Seulement toi

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238 pages
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Description

Alors qu’il doit récupérer Lexie, la soeur de son meilleur ami, à l’hôtel W, Carlos se retrouve dans un coin privé avec une femme qu’il croit être une prostituée. Lorsqu’il découvre qu’il s’agit de celle qu’il devait retrouver, et raccompagner, il craint le pire. Contre toute attente, au lieu de le dénoncer, Lexie décide de profiter de la situation… Un jeu malsain s’installe entre eux, mais Carlos sera-t-il prêt à jouer selon les règles de Lexie? Et saura-t-il combler toutes les facettes de sa personnalité?
Seulement toi est une histoire d’amour parsemée de scènes BDSM, sauf que pour une fois, ce n’est pas juste l’homme qui tient la cravache…

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Ajouté le 09 février 2017
Nombre de lectures 2 509
EAN13 9782897676551
Langue Français
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Copyright © 2017 Sara Agnès L.
Copyright © 2017 Éditions AdA Inc.
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le
cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet
Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Émilie Leroux
Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand
Photo de la couverture : © Adobe Stock
Mise en pages : Sébastien Michaud
ISBN papier 978-2-89767-653-7
ISBN PDF numérique 978-2-89767-654-4
ISBN ePub 978-2-89767-655-1
Première impression : 2017
Dépôt légal : 2017
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque et Archives Canada
Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada
Téléphone : 450 929-0296
Télécopieur : 450 929-0220
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France : D.G. Diffusion
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Suisse : Transat — 23.42.77.40
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Imprimé au Canada
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Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
L., Sara Agnès,
1975Seulement toi
ISBN 978-2-89767-653-7
I. Titre.
PS8635.O911S48 2017 C843’.6 C2016-942265-8
PS9635.O911S48 2017
Conversion au format ePub par:
www.laburbain.com1
En avance
* * *
Carlos était de mauvaise humeur en rentrant au W, ce grand hôtel de la rue Lexington, New
York. Son humeur était due à une foule de petites choses. Déjà, il était en avance sur l’horaire
prévu. Le voilà coincé pour attendre, sans parler que conduire sur l’île de Manhattan était loin
d’être son passe-temps favori. Mais que ne ferait-il pas pour Frank, son meilleur ami ? Et ce qui
l’agaçait davantage encore, c’était le fait qu’il soit là pour récupérer Lexie, la sœur de Frank.
Allait-il la reconnaître ? Il ne l’avait pas vue depuis… ouf ! Cinq ou six ans ? Les seuls souvenirs
qu’il gardait d’elle, c’était son rire énervant et la façon dont elle le bouffait des yeux. Pas qu’elle
était laide, non, mais baiser avec Lexie était hors de question. Pas seulement parce qu’elle était
mineure, à l’époque, mais surtout parce que sa règle était claire : on ne touche ni aux sœurs
des copains ni à leurs ex-petites amies. Voilà le meilleur moyen d’éviter les emmerdes avec eux.
Dans le hall d’entrée, il jeta un coup d’œil sur sa montre et soupira. Trente minutes d’avance.
Lui qui croyait être en retard, c’était bien sa veine ! Le voilà confiné à attendre une femme dans
ce hall bondé de monde. D’un pas décidé, il marcha jusqu’au bar et se commanda une bière,
rien de trop fort parce qu’il conduisait, bien qu’un scotch ait été tout indiqué pour évacuer son
stress. À sa gauche, une jolie fille en robe d’été attira son attention. Mignonne et, il fut heureux
de le remarquer, elle lui souriait. Un sourire qui laissait vaguement présager une invitation.
Étrange. Il la scruta un moment, se demanda s’il ne s’agissait pas d’une prostituée. Après tout,
dans un hôtel aussi onéreux, c’était possible. Il revérifia l’heure à sa montre et prit le temps de
réfléchir. Il n’avait jamais osé payer pour du sexe, mais il y avait une première fois à tout… Et
puis, Lexie n’aurait qu’à l’attendre bien sagement pendant qu’il s’envoyait en l’air. Quel excellent
moyen d’évacuer son stress en quelques coups de reins !
