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Le démon du centre-ville

De
232 pages
Au tournant de la trentaine, Clare a un sentiment de fébrilité. Bien qu’elle ait un emploi rémunéré et qu’elle s’adonne à sa passion pour la photographie, elle ne peut se débarrasser de cette impression qu’il lui manque quelque chose. C’est alors qu’elle rencontre Mica. Sujet idéal pour son expo photo, Mica est sexy, excitant et tout ce que Clare désire.
Une nuit passée avec cet inconnu charismatique suffit à lui donner envie d’en avoir d’autres. Mais l’intensité que Mica porte en lui ne se limite pas à la chambre et Clare se demande si cette amourette estivale ne va pas s’avérer plus aventureuse que prévu, d’autant qu’une étrange énergie se met à bouillonner entre eux et Vaughn, le colocataire beau gosse de Mica.
Alors que se profile un plan à trois, Mica fait à Clare une proposition indécente qui ne se refuse pas : une aventure érotique qu’elle n’est pas près d’oublier. Prise entre deux hommes irrésistibles, Clare ne va pas tarder à obtenir l’exaltation qui lui manquait… et plus encore.
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ÉLOGES DES ROMANS DE CARA MCKENNA
« Une histoire captivante et fascinante. Cara McKen na maîtrise l’art de décrire des situations et des personnages réalistes. » — Maya Banks, auteure à succès numéro un selon leNew York Times
« A su assouvir ma soif de romance ultra chaude. Ca ra McKenna sait parfaitement inventer des mauvais garçons diablement séduisants. » — Jaci Burton, auteure à succès selon leNew York Times
« McKenna mélange danger et alchimie sexuelle avec brio. […] Les lecteurs tourneront avidement les pages pour savoir comment le mystère et la romance évoluent. » Publishers Weekly
« Une galerie de personnages fascinante, une toile de fond authentique et une bonne dose de sexe torride. » — Amanda K. Byrne
« Toute une aventure […] avec des protagonistes cha uds comme de la braise et un suspense captivant. » — Fresh Fiction
« Je ne me lasse jamais des héros de Mme McKenna. I ls sont toujours si crus et cochons. J’en frissonne rien que d’y penser. » — Fiction Vixen
« Une romance intense et passionnée, parfois un peu sombre. » RT Book Reviews(quatre étoiles et demie)
« C’est différent et séduisant. »
« Magnifiquement écrit et brillant. »
— Smexy Books
— Dear Author
« Tout à la fois intense, amusant et parfaitement s alace. » — Victoria Dahl, auteure à succès selonUSA Today
« Une écriture exceptionnellement évocatrice. Fasci nant. » — Smart Bitches Trashy Books
« À en perdre la tête. »
« Suspense extrême et tension sexuelle qui crépite. »
— Scandalicious Book Reviews
— Under the Covers
Copyright © 2015 Cara McKenna Titre original anglais : Downtown Devil Copyright © 2017 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée avec l’accord de New American Library. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Sophie Beaume (CPRL) Révision linguistique : Isabelle Veillette Correction d’épreuves : Nancy Coulombe et Féminin pluriel Conception de la couverture : Catherine Belisle Photo de la couverture : © Getty images Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89786-084-4 ISBN PDF numérique 978-2-89786-085-1 ISBN ePub 978-2-89786-086-8 Première impression : 2017 Dépôt légal : 2017 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada Téléphone : 450 929-0296 Télécopieur : 450 929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Conversion au format ePub par:
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Laura, Claire, Christina et Jennifer
Je n’aurais das survécu à la naissance pe ce livre et p’un PéPé au cours pu même été sans une montagne p’aipe.
Merci aux sages-femmes.
