L’inconnu de la ville

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232 pages
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Lorsqu’il est au travail, Mike Heyer, mâle alpha s’il en est, dont le physique parfait l’image, est tout à ses affaires. Mais à la maison, il peut être radicalement différent et manifeste un appétit que seule sa femme est amenée à apercevoir.
La première fois que Samira a eu connaissance des fantasmes de son mari, elle s’est montrée réticente, voire inquiète. Mais après avoir constaté à quel point ceux-ci l’embrasaient, elle a cédé et s’y est adonnée avec bonheur. Leur plaisir a monté crescendo avec l’intensification de leurs jeux. À présent, de leur prise de risques: ils s’apprêtent à faire franchir une étape supplémentaire aux désirs de Mike en ouvrant leur lit à un inconnu séduisant qui n’a pas froid aux yeux. Un homme qui semble fait sur mesure pour assouvir chacun des désirs inavouables de Mike et de Samira.
Accueillir une nouvelle personne dans son intimité a toujours été dangereux, mais si le couple pensait mettre quelque chose en péril, c’était leur vie privée… pas leurs coeurs.

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Date de parution 24 octobre 2017
Nombre de visites sur la page 85
EAN13 9782897860837
Langue Français

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Copyright © 2015 Cara McKenna Titre original anglais : Crosstown Crush Copyright © 2017 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée avec l’accord de New American Library. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Sophie Beaume (CPRL) Révision linguistique : Isabelle Veillette Correction d’épreuves : Nancy Coulombe et Féminin pluriel Conception de la couverture : Catherine Belisle Photo de la couverture : © Getty images Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89786-081-3 ISBN PDF numérique 978-2-89786-082-0 ISBN ePub 978-2-89786-083-7 Première impression : 2017 Dépôt légal : 2017 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives nationales du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada Téléphone : 450 929-0296 Télécopieur : 450 929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Conversion au format ePub par:
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Merci à Laura, qui m’a fait entrer dans la fête en catimini.
Merci aussi à Christina et Claire, qui étaient toujours là pour remplir mon verre.
CHAPITRE 1
ne fois l’addition réglée, Samira enlaça sa meilleu re amie pour lui souhaiter bonne D nuit et elles se promirent de se revoir très bientô t. Elle vérifia l’heure sur son téléphone. Juste assez de temps. Les jambes un peu ramollies par le cocktail, elle traversa la rue pour entrer chez Sephora. Elle se d irigea vers le comptoir des parfums. Bouteille après bouteille, elle huma les différente s eaux de parfum jusqu’à ce qu’elle en trouve une qui lui plaise, aux effluves frais d’agr umes. Samira pulvérisa un jet devant elle et le traversa d’un pas. Elle remit la bouteil le en place, soulagée de ne pas s’être attiré de regards curieux comme c’était arrivé chez Macy’s. Dne fois sortie, elle n’était qu’à 400 m de leur de meure. Il avait plu pendant l’après-midi et l’air frais du début avril semblait électri fié, chargé de vie et de multiples possibilités. Elle inspira l’air printanier mêlé de parfum, imaginant quel homme aurait pu laisser de tels effluves sur ses vêtements et ses c heveux. Elle avait essayé un nouveau cocktail ce soir, un G reyhound : vodka et jus de pamplemousse. « Qui était l’homme qui lui avait off ert ce cocktail ? » se demanda-t-elle. Son mari voudrait le savoir. Il était grandbâti, avec des yeux, décida-t-elle en traversant la rue. Grand et bien clairs et des muscles découpés, une voix douce et g rave, des mains qui prennent leur temps. Il était bien