282 pages
Français

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Les secrets de Terra

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Description

Benoit vivait chez sa grand-mère depuis l'accident qui avait emporté ses parents lorsqu'il était bébé. Il menait une vie banale d'étudiant trop sérieux et discret. Se donner à fond pour réussir et ne pas décevoir sa seule famille, était son unique priorité.


Sa vie bascule un soir d'orage, lorsqu'un éclair le surprend. L'accident est inévitable et il ne peut éviter cette personne encapuchonnée.


Depuis, il vit des choses étranges, presque irréelles... même cette jolie blonde semble venir d'ailleurs. Max, son ami le plus proche, essaiera de lui changer les idées en sortant avec sa bande de copains.


Pourtant cette voix reviendra lui rappeler qu'une mission l'attend ailleurs. Mais l'acceptera t-il ?

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Informations

Publié par
Nombre de lectures 9
EAN13 9782902427130
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

LES SECRETS DE TERRA TOME 1 : HÉRITIER
Angel De Schacht
LES SECRETS DE TERRA
TOME 1 : HÉRITIER
«Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. L’auteur ou l’éditeur est seul propriétaire des droits et responsable du contenu de ce livre. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayant droit ou ayant cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.»
© Editions Plumes de Mimi éditions Adresse du siège : 122 rue de l’Argonne, 62117 Brebières
Auteur : Angel De Schacht
ISBN : 978-2-902427-13-0
Angel De Schacht L'écriture est venue à moi à un moment compliqué de ma vie. Épouse et maman de deux enfants, j'ai toujours été quelqu'un de très c réatif. Dessin, peinture, sculpture et autres, ont toujours fait partie intégrante de ma vie, d'où le choix d'un métier manuel. Mais un jour de f évrier 2016, un médecin m'a gentiment dit de faire le deuil de ma vie d'avant. Le diagnostic de fibromyalgie était tombé comme un coup de massue et je savais enfin ce qui me privait de beaucoup de choses depuis deux ans. La lecture est devenue un b esoin quotidien pour échapper à ma douleur. Je suis une véritable bookaddict et en refermant un livre que je venais de terminer, je me suis dit " pourquoi pas moi ? ". J'ai couché les premiers mots sur l'écran de mon ordinateur et Benoît prenait vie au fil de mon imagination. Se sentir de nouveau capabl e de créer fut pour moi une satisfaction des plus légitimes, mais elle fut à so n paroxysme quand je reçus le mail d'Émilie, mon éditrice. La maladie me prive souvent de mes capacités physiq ues, mais je venais de me rendre compte qu'elle ne me prendrait jamais mon po uvoir créatif. N'abandonnez jamais, croyez en vous et foncez ! La vie nous réserve parfois de belles surprises. Terra renferme encore bien des secrets qu'il me tarde de vous faire découvrir.
Angel
À toi, papa, que je n'ai jamais vu avec un livre à la main, mais qui l'aurait certainement fait pour moi.
" Et puis, il y a ceux que l'on croise, ceux que l'on connaît à peine, qui vous dise un mot, une phrase, vous accorde une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie. " Victor Hugo
Chapitre 1
Je m'enroulai dans la couette pour essayer d'échapp er à cette voix qui s'introduisait violemment dans mon esprit. À la fois douce mais ex trêmement directive, j'entendais ses mots sans pour autant parvenir à remuer ne sera it-ce qu'un orteil. — Benoît Christian Georges Lewis ! Si tu ne te lève s pas immédiatement, je te promets que tu risques de ne pas beaucoup apprécier ce qui va suivre ! Ma grand-mère… ma chère et douce grand-mère. Je l'e ntendais ainsi tous les matins et pourtant, je réitérais mon cinéma chaque jour pour savoir si elle mettrait sa menace à exécution. La connaissant, j'étais sûr qu'elle ne le ferait pas. Les seules fois où j'entendais mon nom en entier, c'était généralem ent quand je dépassais les bornes. En l'occurrence le matin, quand Morphée décidait de ne pas me lâcher malgré les imbrications de ma grand-mère. J'avais beau essayer de pousser un peu plus loin la fainéantise, elle ne lâchait rien. — Oui, mamie, c'est bon ! Je me lève, soupirai-je s ous la couette. — Dépêche-toi un peu ! Il est déjà sept heures tren te, tes cours commencent dans une heure. Et ne pars pas sans avoir pris ton petit -déjeuner, tu sais ce qu’il se passe quand tu décides de partir sans ! Oh oui, je le savais ! Mamie qui se pointait sur le campus pour m'apporter mon " petit " déjeuner. Par petit, j'entends bien sûr qu' il y avait à manger pour au moins cinq personnes. Mais c'était surtout la honte devant tou s mes potes. Elle était peut-être la seule famille qu'il me restait sur cette terre, mai s il ne fallait tout de même pas pousser. — Promis, j'ai bien compris le message, lui répondi s-je tandis qu'elle descendait les escaliers. Je me levai de mon lit et me dirigeai vers