Décidé, Carlos délaissa son verre, puis quitta sa place pour venir se placer tout près de la
jeune femme. Elle se tourna vers lui, mais il l’empêcha de dire le moindre mot en effleurant ses
lèvres du bout des doigts.
— Chut, je n’ai pas beaucoup de temps. Suivez-moi.
Ses yeux bleus s’agrandirent de surprise, mais elle obéit et le suivit. Cela le rassura dans
l’opinion qu’il s’était fait d’elle. Sans réfléchir, et surtout parce qu’il n’avait pas assez de temps
pour se payer une chambre dans cet hôtel, il l’entraîna dans une salle de réception
complètement vide et referma la porte derrière eux. Vu le temps qu’il comptait y passer, c’était
amplement suffisant.
— Mais… ? commença-t-elle.
— J’ai dit « chut ».
Avant qu’elle n’ouvre de nouveau la bouche, il la plaqua contre le mur et la dévora du regard.
— Tu es bien jolie, toi. En général, je ne fais pas ce genre de choses, mais aujourd’hui, je
suis pressé, alors…
Il glissa un pied entre les jambes de la jeune femme et l’obligea à les écarter d’un petit coup
discret. Elle sursauta et se retrouva coincée entre le mur et lui. Sans hésiter, il glissa une main
lourde sur sa taille et descendit caresser sa cuisse.
— Quel dommage que je n’ai pas un peu plus de temps… enfin… on fera avec.Ses doigts s’aventurèrent entre les cuisses de la jeune femme qui hoqueta avant de poser
une main sur son torse pour tenter de le retenir. Il s’immobilisa à l’orée de sa petite culotte et lui
jeta un regard intrigué avant de demander :
— Je m’arrête ?
— Je…
Elle parut hésiter, puis secoua discrètement la tête. Retrouvant un sourire, il laissa ses doigts
caresser l’intimité de cette jolie fille par-dessus sa culotte. Quand elle ferma les yeux, il sut que
c’était gagné. Pourquoi en éprouvait-il un sentiment de fierté ? N’était-ce pas normal qu’elle le
laisse faire ? Attiré par cette chaleur et cette humidité qui se faisait sentir à travers le tissu, il
contourna le vêtement pour la pénétrer de deux doigts. Le corps de la jeune femme s’ouvrit
comme une fleur. Pas seulement ses cuisses, mais son sexe également. Elle se laissa
davantage choir contre le mur pour savourer les caresses qu’il lui offrait.
— C’est bien. J’aime les filles dociles. Et si tu t’occupais de moi, aussi ?
Concentrée sur les sensations qu’il faisait naître dans son corps, elle ouvrit les yeux avec
difficulté, puis d’une main, chercha à défaire sa ceinture et à déboutonner son pantalon. Il
soupira agréablement lorsque ses doigts fins s’enroulèrent autour de sa verge. Dans des gestes
lents, elle l’astiqua de bas en haut, ce qui le fit ralentir la danse qu’il effectuait sur le clitoris.
— Comme ça ? demanda-t-elle avec un air faussement innocent.
— Oui. Ne t’arrête pas.
Pour effacer ce sourire satisfait qu’elle arborait sans scrupules, Carlos poussa de nouveau
ses doigts en elle et la pénétra langoureusement jusqu’à ce qu’elle lâche un doux gémissement.