monté. Ce dernier point était certain. C’est ce que Mike v oudrait savoir par-dessus tout. Sam baptisa son amant imaginaire Nick, et décida qu’il pratiquait l’aviron. Il ramait tous les matins sur la rivière Allegheny, alors ses bras éta ient forcément forts et musclés. Pendant la journée, il était… secouriste.Parfait. écidément, son amant imaginaire était l’homme idéa l. Leur appartement occupait la moitié d’une vieille m aison victorienne en briques. Tout en s’approchant, elle fit défiler les visages de se s acteurs préférés jusqu’à ce qu’elle fasse un choix. Sam, légèrement étourdie en montant les marches de pierre, fouilla pour trouver ses clés, comme si elle venait réellem ent de rencontrer Nick, bel homme, sportif et altruiste, pour boire un coup et baiser. Peu importe qu’elle n’avait parlé à aucun homme au Elbow Room, hormis le préposé aux co cktails.Ooh, barman. Sa prochaine aventure imaginaire serait avec un barman , décida-t-elle. Elle poussa la porte. Non pas que Mike se souciait de ce qu’ils fa isaient comme travail. Elle sourit en ne voyant aucune lettre sur le sol d evant la porte, ce qui voulait dire qu’il avait terminé de travailler à l’heure et qu’i l était rentré depuis un moment, qu’il avait donc eu le temps de s’imaginer où elle était, ce qu ’elle faisait et à qui elle le faisait. À cette idée, un sourire se dessina sur ses lèvres. Mike Heyer était l’exemple même de la contradiction . En dehors de ces murs, il était un dur à cuire : enquêteur principal à la brigade d es stupéfiants de la police de Pittsburgh, il prenait des décisions aussi importan tes que rapides et possédait un
physique correspondant à son attitude. Fort et touj ours à l’affût. Au-delà de ces murs, il était toujours en action, conscient de son rang et des perceptions des autres. Confiant et assuré. Il pouvait être le même au lit, et l’éta it souvent. Mais une ou deux fois par mois, dans le contexte de leurs jeux, il abandonnai t le fardeau de l’autorité qui pesait sur ses épaules et laissait ce que Sam soupçonnait être ses craintes les plus profondes et déterminantes prendre le dessus. Tu es faible, lui disait le jeu.Tu n’es pas assez mâle, rien ne sert de rivaliser. Tu échouerais. Sam sourit en repoussant le verrou, heureuse de sa voir qu’elle était la seule gardienne de ses désirs secrets, la seule qui pouvait le voir réduit à une si piètre version de lui-même, dont elle était responsable. Il fut un temps où elle n’avait rien voulu savoir d e ses désirs secrets. La première fois qu’il les lui avait avoués, Sam av ait grandement souffert du coup ainsi porté à sa confiance en elle-même et à une re lation dont elle n’avait jusque-là jamais douté. Elle ignorait ce qui se passait avec celui qui était alors son fiancé ; elle savait seulement qu’elle avait eu l’impression d’êt re une criminelle à ses yeux et que les côtés plus intenses de leurs ébats, qu’elle ado rait, étaient devenus trop intenses, trop crus. e possessif, il se faisait parfois méch ant, accusateur. Elle avait rompu avec d’autres amants pour moins, m ais Mike avait été différent, dès le début. epuis le soir où ils s’étaient rencontré s. Elle ne s’était jamais sentie aussi libre avec un homme avant… si libre que c’était com me se découvrir elle-même pour la première fois. Elle s’apercevait qu’elle pouvait êt re joueuse quand elle se sentait à l’aise avec un homme, et à quel point le sexe était meilleur quand c’était une aventure plutôt qu’une question de performance. Il était tou tefois devenu évident qu’il lui cachait quelque chose. Elle avait alors menacé de partir s’ il ne lui disait pas ce qui se passait. C’était la décision la plus difficile de sa vie. Il l’avait fait. epuis, leur devise était :La vérité seulement. Toujours. Elle s’était d’abord sentie intimidée et même dégoû tée. Mais la vérité lui