130 pages
Français

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Le noël de M. Winterbourne

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Description






Lysander Winterbourne et Adam Freeman vivent heureux à Edgeley Park depuis dix-huit mois. Le jour, Lysander est le gérant de la propriété d’Adam, la nuit, il est son amant, mais aucun d’eux n’a parlé de leurs sentiments les plus profonds. S’agit-il d’un « ils vécurent heureux... » ou d’un arrangement pratique ?





















Lorsque les deux hommes sont invités à l’abbaye de Winterbourne pour un Noël en famille, l’affaire se complique rapidement. Trouvant une maison pleine d’invités, ils doivent faire face à des révélations choquantes, des secrets gardés depuis longtemps et à un choix que Lysander n’avait jamais prévu de faire...




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Informations

Publié par
Nombre de lectures 3
EAN13 9782376766636
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Publié par JUNO PUBLISHING 2, rue Blanche alouette, 95550 Bessancourt Tel : 01 39 60 70 94 Siret : 819 154 378 00015 Catégorie juridique 9220 Association déclarée http://juno-publishing.com/ Le noël de M. Winterbourne Copyright de l’édition française © 2019 Juno Publishing Copyright de l’édition anglaise © 2018 Joanna Chambers Titre original : Mr Winterbourne’s Christmas © 2018 Joanna Chambers Traduit de l’anglais par Lee Hanna Relecture et correction par Valérie Dubar, Miss Relect Addict Conception graphique : © Francessca Webster
Tout droit réservé. Aucune partie de ce livre, que ce soit sur l’ebook ou le papier, ne peut être reproduite ou transférée d’aucune façon que ce soit ni par aucun moyen, électronique ou physique sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans les endroits où la loi le permet. Cela inclut les photocopies, les enregistrements et tout système de stockage et de retrait d’information. Pour demander une autorisation, et pour toute autre demande d’information, merci de contacter Juno Publishing : http://juno-publishing.com/
ISBN : 978-2-37676-663-6 Première édition française : décembre 2019 Première édition : novembre 2018 Édité en France métropolitaine
Table des matières Avertissements
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Épilogue
À propos de l’Auteur
Résumé
Avertissements Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, les person nages, les lieux et les faits décrits ne sont que le produit de l’imagination de l’auteur , ou utilisés de façon fictive. Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement ex istées, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux ou des événements ou des lieux ne serait que le fruit d’une coïncidence.
Ce livre contient des scènes sexuellement explicite s et homoérotiques, une relation MM et un langage adulte, ce qui peut être considéré co mme offensant pour certains lecteurs. Il est destiné à la vente et au divertiss ement pour des adultes seulement, tels que définis par la loi du pays dans lequel vous ave z effectué votre achat. Merci de stocker vos fichiers dans un endroit où ils ne sero nt pas accessibles à des mineurs.
Le noël de M. Winterbourne
Joanna Chambers
Chapitre 1
Adam Edgeley Park, Buckinghamshire Décembre 1823 Le son familier d’une cuillère en argent tintant co ntre la porcelaine de Chine d’une tasse de thé réveilla Adam.
En bâillant, il s’étira et ouvrit les yeux. Lysande r se tenait devant la fenêtre, nu, son corps fin et fort magnifique dans la faible lum ière hivernale. Il tenait une tasse et sa soucoupe dans ses mains. La fine porcelaine en coqu illes d’œufs décorée de délicates roses roses avait l’air d’une délicatesse absurde d ans ses mains masculines et capables.
Lysander n’avait pas encore remarqué qu’Adam était réveillé. Il regardait dehors le parc d’Edgeley Park, une expression tranquille sur le visage, un petit sourire se dessinant sur ses lèvres.
— Vous n’avez pas froid, M. ensommeillée.
Winterbourne ? demanda
Adam, la voix
Lysander se retourna, son petit sourire s’agrandiss ant, ses yeux s’illuminant de joie en trouvant Adam éveillé.
Y avait-il quelque chose de mieux que ça ? Être reg ardé de cette manière par la personne dont vous étiez amoureux ?
— Oh, M. Freeman, vous me connaissez.
Lysander posa la tasse et la soucoupe sur une table basse avant de revenir dans le lit, se déplaçant avec cette grâce qu’Adam admirait depuis la toute première fois.