Eh merde ! Il avait envie de la faire jouir. Il n’y était certainement pas obligé, mais voilà que cette
magnifique bouche qui s’ouvrait et émettait de jolis sons l’inspirait énormément. Il voulait la voir
grande ouverte et se tordre dans tous les sens sous les affres du plaisir. Oubliant la main qui le
masturbait, il se concentra sur la jeune femme, les yeux rivés sur ses lèvres. Il savait très
exactement ce qu’il avait envie de faire avec elle…
Par des gestes précis, il fit monter la tension dans ce petit corps à sa merci et la sentit
aussitôt faiblir contre lui. Rapide, en plus. Voilà une qualité qu’il appréciait chez une femme. De
sa main libre, elle s’accrocha à sa nuque, mais l’autre continuait de le caresser mécaniquement
à faible rythme. Plus vite qu’il ne l’aurait cru, un cri étouffé résonna, puis d’autres, par petites
saccades, alors que la tête de la jeune inconnue se cogna contre le mur. Dans la jouissance,
elle se mit à le branler de plus en plus vite, plus rudement aussi. Il grogna pour garder la tête
froide. Dans cette folie, il allait éjaculer en moins de dix secondes et ce n’était pas du tout ainsi
qu’il avait l’intention de le faire. Il retint les gestes de la femme et souffla, plus comme une prière
que comme un ordre :
— Ta bouche. Tout de suite.
Encore alanguie par l’orgasme qu’il venait de lui offrir, la jeune femme sourit et elle se laissa
tomber à ses genoux pour le sucer avec douceur. Il huma ses doigts sur lequel il retrouva un
délicieux parfum, puis les lécha lentement en se laissant porter par les douces caresses que lui
procurait cette bouche aux courbes magnifiques. Le plaisir grimpa en lui. Voilà qu’il se sentait
étonnamment excité d’être ainsi, entre des lèvres aussi agréables que douées. Pour une fois, il
ne chercha même pas à se retenir. Il fallait faire vite et il avait bien envie de s’abandonner à
l’instant. Par principe, il émit un râle annonciateur quelques secondes avant que son sperme
n’envahisse cette bouche accueillante. Il jouit en serrant les dents, une main collée au mur pour
garder son équilibre, puis tout s’effaça de son esprit.
La jeune femme continua de le sucer même si son sexe commençait à perdre de sa vigueur.
Il resta un moment à savourer cette petite douceur, le temps de retrouver le contrôle de son
corps, puis recula d’un pas.
— C’était… exquis, dut-il admettre.Elle se mit à rire et il crut la voir rougir pendant qu’elle se relevait et replaçait sa robe. Il jeta
de nouveau un œil sur l’heure, retint un juron en constatant que le temps avait filé plus vite que
prévu et referma son pantalon. Sans attendre, il sortit son portefeuille de la poche intérieure de
son veston.
— La vérité, c’est que… je n’ai aucune idée du prix pour ce genre de choses, mais
qu’importe, je paierai ce qu’il faut.
Il sortit une liasse de billets et la dévisagea en attendant qu’elle énonce un chiffre, mais tout
ce qu’il vit fut de la consternation dans un regard de glace. Merde. Ce n’était peut-être pas une
pute, en fin de compte. Confus, il ramena les billets vers lui et se racla la gorge en espérant
éviter la confrontation.
— C’est que… je suis un peu pressé, tenta-t-il d’expliquer. Je voulais juste… vous offrir une
sorte de dédommagement. Pour un taxi ou…
— Ta gueule, Carlos !
Qu’elle l’appelle par son prénom le troubla, puis le soulagea. Ils se connaissaient ? Tant
mieux ! Avec de la chance, il s’agissait d’une vieille connaissance et ils riraient de ce quiproquo.
Il plissa les yeux sur elle, mais ne replaça pas son visage. Une aussi belle fille… il se serait
forcément souvenu de cette bouche ! Peut-être n’avaient-ils jamais couché ensemble ?
Avaitelle compris qu’il ne la reconnaissait toujours pas ? Quoi qu’il en soit, elle fronça les sourcils et
s’écria, insultée par son comportement :
— Non seulement tu ne sais pas qui je suis, mais tu oses me prendre pour une pute ?
— Mais non, c’est juste que…
Comme si un voile venait de lui être retiré des yeux, il se tut avant de reconnaître la jeune
fille, ou plutôt sa voix, ou peut-être même l’étincelle au fond de ce regard bleu…
— Lexie…
— Ah, quand même !
