Mirage

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Français
248 pages
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Description

"“Je cherche et guette désespérément cet homme qui aura le cran de faire de vous son épouse“. Ces paroles, contenues dans une lettre qui lui étaient publiquement adressée, l’interpellent cruellement à cet instant épique. Vie de paillettes, folie à outrance puis le clash avec ce terrible accident. Une reconstruction épuisante, le bout du tunnel enn quand un scandale sans précédent, l’éclabousse de plein fouet. Que va-t-il advenir du top model Youanidou Sao ?"

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Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2010
Nombre de lectures 657
EAN13 9782363900081
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Cet ouvrage a été édité grâce au Fonds d’Aide à l’Édition du Ministère de la Culture et de la Communication
© Les Éditions Nara Almadies Villa n° 12 Dakar - (Sénégal) Tél : 77 181 57 57 e-mail : editionsnara@yahoo.fr Dakar 2015
ISBN : 978-2-36390-008-1
Conception de couverture : Soum Tous droits réservés
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ÉDiTiOns Nara
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COLLecTiOn Signare
Je t’ai filé une chanson douce comme un murmure de colombe à midi.
Léopold Sédar Senghor, Chant pour Signare,in Nocturnes.
À toute la famille Zal Diouf et Yaya Sow Affectueusement
Cette oeuvre est une pure fiction. Toute coïncidence ou ressemblance avec des personnages ou des faits réels est fortuite et involontaire.
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NotE dE l’ÉdItEuR
Allier la face ludique et instructive à travers des œuvres fictives ! Tel est le crédo que les éditions NARA sou-haitent diffuser à travers la collection Signare. Ludique parce que le mot aimer englobe tout à la fois, traduit un florilège de sentiments. Il est l’abécédaire de la vie. Aimer est la plus belle chose qui puisse nous arriver. Décliné en vers par tous les poètes du monde, chanté par les plus belles voix que l’humanité ait connues, il se conjugue à tous les temps, se tra-duit dans toutes les langues et se retrouve chez tous les peuples. L’Afrique continent riche de son passé et de sa culture ne saurait être en reste, et comme le rapporte un adage africain «là où on s’aime, il ne fait jamais nuit». Instructif, parce qu’il nous apparaît important de revisiter notre patrimoine culturel, d’aller à la redécouverte de nos valeurs cardinales, qui doi-vent être notre code de référence au «banquet du donner et du recevoir». Le mot Signare renvoie à ces belles et gracieuses dames de notre récent passé. Ces élégantes des cités de Saint-Louis, de Gorée et de Rufisque.
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La collection Signare se veut le porte-étan-dard de ces deux faces évoquées plus hauts. C’est là un défi à relever ; nous espérons, chères lectrices et lecteurs, que vous nous soutiendriez à tenir cette promesse à travers nos rendez-vous bi mensuels.
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La sirène de l’ambulance du Groupement National des Sapeurs Pompiers déchira le si-lence de l’aube. Telle une flèche, elle dévorait les kilomètres qui la séparaient de l’Hôpital Périphérique de Dakar. Les deux auxiliaires à bord, tout en tentant vaillamment de ranimer l’un des deux blessés, exhortaient le conduc-teur à accroître sa vitesse : — Vite, Salif ! Elle perd connaissance, hur-lèrent-ils, préoccupés par l’ampleur des trauma-tismes subis par la jeune dame, que de bonnes volontés venaient d’extirper de l’épave de ce qui fut une belle Mercedes de classe E300. — Quel gâchis ! je serais fort étonné qu’elle s’en sorte. — Ces gosses de riches sont trop impru-dents, ajouta son collègue. Leur nouvelle lubie de prendre nos routes pour des circuits de Formule I, à leur sortie des boîtes de nuit, va leur être fatale. Ils atteignirent au même moment les portes de l’hôpital, que des agents assermentés s’em-
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pressèrent d’ouvrir rapidement à la vue de l’ambulance. La voiture fonça vers le service d’accueil des urgences communément appelé SAU. Aidés par deux brancardiers, ils débar-quèrent rapidement les blessés qui furent conduits séance tenante vers la grande salle de consultations. L’équipe médicale ultra débordée malgré l’heure très matinale, ne tarda pas à les prendre en charge. — Hé ! s’exclama horrifiée une jeune interne, en désignant la blessée dont on venait de nettoyer le visage entaillé par les débris de verre, avec des compresses stérilisées. C’est Youanidou Sao, le célèbre mannequin ! Qu’est-ce qui lui est arrivé ? — Les sapeurs pompiers viennent de les déposer rapporta un infirmier. Elle a eu un ac-cident de la circulation avec ce jeune homme, expliqua-t-il, en pointant du menton l’autre blessé, qui lui, était conscient et ne cessait de réclamer ses parents. En tout cas, elle n’est pas belle à voir, elle est en ‘pleins phares’ et son haleine empeste l’alcool. Si au début, la blessée gémissait péniblement, en tentant de remuer ses lèvres tuméfiées ; elle ne tarda pas à perdre conscience. L’équipe médicale à son chevet s’attela vainement à la réanimer.
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Elle procéda aux premiers examens : — Attention ! La fille ne réagit plus, s’alarma docteur Diarra, le médecin chef du service des urgences qui venait de les rejoindre. Il donna aussitôt l’ordre de suturer la plaie visible à la hauteur du front et qui saignait abondamment. Elle sombre dans le coma… ! Ellea une hypoglycémie ; posez-lui rapide-ment une perfusion avec de la glycémie vei-neuse. Son pouls révèle une détresse respiratoire. — Elle souffre probablement d’un poly traumatisme, avança le médecin de garde, doc-teur Barro. Aïe ! cette plaie n’est pas belle à voir, il faut craindre un traumatisme crânien. — Immobilisez le cou ! hurla docteur Diarra. Il faut impérativement prévenir le risque d’une lésion médullaire, qui peut sur-venir suite à un déplacement d’une entorse rachidienne ou d’une fracture. Une infirmière, munie d’une lame médicale et aidée par la jeune interne Kaïré, lui enlevè-rent prestement son tissage. — Ils doivent certainement coûter une fortune, ces cheveux naturels, releva l’infir-mière, en les ramassant. Elle rassembla rapi-dement ses autres effets personnels, qui devront être remis plus tard à sa famille. — Elle présente tous les signes d’un trauma-tisme crânien. Son compagnon a eu plus de
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veine qu’elle. A part des traumatismes mi-neurs, je crois qu’il a tout juste une fracture au poignet droit et peut-être une luxation à la cheville. Leurs familles ont-elles été prévenues ? — Les sapeurs pompiers ont signalé dans leur rapport que leurs téléphones portables n’ont pas été retrouvés dans leurs affaires. — Comment ça ? s’étonna docteur Diarra. — Certainement qu’ils ont dû être subtilisés. Le sac de la demoiselle est quasiment vide, et les effets personnels de son ami ont aussi disparu. Le docteur Diarra ne put contenir son indignation : — Ce n’est pas croyable ! comment peut-on se comporter ainsi devant un drame ? — Les théâtres des accidents, Docteur, sont des terreaux propices pour le vol, précisa l’infirmier major. Des personnes sans scrupule revêtent le manteau de bons samaritains, juste pour profiter de la détresse des blessés ou pour dépouiller les morts. Voyez ce cas-ci, même leurs chaussures n’ont pas échappé à la razzia de ces prédateurs ! — Je vous en prie ! Appelez-moi mon père… réclama encore le jeune blessé, la voix enrouée par la forte odeur d’éther.
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