Je t'aime parce que tu ne m'appartiens pas

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Alex, Max, Emma: trois sœurs vivant dans le même immeuble. Ce qui les réunit encore, ce sont leurs relations à des hommes chez qui l’amour se teinte de violence, de tromperie et d’humiliation. Trois sœurs soudées ayant l’habitude de dîner rituellement auprès de leurs parents en début de mois, en dépit des fréquentes absences de leur père de musicien. La survenue d’un drame sanglant pulvérisera pourtant les habitudes, mais encore les vies de ces femmes qui devront remettre à plat leurs désirs et leurs attentes. Avec ce roman en trois temps, construit comme une ronde dont le chat Polo serait le motif récurrent, C. Preux confronte le masculin et le féminin à travers une galerie de personnages aux vies souvent meurtries. De la lâcheté des hommes aux colères des femmes, de la démission des premiers à la volonté de se relever des secondes, l’auteur de "Nuits couleur safran" ou "La Malédiction des étrangers" poursuit l’exploration de son terrain de prédilection: la description de l’héroïsme des femmes ordinaires.

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Date de parution 03 mai 2012
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EAN13 9782748384123
Langue Français

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Je t’aime parce que tu ne m’appartiens pas
Du même auteur
Génération fitness,éditions Publibook, 2008
Salon virtueléditions Publibook, 2009
La Malédiction des étrangerséditions Publibook, 2010
Nuits couleur safranéditions Publibook, 2010
Christelle Preux Je t’aime parce que tu ne m’appartiens pas
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0117475.000.R.P.2012.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2012
Tentations. Évasions. Ta douce présence Agite l’essence De mon être faible Et je suis ta cible. Intensément. Immensément. Un peu de partage Et des idées larges Pour garder liberté, Désir, complicité. Des moments intimes Et quelques je t’aime Pour mieux se quitter. Spleen mais subtilités… Je t’aime parce que tu ne m’appartiens pas. Tu m’aimes parce que je ne te retiens pas.
1. La neige a décidé de passer la nuit avec les villageois. Les flocons s’éternisent dans l’air puis sur les chaussées, les toits, les champs… Max soupire puis détache son regard de la fenêtre. L’hiver est paisiblement installé et l’homme ne peut rien contre le froid pervers qui s’abat sur la nature. Max soupire à nouveau. La pendule affiche vingt-deux heures et Régis n’est toujours pas rentré. Alors elle re-prend son tricot et murmure : « Il a du retard ! C’est très bien ! Cela va me permettre de terminer mon écharpe avant l’arrivée du printemps… » Polo s’étire et décide de s’installer aux côtés de sa maî-tresse. « Heureusement, tu es là, mon chat, et tu me prouves chaque jour ton amour sincère. On ne peut pas en dire au-tant des hommes… » Soudain elle tend l’oreille : une clé dans une serrure, la porte qui s’ouvre et qui se referme brutalement… Elle arrête sa respiration pour mieux entendre les premiers mots prononcés par celui qui vient de rentrer dans la mai-son. Polo, d’un bond, a regagné l’un des pieds du fauteuil. « Je suis là ! Tu t’es encore fourrée où ? » La voix semble âpre, vide de sentiments mais bourrée de violence… Max inspire profondément comme pour emplir une dernière fois ses poumons d’un air sain puis laisse passer un filet de paroles à travers ses lèvres cris-pées : « Je suis dans le salon, je t’attendais pour souper… »
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La réponse, brutale, fait écho sur les murs de la mai-son : « J’espère que tout est prêt ! Lève donc ton cul et viens me servir… Salope… » Le dernier mot cingle les oreilles de Max dont la main sert fort le tricot pour ne pas répondre à l’insulte. « Il ne faut pas tenir compte des propos énoncés par des personnes enivrées. Ne surtout pas envenimer… » Ce murmure qu’elle ose s’offrir parcourt son dos glacé. Et soudain une haleine de vin rouge mélangée à celle du rhum effleure son nez. Le tricot tombe lentement sur le sol. « Tu fais quoi ? Tu te reposes alors que tu as posé ton cul devant un ordinateur toute la journée ! Heureusement que tu ne bosses pas en usine !!! » Le temps de déposer ses chaussures dans le couloir et de se poster devant sa femme, Régis s’est servi un verre d’alcool. Il tangue mais l’ivresse a multiplié ses forces hargneuses. « Alors, prête pour ton rendez-vous habituel, de-main ? » Max a un haut-le-cœur. L’haleine de son ami composée de vinasses diverses, de cigarettes froides lui donne la nausée. Mais elle se doit de répondre : « Tu veux parler du repas où nous nous réunissons le midi chez mes parents, le premier dimanche de chaque mois ? » Régis se frotte les yeux comme pour maintenir une lu-cidité bien au repos : « Ouais… Un repas où tes sœurs et leurs amants s’invitent ! Un repas chez ta mère… Pas chez tes pa-rents !!! » Max ne sourcille pas car le moindre mouvement impré-vu peut rendre la situation actuelle dangereuse. Polo s’enfuit par la porte d’entrée laissée heureusement entre-bâillée… Elle finit par tenter :
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