Un gardien se glissa dans la pièce, probablement alerté par les éclats de voix de la jeune
femme, et demanda :
— Il y a un problème ?
— Non, certifia-t-elle avec un ton froid. Est-il possible d’avoir un taxi et quelqu’un pour m’aider
avec mes bagages ?
— Mais… certainement, mademoiselle !
Dans un geste brusque, elle arracha la liasse de billets des mains de Carlos, une somme
considérable. Bien trop pour ce qu’il en avait reçu en échange. Il tenta de tout reprendre, mais
elle lui jeta un regard noir.
— C’est gentil d’être venu me chercher, mais je crois que je vais rentrer seule. Et merci pour
le taxi.
Alors qu’il restait là comme un imbécile, Lexie marcha hors de sa vue pour suivre l’homme qui
venait de les interrompre sans qu’il n’ait eu le temps de s’excuser. Il suivit les hanches
magnifiquement découpées dans cette robe et songea qu’il n’avait pas eu la chance de voir ses
fesses. Ni ses seins. Ni rien du tout, en fait…
Merde ! Comment avait-il pu ne pas reconnaître ce nez et cette bouche ! Son cœur se mit à
battre la chamade lorsqu’il comprit dans quels draps il se trouvait : il venait d’éjaculer dans la
bouche de la sœur de Frank. Il n’était pas mieux que mort ! Il se frappa le front et se maudit
d’avoir cédé à cette impulsion ridicule ! Il avait intérêt à trouver une histoire pour s’expliquer
avec son ami, autrement…
Décidément, c’était vraiment une mauvaise journée.2
L ’ i n v i t a t i o n
Carlos rentra au bureau en se traitant de tous les noms. Il se maudit d’avoir fait tout ce chemin
pour rien, sans parler de l’argent qu’il avait perdu, suffisamment pour qu’un taxi emmène Lexie
au moins deux fois à l’appartement de son frère, situé dans le New Jersey. Quant à Frank, il
craignait de le voir surgir dans son bureau. Pourquoi l’avait-il envoyé là-bas, aussi ?
Alors que la journée était sur le point de se terminer et que Carlos s’apprêtait à rentrer chez
lui, Frank arriva, dans tous ses états.
— Bon sang, Carlos ! Je ne te demandais pas la lune, il me semble !
Très vite, il se redressa et leva une main pour ramener le calme dans la pièce.
— Non, attends, laisse-moi t’expliquer.
— M’expliquer quoi ? T’as même pas été foutu de la récupérer ! Lexie a dû faire le trajet en
taxi jusqu’à chez moi ! T’as intérêt à lui payer le trajet ! Je te rappelle qu’elle n’a pas les moyens
de se payer un truc pareil ! Les prix sont doubles quand un taxi sort de l’île !
Carlos serra les dents en se remémorant la liasse de billets qu’elle lui avait prise, puis comprit
enfin les propos de son ami : Lexie ne lui avait donc rien dit ?
— Alors, qu’as-tu à dire pour ta défense ? insista Frank.
— Rien. Je… j’y suis allé, mais elle n’était déjà plus là.
Un mensonge. Le voilà qui mentait à son ami. N’aurait-il pas dû tout lui dire, tout simplement
?
— Tu veux savoir ? reprit Frank. Je crois que t’avais la frousse de revoir ma sœur parce
qu’elle avait le béguin pour toi, il y a cinq ans. Mais je t’arrête tout de suite ! Elle a des tas de
mecs à ses pieds maintenant. Elle n’a plus dix-sept ans, mon vieux, mais vingt-deux. Et des
gars, ce n’est pas ce qui lui manque.
Vu la façon dont elle l’avait sucé, Carlos n’avait aucun mal à y croire. Avant qu’il ne trouve de
quoi rassurer Frank, celui-ci se planta près de lui et tapota son épaule.
