One message and a life changes

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157 pages
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Lena avait tout pour être heureuse. Pourtant , après la réception d’un message de rupture, elle se retrouve célibataire.


Désormais, elle ne croit plus en l’amour et la jeune femme s’enferme dans une routine et une solitude qui la rassure. C’est sans compter sur sa meilleure amie qui l’inscrit secrètement sur un site de rencontre. D’abord réticente, Lena décide quand même de jouer ce jeu de la séduction et de pimenter sa vie.

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EAN13 9782374474175
Langue Français

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ONEMESSAGEANDA LIFECHANGES Romance
Alison BAUDIN
ONEMESSAGEANDA LIFECHANGES Romance
Chapitre 1
Je me lèveurnée commence. Unau son de ce fichu réveil. Il est six heures, la jo grognement sort de ma bouche, il me faut au moins c inq bonnes minutes pour sortir de mon état végétatif. Cette journée s’annonce longue. Je m’habille en vitesse, me maquille légèrement et rejoins ma mère dans la cuisine. Un café fumant m’attend déjà sur la table, comme to us les jours. — Merci maman, murmuré-je en humant la bonne odeur du café encore chaud. Je bois mon café et savoure chaque gorgée, il ne fe ra pas effet tout de suite, mais il me réveillera le temps de mon trajet jusqu’au trava il. Ma mère est une perle, elle se lève tous les matins en même temps que moi pour me préparer mon café. Elle sait que je ne tiendrai pas sans ce breuvage. J’embrasse ma mère avant de me diriger vers la gare . Il me faut quarante minutes de train avant d’arriver à Bordeaux, l’endroit où je f ais mes études. Je fais un apprentissage en tant qu’employé de commerce, moiti é à l’école de commerce et moitié en entreprise. Les cours se sont terminés il y a une semaine, je s uis donc au travail à plein temps. Cela ne me déplaît pas, je préfère largement travai ller que de rester assise sur une chaise en bois pendant des heures ! Le train arrive sur le quai en même temps que moi. Il me faut deux bonnes minutes pour laisser les gens sortir et trouver une place. Un jeune homme s’assoit en face de moi et me salue, je lui souris avant de brancher me s écouteurs à mon portable et de poser ma tête contre la vitre froide du train. La f atigue me prend, mes yeux se ferment doucement jusqu’à ce que je tombe de sommeil. Je me réveille au son de la voix dans les haut-parl eurs annonçant notre arrivée à Bordeaux. Les passagers sortent du train un à un, j e marche au milieu de la foule de voyageurs pressés et me dirige jusqu’au travail. Il va faire très chaud aujourd’hui, je regrette déjà d’avoir enfilé ce jeans moulant ! Manon, ma meilleure amie, m’attend à l’entrée du bâ timent. Je la rejoins et la prends dans mes bras. Nous nous sommes rencontrées ici, à Bordeaux. Nous travaillons dans la même entreprise et étudions dans la même école d e commerce. Elle et moi sommes très vite devenues amies, nous avons quasiment le m ême âge et sommes toutes les deux assez réservées. Je crois que c’est ça qui nou s a rapprochées. — Lena ! me crie-t-elle en me prenant dans ses bras. — Comment ça va ? demandé-je. — Super, j’ai juste hâte d’être en vacances. Manon et moi partons dans le Sud en août. Cela fait deux semaines, depuis qu’on a réservé l’appartement, qu’elle ne parle que de ça. On a toutes les deux besoins de nous relaxer, de nous vider l’esprit avant de comme ncer notre dernière année d’apprentissage, la plus dure ! — Et toi, tu vas bien ? s’inquiète mon amie. — Oui, ça va beaucoup mieux ! Je mens avant de lui lancer mon plus beau sourire. — Lena, ça ne marche pas avec