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336 pages
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Description

Tout a commencé sur un coup de tête, quand j’ai décidé de partir à Paris sans même en avertir ma mère, pour tenter de retrouver mon père.


Ce jour-là, j’ai rencontré Caleb et ma vie a complètement basculé. Celui que j’ai d’abord pris pour mon frère me faisait honteusement tourner la tête.


Quand j’ai appris que nous n’avions aucun lien, je me suis laissée aller à mes sentiments.


Ça a été le début d’une belle histoire... et des ennuis, aussi, quand nos parents l’ont découvert. Mais pas seulement...

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EAN13 9782819102748
Langue Français

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Du même auteur aux Editions Sharon Kena Les déboires d’une star Âme de guerrière Si je dois choisir Béverly, sur un piédestal Les guerriers de l’ombre (la saga) Morsures nocturnes (la saga) Les tourments d’une passion Totale dévotion (la trilogie) Mortelle rencontre Dans les coulisses d’IWA (la saga) Double vie Jane Hunter Au-delà des apparences Les envoyés Possédés (la saga) Brad et Cassie Espérance Le prix du bonheur Chasseurs de démons (saga) L’île Jeux Malsains (saga) No Choice (saga) Histoires croustillantes tome 1
Sharon Kena NOT ALLOWED
« Le Code de la propriété intellectuelle et artisti que n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, qu e les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ay ants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4). « Ce tte représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. » © 2018 Les Editions Sharon Kena www.leseditionssharonkena.com
Je vous souhaite une très agréable lecture de cette romance au goût d’interdit.
Sharon Kena
Prologue Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Chapitre 10 Chapitre 11 Chapitre 12 Chapitre 13 Chapitre 14 Chapitre 15 Chapitre 16 Chapitre 17
Chapitre 18 Chapitre 19 Chapitre 20 Chapitre 21 Chapitre 22 Chapitre 23 Chapitre 24 Chapitre 25 Chapitre 26 Chapitre 27 Chapitre 28 Chapitre 29 Chapitre 30 Chapitre 31 Épilogue
Table des matières
Prologue
Je regarde le paysage défiler à vive allure à trave rs la vitre, calée dans mon siège ; je suis dans le TGV en direction de Paris. Quand ma mère le saura, elle me tuera ! À n’en pas douter. En ce début de vacances d’été, je n’ai pas réfléchi ; j’ai seulement mis plusieurs affaires dans une valise et je suis partie sans rien dire. Je viens de fêter mes dix-sept ans et j’ai besoin d e retrouver mon père, de renouer avec lui. Sur mon certificat de naissance, le nom de Mathieu Serbat me nargue depuis des années. C’est lui que j’appelais papa, à une époque lointaine, lui qui me portait sur ses épaules, alors que j’avais trois ans et que je riai s aux éclats, lui aussi qui m’embrassait avant de me border, le soir dans mon l it, lui encore qui faisait sourire maman. J’ai de magnifiques souvenirs de mon enfance. Des m oments heureux, de bonheur, un papa présent, une maman aimante. Et puis plus rien. Il nous a quittées du jour au lendemain, sans espoir de retour, alors que j’avais six ans. Je compte le retrouver et le mettre face à ses resp onsabilités. Il me manque. Toutefois, le doute m’assaille. Se souviendra-t-il de moi ? Après onze ans ? Comment m’accueillera-t-il ? J’imagine qu’il a refa it sa vie, qu’il a une femme, peut-être d’autres enfants. Si c’est le cas, connaissent-ils mon existence ? Louise, ma meilleure amie, m’a encouragée à entrepr endre ce voyage, à discuter avec mon père. J’ai besoin de comprendre p ourquoi il est parti, alors que je n’étais qu’une gamine et que j’avais besoin de lui. Le trajet dure une heure et vingt minutes, et me voilà à Paris, à la gare de l’Est. Je quitte mon siège, attrape ma valise et suis les passagers pour sortir du wagon. Une fois sur le quai, je regarde autour de moi ; c’ est la première fois que je viens dans cette ville immense, je me sens totaleme nt perdue. Les gens marchent rapidement, se pressent, se