Hunter black

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99 pages
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Description

Hunter Black a tout pour lui. Les filles, le charme, la popularité, et il est aussi le capitaine de l’équipe de football de l'université. Il a tout, surtout des difficultés en mathématiques.
Mary Adam est intelligente, beaucoup trop intelligente. Elle est aussi solitaire, enfin pas tout à fait, heureusement que sa meilleure amie Tina est là pour elle.
Quand le prof organise des binômes de travail, Hunter et Mary se retrouvent ensemble, ce qui déplaît fortement à Mary.


Mais Hunter cache un secret, un lourd secret. Et rien n'empêchera Mary de le découvrir.



Mary est-elle prête à subir les conséquences de celui-ci ?

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EAN13 9791034807321
Langue Français

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Hunter Black
Noémie H-Rennesson Hunter Black Couverture :Maïka Publié dans laCollection Imaginaire, Dirigée parPauline Montsarrat
©Evidence Editions2018
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Nous sommes tous des naturels. Certains sont simplement surnaturels.
Chapitre 1 Mary Ce matin, je suis en retard. Cela ne m’arrive jamais. Comment j’ai fait pour ne pas entendre mon réveil sonner. Mon lit est en désordre et encore recouvert des fiches révision de la veille. Les études sont la chose la plus importante dans toute ma vie. Je suis faite pour ça. Mes parents ont toujours dit que j’étais la petite surdouée de la famille. Ce qui n’était pas le cas de mon frère aîné, Damon. J’ai toujours su que le petit froid qu’il y a eu entre nous était dû au fait que nos parents me préfèrent à lui. Et pourtant je n’ai rien fait pour, bien au contraire. J’ai toujours été une enfant agitée pour leur prouver que mon grand-frère était bien mieux que moi, mais ça n’a jamais fonctionné. À l’âge de 5 ans, j’arrivais à lire des illustrations. À 6 ans, j’ai commencé mes premières multiplications, et à 7 ans, j’ai lu mon premier roman, un roman de 250 pages. Puis j’ai enchaîné des tonnes et des tonnes de livres, ma bibliothèque en est remplie. Les professeurs ont toujours voulu me faire passer une classe. Mais je n’ai jamais accepté. Je ne voulais pas que mes camarades pensent que j’étais valorisée par rapport à eux. Même si j’ai appris avec le temps que l’avis des autres m’importait peu, et que le mien est beaucoup plus important. C’est surtout que je ne voulais pas quitter Tina, ma seule et unique amie. Nous avons grandi ensemble, et j’ai bien l’intention de continuer à être amie avec elle tout au long de ma vie. Des amitiés comme ça, il n’y en a pas à tous les coins de rue. Je crois en la nôtre. Rien ne nous a séparées. Que ce soit les garçons, les vacances loin l’une de l’autre, ou encore notre choix d’étude. Car même si nous avons choisi des chemins diérents, nous sommes dans la même université. Pas de colocation pour nous. Non, ça aurait détruit ce que nous avons créé. Tina est fêtarde, je suis studieuse, ça n’aurait jamais collé, et on aurait 8ni par briser ce que nous avons construit. — Mary, tu es en retard, me réprimande-t-elle, j’ai eu le temps d’aller chercher ton cappuccino, et de boire mon café. C’est notre petit rituel du matin. Nous nous retrouvons devant le café du coin avec Tina, et nous déjeunons ensemble sur le chemin de l’université. — J’ai eu un problème de réveil, lui grogné-je. Elle hausse un sourcil blond. Elle non plus ne comprend pas comment j’ai pu avoir un souci avec mon horloge. Tous les jours, je fais bien attention à activer l’alarme, et ce matin, elle n’a pas voulu fonctionner. J’ai de la chance que mon corps a pris l’habitude de ce lever à la même heure. Bon d’accord, je me suis quand même réveillée une demi-heure après. Ça me met en rogne de ne pas être à l’heure. Je m’active à boire mon nectar avant de rentrer dans l’établissement. Tina est une 8lle très connue ici, et je suis son amie invisible. Chaque personne lui dit bonjour, ou lui fait un signe de la main. Je me suis habituée à cette scène, et ça ne me dérange pas, loin de là. Je préfère être invisible à leurs yeux. La popularité est loin d’être ce que je préfère. Devoir se créer une image pour plaire aux autres, très peu pour moi. Quand je m’apprête à 8nir ma boisson, je me fais bousculer. Tout le jus tombe sur mon t-shirt blanc.