moi. Tu penses encore à lui, n’est-ce pas ? — Non, enfin c’est juste qu’après ce qu’il s’est passé, j’ai l’impression que tout le monde me juge. — Mais non, arrête, tu n’y peux rien, d’accord ? Tu t’es fait avoir, ce n’est pas de ta faute. Viens, on va boire un café avant de commencer le boulot. Je la suis sans ajouter un mot. Manon à raison, il est encore dans ma tête. Je n’arrête pas de repasser les évènements en boucle dans mon e sprit. Je sais que tout ceci date d’il y a trois mois, mais je n’arrive pas à avancer, c’est trop dur. Cela fait trois mois que mon ex m’a jeté comme une merde par message, il m’est
impossible d’oublier cette douleur. Ce n’est pas le fait qu’il me manque, non. C’est la douleur que j’ai pu ressentir en sachant que j’avai s encore perdu quelqu’un de cher à mes yeux qui m’est insurmontable. Je suis partie un an en Angleterre après avoir term iné le lycée, j’ai perdu tous mes amis d’enfance. Ils ont arrêté de me parler du jour au lendemain, comme si je n’avais jamais existé. Je me suis fait des amis en Angleter re et ai gardé contact avec eux. L’un d’eux est même devenu mon meilleur ami, Ben. Là-bas, je me suis beaucoup rapprochée d’un garçon, il était comme un grand frère pour moi. Nous avons continué à parler après mon re tour en France mais, un jour, il m’a ordonné de ne plus jamais lui envoyer de messag e. Je l’ai perdu lui aussi. Il ne m’a jamais donné aucune explication à ça, tout s’est ju ste stoppé net. Du coup, il ne me reste plus que Ben ainsi que Manon, mes deux meille urs amis. Ayant été lâchée par presque tous ceux que je conna issais, je me suis renfermée sur moi-même et ai eu de la peine à refaire confiance a ux gens. Un jour, j’ai rencontré Mickaël et mes barrières sont tombées. Il habite da ns la même ville que moi, je l’ai rencontré grâce un ancien ami d’école que j’ai recroisé un jour. J’ai tout de suite été attirée par lui, il était do ux, gentil, avait de magnifiques yeux marron, aucune fille ne pouvait résister. Quelques jours après avoir fait sa connaissance, j’ ai reçu une notification Facebook, c’était lui. J’ai accepté sa demande d’amitié, aprè s tout, je pouvais bien essayer de faire sa connaissance. On a beaucoup échangé, durant des jours entiers. Ju squ’à ce qu’il me demande de sortir un après-midi avec lui. C’était en décembre, il neigeait énormément, nous baladions dans les rues main dans la main. Ce jour- là, il m’a embrassée, je suis devenue accro. Mon naturel est vite revenu, j’ai eu quelques réticences. La peur de lui donner ma confiance me bloquait, il m’était impossi ble d’aller de l’avant avec lui. Il était beau parleur et a réussi à faire partir toutes mes peurs et me faire tomber amoureuse de lui. Nous sommes restés ensemble quatre mois seulement. Jusqu’à ce qu’un beau jour, alors que j’étais en vacances avec mon père, je reçoive un message de sa part m’expliquant que c’était terminé. Il avait pris ma virginité quelques jours auparavan t. — Hey oh ? La terre appelle Lena ? Mon amie me tend une tasse de café. — Excuse-moi, j’étais dans mes pensées, je réponds en prenant la tasse encore brûlante. — Bon, est-ce que tu voudrais qu’on se fasse un ciné toutes les deux demain soir ? — Oh oui ! J’ai besoin de ça ! — D’accord, demain, rendez-vous à la sortie du travail. Je la salue avant de rejoindre mon bureau. Il est h uit heures et demie lorsque je commence mes tâches. Ma concentration est au maximum, je fais tout ce qu e ma cheffe me demande de faire. J’essaie de m’appliquer dans mon travail, ça fait très fayot, mais j’ai besoin d’avoir un bon rapport à la fin de mon apprentissage pour pouvoir trouver un bon job. Vendredi soir, à seize heures trente, je finis de c lasser quelques dossiers et rejoins mon amie à l’entrée de l’immeuble. — Enfin là ! Elle sourit en me voyant. — Alors, on y va ? Nous nous dirigeons toutes les deux jusqu’à l’arrêt de bus, impatientes. Il n’est que dix-sept heures, mais mon ventre crie déjà famine. Suivant notre petit rituel cinéma, nous allons au M ac Donald. C’est toujours comme ça, un bon hamburger suivi d’un ciné. Je peux me le permettre de temps en temps. Je mesure un mètre cinquante-cinq pour environ soixante, soixante-cinq kilos. Je ne fais
