Le Choix

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146 pages
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Le lendemain matin, Morgan fit son jogging matinal auquel il s'adonnait tous les jours autour du terrain de football, faute de la piste de santé épousant les pourtours du campus, toujours en préprojet. Il faisait sa course tout en réfléchissant à la causerie nocturne qu'il avait eue avec Cade. Pourquoi, dans les relations hommes-femmes, les gens ont tendance à ne les limiter qu'aux rapports sexuels? Avec mes copines, dois-je ne penser qu'à ça pour me montrer plus homme vis-à-vis de l'opinion? Non! Non! Non!"" Amours, amitiés, secrets, révélations, éloignements et retrouvailles sont au coeur du roman de Huguette Nkurunziza qui suit les destinées d'un groupe de jeunes gens soudés. Et, au fil des pages, le lecteur de s'attacher aux figures de ce récit, de découvrir les attentes, déboires, blessures et espoirs de Morgan, Mariella, Stéph ou Juliana que met en scène, avec passion et conviction, une romancière à découvrir.

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Date de parution 03 septembre 2015
Nombre de visites sur la page 18
EAN13 9782342041484
Langue Français

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À mes amis À mes sœurs et à mes frères À mes parents À mon sportif d’oncle, mon parrain dans l’édition Au PDG de la Banque de crédit de Bujumbura, mon mé-cène
1. Morgan et ses trois copines — Oh, les filles ! Comment me trouvez-vous ? deman-da Morgan qui, sans même frapper, venait d’ouvrir la porte de la chambre numéro vingt-sept au premier niveau du bloc est. — Ouah ! Tu es magnifique, mon pote, répondit Julia-na. — Et où sont Stéph et Mariella ? s’inquiéta Morgan. — Elles se préparent encore. J’entends du bruit : ce sont peut-être elles qui arrivent. À midi, au restaurant, nous étions ensemble, à la même table ; je leur ai rappelé que nous allions partir à 13 h 45. J’entends leurs voix ; ce sont elles… Et voilà nos anges ! — Morgan !Amahoro ! — Amaho ! — Yambu ! — Yambu !— Et pour moi, pas de bises ? — Juliana ! Toi aussi ! On était ensemble à table, non ? s’exclama Mariella. — Allez ! Une pour l’affamée des bisous, fit Stéphania. Au fait, renchérit-elle, à quel âge as-tu su que les baisers existaient ? — Pouah,akazehesalutations modulées) de ma (les grand-mère est mieux. — Que vous êtes belles, mes chéries ! interrompit Mor-gan. Alors, on y va ? Remarquez que nous sommes à plus de cinq kilomètres du centre culturel où va se passer notre pièce de théâtre… Et, même s’il nous reste plus d’une heure et demie, n’oublions pas que nous sommes conve-
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nus de nous y rendre à pied. Moi personnellement, je n’aimerais pas y aller au pas de course et arriver au centre plein de transpiration et, bien entendu, je ne voudrais pas non plus être en retard. Après le traditionnel échange de salutations et autres amabilités, le petit groupe des trois copines et leur ami se mit donc en branle. Ils sortirent du bloc est, passèrent de-vant le bloc central et le bloc ouest. À hauteur de la cantine du campus, quelques « poils », qui dégustaient encore leur bière Amstel en guise d’apéritif, tournèrent la tête vers le groupe et ne s’empêchèrent pas de commenter. — Qu’est-ce qu’il a de la veine, ce petit médecin Mor-gan, avec ses trois copines ! disaient-ils, pleins d’admiration et de jalousie. — Et où vont-ils comme cela, à cette heure-ci ? — Tu crois qu’il couche avec toutes les trois ? — Ou que l’une d’elles est sa fiancée ? — Tu parles ! Elles sont déjà la chasse gardée des fonc-tionnaires qui ont de quoi leur offrir ! — Ne soyons pas bornés : l’amour pur qui peut se pas-ser des choses matérielles existe aussi. — Regarde-moi ces fesses rebondies de Juliana ! — Mariella, comment elle marche ! Quelle salope ! Et ses cheveux ! Quelle brillance ! Quelle classe ! — Et Stéphania ! Oh, là, là, là, là ! Quelles pourpres lè-vres pulpeuses ! Et quelle poitrine ! — Mon Dieu ! Moi, j’en bave ! Une nuit dans ses bras et le reste de ma vie incarcéré à Mpimba, je signerais le contrat les yeux fermés, avec les deux mains et les jambes, en plus. — Hé, les gars ! Avez-vous remarqué que, comme amis, Morgan n’a que celles-là et pas un seul garçon ? — Il doit avoir des problèmes. — Peut-être qu’elles le trouvent inoffensif ! — Non, les amis ! Les relations hommes-femmes ont évolué.
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