Harley Club

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Français
139 pages
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Description

Alexandra est une jeune femme au caractère endurci, pour qui la vie n'est pas facile depuis quelques années. Pourtant son monde s'écroule davantage lors de cette journée où elle enchaîne maladresses et mauvaises nouvelles. Elle se blesse, tache son pull, apprend qu'elle est licenciée et sa voiture rend l'âme sur la route du retour.



Alors qu'un bon samaritain tente de la dépanner, des coups de feu retentissent et une mare de sang se dessine sous un corps.



Elle comprend alors que plus rien ne sera comme avant.

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Publié par
Nombre de lectures 118
EAN13 9782902427093
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Émilie Achin
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Plumes de Mimi éditions
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© Editions Plumes de Mimi éditions ,
ISBN : 978-2-902427-09-3
Émilie Achin
Maniant l'art de l'écriture avec simplicité et flui dité, Émilie sait rendre ses lecteurs accros à son style. Après le succès de Ne m'approch ez pas et de la saga Jiji, elle vous fait découvrir une autre fiction sortie tout droit de son imagination et compte bien continuer à vous surprendre, vous séduire, ainsi qu e vous faire rêver. Toujours en quête de nouveautés, elle se lance des défis toujours plus gros et difficiles à atteindre et parvient à réaliser chacun de ses rê ves, comme celui de devenir auteure, puis éditrice et de créer sa propre maison d'éditio n. Proche de ses lecteurs, elle demande souvent leur a vis et n'hésite pas à leur donner de son temps.
Lorsqu'une journée commence mal, elle ne peut finir autrement. Alors il est peut-être préférable de rester au lit !
Préface
Alex aurait dû se douter que cette journée allait m al se terminer. Dès son réveil, elle avait enchaîné les maladresses et les mauvaises nou velles. Pour commencer, elle s'était cogné le pied contre l a porte de sa chambre et son petit orteil avait doublé de volume, puis il était devenu violet. On aurait dit que son cœur était descendu dans cette partie de son corps. Cepe ndant, elle avait pris sur elle et était allée en boitant, jusqu'à la salle de bain. C 'est là que quelques minutes plus tard, elle avait laissé couler du dentifrice sur son pull noir. Elle savait que seul un tour en machine pouvait nettoyer ce genre de tache sur la l aine, alors elle en avait mis un autre. À son arrivée au supermarché, son patron avait dema ndé à la voir sans lui laisser le temps de déposer ses affaires dans son casier. Puis il lui avait expliqué que les temps étaient durs et qu'il devait se séparer de certains employés. Évidemment, Alex en faisait partie. Son préavis débutait dans l'immédia t. Elle était donc licenciée... Comment allait-elle expliquer cela à s on père ? La jeune femme était complètement désemparée, c'était un nouveau coup du r auquel elle ne s'attendait absolument pas. Surtout qu'à la maison, elle était la seule à trava iller. Son père passait ses journées à noyer son chagrin depuis l'accident qui avait empor té sa femme et son fils. Il ne parvenait pas à tenir debout plus de cinq minutes e t n'articulait plus correctement à cause de l'alcool. Quant à Audrey, la sœur d'Alex, elle était partie en école de gendarmerie depuis plusieurs mois pour échapper à c ette vie. En rentrant chez elle, alors qu'Alex conduisait dep uis quelques kilomètres en direction de son domicile à bord de sa vieille Alpha Roméo, l e capot s'était mis à fumer, puis un claquement s'était fait entendre et le moteur s'éta it arrêté. Elle avait immédiatement compris que sa voiture venait de la lâcher. Alors e lle avait mis les feux de détresse et s'était arrêtée sur le