Génial, il ne manquait plus que ça. Je me redresse vivement. — Hey, tu ne peux pas faire attention où tu marches ? La tête brune de Hunter Black et de ses sbires me rient au nez. — Non, mais quel abruti ! lui hurlé-je dessus. De nouveau ils sourient et partent en direction de la salle de cours. Je déteste ce mec. Il se croit supérieur à tout le monde, et il pense avoir le droit de faire ce qu’il veut. Depuis le primaire, je ne l’ai jamais supporté. Il y a quelque chose chez lui qui me fait peur. Sa manière de parler est brusque, j’ai toujours l’impression qu’il agresse la personne face à lui. Ça doit sûrement venir de sa voix grave qui me donne la chair de poule. Et ses yeux bleus sont toujours de glace quand je le croise. Il me ferait presque peur, et pourtant je suis loin d’être une trouillarde. — Mary, tu es en train de fantasmer sur Hunter ? — Pas du tout, j’étais en train de me dire combien je le détestais. Tina éclate de rire. Elle sait combien je ne le porte pas dans mon cœur, elle l’a toujours su, et toujours pu le constater dans mes faits et gestes. Heureusement pour moi que je garde toujours un t-shirt de rechange dans mon sac. En sortant des toilettes, Tina m’attend pour que l’on puisse se rendre ensemble en cours. Le premier cours de la journée est ma matière préférée, les mathématiques. Les chires, c’est mon truc. Je suis née pour ça. Les calculs sont faits pour moi. Bon, d’accord, j’exagère un peu, mais j’adore les maths. C’est le seul cours que j’ai en commun avec ma meilleure amie. Mais elle a la fâcheuse tendance de parler en même temps que le professeur, c’est pour ça que nous sommes chacune à un bout de l’amphi. Je l’adore, mais pas autant que ce cours. Monsieur Dajo est le meilleur enseignant qu’il soit. Il n’est pas mal pour son âge avec ses cheveux poivre et sel, et son regard de braise. Récemment, il nous a proposé de faire des devoirs à deux. Bien entendu, c’est lui qui choisit les binômes. Et il n’oublie pas de nous le faire rappeler en 8n de cours. Les devoirs à deux, je n’aime pas ça. Il y en a toujours un qui fait plus ses devoirs que l’autre, et ça finit mal. Mon cerveau travaille pour moi, il ne travaille pas pour plusieurs personnes. Et je ne laisserai aucune chance à mon futur partenaire. — J’espère que je suis avec toi, s’écrie Tina à l’autre bout de la pièce. Je n’ai pas le temps de lui répondre que Monsieur Dajo prend la parole. — Cette fois-ci, c’est un devoir diérent de ce que je vous donne en temps normal, ce ne sont pas des calculs. Mais de la réflexion, je veux tester votre logique. Puis Monsieur Dajo aFche les binômes sur le tableau d’aFchage à l’extérieur de la salle. Un attroupement d’étudiants se forme devant les feuilles. C’est quand même impressionnant que les gens ne puissent pas attendre deux minutes, faire la queue et attendre leur tour. — Tu me rappelles pourquoi il voulait faire un travail à plusieurs ? me demande Tina. — Pour apprendre à travailler en groupe, et s’entraider. C’est une bonne idée, tu ne trouves pas ? Tina hausse les épaules. — Si je suis avec toi, ce sera une bonne idée, mais je sens que je vais me retrouver avec un crétin qui n’arrivera pas à me donner un coup de main. Le verdict sera juste après la personne devant nous, qui par la même occasion met des plombes à trouver son prénom. Quand en8n elle se trouve, elle lève les bras en l’air en criant le prénom de la personne avec qui elle est. Elle a l’air contente, c’est le principal.