— Écoute, vieux, si tu veux faire une bonne action, excuse-toi de ne pas être venu la
chercher. C’est ma sœur, tu comprends ? J’aimerais qu’elle reste un peu plus que deux
semaines, qu’elle se trouve un stage à New York… Paris, c’est mignon, mais tu sais bien que
les opportunités, c’est ici qu’elles se trouvent !
Carlos ne répondit pas. Il connaissait les motivations de Frank depuis assez longtemps pour
savoir qu’il ferait l’impossible pour garder sa sœur ici. Que devait-il faire ? Une partie de lui avait
très envie de se cacher sous terre, mais l’autre… de revoir Lexie. Et puis, son ami n’avait pas
tort : il avait tout intérêt à s’excuser…
— Je vais y penser, dit-il simplement.
— Demain soir, je fais une soirée pour souligner son arrivée. Viens faire ton tour.
Discrètement, tu lui dis que tu t’excuses et que tu vas faire jouer tes contacts pour lui trouver un
stage dans le coin…
— Hé !
— Quoi ? Bon sang, Carlos, t’as baisé assez de filles dans cette ville pour tuyauter ma sœur
dans une revue quelconque !Pas faux, mais pourquoi ferait-il ça pour Lexie ? Enfin… sauf pour ce qui s’était produit un
peu plus tôt. Et sauf aussi parce que c’était la sœur de Frank, mais…
— Ta sœur a sûrement envie de faire ses preuves toute seule, finit-il par dire.
— Tu déconnes ? On est à New York, vieux ! Pas dans un bled pourri ! Et elle ne veut pas
devenir serveuse dans un bar, mais journaliste dans une revue ! Tu peux bien faire ça pour elle,
après tout !
Carlos soupira et s’essuya le visage en espérant retrouver un semblant de calme. Déjà, elle
n’avait rien dit à son frère. Est-ce que ça ne méritait pas un peu de bonne volonté de sa part ?
Quoique… elle avait peut-être l’intention de le faire chanter, qui sait ?
— Je vais y réfléchir, fut tout ce qu’il trouva à dire.
Son ami retrouva un sourire étincelant.
— C’est déjà ça. Bien, il faut que je rentre. On se voit demain soir ? Et tâche de ne pas avoir
l’air con ! Je te promets qu’il y aura plein de minettes. Je t’ai déjà parlé de Judith, la fille avec
beaucoup d’avenir ?
Avec les mains, il lui fit comprendre que ladite personne avait une grosse poitrine.
Généralement, Carlos lui aurait posé quelques questions pour savoir s’il avait déjà couché avec
cette fameuse Judith ou s’il prévoyait de le faire, mais il afficha un simple sourire. En réalité, il
ne songeait qu’à une chose : comment allait-il aborder Lexie après ce qui s’était produit à l’hôtel
?3
N e r v e u x
Pour l’une des rares fois de sa vie, Carlos était nerveux en allant chez Frank. Et pas parce qu’il
allait revoir une minette qu’il avait baisée, non. Ça, il en avait l’habitude, vu le nombre de filles
qui passaient dans son lit. Ce qui l’angoissait, c’était que cette minette-là était la sœur de Frank
et, accessoirement, qu’il l’avait prise pour une prostituée. Que pouvait dire un gars pour se faire
pardonner d’un truc pareil ? Rien, probablement.
Frank n’avait pas menti. Il y avait beaucoup de personnes dans son appartement ; plus de
filles que de garçons, comme à son habitude. Après avoir brièvement salué son associé, il
récupéra une bière et fit le tour de la pièce principale. C’est là qu’il remarqua Lexie. Ce soir, elle
ne portait pas une mignonne petite robe d’été, mais une robe noire qui moulait son corps à la
perfection. Ses cheveux bruns avaient été remontés de chaque côté par des pinces et quelques
boucles dansaient librement sur sa nuque. De toute évidence, la gamine était devenue une
femme. Et quelle femme ! De là où il se trouvait, il pouvait voir sa jolie bouche teinte en rouge
qui souriait à un jeune homme qui devait lui raconter tout et n’importe quoi pour l’impressionner.
