Seconde Chance

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210 pages
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Cameron Woodrof est un fils à papa. Héritier d’un empire colossal, il ne pense qu’à faire la fête. Trop sans aucun doute. Jusqu’au jour où, ivre mort au volant, il cause un accident qui manque de tuer une enfant.


Ses parents décident alors de l’envoyer à l’autre bout du pays. Loin des night-clubs de Los Angeles, sa tante, chez qui il vit désormais, l’oblige à endosser une fausse identité. Pour lui, fini le luxe, la fête, les filles et les paparazzis. Bonjour le travail, les études et les contraintes de « monsieur tout le monde ».


Tout ça sous la vigilance sans faille de Catherine Armand. Alias le tyran sexy en talon aiguille.

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EAN13 9782819102663
Langue Français

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Seconde chance
Du même auteur aux Éditions Sharon Kena Rédemption partie 1 et 2
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« Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, qu e les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur o u de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 1 22-4). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, cons tituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. » © 2018 Les Editions Sharon Kena www.leseditionssharonkena.com
Le mot de la fin, ou du début en l’occurrence, ici, est souvent (toujours ?) réservé à l’auteur. Un auteur qui en général ne sait pas quoi dire. Du moins, c’est mon cas. Je ne ferai pas original, je le crains, mais puisqu e j’ai l’occasion de m’exprimer, je la saisis. Ce livre que vous vous apprêtez à découvrir traîne depuis des années dans un « tiroir ». Des années qu’il était oublié, perdu da ns les méandres de mon disque dur, jusqu’à ce que je me décide à en faire quelque chos e. Quelque chose de bon ? Je vous laisserai répondre à cette question, car vous êtes, chers lecteurs, les meilleurs juges pour ça. Mais Cyrielle, mon éditrice, y croit en tout cas, e t donc moi aussi. Pour cette confiance renouvelée, merci. Merci également à Audrey, ma correctrice, qui a sué sang et eau pour corriger mes boulettes et m’aider à faire de jolies phrases. Merci à Élodie, celle qui me lit avant tous les autres. Tes encouragements et tes conseils me sont toujours précieux. Et enfin, merci à vous. Oui, vous qui tenez ce livre entre vos mains. Un auteur écrit pour une seule raison : être lu. Et vous êtes de plus en plus nombreux chaque jour à me lire/me découvrir, alors merci. J’espère que cette nouvelle aventure en compagnie d e Cameron et Catherine vous comblera. Bonne lecture.
Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Chapitre 10 Chapitre 11 Chapitre 12 Chapitre 13 Chapitre 14 Chapitre 15 Chapitre 16 Chapitre 17 Chapitre 18 Chapitre 19 Épilogue
Table des matières
Chapitre 1
Cameron « Cam » Woodrof. Rien qu’à entendre ce nom, toutes les demoiselles d e Los Angeles tombaient en pâmoison. Un corps de rêve à la musculature parfait e, toujours tiré à quatre épingles, on aurait dit Cameron sorti tout droit d’un magazin e. Grand blond aux yeux noisette et à la gueule d’ange, il avait fait de la séduction u n art qu’il maîtrisait sur le bout des doigts. Vous avez déjà dû le croiser en ville. Probablement en night-club : il y est connu comme le loup blanc. Cameron Woodrof rimait après t out avec soirées arrosées et débauche. Pour le plus grand malheur de ses proches . À vingt-six ans, Cam était ce qu’on appelait un fil s à papa. Il ne se refusait rien et vivait comme bon lui semblait. Son paternel, Robert, n’en pouvait plus. Il commenç ait à prendre de l’âge et avait souhaité former Cameron pour qu’il reprenne les rên es de l’entreprise familiale. Sans succès, malheureusement. Cameron allait peut-être d e pair avec fête, mais aussi, hélas, avec incompétence. Chose assez logique en y pensant. Cam avait abandonné ses études universitaires, prét extant qu’un diplôme ne servait à rien quand on est enfant de milliardaire. Il étai t incapable de rester suffisamment longtemps sobre pour comprendre le fonctionnement d e l’empire que ses parents avaient bâti à partir de rien. Mais Cameron s’en fi chait, comme de tout, d’ailleurs. — La vie est une fête, papa, avait-il répondu à son père un matin où il lui assenait, une fois de plus, une leçon de morale. Et ce soir encore, Cam comptait suivre sa ligne de conduite. Comme d’habitude, il but plus que de raison et s’am usa avec un nombre de filles incalculable. Elles