bas-côté. Cette fois c'en ét ait trop. Elle avait posé sa tête sur le volant et avait laissé couler toutes les larmes de son corps. Quand soudain, un véhicule s'était arrêté derrière le sien. Un homme en était descendu et s'était approché. Alex lui avait expliq ué qu'elle était en panne, puis l'homme l'avait rassurée en lui expliquant que c'ét ait son jour de chance car il était patron d'un garage. La jeune femme s'était ab stenue de lui raconter ses péripéties de la journée et s'était contentée de sourire. Il a vait sorti son téléphone de sa poche et avait appelé son dépanneur, avant de jeter un œil a u moteur. Seulement, le mauvais karma n'avait pas décidé d'ab andonner sa cible. Tandis que le sauveur d'Alex ouvrait le capot de sa voiture, une berline noire avait foncé dans leur direction et des coups de feu s'étaient mis à en so rtir. On ne voyait pas grand-chose à cause de l'obscurité, et la malchanceuse apeurée av ait fermé les yeux une bonne partie de la fusillade, cachée dans le fossé de l'a utre côté de sa voiture. Lorsqu'elle avait relevé la tête, elle avait découv ert une scène qu'elle n'était pas prête d'oublier. Son sauveur était au sol, inconscient, s e vidant de tout son sang. Elle venait de vivre la pire journée de sa vie et c e n'était pas fini...
Chapitre 1
Alex : À l'entente d'un bruit de moteur de ce qui me sembl e être une moto, je m'accroupis de nouveau dans le fossé, pensant que personne ne m'y trouvera. Puis des pas résonnent sur le bitume. Et encore une fois, je comprends que ce foutu karma est contre moi. — Papa ! Merde, les gars ! Venez vite, il faut qu'o n le ramène au garage ! crie un homme visiblement assez jeune. — Elle est à qui cette caisse ? demande un deuxième homme. — J'en sais rien, je m’en tape ! Aide-moi plutôt à porter mon père à l'intérieur. — Speed, je crois que c'est trop tard pour lui... d it un autre homme qui, au son de sa voix, me semble plus âgé. Soudain, je vois deux paires de boots approcher du corps sans vie, pour ensuite disparaître de ma vue en l'emportant. Le fi ls de ce bonhomme fait les cent pas en pestant contre la situation, tandis que ses amis ferment les portes de la camionnette. Je retiens ma respiration dans l'espoi r qu'ils ne perdent pas davantage de temps et iront essayer de sauver l'homme, mais une voix grave me fait réaliser que c'est foutu. — Je crois qu'on va pouvoir en savoir un peu plus s ur ce qui s'est passé, j'entends tandis qu'on me pousse pour voir si je su is encore en vie. — Hé, Speed ! Viens voir ce qu'on a trouvé ! crie s oudain l'un d'eux. Le dénommé Speed approche et me fixe, puis se retou rne en disant : — Emmenez-la, on va la faire parler. — Non, attendez ! Je ne sais pas qui a fait ça ! je hurle alors que les deux comparses me font sortir du fossé. — Tu la fermes. Qui que tu sois et quoi que t'aies vu, on t'embarque, me dit le plus âgé en me tenant fermement les bras dans le dos. — Mais... ma voiture est tombée en panne et ce mons ieur... — Putain Sky, fais-la taire ! lui crie celui qu'ils surnomment Speed. C'est là que je reçois un coup à l'arrière de la tê te. La douleur est tellement forte que je perds conscience. J'ouvre les yeux sans savoir combien de temps s'est écoulé depuis mon malaise, et je vois le cadavre de celui qui a tenté de me venir en aide juste à ma gauche. Je cherche à savoir où je suis et les mouvements des s uspensions m'aident à y voir plus clair. Je suis à l'arrière de la dépanneuse. J'ente nds les voix des hommes qui m'ont embarquée dans cette galère, mais je ne comprends p as tout ce qu'ils disent. Ils semblent parler d'ennemis, d'armes et d'argent, mai s avec la cloison qui nous sépare, je ne parviens pas à interpréter la totalité de leu r conversation. Soudain, le véhicule s'arrête et les portes s'ouvre nt. Il fait nuit et nous sommes uniquement éclairés par un spot, alors je ne vois p as où ils m'ont emmenée. Cependant, lorsqu'ils sortent le pauvre homme de l'arrière de la camionnette, j'entends les hurlements d'une femme qui court vers nous, et je réalise que nous sommes chez eux. — Billy ! Non, Billy, tu ne peux pas m'abandonner, ouvre les yeux... Billy ! — On est arrivés trop tard, Nina... lui dit le gros moustachu qui m'a cogné un peu plus tôt, en la serrant dans ses bras. — Non, il n'est pas mort... c'est impossible... Emm enez-le voir le doc, dit-elle en pleurant.