pas attention à mon poids, je ne suis pas accro à l a mode ou au maquillage. Mes cheveux sons brun roux, mes yeux sont bleus, je sui s très simple. Je préfère largement me fondre dans la masse que de me mettre en avant. Au final, il me semble que ce soit mon meilleur atout. Manon est comme moi, elle reste simple même si elle n’a pas besoin d’en faire des tonnes, elle est magnifique au naturel. Elle est bi en plus grande que moi avec de longs cheveux blonds. Le plus étonnant c’est que malgré l e fait qu’elle pourrait avoir tous les hommes qu’elle veut, elle n’a jamais eu un seul cop ain. Elle est accro au même garçon depuis bientôt quatre ans. Nous passons commande aux bornes automatiques. Une fois notre plateau entre nos mains, nous allons nous installer. J’essaie tant bi en que mal d’écouter les paroles de mon amie, mais la foule autour de nous n’aide pas b eaucoup. — Bon, écoute, tu as besoin de passer à autre chose et que tu rencontres des gens, me conseille-t-elle. — Tu es aussi associable que moi et tu me parles de rencontrer des gens ? ris-je. — D’accord, je ne suis pas un exemple. Il faut que tu te bouges un peu et ce n’est pas en restant qu’avec moi que tu vas rencontrer des mecs. Elle marque une pause en me jetant un énorme sourire. Quelque chose ne tourne pas rond, ça se sent à des kilomètres. — C’est pour ça que j’ai pris la liberté de te créer un compte sur un site de rencontre ! me sourit-elle. — Non, mais pourquoi tu as fait ça ? Je lève les yeux au ciel. Mon amie n’est pas croyable ! C’est vraiment la der nière chose dont j’avais besoin, un site de rencontre ! — Bah pour que tu fasses des rencontres, regarde. Elle sort son portable et lance une application. — Non, mais les gens vont sur cette application pour trouver des plans cul, pas pour quelque chose de sérieux. Comment veux-tu que je me trouve quelqu’un avec ça ? Elle rit, elle se moque de moi ça se voit. — Allez Lena essaie s’il te plaît ? Elle me supplie en faisant la moue. — Non, tu rêves. Je croise les bras sur ma poitrine et souffle. Comm ent a-t-elle osé faire ça ? Je suis presque humiliée par sa démarche. Je n’ai pas besoi n de rencontrer un homme pour être heureuse et si c’était le cas, je me débrouill erai toute seule ! — Je t’en prie, fais-le pour moi. Elle me regarde avec ses airs de chien battu. Ce n’ est pas une bonne idée. Ce genre d’applications c’est la ruée vers les ennuis. Il do it y avoir deux personnes sérieuses sur une centaine, cela ne fera qu’empirer la chose. — Cite-moi deux bonnes raisons pour lesquelles j’accepterai ? Je demande. — Eh bien, tu rencontrerais des gens et ça t’aidera à t’ouvrir un peu plus au monde. J’acquiesce d’un hochement de tête, elle n’a pas vr aiment tort sur ce point. M’ouvrir un peu plus ne me ferait pas de mal. — Et puis ça ne te coûte rien de faire un essai. Je ne te demande pas de rencontrer des tas de mecs, si tu ne veux pas les voir d’accord, mais au moins tu auras essayé. C’est vrai, je pourrai au moins voir ce que ça donn e, quitte à ne jamais rencontrer personne. — D’accord, t’as gagné. Je vais faire un effort. Je soupire, dieu sait dans quoi je me suis encore e mbarquée.