la fenêt re pour regarder si Déméter nous avait enfin gratifiés d'un peu de soleil. — Va falloir m'expliquer comment, toi, Déméter, tu peux nous faire passer de l'hiver à l'été et nous renvoyer à l'automne en l'espace d' une semaine ? m'exaspérai-je en regardant le ciel. Comme si elle pouvait m'entendre ou ne serait-ce qu 'exister... Bon, en même temps, habitant dans le nord de la Fra nce, c'était monnaie courante pour moi. Je vivais dans une petite ville à une cin quantaine de kilomètres de Lille. Mes parents étaient décédés dans un accident de voiture lors d'un voyage. Mon père avait voulu faire une surprise à ma mère en lui offrant u n week-end au bord de la mer pour lui permettre de souffler un peu, mais surtout pour lui faire sa demande en mariage. Il n'en eut pas le temps. Un chauffard saoul les avait percutés de plein fouet en prenant l'autoroute à contresens, leur ôtant la vie sur le champ. Depuis ce jour, je vivais chez ma grand-mère, Marie. Elle n'avait qu'un fils et ma mère était une jeune fille orpheline, baladée de foyer en foyer. Mamie Marie é tait donc ma seule famille.
Je passai outre ma déception concernant le temps et me dirigeai vers la salle de bain. Le reflet dans le miroir m'apprit que la nuit avait été reposante, à la vue des traces d'oreiller qui me barraient la joue gauche. La douche chaude fut des plus agréables et mon cerveau était enfin prêt à affront er une journée de cours. Je sortis de la salle de bain, une serviette sur les hanches, et me dirigeai vers mon armoire pour
choisir l'armure qui me servirait à passer courageu sement au travers de ces huit heures de cours théoriques qui m'attendaient. Un t-shirt blanc, un jean et un sweat noir à capuche feraient l'affaire. Le tout surmonté d'un e veste en jean et je fus habillé en moins de deux minutes. Je ne faisais pas grand cas de mon apparence. Plus cela passait inaperçu, mieux c'était.
Je n'étais pas quelqu'un qui aime qu'on le remarque . Quand je me regardais dans le miroir, je voyais juste un grand gars mince, enf in, sec était plus approprié. Des cheveux brun courts, que j'essayais de dompter avec un peu de gel et des yeux bleu cachés derrière une paire de lunettes, tout ce qu'i l y avait de plus banal. Bref, pas de quoi fouetter un chat. J'attrapai mon sac posé sur le bureau, dévalai les escaliers et me dirigeai vers la cuisine. L'odeur alléchante des tartines grillées m e chatouilla le nez et mon estomac se fit entendre. Je m'installai à table et ma grand-mè re me servit un grand bol de lait chocolaté. Du haut de mes dix-neuf ans, elle estima it que le lait était primordial au petit-déjeuner et que le café me donnerait bien tro p tôt, des ulcères à l'estomac. Cela ne me dérangeait pas, je n'aimais pas ça. Je beurrai deux tartines et y étalai de la confitur e de fraises faite maison. La meilleure que je connaisse avec la fameuse compote de pommes de mamie Marie... un pur régal ! — Quels cours as-tu aujourd'hui, Ben ? me demanda-t -elle tout en s'activant dans la cuisine. — Maths, anglais et génie mécanique, lui répondis-j e tout en mastiquant ma tartine. J'étais dans ma première année de BTS électrotechni que. Entre tous les cours de culture générale et les cours techniques, mes neuro nes bossaient à plein régime. — Avec un bon petit déjeuner, tu auras le plein d'é nergie pour pouvoir commencer la journée, me dit-elle en souriant. Je finis d'avaler mon chocolat chaud, l'embrassai s ur la joue et sortis de la cuisine. J'attrapai mes clefs de voiture au passage et j'env oyai un texto à mon ami, Max, pour lui dire que je serais devant chez lui d'ici cinq m inutes. — N'oublie pas de passer prendre le pain, Benoît ! s'écria ma grand-mère avant que je claque la porte d'entrée. Je montai dans la vieille Opel de mon grand-père. E lle n'était pas toute jeune et faisait parfois des siennes, mais me rendait bie n des services. Sans elle, il me faudrait prendre le bus, puis le métro, pour ensuit e reprendre un bus et enfin arriver sur le campus. Ce qui signifiait surtout me lever deux heures avant mon premier cours. Impossible ! J'avais besoin du peu de sommeil que j e pouvais prendre pour réussir à faire les mises à jour de mon disque dur interne, s inon ce serait la surchauffe assurée.
Bon ok, il m'arrivait souvent de parler de mon cerv eau en tant que disque dur. Les aléas de suivre un cursus électrotechnique.
J'arrivais chez Max à l'heure prévue. Son apparteme nt était sur le trajet, alors nous avions convenu un accord ; nous faisions le chemin ensemble et il participait aux frais de carburant. Cela lui évitait aussi la corvée des transports en commun et nous étions gagnants tous les deux. Je me garai devant chez lui et klaxonnai pour lui s ignaler ma présence. Il sortit quelques secondes plus tard et comme d'habitude en le voyant, je sus qu'il avait passé pas mal de temps à se préparer. Nous ét ions comme deux opposés, les