CHAPITRE 1
lors, ce que nous pouvons faire, informe Clare dans son microphone, c’est un A échange avec une paire identique en pointure 36. Av ez-vous toujours le ticket de caisse et le formulaire de retour ? — Non. Le moniteur informa Clare que la voix mâle nasale d ans son casque appartenait au numéro 0440310. — Il n’y en avait pas. Si, il y en avait un. — D’accord, ce n’est pas un problème. Pourriez-vous dans ce cas me faire part de votre numéro de commande ? Il est indiqué dans l’ob jet du courriel de confirmation. — Attendez. Clare regarda l’horloge sur son écran.Un dernier appel, ironisa-t-elle. Un dernier appel qu’elle avait décidé de prendre avant de part ir déjeuner. C’étaient toujours ceux-là qui duraient une éternité. — Je ne l’ai pas, annonça la voix. Je ne pense pas que vous m’en ayez envoyé un. Bien sûr. — D’accord, ce n’est pas grave. Vous pouvez égaleme nt vous connecter à votre compte Internet, consulter votre historique des com mandes et demander un échange dans le… — Je n’ai pas le temps. — D’accord. Eh bien, je peux consulter votre comman de en utilisant votre nom et vous envoyer une copie du reçu par courrier électro nique. — Bien. — Vous n’aurez plus qu’à l’imprimer, expliqua Clare , changeant d’écran, puis remplir la section d’échange. Dès que votre article sera pa rvenu à l’entrepôt, la paire de remplacement vous sera envoyée par la poste. — Combien de temps faut-il compter ? — Tout dépend de l’endroit où vous êtes. — Connecticut. — Bien, notre entrepôt est en Californie, donc ça p rendra entre 7 et 10 jours ouvrables… Quoi ? Je ne peux pas attendre aussi longtemps. Ma fille a besoin de ces chaussures pour un récital jeudi. On était lundi. — Dans ce cas, je vous suggère d’aller sur le site Internet, de commander les chaussures dans la pointure voulue, de choisir l’ex pédition accélérée et de retourner les chaussures d’origine quand vous pourrez. — Vous voulez dire payer deux fois ?
— Eh bien, pas exactement, Monsieur. Vous serez rem boursé du coût de la paire initiale. — Je suppose que je vais devoir payer ce supplément de transport. — Pour la nouvelle commande, oui. Mais quand vous r etournez la première paire, vous pouvez utiliser l’étiquette fournie… — Oh, c’est ridicule. Oui, oui, ça l’est. Demandez à parler à mon respons able. S’il vous plaîîîît. — Je suis désolée, c’est frustrant. Mais pour comme ncer, donnez-moi vos nom et prénom, que je vous envoie ce reçu par courriel. — Parfait. Parfait, répéta-t-il en poussant un soup ir aussi doux que de la laine d’acier. Vous appelez ça un service à la clientèle, hein ? Vous m’envoyez la mauvaise pointure et vous me faites payer l’expédition deux fois… — Ah, vous n’avez pas reçu la pointure commandée ? Parce que c’est différent… — Eh bien, elles ne luivontnture.pas, alors je dirais que ce n’est pas la bonne poi — Mais sont-elles de la pointure que vous avez comm andée ? Si ce n’est pas… — Passez-moi votre responsable. Un chœur d’anges éclata en chant. — Où êtes-vous, d’ailleurs ? En Inde ou quelque part ? — Pittsburgh, Monsieur. Attendez une seconde, je va is vous mettre en liaison. Clare appuya sur le raccourci clavier pour transfér er l’appel, soupirant de soulagement comme la musique d’attente lui emplissa it les oreilles. Elle tapota une note rapide dans l’espace mémo sur son écran. Code 29T38.. Il était très utilisé.le code du centre d’appel pour « connard »  C’était Besoin d’une pointure différente avant jeudi. Ai su ggéré une nouvelle commande et un retour, mais il n’est pas content. Désolée, Brady. Je t’apporterai un biscuit.Clare cliqua s u rMISEENATTENTEnumérique et, mit son casque de côté, ouvrit sa carte de temps dépointa pour le déjeuner. Partout autour d’elle dans cette mer de cubes, les gens parlaient tout bas, en douceur, apaisant des clients qui étaient probablem ent aussi charmants que l’appelant 0440310. Elle mit son sac sur son épaule.Seigneur, sortez-moi de cet asile de fous. Ouais, c’est ça.avait des avantages sociaux et cet endroit la payait bien plus Elle qu’elle n’obtiendrait comme vendeuse ou serveuse. C onsidérant qu’elle avait obtenu un diplôme en beaux-arts, Clare avait de la chance de ne pas être sans ressources. De plus, c’était à présent