Il avait suffisamment dragué pour savoir le genre de bêtises qu’on déblatérait quand on voulait
baiser une fille…
Il s’attarda un moment sur les lèvres de Lexie et une légère pression s’exerça dans son
caleçon quand il se remémora comment elle avait sucé sa verge. Merde ! Il fallait qu’il se
ressaisisse. Et vite ! Il n’était là que pour s’excuser. Point barre. On ne devait pas toucher à la
frangine des copains, c’était une règle, bon sang !
Décidé à en terminer le plus rapidement possible avec cette histoire, il but une bonne rasade
de bière et se décida à marcher en direction de Lexie. Une femme aux courbes alléchantes lui
barra le chemin, puis se mit à boire sa bière à grandes gorgées, terminant le tout en léchant le
goulot de façon suggestive. Amusé, Carlos l’observa et fit mine d’être intéressé par son
spectacle. Elle afficha un sourire satisfait et hocha la tête.
— Je suis Judith.
Instantanément, il lorgna la poitrine généreuse qu’elle arborait devant lui, ce qui sembla lui
plaire.
— Carlos, dit-il enfin.
— Je sais. T’es l’associé de Frank. Un putain d’avocat, qu’il dit. Et un chaud lapin, à ce qu’il
paraît…
Il étouffa un rire, mais il connaissait déjà sa réputation, surtout celle que se plaisait à lui créer
son ami Frank. Pas tout à fait fausse, d’ailleurs. Et à en voir la façon dont Judith attendait une
invitation de sa part, certaines l’appréciaient autant que lui.
— Disons que je me débrouille, finit-il par dire.
Un coup d’œil derrière Judith lui permit de retrouver le corps délicat de Lexie. Pour la
seconde fois, son sexe s’éveilla. Juste assez pour que cela l’énerve. Merde ! Pourquoi avait-il
fallu qu’elle le suce aussi bien, hier après-midi ? Elle n’aurait pas pu le faire plus vite ?
L’écorcher un peu avec les dents ? Allez, il fallait qu’il règle cette histoire une bonne fois pour
toutes et qu’il se la sorte de la tête ! Détachant son regard de la jeune femme, il vint le reposer
sur Judith.
— Écoute, euh, j’ai un petit truc à régler, mais… on pourrait peut-être se recroiser plus tard ?
— Avec joie, beau brun.Il n’aimait pas trop qu’on lui donne des surnoms avant une séance de baise, mais il passa
outre. Autant se garder une fille sous la main au cas où la tension devienne intenable. Alors qu’il
prenait congé de Judith, il remarqua que Lexie avait perçu sa présence et tournait un regard
sombre vers lui. Était-ce à cause de ce qui s’était produit hier après-midi ou parce qu’il parlait
avec une jolie fille à grosse poitrine ? N’avait-elle pas le béguin pour lui, à l’époque ? Cela
pouvait-il jouer en sa faveur ?
Sous le regard appuyé de Frank, il commença à marcher vers elle. Mais comment pourrait-il
parler avec Lexie en sentant le regard de son ami braqué sur lui ? Lorsqu’il arriva à côté de la
jeune femme, elle avait repris sa discussion avec son cavalier. Tant pis pour lui. Il s’interposa
entre eux un peu abruptement.
— Lexie… je voudrais… il faut qu’on parle.
Déjà, il bafouillait comme un idiot. Il se traita d’imbécile en silence et ajouta, en fortifiant son
regard sur elle :
— En privé.
— Je suis occupée, là.
— J’en ai pour cinq minutes.
Malgré lui, il songea que vingt minutes seraient préférables, surtout s’ils recréaient la scène
de la veille. Idée qu’il chassa au quart de tour en essayant de rester détaché, mais c’était
difficile, avec cette bouche qui se tortillait dans tous les sens.