savaient que ce n’était qu’un j eu pour lui, mais peu importait. Elles se vanteraient d’avoir flirté avec le beau Cameron le temps d’une soirée. Ou plus, pour les chanceuses qu’il ramènerait à la maison. Pour ne pas déroger à ses règles, il enchaîna les v erres, les variant pour le plaisir. Au moment de quitter le « Los Light Club », le vigi le lui imposa un alcotest afin de vérifier s’il pouvait prendre le volant. L’appareil indiqua un taux d’alcoolémie de deux gra mmes. L’agent de sécurité refusa donc de lui rendre ses clefs, mais Cameron, pas d’humeur, en décida autrement. Il glissa quelques gros billets dans la main du type et récupéra son bien. Cameron se sentait bien, l’alcool brouillait un peu ses sens et ses réflexes, mais il s’estimait en état de conduire. Son corps était mai ntenant habitué à être noyé dans la boisson. Il délaissa la rue engorgée du club, puis le quarti er dont les artères étaient bondées, et fonça pour rentrer chez lui. Anesthésié par les cocktails, l’ivresse de la vitesse… il ne vit pas le break familial qui venait sur sa droi te. Le pire se produisit alors. Il percuta de plein fouet le véhicule. La dernière chose qu’il aperçut fut une petite fill e hurlant dans la voiture, puis le trou noir. Jusqu’à son réveil à l’hôpital, trois jours p lus tard. ***
— Cameron, Cameron ! s’écria sa mère, Clarissa, en se jetant à son cou quand il papillonna des paupières. Mon fils, tu t’es réveill é. Cela lui prit plusieurs minutes pour réussir à gard er les yeux ouverts. La lumière vive des néons juste au-dessus de son lit lui agressait la rétine. Puis il avisa le décor et comprit où il se trouvait. Avant qu’il ne puisse po ser la moindre question, il croisa le regard dur et froid de son père qui se tenait en re trait dans la chambre. — Te souviens-tu de ce qu’il s’est passé ? question na-t-il, la voix tranchante. — Je… je conduisais… j’a… j’avais bu, et une voitur e est sortie de nulle part, se rappela son fils, qui saisissait seulement ce qu’il était arrivé. Mon dieu, comment vont-ils ? — Ils sont morts, annonça Robert sans ménagement. Le visage de Cameron se décomposa. Pour la première fois de sa vie, il se mit à pleurer, happé par l’horreur qu’il avait infligée à cette famille. En signe de soutien, Clarissa resserra son étreinte autour du corps vuln érable de son enfant. — Ravi de voir que cela te touche, cingla son géniteur. — Comment peux-tu en douter ? hoqueta Cameron, qui avait du mal à réaliser ce qu’il avait fait. Je les ai tués. Ils sont morts pa r ma faute ! — Nous voilà d’accord au moins sur un point ! répon dit Robert, la mâchoire serrée. Dieu doit toutefois penser que tu avais besoin d’un e leçon et t’offre une chance de t’excuser pour ton imbécilité. — Je ne comprends pas. — Ton père a voulu te faire peur, mon chéri. Ils ne sont pas morts. Mais ça aurait pu être le cas. Il est temps que tu prennes ta vie en main, Cam. On ne veut plus te voir te faire du mal comme ça tous les soirs. — Ils… ils sont en vie ? demanda Cameron, n’osant y croire. — Oui, clama son père. Les parents ont été blessés à la tête, mais ils s’en sortiront sans séquelle. Leur fille de six ans n’aura sans do ute pas cette chance, par contre. Un morceau de carrosserie lui a abîmé la moelle épiniè re. Cette gamine est en fauteuil roulant, peut-être pour le reste de ses jours, à ca use de tes conneries ! Robert s’enfuit alors de la pièce, ne le supportant plus. S’il restait, il allait étrangler son fils pour savoir ce qui avait bien pu lui passe r par la tête ce soir-là. Clarissa demeura auprès de Cameron, qui était effondré par s es actes. Désormais, quand il verrait un enfant, il se souviendrait qu’il en avai t privé une de ses jambes. De sa vie de petite fille, tout simplement. *** Cameron quitta l’hôpital quatre jours plus tard ave c une simple attelle au bras. Avant de sortir de l’établissement, il désira assumer ses actes et s’entretenir avec la famille qu’il avait détruite. À peine eut-il le pied dans l a chambre de la fillette que la mère lui donna un coup qui aurait fait pâlir d’envie les plu s grands boxeurs. — Vous pouvez être fier de vous, Monsieur Woodrof ! Regardez ce que vous avez fait ! Regardez ! siffla-t-elle, folle de rage. Il s’exécuta et ce qu’il vit le glaça d’effroi. La gamine, qui se nommait Morgane, était immobilisé e sur son lit par tout un mécanisme de sangles et de tiges en métal qui perme ttait de maintenir son dos en place afin de le préserver. Son visage de poupée ét ait ravagé par les plaies ensanglantées et totalement déformé par le gonfleme nt des hématomes.