l’heure du repas. Elle p rendrait un grand café et un sandwich à la dinde hors de prix, puis s’échapperai t dans son projet pendant une heure. Enfin, 40 minutes, une fois soustraites la m arche et la queue. C’était toujours une pause. Elle mit sa veste et descendit les trois étages d’e scalier, souriant au gars de la sécurité quand elle traversa la réception chic et m oderne de l’ancienne usine et sortit par la porte d’entrée. C’était une journée magnifique. Très lumineuse, cha ude mais pas étouffante, et le centre-ville sentait le printemps. L’hiver avait ét é long et désagréable, et bien qu’on ne soit que début mai, il y avait quelques bourgeons s ur les arbres maigres plantés le long de la rue animée. C’était difficile de laisser un c onnard anonyme du Connecticut gâcher
votre journée quand il faisait aussi beau. Pas même si votre trentième anniversaire était dans quatre jours et que vous n’aviez accompli aucune des choses que vous aviez prévues l orsque vous étiez étudiant. Ce n’est pas tout à fait vrai. Je pourrais bientôt percer, même si c’est très près de la date limite. C’était sa première exposition importante, le genre où la galerie prenait la peine d’afficher le nom sur la vitrine en lettres givrées … Clare courtisait depuis des années la propriétaire, une amie d’une connaissance de l’univ ersité, se rendait à chaque nouveau vernissage, interagissait sur les médias sociaux, f aisait la lèche-bottes et lui rappelait avec tact à chaque occasion possible qu’elle était photographe. Elle y avait mis plus de deux ans, mais elle avait finalement eu sa chance c e vendredi passé. Un artiste qui faisait des collages et dont l’exposition devait av oir lieu fin août s’était retiré du projet. La propriétaire pourrait-elle jeter un coup d’œil a u portfolio de Clare ? Un peu, qu’elle pourrait. Elle l’avait fait. Elle avait été impress ionnée, suffisamment pour proposer à Clare d’exposer pendant trois semaines, à condition qu’elle soit en mesure de présenter un travail cohérent. Clare avait déjà une idée en gestation et avait mêm e quelques photos pour commencer. La propriétaire avait aimé le concept et les échantillons, mais avait besoin de plus, histoire de prouver que Clare aurait assez de sujets pour mettre en place une exposition de 18 photos. Il lui restait deux semain es (deux semaines pour trouver et photographier trois modèles correspondant à ce qu’e lle recherchait pour l’exposition) pour décrocher l’offre. Compliqué, mais pas impossi ble. Rien n’est impossible quand on a la vingtaine. Peut -être aussi quand on entame les premières semaines de sa trentaine. C’était sa meilleure chance de percer, elle n’allai t pas la gâcher. C’était sa mère qui s’était montrée la plus sceptique quand Clare avait annoncé sa décision de faire des études en art. Desiree Fowler était une femme noire , forte et opiniâtre qui avait obtenu sa maîtrise en administration des affaires après se pt ans de cours du soir et s’était taillé un chemin jusqu’à un poste de vice-présidente dans une entreprise locale respectée de dispositifs médicaux à l’âge de 45 ans. Clare admir ait sa mère, la respectait profondément. Elle l’idolâtrait d’une certaine faço n, même si la pensée d’être une femme d’affaires elle-même ressemblait à la misère pure. Elle savait que sa mère, bien qu’elle ne le disait jamais, voulait plus pour elle . Elle voulait plus pour Clare qu’un salaire pas très décent pour 40 heures de labeur he bdomadaire. Clare se contenterait de prouver à sa mère qu’elle n’avait pas gaspillé q uatre ans à travailler pour obtenir un diplôme en photographie. Une exposition dans une ga lerie respectée comme le Feurhy était un début. Elle avait déjà le goût du vin de l a soirée d’ouverture sur sa langue. Le goût de la revanche. Le café était juste au coin et, devant l’entrée, un e femme manœuvrait une poussette énorme sur le trottoir. Clare accéléra pour lui ouv rir la porte. La mère la remercia d’un sourire épuisé. Si Clare avait besoin d’un remontan t, cette femme semblait sur le point de s’écrouler. Il n’était que 13 h passées, mais la queue évoquait l’heure de pointe. Aucune importance. Clare aimait les files. Elle aimait reg arder les gens, faire n’importe quoi