— Bon… on va par là, annonça-t-elle en pointant l’arrière de la pièce du menton.
Elle s’excusa auprès du jeune homme et il la laissa passer avant de la suivre. Il ne put
s’empêcher d’admirer la taille fine et les hanches généreuses qu’elle avait mises en évidence
avec cette robe moulante. Il s’imaginait déjà poser les mains de chaque côté de cette croupe et
la prendre d’une délicieuse façon… Eh merde ! Voilà qu’il se remettait à rêvasser. Il releva les
yeux pour laisser son esprit être accaparé par autre chose que par ce joli petit cul, mais dès que
Lexie l’entraîna dans une pièce isolée, des tas de scénarios lui passèrent par la tête. Pourquoi
fallait-il qu’ils se retrouvent seuls ? Il s’était imaginé qu’elle l’emmènerait dans un coin à l’écart,
mais jamais dans une pièce où ils pouvaient… euh… parler.4
Chaud lapin
Lexie referma la porte sur eux, estompant du même coup la musique et les plongeant dans une
intimité agréable. Trop agréable.
— Voilà. Je t’écoute, dit-elle en s’adossant contre la porte.
Même s’il songeait à cette rencontre depuis hier soir, voilà qu’il ne savait plus quoi dire. Dans
cette robe, Lexie était belle. Une véritable glace qu’il avait très envie de lécher de bas en haut. Il
détourna la tête quelques secondes pour retenir son trouble. Voilà qu’il se mettait à bander
comme un idiot ! Pour éviter qu’elle ne le remarque, il replongea son regard dans le sien et
entreprit d’établir la conversation :
— Je voulais… pour hier…
— T’excuser, oui, je m’en doute.
Agacé par son ton condescendant, il songea à se braquer et à lui rappeler qu’il n’était pas le
seul en faute dans cette histoire. Après tout, n’avait-elle pas cédé à ses avances ? Et plutôt
rapidement, si sa mémoire était bonne ! Durant ce bref instant de silence, les yeux de Lexie
louchèrent plus bas. Beaucoup plus bas. Et un petit sourire apparut sur sa bouche. Merde ! Elle
voyait son érection ! Nerveux, il reprit, espérant qu’elle plonge à nouveau son regard dans le
sien :
— Je te suis reconnaissant de…
— De t’avoir sucé ? l’interrompit-elle avec une voix moqueuse. Ou es-tu seulement heureux
parce que je t’ai laissé éjaculer dans ma bouche ?
Les yeux rivés sur ces lèvres rouges, il laissa des images de la veille lui revenir en tête et la
tension monta d’un cran dans son caleçon. Le sourire de Lexie se confirma. Sans attendre,
comme s’il ne pouvait pas y résister, il franchit les trois pas qui le séparaient d’elle et la plaqua
contre la porte. Elle hoqueta de surprise, mais ne tenta pas de le repousser. Pas même lorsqu’il
écarta l’une de ses jambes pour la positionner sur lui afin de placer son sexe encore prisonnier
contre le sien.
— Ça t’excite, ma jolie ?
Elle hocha simplement la tête, fit mine de le regarder de haut avant d’ordonner :
— Ta bouche. Tout de suite.
Carlos étouffa un rire devant cet ordre. Le même qu’il lui avait donné, la veille. Et il ne se fit
pas prier pour se laisser tomber à genoux. Rudement, il remonta la robe sur la taille de Lexie, lui
arracha la culotte sans ménagement et sans prendre le temps de la lui retirer. La jeune femme
râla lorsque le tissu céda :
— Aïe !
— Tu t’en achèteras une autre avec mon argent, railla-t-il. Il doit bien t’en rester un peu, non
?
