Jos, le lac de ma vie

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108 pages
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(Attention: La version papier de ce titre sera disponible en avril 2017)
Une histoire émouvante, que vous n’oublierez jamais.
Suite à une enfance plus ou moins heureuse et une adolescence gâchée en raison de la disparition de son meilleur ami, décédé à la suite d’un tragique accident, Richard entre à l’université pour entreprendre des études de droit. C’est là qu’il tombe amoureux de Brigitte, une collègue de classe, mais malheureusement, la relation entre les deux s’avère impossible.
Après une vive déception, Richard croit se consoler dans les bras d’Élise, la sœur de Brigitte. Un mariage et trois enfants plus tard, alors que le bonheur semble régner dans sa vie et que sa famille et lui habitent sur les rives d’un lac qu’il baptisera Jos, il commettra l’irréparable. Une erreur, juste une, qui bouleversera sa vie à jamais, ainsi que celle des siens.

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Ajouté le 03 février 2017
Nombre de lectures 6
EAN13 9782924594568
Langue Français
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Table des matières Chapitre 1 Préambule d’une vie… 8 Chapitre 2L’enfance… 16 Chapitre 3L’adolescence… 24 Chapitre 4L’amour… 33 Chapitre 5 Le dérapage… 47 Chapitre 6 L’imprévu… 55 Chapitre 7 Le drame… 65 Chapitre 8 La libération… 81
Les Éditions La Plume D’or
3485-308, av. Papineau
Montréal (Québec) H2K 4J8
http://editionslpd.com
Jacques Dore
Jos, le lac de ma vie
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Doré, Jacpues, 1946-Jos, le lac de ma vie Pour les jeunes de 13 ans et lus. ISBN 978-2-924594-54-4 I. Titre. PS8557.O73J67 2017 jC843’.54 C2016-942121-X PS9557.O73J67 2017
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada ar l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) ainsi pue celle de la SODEC our nos activités d’édition.
Concetion grahipue de la couvertureM.L. Lego Révision et correction d’éreuves : Lyne Boisvert © Jacpues Dore., 2016 Déôt légal – 2017 Bibliothèpue et Archives nationales du Québec Bibliothèpue et Archives Canada ISBN:978-2-924594-54-4 ISBN ePub:978-2-924594-55-1 ISBN PDF:978-2-924594-56-8 Tous droits de traduction et d’adatation réservés. Toute reroduction d’un extrait de ce livre, ar puelpue rocédé pue ce soit, est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’éditeur. Imrimé et relié au Canada re 1 imression, janvier 2017
À ma merveilleuse famille, à mes fidèles amis, et à vous qui me permettez de vivre le rêve ultime de tout auteur, celui d’être lu.
Le bonheur n’a pas de prix, même quand il coûte cher...
Chapitre 1 Préambule d’une vie… Richard était sur le bord de son lac... Il avait dé veloppé une relation d’amitié avec ce lac qu’il avait affectueusement ba ptiséJ o s ,du nom de son grand-père.sque tous les matins,Il avait pris l’habitude d’aller rencontrer Jos pre croyant naïvement que l’aube avait besoin de sa présence pour se manifester. Le temps était particulièrement frais pour un matin de juillet, mais cela n’empêchait pas le ciel de se teinter peu à peu des couleurs caractéristiques d’un superbe lever de soleil. Richard appréciait beaucoup ces moments où il se tr ouvait sur le quai, confronté à une nature qui l’amenait à faire une ré flexion sur les différents sens que pouvait prendre sa vie. Il y avait vu défiler les souvenirs de son enfance, de son adolescence, de ses premières amours. De même, il y avait souvent remis en doute ses propres comportements, que ce soit dan s sa vie de couple, dans son rôle de père, ou dans sa carrière professionnelle. Sous les apparences d’un homme viril, il était un être plutôt fragile qui se laissait souvent atteindre plus qu’il ne l’aurait souhaité par les événements qui se déro ulaient autour de lui. Il percevait Jos comme un confident, pour ne pas dire un guide, qu’il ne se lassait pas d’écouter. Ce matin-là, le ciel irisé lui paraissait pourtant sombre et gris et il ne ressentait pas le plaisir habituel que l’odeur de s on lac lui procurait. Il avait autre chose en tête. À quarante ans, il avait tout ce qu’un homme pouvait espérer pour être heureux… une femme idéale, Élise, trois enfants vivaces d’esprit et en santé, Alexandre, Olivier et Jeanne, un travail qui lui ra pportait des revenus nettement au-dessus de la moyenne, et une luxueuse maison sur le bord d’un lac qu’il considérait comme étant le sien. Il avait aussi des amis sur lesquels il pouvait toujours compter en cas de coup dur. Son enfance ne laissait toutefois pas présager une telle qualité de vie. Sa naissance ne s’était pas déroulée sans heurts, le r ecours aux forceps ayant été nécessaire pour l’expulser du corps de sa mère, plu s ou moins heureuse de le voir atterrir sur terre. Louise ne se voyait vraime nt pas materner un enfant, si beau pouvait-il être. Elle était, à ce moment, professeure dans une école publique de niveau secondaire depuis une dizaine d’années. E