Chapitre2
Nous sommes samedi, il est à peu près onze heures du matin. Toujours dans mon lit, ma flemme m’empêche de me le ver. Les yeux rivés sur le plafond, mes pensées m’entraînent à ce que Manon m’ a conseillé hier : m’ouvrir plus. Elle est un peu gonflée car, elle comme moi, détest ons être entourés de gens ou faire des connaissances. Cela doit être pour cette raison que nous nous entendons bien. Elle me comprend lorsque je n’ai pas envie de parle r tandis que d’autres viendraient me demander si je vais bien toutes les deux minutes. Hier soir, elle m’a installé cette application et m ’a connecté au compte qu’elle m’a créé. Je ne lui ai jamais garanti que je l’utiliser ai, mais ça avait l’air de lui faire plaisir. Je ne compte pas l’ouvrir, en tout cas pas pour le moment, j’ai besoin d’un peu de temps pour y réfléchir. D’un côté, c’est bizarre de faire des rencontres de cette façon. On ne sait pas sur qui on peut tomber, un serial killer ou pire ! Tu deviens malade ma pauvre fille,murmure ma conscience. Un long soupire s’échappe de ma bouche. D’un autre côté, j’ai bien envie de voir ce que cela va donner. Voir quel genre de personne s’i nscrit sur ces sites. J’en ai assez de me triturer la tête, il faut pense r à autre chose. Je m’habille en vitesse avant de rejoindre ma mère et ma sœur dans le jardin. — Coucou ma chérie, lance ma mère en me voyant arriver. — Hello, je réponds à moitié endormie. — Comment était le film ? — J’ai adoré, c’était super. Au même moment, mon téléphone vibre me signalant un e notification. Je regarde l’écran, le nom de Manon s’affiche en grand. Elle n e va vraiment pas me lâcher ! Je me frotte les yeux et lis son message. «Lena ! Tu n’as encore aucun match avec aucun mec, bouge-toi les fesses !» M’a-t-elle vraiment entendue hier lorsque je lui ai dit que j’y réfléchirai ? Il faut qu’elle arrête avec ça. Je lui réponds en vitesse. «Non, mais tu fouilles sur mon compte ? Tu es une g rande malade tu le sais ?» Sa réponse ne se fait pas attendre. «Moi aussi je t’aime. Tu m’as promis d’essayer…» Voilà, elle me prend par les sentiments. Quelle tra îtresse. «D’accord, c’est bon, je vais le faire. Je te l’ai promis je vais le faire. « Elle me lâchera comme ça. C’est vrai, je vais le fa ire, je ne lui ai juste pas dit quand. Je m’assois sur une chaise et prends mon petit-déje uner tranquillement. Ma sœur monopolise la discussion, ce qui m’arrange, je ne s uis pas encore assez réveillée pour parler. Elle nous parle de son cauchemar, chaque jo ur elle en a des plus improbables les uns que les autres. Une fois terminé, je m’affale sur le hamac et sors mon téléphone de ma poche. Rien ne m’intéresse, je n’arrête pas de penser à cette a pplication orange en bas de mon écran. La curiosité l’emporte et m’incite à cliquer dessus. Manon a déjà mis des photos de moi à ce que je vois. Cependant, il n’y a pas de description, je n’en mettrai pas. Je suis étonnée, les photos sont assez jolies. Elle a su tr ouver des images qui me mettent en valeur. — Comment ça marche… Voilà, je commence à parler toute seule. Tout va bi en !