chuchotait que ses désirs ne prenaient pas origine dans quelqu e chose qu’elle avait fait de mal, mais plutôt quelque chose qu’ilsouhaitaitsecrètement qu’elle ait fait de mal. Avec le temps, les sentiments de Sam à ce sujet s’é taient transformés, passant du choc au scepticisme, puis à l’acceptation et finale ment à la curiosité. Il lui avait fallu près d’un an pour en arriver au point où elle était prête à combler ses besoins, et au cours de ces mois, Mike avait changé aussi. Elle s’ était rendu compte que la confession de ses désirs avait représenté un poids énorme planant au-dessus de lui, et depuis que cette pression écrasante avait disparu, tous leurs problèmes avaient suivi. Plus d’accusations, plus de signaux confus, plus de sexe trop intense. Le Mike dont elle était tombée amoureuse était de retour, avec u n fétiche en plus. Dne fois qu’elle eut accepté que ce fétiche n’était pas son ennemi, elle décida d’en faire son ami. Son partenaire pour faire perdre la tête à son mari de toutes les manières dont il avait envie. Quand ils avaient commencé à explorer le fétiche de Mike, Sam avait fait la même chose que ce soir : elle était rentrée après l’heur e du dîner, une odeur masculine sur la peau. À l’époque, elle avait simplement travaillé t ard, puis était passée par la pharmacie pour frotter des échantillons de parfum t rouvés dans des magazines de mode masculine sur ses poignets. Mais après avoir v u, au cours des deux dernières années, ce que leurs jeux faisaient à son mari, ell e avait appris à avoir du plaisir en y
prenant part. Le même penchant qui l’avait autrefoi s dépréciée la transformait maintenant en une diablesse-déesse puissante et tordue. Dne supervilaine sexuelle. Il fallait l’avouer, détenir de tels pouvoirs était amusant. Dne ou deux fois par mois, Sam rencontrait des amis pour boire un verre, cherchant discrètement des yeux des hommes qu’elle s’imaginai t être allée rencontrer. Elle essayait de nouveaux cocktails, prétendant qu’ils l ui avaient été offerts, et essayait des échantillons de parfum avec plaisir. Toutes ces éta pes faisaient partie du processus. Aujourd’hui, près de trois ans après l’ultimatum, i l lui était difficile de se rappeler le moment où le fétiche de Mike l’avait repoussée ; el le ne pouvait plus imaginer leur mariage sans lui, ce qui aurait été comme avoir une épice préférée, puis se la faire interdire. Les repas seraient toujours aussi nourri ssants, mais il manquerait un petit côté exotique. — Allô ? — Salut, chérie, répondit Mike à l’étage. Son bureau se trouvait là-haut. Il avait sans doute apporté la paperasse de la journée. Il préférait habituellement s’en occuper a u poste et laisser son travail derrière lui, mais Sam savait que remplir la paperasse à la maison ce soir faisait partie du jeu. L’attendre, l’imaginer quelque part, clouée dans le lit d’un autre homme. Elle sentit son pouls s’accélérer alors qu’elle acc rochait son manteau. Quand elle enleva son alliance pour la glisser dans sa poche, son rythme cardiaque était presque frénétique. Elle respira l’eau de parfum sur sa pea u, inspira son zeste d’agrumes, goûta la piqûre insistante du pamplemousse sur sa langue et se figura l’homme qu’elle venait de baiser derrière le dos de Mike.son,C’était génial, Nick, mais je dois rentrer à la mai ou bien mon mari va se douter de quelque chose… Elle monta jusqu’à leur salle de bain et prit un pe u de lubrifiant dans la bouteille qu’ils gardaient dans l’armoire pour s’en mettre entre les cuisses. Elle détacha un bouton, puis deux, pour ouvrir son chemisier assez pour que quelqu’un se tenant debout puisse voir qu’elle portait un soutien-gorge en dentelle d e couleur menthe. Elle s’ébouriffa les cheveux et décida qu’elle avait l’air d’avoir été c omplètement ravagée, récemment, et de façon convaincante. Au bout