— Je ne ressens pas le froid. Cela vient du fait qu e j’ai grandi dans une vieille abbaye pleine de courants d’air.
Adam tendit la main vers Lysander pour l’attirer pl us près, le faisant tomber sur lui, ce qui fit rire celui-ci quand Adam lâcha un «ouf »inattendu.
— Vous pouvez ne pas sentir le froid, dit Adam, qua nd il retrouva son souffle, mais votre peau est glacée. Laissez-moi vous réchau ffer, mon beau garçon.
Lysander rit joyeusement.
— Garçon, se moqua-t-il.
— Vous serez toujours mon garçon, lui assura Adam, posant sa bouche sur ses douces lèvres avant de se faire rouler jusqu’à ce q ue Lysander se retrouve couché sur le dos, sous lui. Rompant le baiser, Lysander regar da Adam, la joie et la tendresse dansant dans ses yeux.
— Je dois y aller, murmura-t-il, bien qu’il ne fît pas la moindre tentative de mouvement. J’ai du travail.
— Ça peut sûrement attendre un peu.
Adam pressa un baiser sur la gorge de Lysander, pui s en fit un chemin jusqu’au point sensible où sa mâchoire rencontrait son oreil le, savourant les gémissements de plaisir de son amant.
— D’abord, j’ai envie de vous goûter alors que vous vous répandez dans ma bouche. Vous aimeriez ça ? Une petite récompense po ur avoir bien pris soin de moi la nuit dernière ?
Lysander gémit de nouveau.
— Seigneur, votre membre… je peux encore vous senti r.
Il eut un rire fragile.
— Oui, sucez-moi. J’aime sentir votre bouche sur mo i.
Adam se tortilla pour descendre dans le lit, embras sant le corps de Lysander sur son passage : épaule gauche, mamelon droit, l’arc d e sa cage thoracique jusqu’à son nombril.
Tant de délices.
Avec un soupir heureux, Adam s’arrêta entre les cui sses ouvertes de Lysander, les écartant avec ses coudes pour se faire un peu p lus de place, riant doucement alors que Lysander soupirait son assentiment.
Pendant un instant, il s’offrit le luxe de regarder simplement son amant, fixant avec une fascination éhontée le nid brun clair d’où naissait le pénis de Lysander, dur et son extrémité rouge, pulsant d’envie, et les charma ntes bourses de ses testicules, déjà hautes et serrées.
— Adam,s’il vous plaît…
Il leva les yeux. Lysander avait posé son bras en t ravers de son visage, son torse se soulevait et retombait au gré de ses halètements .
Un garçon si charmant, désinhibé.
Le cœur d’Adam se serra, dans un sentiment qui étai t à la fois joyeux et triste. Il souhaita pouvoir préserver ce moment pour toujours. La vérité était, qu’il n’était pas certain de combien de temps cela durerait, combien de temps Lysander planifiait de rester à Edgeley Park, et bizarrement, il n’avait j amais réussi à le lui demander, comme si en le faisant, il allait lui rappeler qu’il y av ait un monde en dehors de la maison, qui l’attendait.
Repoussant avec détermination ces pensées, Adam tou rna son attention vers le cas qui l’occupait. Il commença avec les testicules de Lysander, léchant une délicieuse piste humide sur sa peau tendue et ridée, tirant un rire tremblant de son amant.
Lysander aimait ce genre de chose très humide, alors Adam ne se ménageait pas, léchant jusqu’à ce que son menton soit mouillé et q ue sa bouche fasse des bruits obscènes. Lysander remua contre lui, gémissant et s e tortillant sans la moindre timidité.
Seigneur, Adam aimait ça. Lysander frémissait sous lui, en prise avec le plaisir. Il n’y avait aucune honte dans le lit qu’ils partageai ent. Pas de timidité. Seulement un plaisir sauvage et décomplexé.
Adam déplaça son attention sur le membre de Lysande r, d’abord en mouillant soigneusement la base, puis en le badigeonnant avec de généreux coups de langue, s’enivrant du parfum de Lysander.
— Ah, Seigneur, vous êtes doué pour ça… cria Lysand er, ses hanches se tendant vers l’avant pour en demander plus.
Adam leva les yeux, rencontrant son regard et souri ant malicieusement, avant de rebaisser la tête pour prendre enfin le membre de L ysander dans sa bouche, jusqu’au fond de sa gorge.
Lysander émit un grognement profond, et Adam se sen tit comme son maitre et son esclave à la fois, le vainquant avec le plaisir de son dévouement.
Il suçait son garçon, lavait et léchait, tout à l’a bandon, sans finesse, les joues creuses, le visage mouillé. Il suça jusqu’à ce que les muscles de sa mâchoire soient douloureux et pourtant, il ne voulait toujours pas que cela se termine. Son propre pénis était dur comme de la pierre, et pourtant, il ne pe nsa même pas à se toucher. Tout était pour Lysander.
