lé ; un amateur d’art