Kercastel

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652 pages
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Bien malgré lui, Tristan Merqueur n’est que l’un des pions dans la partie qui se joue entre son père, Charles, et Victor Larcher. Brandissant la menace d’une révélation des sombres secrets de Charles, Victor obtient ainsi que sa fille, Judith, épouse Tristan… Les contreparties à cet accord digne d’un autre âge? L’absorption de la fortune Larcher par les Merqueur impliquant l’écartement de l’héritière de la succession, et une période d’union maritale de deux ans minimum, au terme desquels Judith pourra entrer en possession du domaine en ruines de Kercastel. Apparemment, tout bénéfice pour les Merqueur… Toutefois, qui est cette jeune femme invisible qui sait aussi imposer ses conditions au cœur de ces cyniques tractations? Qui est cet être qui paraît obstiné et têtu, et qui vient contrecarrer la passion naissante de Tristan pour une mystérieuse femme rencontrée alors que les cieux s’ouvraient et déversaient leurs eaux? Après "La Vengeance de Béatrice" ou "Les Verts pâturages", Claude Michel donne à son "Kercastel" une nouvelle héroïne au tempérament indomptable, aux exigences intimes incorruptibles, à l’âme généreuse. Face à elle, un jeune homme qui fait sa mue, qui désapprend toute une éducation aux valeurs inhumaines, déjà conquis par celle qu’il voudra faire véritablement et sincèrement sienne. Judith et Tristan, deux cœurs qui s’apprivoisent sur un arrière-plan familial et social tempétueux, pour une saga flamboyante.

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EAN13 9782748361001
Langue Français

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Kercastel
Claude Michel Kercastel
Publibook
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Chapitre 1
Un brusque trou d’air réveilla les passagers de l’airbus qui revenait du Centre Afrique. Tristan Merqueur s’ébroua et reprit ses esprits… Il sourit avec un soupir heureux… Enfin, il retournait en France… Finie, la corvée de mise en route de l’usine dont son père Charles Merqueur lui avait confié l’installation… Il allait s’accorder quelques jours de vacances… Il y avait bien cette histoire de mariage qu’il lui avait demandé de contracter alors qu’il était aux prises avec une guerre entre les rebelles et le gouvernement sou-tenu par la France… Il n’avait toujours pas très bien compris les tenants et les aboutissants concernant cette mascarade… Après une conversation téléphonique mou-vementée où son père semblait aux abois, il avait dit qu’il s’exécuterait… D’après ce qu’il avait compris l’histoire se résumait ainsi… Charles Merqueur avait connu, il y a fort longtemps un homme du nom de Victor Larcher… Ils avaient travaillé ensemble et pour une raison qu’il ignorait s’étaient séparés d’un commun accord… Après des lustres de silence, Victor Larcher avait contacté son ancien collè-gue et lui avait demandé de marier sa fille à son fils pour procurer à celle-ci aide et protection… S’il n’acceptait pas, Victor Larcher révélerait un secret au public qui rui-nerait la carrière et le crédit de Charles Merqueur dans le monde des affaires… Par contre s’il obtempérait, au bout de deux ans dans le cas où aucun enfant ne viendrait con-tinuer la lignée, les fonds de Victor Larcher seraient cédés à Charles Merqueur… Le divorce serait prononcé et la fille aurait en compensation un vieux château en ruines et une rente équivalente au RMI… La transaction s’était
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faite… La fortune de Victor Larcher était venue dans les caisses des Merqueur sans aucune réserve en ce qui con-cernait l’héritière légale, d’autant plus qu’une clause disait que si pendant ces deux ans, Victor Larcher rendait l’âme, les liquidités versées au titre du contrat restaient acquises aux entreprises Merqueur… Victor Larcher avait réalisé tous ses biens immobiliers pour grossir sa mise dans les affaires de son compère, si bien que dans tous les cas de figure, sa fille avait été bel et bien spoliée, sa part légale se réduisant à rien… Et comment penser que Kercastel aux murailles démantibulées pouvait être un quelconque dé-dommagement ainsi que la somme mensuelle au montant dérisoire lorsqu’on comparait leur valeur au montant plus que conséquent que les entreprises Merqueur avaient en-caissé… Le seul ennui et il était de taille, c’était le fil à la patte qui le retenait captif et ce, pendant deux longues an-nées… Il eut un sourire narquois… Captif de nom simplement car il ne se priverait pas de s’offrir toutes les relations intimes qui passeraient à portée de sa main… Il avait l’intention de convoler en justes noces qu’à la qua-rantaine, ce qui lui donnait encore dix ans de bon temps, pour toutes les aventures qui viendraient à lui… L’hôtesse avec un charmant sourire qui en disait long sur le bien qu’elle pensait du bel homme qui lui faisait face, lui demanda s’il désirait quelque chose. Il déclina l’offre et reprit le cours de ses pensées. Le hic était le terme des deux ans car si la fortune Lar-cher était bien investie dans les affaires Merqueur, il fallait attendre la fin du contrat pour que cela soit définitif, à moins que le vieux Larcher casse sa pipe… Il secoua la tête… Qu’allait-il penser là ! Souhaiter la mort de quel-qu’un… C’était bien la première fois qu’une telle image s’insinuait dans son cerveau… Il devrait ronger son frein pendant vingt-quatre mois avant de retrouver sa liberté… Ce n’était pas la mer à boire… Il serait le moins possible au Manoir pour ne pas rencontrer sa femme… Que savait-
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