Les doigts de ce dernier s’emmêlèrent dans les chev eux d’Adam, le pressant alors qu’il babillait des supplications et prières, ponct uées de cris rauques de plaisir, inarticulés. Et puis, bien trop tôt, Lysander éjacu la en giclées joyeuses et salées. Adam réussit à en avaler la majorité, mais une petite qu antité éclaboussa son visage, le faisant rire — c’était si salissant de s’occuper de son garçon.
Il rampa vers le haut du lit, se penchant au-dessus du corps détendu de Lysander pour lui sourire. En montrant son visage, il dit, ironiquement :
— Vous m’avez eu.
Lysander rit à son tour, tendant la main pour essuy er avec son pouce le fluide nacré qui ornait la joue d’Adam, et ce dernier en p rofita pour attraper la main de Lysander pour l’amener jusqu’à sa bouche, sous le r egard souriant de ce dernier alors qu’il suçait son pouce pour le nettoyer.
Le sourire de Lysander était grand et ensoleillée.
sans complexe . Une
— C’était agréable. Maintenant, c’est votre tour. Dois-je…
vraie beauté
Avant qu’il puisse aller plus loin, on toqua vite e t fort à la porte de la chambre, avant qu’un bruit de cliquetis se fasse entendre, c e qui obligea Adam à crier par-dessus son épaule :
— Non !
Non pas que cela changea grand-chose. La porte cont inua de grincer en s’ouvrant et une tête familière aux cheveux auburn jeta un co up d’œil depuis l’encadrement de la porte.
— Ce n’est que moi, dit son propriétaire avec entra in.
Adam se fit tomber sur le dos, tirant les couvertur es sur son corps et celui de Lysander.
— Pour l’amour du ciel, Jonny !
Lysander – le traitre – commença à rire et tira les couvertures par-dessus sa tête, se tortillant pour descendre dans le lit afin de se cacher de leur intrus.
Une autre voix, depuis le couloir derrière Jonny, c ria avec anxiété :
— Je suis vraiment désolé, Monsieur ! J’ai essayé d e l’arrêter !
Pauvre Fletcher. Le majordome d’Adam était très pro tecteur envers son maitre. Adam avait offert à l’homme un travail alors que pe rsonne d’autre ne voulait de lui directement après sa sortie de prison, après avoir été condamné pour le même crime qu’Adam commettait tous les jours : préférer partag er son lit avec un homme.
— C’est bon, Fletcher ! cria-t-il en retour. Je com prends que M. Mainwaring est impossible.
Jonny gloussa et Adam lui jeta un coup d’œil avant de soupirer.
— Entrez et fermez la porte derrière vous, au moins .
Jonny s’avança, resplendissant dans une robe de cha mbre en soie dorée, épaisse, recouverte de paons richement brodés, et l aissa la porte claquer doucement derrière lui.
— Bonjour, roucoula-t-il en prenant place dans un fauteuil près de la fenêtre. Vous avez l’air en pleine forme ce matin. Tout rouge et beau. Venez-vous de le faire tous les deux ? Je pense avoir entendu des bruits bizarres.
Le visage d’Adam rougit de mortification.
— Vous ne devriez pas sortir seul, marmonna-t-il. C ’est un miracle que personne ne vous a encore assassiné. Sous le drap, Lysander se mit à rire.
— Vous savez, mon cher, je pense que vous avez rais on à ce sujet, dit Jonny. J’aurais besoin d’une protection permanente, mais j e n’ai pas encore trouvé un homme assez endurant pour tenir le coup.
— Pour un homme qui se lève rarement avant le déjeu ner, vous êtes étonnamment fatigant, acquiesça sèchement Adam. En parlant de ça, pourquoi êtes-vous debout à une heure aussi indue ?
Jonny eut un sourire vorace.
— Je voudrais votre bien-aimé pour la journée.
Lysander sortit la tête de sous le drap en entendan t ça, les yeux grands ouverts.
— Quoi ?
Jonny rit.
— Seulement pour vous peindre, très cher. Vous me l ’avez promis, et la lumière, ce matin, est magnifique, claire et hivernale. Je v ous imagine en Narcisse. Nous pourrions aller voir cette folie ridicule près de l ’étang pour mes premières esquisses. Ne vous inquiétez pas, vous n’avez pas besoin de vous déshabiller… il fait bien trop froid et je ne suis pas un monstre.
Il fit un sourire de vainqueur à Lysandre et battit des cils.
Ses charmes n’avaient aucun effet sur Lysandre qui, pourtant, s’assit et dit :
— J’ai bien peur de ne pas pouvoir ce matin. J’ai d es choses à faire. Il y a une quinzaine de jours, il y a eu une suspicion de gale chez les moutons de Whitecross Farm, et nous devons revérifier tous les troupeaux.
Jonny fit la moue.
— Oh, mais la lumière esttellementparfaite !
Il regarda Adam et ajouta en riant :