— Lena, tu viens te baigner avec moi ? hurle ma sœur, Sarah. — Oui dans un petit moment ! je lui souris. Je regarde la photo de la première personne, un cer tain Marc, vingt ans. Il ne me convainc pas, je la fais défiler vers la gauche, po ur l’archiver. Je fais de même pour une dizaine de mecs. La peur de l’inconnu m’empêche de faire défiler les images sur la droite. Mon doigt continue de faire défiler les ima ges jusqu’à ce qu’un garçon nommé Stefan apparaisse. Il est plutôt mignon, ses photos me donnent envie d ’en savoir plus. Il a l’air gentil et ne ressemble en rien à un tueur en série, c’est déj à bon signe ! Pour la première fois, mon doigt pousse l’image vers la droite et à mon gr and étonnement, mon écran m’affiche ce message : « C’est un match ! ». J’ai f ait ce que Manon demandait, mais il est hors de question que je lui envoie un message. On verra bien s’il m’écrit ou pas. Une demi-heure plus tard, j’ai reçu plusieurs répon ses positives. Il y avait un certain Alex, vingt-quatre ans. Il est plus âgé que moi, ma is j’ai bien aimé les photos qu’il a mises sur l’application. Je n’ai encore envoyé de message à aucun des garçon s avec lesquelles j’ai eu un « match », Je pars enfiler mon maillot de bain afin de rejoind re ma sœur dans la piscine. Sarah à quatorze ans, elle est tout pour moi. Nous avons un e relation spéciale elle et moi. Je suis très surprotectrice, peut-être même trop ! La journée se passe toute en légèreté, je n’ai pas repensé à cette fameuse application et n’y suis pas retournée. Installée da ns mon lit, la saison deux de Lucifer défile sur mon ordinateur. Cette série m’aide à me détendre, beaucoup de scènes sont très comiques. Impossible de passer un mauvais mome nt devant. Mon téléphone vibre sur mon lit, grogné-je, j’aurai dû l’éteindre. Un message de Manon s’affiche lorsque je prends le portable dans mes mains. Elle ne me lâchera donc jamais. « Lena ! Tu as reçu des messages, va voir ! » Et elle continue a fouillé ! Cette fille va décidém ent me rendre folle. Je lui réponds sans attendre. « Tu n’as qu’à leur répondre, toi… Je ne pense pas que ce soit une bonne idée tout ça. » Sa réponse ne se fait pas tarder, je l’imagine bien le nez rivé sur son portable à l’attente de ma réponse. « Allez, en plus y en a qui sont trop beaux ! » Je soupire et ouvre l’application. Manon avait rais on, quelques messages s’affichent. Stefan dix-neuf ans : « Hey ma belle comment ça va ? » Déjà là ça ne va pas le faire ! « Hey ma belle » et puis quoi encore ? J e peux clairement m’imaginer le genre d’homme que c’est et ça ne me plaît pas. Je le supprime de ma liste de matchs. Suis-je pénible ? P robablement, mais je préfère me fier à mon instinct qui me dit clairement que je ne vais pas aimer ce genre de gars. Un autre message s’affiche dans ma boîte de réception. Kilian vingt ans : « Hello, comment ça va ? Tu fais quoi de beau, ici ? » Il est assez mignon. Blond aux yeux verts. Il aime le sport, plusieurs de ses photos ont un rapport avec l’escalade et la course. Il n’y a aucune description. Je décide de prendre mon courage à deux mains et lui répondre. Moi : « Hey, ça va bien et toi ? Euh… je ne sais pas trop en fait… » Vraiment nulle comme réponse!me hurle ma conscience.
Il me répond quelques minutes plus tard. Lui non pl us ne sait pas trop ce qu’il fait sur cette application, j’ai de la peine à le croire, ma is décide de lui donner une chance. Nous parlons pendant un petit moment, il travaille dans un garage à Bordeaux. Il m’a demandé mon numéro, j’ai gentiment refusé. Il est p référable que cela reste sur l’application. Il me semble que je l’ai déçu en ref usant sa demande, il m’a bloquée. Tant pis, ce n’est pas une perte. Je fais ça pour Manon et lui prouver que cela ne marchera jamais. Je ne fais pas confiance à ces applications, trouver le grand amour et tout ce qui va avec. Il m’est impossible de croire que ces sites sont sérieux, je dois être de la vieille époque. Je ne peux lâcher la photo de cet Alex des yeux. Il m’intrigue, je ne saurai dire pourquoi. Il a les cheveux châtains, ses yeux sont bruns. Il ne fait pas du tout son âge sur les photos, il paraît plus jeune. Il n’a pas pr is la peine de mettre de description, je n’ai donc pas plus d’information sur lui. Trop vieux pour toi ma cocotte,me rappelle ma conscience. Je souffle, Manon veut que je profite alors profito ns ! Ma conscience peut aller se faire voir, je vais lui envoyer un message. Comment commencer ? Il ne faut pas que je me prenne la tête, un simple hello fera l’affaire. De plus, il m’est impossible de trouver mieux pour le moment. « Hello, comment ça va ? » Mes joues virent au rouge rien qu’en envoyant ce me ssage. Je pose mon téléphone sur ma table de nuit et continue de regarder ma sér ie. Je ne retournerai pas sur cette application avant demain matin. J’ai trop peur de v oir si j’ai reçu une réponse.