Tina se cherche, et je fais pareil. Elle se trouve avant moi. Et malheureusement, nous ne sommes pas ensemble. — Génial, je suis avec Matt, il est canon, mais n’a pas grand-chose dans le cerveau. Je ris à sa remarque. — Aide-moi à me trouver. Nos doigts parcourent toute la liste des prénoms. Quand en8n je me trouve, je change d’humeur, mon sourire s’évanouit, mon cœur loupe un battement. Est-ce que le monde a décidé d’être contre moi aujourd’hui ? Non, mais sérieusement ? Pourquoi je me retrouve avec cette personne ? Qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour mériter ça ? Monsieur Dajo a quelque chose à me reprocher ? Je ne comprends pas. — Génial, on se retrouve à la fin des cours Bloody, dit mon binôme en criant au-dessus de mon épaule. Mais pourquoi il m’a mise avec lui ? — Va te faire voir Hunter, lui grogné-je, ce qui le fait rire de nouveau. Ce mec passe son temps à rire. Bloody ? Ouais, pour Bloody Mary. La légende urbaine que tout le monde connaît. Vous vous souvenez de cette femme, en robe blanche pleine de sang, que l’on appelle trois fois dans le miroir… Bloody Mary. C’est tellement hilarant d’avoir un surnom pareil venant de Hunter Black. Il ne doit pas être fort en traduction. C’est plus drôle de m’appelerMarie la sanglante, alors que son nom veut direChasseur Noir. C’est l’hôpital qui se fout de la charité. — Oh, tu te retrouves avec le sexy Hunter, ça va être génial, roucoule ma meilleure amie. Nous n’avons pas les mêmes dé8nitions du mot sexy, et du mot génial. Ça va être un cauchemar ! Hunter Black… Je n’arriverai pas à m’en remettre. Merci d’avoir gâché ma journée, je vais penser à ça tout le temps maintenant ! Je me précipite vers le bureau de Monsieur Dajo. — Monsieur Dajo, il y a possibilité de me changer de partenaire ? Ses yeux bruns se posent sur moi, et son sourire s’élargit en coin de bouche. — Mademoiselle Adam, votre compagnon ne vous plaît pas ? — Pas du tout. Il pose sa main sur mon bras. Je le trouve beaucoup trop tactile parfois, comme aujourd’hui. — Vous aimez les défis ? me demande-t-il. — Bien sûr. Qui n’aime pas les défis ? — Alors, prenez ce partenariat comme un défi à relever. Je peux compter sur vous ? Sérieusement ? C’est tout ce qu’il a trouvé à me dire ? Je hoche la tête poliment, mais mon cerveau me dit clairement : NON. C’est ridicule, et ça n’en vaut même pas la peine. Hunter Black n’est pas un dé8, c’est un échec à lui tout seul. Je suis certaine qu’il l’a fait exprès. Que la journée de l’horreur commence ! Et ça n’a pas manqué, ce midi, je me suis retrouvée avec mon assiette de spaghettis bolognaise sur le pantalon, sans parler de la porte que je me suis prise dans la 8gure et qui a formé un vilain bleu sur mon front. Sans oublier que la batterie de mon téléphone a rendu l’âme. J’ai hâte de rentrer chez moi, de m’allonger sur mon lit et d’oublier cette affreuse journée. — N’oublie pas que tu as rendez-vous avec ton binôme ce soir, me rappelle Tina en montant dans sa voiture.
Comme si je pouvais oublier une chose pareille. Je grogne en montant dans ma voiture. Cette journée est une calamité. Depuis maintenant une demi-heure, j’attends que Hunter pointe le bout de son nez. Je suis allée voir après son entraînement de football, car oui, Monsieur Black est aussi le capitaine de l’équipe de football. Et il n’y était pas. J’ai attendu une demi-heure de plus devant les portes de l’université avant de me faire virer par le concierge. Super, il m’a posé un lapin. Je savais qu’il n’était pas sérieux pour les études, et même pour un petit devoir il n’arrive pas à le faire correctement. La mauvaise note me pend au nez, je n’ai jamais eu de mauvaises notes, mais je sais d’avance que je vais détester ça. Et même encore plus, je vais détester davantage ce Hunter Black !