lle enseignait le français à des jeunes qu’elle avait progressivement appris à d étester au fil des années. Elle était une femme qui avait professionnellement peu d’ambition et qui se satisfaisait égoïstement des petits plaisirs de la vie. Elle app réciait les bonnes bouffes et, sans être alcoolique, trouvait qu’il y avait beauco up de bonheur contenu à l’intérieur d’une bouteille d’alcool. Elle avait as sez mauvais caractère, était plutôt du type soupe au lait et n’était en général d’agréable compagnie qu’avec les gens qui, à ses yeux, en valaient vraiment la peine. Elle était par ailleurs une femme habile qui savait prendre les moyensnécessaires pour parvenir à ses fins. À l’opposé, Laurent, le père de Richard, était un h omme patient et méthodique. Psychiatre de profession, il avait son propre cabinet privé en plus d’enseigner à l’université. Il aimait entrer en rel ation avec les gens, savait les écouter et avait à cœur de leur venir en aide. Même que bien souvent, il était plus habile à amener ses clients à mettre de l’ordre dans leur vie qu’il ne l’était lorsqu’il s’agissait de régler ses propres problèmes. Louise fit sa connaissance de façon très fortuite, alors qu’elle faisait la file pour effectuer un dépôt bancaire. En se retournant pour bavarder avec un ami qui se trouvait là par hasard, Laurent accrocha mal encontreusement le sac à main de Louise. Rouge de colère, cette dernière ne se retint pas pour afficher sa fureur. L’acuité de son regard aurait suffi à faire comprendre au pauvre homme qu’elle n’appréciait pas du tout l’incident qui ven ait de se produire, mais elle ne
s’en contenta pas. — Monsieur, on ne vous a jamais appris à respecter les gens? Regardez ce que vous avez fait! Surpris par tant d’agressivité, la réplique de Laurent ne se fit pas attendre. — Pensez-vous vraiment, madame, qu’il s’agissait d’ un geste volontaire de ma part ? Louise continuait de hurler tout en s’affairant à r amasser ce qu’elle considérait comme une partie de son intimité et en défendant à un Laurent tout penaud de toucher à quoi que ce soit. Comme si une simple sacoche renversée constituait pour elle un véritable viol. Tout autou r, des gens abasourdis restaient bouche bée, surpris qu’un incident aussi banal puis se entraîner un comportement qui leur semblait démesuré par rapport à la gravité de ce qui venait de se produire sous leurs yeux. — Croyez-moi, madame, de poursuivre Laurent, je suis vraiment désolé et je vous prie de pardonner ma maladresse. — Sachez, monsieur, que demander pardon est l’arme des faibles et ne sert de porte de sortie qu’à ceux qui sont venus su r terre pour emmerder les gens. Un peu exaspéré, Laurent sentit le besoin de rétorquer du tac au tac : — Sachez, madame, que la colère et la violence ne s ervent souvent qu’à camoufler un ardent désir d’amour et de tendresse. Louise ne pouvait se douter que son interlocuteur v enait de laisser parler sa profession. Il faisait partie de ces psychiatres qui ont la détestable manie de sonder les cerveaux des gens qui les entourent. Il était fasciné par ce qu’il appelaitles beaux cas. Louise lui était tout de suite apparue comme l’un d’eux. Celle-ci ressentit tout de même un malaise à la sui te de la dernière réplique du psychiatre.Au-delà de sa colère, tout en le considérant comme un être impoli et vaniteux, elle ne pouvait se cacher à elle-même qu’elle avait devant elle un homme au physique plus qu’élégant. Il n’éta it cependant pas question qu’elle laisse paraître un quelconque signe de symp athie. Cela aurait été, dans les circonstances, un aveu de faiblesse inacceptable. — Madame, je crois sincèrement que cette discussion ne nous mènera nulle part. Vous êtes furieuse et vous avez peut-êt re raison de l’être, mais en même temps, vous refusez que je sois désolé alors q ue je le suis vraiment. Je suis psychiatre et je me permets de vous dire que v otre comportement n’est pas celui qu’a normalement une femme sereine et heureus e. Si je peux vous venir en aide, ne serait-ce que pour réparer ma bêtise d’auj ourd’hui, n’hésitez pas à m’appeler ; je vous laisse ma carte. Tellement surprise par le culot de cet homme et par le dénouement imprévu de cette altercation, Louise n’eut pas le r éflexe de refuser la carte qui lui était tendue. Elle la prit donc, sans émettre la mo indre parole, puis sortit en coup de vent de la banque, sans même faire la transactio n pour laquelle elle y était entrée.
***
L’enseignante avait pratiquement oublié cet inciden t lorsque, quelques semaines plus tard, elle regardait un peu distraitement une émission de télévision portant sur les diverses façons dont un témoin peut influencer le déroulement d’un procès. Quelle ne fut pas sa surprise d’y voir apparaître Laurent, à titre de troisième invité. Celui-ci était venu parler du rôle des témoins experts, rôle qu’en tant que psychiatre, il avait lui-même été appelé à jouer à plusieurs reprises. Elle ne reconnaissait plus l’homme qui lui était apparu si détestable lors de