Chapitre3
Je meécroche.réveille difficilement au son de mon téléphone et d — Allô ? baillé-je. — Ma chérie tu viens prendre ton petit-déjeuner ? me demande ma mère. — T’es sérieuse maman ? Tu n’aurais pas pu venir directement ? — Je suis comme toi, j’ai la flemme, me répond-elle en rigolant — J’arrive, je réponds avant de raccrocher. Je me lève lentement de mon lit et regarde l’heure, midi. C’est la première fois que je me lève aussi tard. Mon réveil tardif est dû à mon amour pour les séries. Après avoir fini la saison deux de Lucifer, j’en ai regardé une autre. Le sommeil a dû m’emporter aux alentours de quatre heures du matin. Je rejoins ma mère ainsi que ma sœur sur la terrass e. Nous discutons toutes les trois, l’ambiance est légère, nous sommes encore en dormies. Sarah nous raconte son cauchemar. Elle est dans sa phase The Walking Dead, elle adore la série sauf qu’après elle a peur de tout. Elle nous demande presque de l ’accompagner aux toilettes la nuit. Le déjeuner se passe dans la bonne humeur, nous rig olons, parlons des cours, de films et de séries. Une fois terminé, je file enfiler mon maillot de ba in pour aller me baigner. Cette période de l’année est largement ma favorite. Je pe ux nager à l’extérieur et non dans une piscine couverte, ce qui est largement meilleur . J’ai été nageuse pendant des années ce qui fait que je vais dans l’eau dès que j e le peux, sans hésitation. Ma sœur et moi jouons toutes les deux pendant deux bonnes heures. Je suis comme une gamine, mais je m’en fiche, je suis heureuse. Après notre petit délire, je me couche dans le hama c pour regarder mon téléphone. Deux messages de Manon ainsi qu’un de Ben, mon meil leur ami. Manon me parle de Lucas, le mec sur lequel elle a des vues depuis des années. D’après elle, Lucas doit être gay, dieu sait d’où elle sort ça encore. Elle est folle amoureuse de lui, mais est trop timi de pour tenter quoi que ce soit. J’essaie de la soutenir, mais les relations de coup le ne sont pas mon point fort. Je lui réponds sans attendre. « Envoie-lui un message, demande-lui d’aller boire un verre un soir. » Il faut qu’elle aille de l’avant. Qu’elle prenne so n courage à deux mains sinon elle n’avancera jamais. Mon téléphone vibre dans ma main, elle a répondu. « T’es folle, je n’oserai jamais ! » Oui, c’est bien la même personne qui me demande de parler à des inconnus sur un site de rencontre. Je réponds en vitesse à Ben avan t de me rendre sur cette fameuse application. La curiosité me dévore, j’ai envie de savoir si de nouveaux messages sont arrivés. J’ai trois nouveaux matchs, un certain Tomas m’a en voyé un message ainsi qu’un Jake, ils n’auront pas de réponse tout de suite, me s yeux sont rivés sur la petite boule orange me signifiant que cet Alex m’a répondu. Un s ourire prend forme sur mon visage sans même que j’y fasse attention. « Coucou, moi ça va et toi ? J’étais curieux surtou t et toi ? » — Allez, sois honnête ! Il faut vraiment que j’arrête de parler toute seule moi. Je respire un coup avant de lui répondre. « Je vais bien merci. Ma meilleure amie m’a inscrit e, elle voulait me faire rencontrer des gens alors non je ne sais pas trop ce que je fa is là. » Mes mains tremblent, pourquoi suis-je autant stress ée ? Il me répond quelques minutes plus tard, je n’ai pas lâché mon téléphone des yeux.