du couloir, la porte du bureau de Mike étai t ouverte. Il pivota sur sa chaise quand elle frappa sur le cadre, la regardant de hau t en bas, les lèvres serrées en un mince sourire.C’est parti. — Comment s’est passée ta journée ? demanda-t-elle d’un air innocent. — Chargée, et pas encore terminée. Je vois que je n e suis pas le seul, n’est-ce pas ? Tu es très en retard. J’ai dû réchauffer des restes. — ésolée, j’avais une téléconférence qui s’éternis ait… — Tu es bien habillée, remarqua-t-il, reluquant sa jupe, ses talons, son décolleté. — es donateurs nous rendaient visite, mentit-elle, le regard détourné. Mike se leva. Il avait enlevé ses vêtements de trav ail et mis un jean et un t-shirt moulant qui indiquait aux mauvais garçons que son r ituel matinal consistait à lever des haltères, non des beignets, et que le corps de Mike Heyer était tout aussi ferme que sa justice. Mais même si ses capacités physiques l’exc itaient énormément, Sam n’en laisserait rien paraître ce soir. Jamais pendant le ur jeu. Quand ils jouaient, Mike était un
homme faible, incapable d’empêcher sa femme adultère de courir se jeter dans les bras d’hommes plus forts, plus beaux, plus virils. Sam n ’avait pas même embrassé d’autre homme depuis son premier rendez-vous avec son mari, cinq ans plus tôt, mais si on se fiait aux implications de leur jeu, elle s’était ta pé la moitié de la ville. — Ton odeur est… différente, souligna-t-il en s’app rochant. Qu’est-ce que c’est ? — Seigneur, je ne sais pas. Je ne sens rien. — Ça sent… Mike approcha son visage de la tempe de sa femme po ur mieux sentir son odeur. — Ça sent comme de l’eau de parfum. Sam frissonna en entendant la voix basse et posée, si différente de l’accent rauque habituel de son mari. Ignorant l’effet que cette vo ix lui faisait, elle reprit son rôle en haussant les épaules. — C’est étrange. Peut-être que c’est ce nouveau détergent. — Ton haleine sent l’alcool. — J’ai utilisé du rince-bouche avant de partir du b ureau. Mike plissa ses yeux bleus, évaluant les réponses d e sa femme. Il lui prit soudain le poignet et souleva son bras pour exhiber ses doigts nus. — Où est ta bague ? — Oh. Je l’ai sans doute enlevée avant de laver ma tasse au bureau. Sam fouilla dans sa poche de sa jupe et en ressorti t la bague. — Tu vois ? Il la regarda mettre sa bague, fronçant les sourcil s. — Qui était-ce ? Elle passa les doigts dans les cheveux brun sable d e son mari sans croiser son regard. Elle voulait laisser glisser ses doigts con tre sa gorge, sur sa poitrine et son abdomen, puis lui saisir l’entrejambe pour voir à q uel point il était dur, mais son rôle était celui d’une femme ambivalente et insatisfaite . Elle n’avait aucun intérêt pour sa queue. Elle en avait trouvé une meilleure, selon le fantasme de Mike. Elle ne pouvait pas dire qu’elle était elle-même excitée par la sit uation, mais savoir l’effet qu’elle faisait à son mari… Jamais elle ne s’était sentie si farouc hement désirée. — Je ne sais pas de quoi tu parles, leurra-t-elle. Qui était qui ? — Ne joue pas avec moi, Sam. Oh, mais si. Elle laissa échapper un petit rire peu convaincant. — Je ne joue à rien. Je n’ai absolument aucune idée de quoi tu parles. — Tu étais avec un mec, encore une fois. Qui était-ce ? Sam soupira, comme si elle en avait assez et ne se sentait pas coupable de s’être fait prendre. Comme si elle s’ennuyait. Elle croisa les bras et s’appuya contre le cadre de la porte. — Ç’a de l’importance ? — Oui. Tu es ma femme. Mike la prit par le bras, la guida hors de la pièce puis éteignit derrière eux. Seules les lueurs de la ville entraient par la fenêtre au bout du couloir, illuminant la distance les séparant de leur chambre. Dne vieille lame de parqu et craqua devant la porte de la chambre. Combien de fois avait-elle été réveillée p ar ce craquement, ce bruit