— Maman, c'est terminé. Ces enfoirés ont profité qu 'il était seul pour s'en prendre à lui. On va s'en occuper, je te le promets. Laisse-n ous régler ça s'il te plaît, la calme son fils d'un air détaché. — Billy... je t'en prie... Réveille-toi... — Allez, viens Nina, on va aller à l'intérieur pour les laisser faire ce qu'ils ont à faire. Sky, le moustachu costaud qui m'a frappée, l'emmène en direction d'un entrepôt en essayant de la calmer. Mais la femme a perdu le con trôle de son corps, elle se débat en criant jusqu'à ce que tous les deux disparaissen t de notre vue. Malgré la situation dans laquelle je me trouve, je compatis à sa douleu r. Il y a quelques années, j'ai découvert les corps de ma mère et de mon frère aprè s un accident, et je sais à quel point ça fait mal. Je rentrais de l'école à pied avec des copines, qua nd un poids lourd a foncé tout droit sur une voiture, pour ensuite l'engloutir. Je me su is vite aperçue qu'il s'agissait du véhicule de ma mère, alors j'ai couru pour voir l'é tendue des dégâts dans l'espoir que les passagers n'aient rien. Seulement, le choc a été fatal pour tous les deux. Alors, même si je n'ai connu son mari que quelques minutes, j'ai mal au cœur. J'ai de la peine pour cette famille déchirée et sans que je ne m'en aperçoive, des larmes coulent sur mes joues. — Qu'est-ce qu'on fait de la fille ? demande le jeu ne qui m'a trouvée dans le fossé. — Attache-la dans la salle d'interrogatoire, on s'e n occupera demain, lui répond Speed. Quoi ? C'est quoi ce bordel ? Pourquoi ont-ils une salle d'interrogatoire dans un garage ? Qui sont ces personnes ? Dans quoi suis-je tombée ? Je tente de me débattre, quand deux hommes que je n 'avais pas encore vus jusque-là m’attrapent pour me faire sortir du véhicule. Il s me maîtrisent avec une telle force, qu'il m'est impossible de me dégager de leur empris e. Ils me portent pour me faire entrer dans un grand entrepôt et marchent jusqu'au fond, puis l'un d'eux ouvre une porte en fer. Ils me posent ensuite sur une chaise et le plus mince des deux attrape une corde pour m'attacher. — Lâchez-moi, je n'ai rien à voir dans cette histoi re ! Laissez-moi partir ! je m'énerve. — C'est pas à toi de décider, chérie, me dit le gra nd mince. — Qu'allez-vous faire de moi ? Je ne vous serai d'a ucune utilité ! — Si tu ne fermes pas ta gueule, je te coupe la lan gue. Et crois-moi, ce ne sont pas des menaces en l'air, me dit le gros moustachu en m e montrant un couteau qu'il vient d'extraire de sa poche. Je hoche la tête pour lui montrer que j'ai bien com pris et laisse un flot de larmes couler. Une fois tous mes membres attachés, ils se retourne nt et s'apprêtent à sortir de la pièce. — Hé, vous n'allez pas me laisser ici ? Aucun d'eux ne me répond. J'entends un bruit de clé s et leurs pas lourds s'éloignent. La pièce est plongée dans le noir et le silence tot al. Je réfléchis à une solution pour me sortir de ce foutoir, seulement aucune ne me vient en tête. La corde est trop serrée, il m'est impossible de bouger ne serait-ce que le peti t doigt. Je suis soudain prise d'une envie d'aller aux toilettes, alors j'appelle à l'ai de, mais ils ont tous déserté les lieux. Je suis seule, attachée dans un endroit froid et lu gubre, et apparemment j'y resterai un bon bout de temps.