bousculent pou r se frayer un chemin ; ils semblent tous savoir où ils vont. Je suis la foule et me retrouve dans la grande gare , bien plus étendue que celle de Metz, d’où je viens. Je mets plusieurs min utes à repérer l’entrée du métro. Louise et moi avons cherché tous les renseig nements sur internet pour préparer mon itinéraire. J’ai tout noté sur un papier. Je dois prendre la ligne 4 et descendre à son terminus. J’achète plusieurs tickets avant de m’engager dans la zone du métropolitain et je suis la foule, descends les quelques marches qui me guident vers les entrailles de la Terre, prenant bien garde à ne pas me tromper de destination. Lorsque la rame arrive, j’y monte et me tiens à la barre métallique, au milieu du wagon ; il y a trop de mondes pour que je puisse m’asseoir. Je sui s plusieurs fois secouée dans tous les sens, le véhicule ayant des freins très puissants.
L’anxiété monte au fur et à mesure que je me rappro che du 18e arrondissement, de mon père. Sera-t-il au moins là ? Je n’y ai même pas pensé et j’avoue ne pas être très tentée par l’idée de fa ire le pied de grue devant chez lui. C’est à la stationPorte de Clignancourt que je descends et suis encore les Parisiens qui m’entourent pour regagner la surface de la Terre. Je n’ai plus que quelques minutes à marcher avant d’arriver à destin ation ; la panique me gagne davantage. Je me repère grâce à mes notes et me dirige vers la droite. La sonnerie de mon portable m’immobilise soudain. J e suppose que c’est ma mère. Un coup d’œil à l’appareil me le confirme. Je refuse l’appel, même si je sais qu’elle sera furieuse. Il est presque onze heures. En voyant que je ne me levais pas, maman a dû entrer dans ma chambre et la découv rir vide. Je l’imagine en panique, alors je lui envoie un SMS pour la rassurer : Tout va bien, maman. Besoin de m’évader. Je t’appellerai bientôt. Bien sûr, elle ne se contente pas de mes mots et te nte de me joindre à nouveau. Je laisse sonner l’appareil ; il est sur v ibreur, il ne dérange personne... Je sais pertinemment que, si je lui dis ce que je s uis en train d’entreprendre, elle sera fâchée. Je préfère donc la laisser dans l’igno rance et je la mettrai devant le fait accompli plus tard. Pour l’instant, ma priorité est de retrouver mon pè re afin de savoir ce qui s’est passé. Ma mère n’a jamais voulu répondre à mes ques tions à son sujet. Il est parti, c’est tout ce que je sais. Pourquoi ? Je l’i gnore. Et ce n’est plus possible. J’ai besoin de lui et de la vérité pour me construire. Mon téléphone cesse enfin de vibrer et je reprends ma route vers ma destinée, traversant sur les passages piétons, au milieu des voitures qui me refusent souvent la priorité. J’arrive dans la rue que je cherchais. Il ne me res te plus qu’à trouver le bon numéro. Je marche plus lentement, tirant ma valise derrière moi, telle une touriste dans cette grande ville inconnue, le cœur battant la chamade dans ma poitrine. Je ne tarde pas à localiser la maison. Je suis deva nt le numéro 13. Je le fixe pendant plusieurs minutes sans trop savoir quoi faire. Sur la sonnette est inscrit le nom « Serbat ». Mais sans indication supplémenta ire, il m’est impossible de savoir s’il s’agit seulement de « monsieur » ou de « monsieur et madame ». Moi, je ne porte pas ce nom, mais celui de ma mère – Tellia – ; encore un mystère qu’elle ne veut pas éclaircir, estimant que je n’ai pas à savoir, sans doute, pourquoi mon père ne m’a pas donné son nom. De l’extérieur, l’endroit n’est pas vraiment austèr e. La rue est entièrement faite de bâtiments collés les uns aux autres. Celui devan t lequel je me trouve semble plus long, il est bâti sur deux étages, mais global ement, ils ont tous la même allure. Je dois quand même souligner que l’architec ture est très jolie ; c’est un édifice ancien, à n’en pas douter. Je voulais y être et j’y suis. Il n’est plus temps de tergiverser à présent, mais bien d’agir en appuyant sur cette foutue sonnette. Sauf qu’un mardi, à presque onze heures vingt, je d oute que mon père soit