Elle gloussa en retrouvant un petit sourire satisfait, le laissa remonter une jambe sur son
épaule et gémit lorsque la bouche de Carlos s’insinua entre ses cuisses. Le sexe de la jeune
femme était doux et déjà bien humide. Était-ce à cause de l’autre imbécile dans la pièce d’à côté
? Tant pis pour lui, songea Carlos, car il y aurait goûté le premier ! Et quel délice !
Les doigts de Lexie s’accrochèrent à sa tête, puis à ses cheveux qu’elle tira sans
ménagement. Parfois en geignant, parfois pour le ramener vers elle. Carlos la dégustait, puis se
mit à la dévorer, enfouissant son visage en elle, retenant son souffle et faisant vibrer ses lèvresautour de son clitoris. Elle jouissait divinement bien, même ainsi, en tentant de retenir ses cris.
Des gloussements résonnaient et elle soufflait des « Oh oui, c’est bon, ne t’arrête pas ».
S’arrêter ? C’était hors de question ! Il allait la faire jouir et la baiser pour son plus grand plaisir.
Son érection lui rappelait l’état d’urgence dans lequel il était et il remercia le ciel d’avoir remis
des préservatifs dans son portefeuille.
Quand les prémisses de la jouissance se firent entendre, Carlos resserra sa poigne sur la
cuisse de Lexie et augmenta la pression de sa bouche. Elle fut prompte à perdre la tête, à croire
qu’elle n’essayait même pas de lui résister. Un jet de cyprine coula sur sa langue et il le lapa
doucement pendant qu’elle se laissait choir contre la porte dans un râle las.
— Putain… t’es vraiment un chaud lapin, toi, dit-elle dans un rire.
Décidément, sa réputation avait fait le tour des connaissances de Frank. Il avait peut-être
intérêt à lui en toucher deux mots !
Lentement, il se redressa et aida la jeune femme à reprendre pied avant de s’essuyer la
bouche du revers de la manche de sa chemise. Incapable de parler, il s’empressa de sortir son
portefeuille pour en récupérer un préservatif lorsqu’elle gronda :
— Hé ! Tu ne vas pas…
Il lui montra le sachet entre deux doigts en relevant les yeux vers elle. Lexie referma la
bouche, mais parut consternée.
— C’est que… les gens sont juste à côté…
— Quelque chose me dit que ça t’excite de baiser en public, ma jolie.
Il se redressa et défit prestement sa ceinture, sortit sa verge gonflée à bloc et lui jeta un
regard avant de déchirer le sachet entre ses dents. Elle l’observait, les yeux rivés sur son sexe,
dans un immobilisme inquiétant. À contrecœur, il marmonna :
— Si tu veux refuser, je te suggère de…
— Ta gueule et baise-moi.
Son ton dénotait une certaine urgence. La même que lui, probablement. Pour sa part, son
gland pulsait à vouloir autant être en elle. Dans des mouvements rapides, il déroula le
préservatif sur sa verge et releva de nouveau la jambe de Lexie qui se retrouva coincée contre
la porte. D’un coup de rein, il la prit et ferma les yeux en savourant l’instant de cette première
pénétration. Les bras de la jeune femme s’accrochèrent à ses épaules alors qu’il la pilonnait
avec bruit contre la porte. De gémissement en gémissement, des ongles s’enfoncèrent dans ses
vêtements, puis dans la chair de sa nuque. Il grogna comme un ours, excité de cette fureur qu’il
sentait monter en elle et de ces petites marques de rudesse qu’elle laissait sur son corps. Sans
se soucier des cris et des gens de l’autre côté de cette porte, il la baisa de plus en plus fort,
incapable de retenir ses coups de bassin.
— Oh, qu’est-ce que je vais jouir, annonça-t-il.
— Non ! Pas encore ! Plus fort !
Plus fort ? Bon sang ! S’il continuait ainsi, ils allaient défoncer cette porte ! Tant pis ! Il retint
son éjaculation, la souleva un peu plus haut car la sueur faisait glisser sa chair entre ses mains.
Ainsi, il parvint à la prendre par grands coups secs, lui arrachant un cri chaque fois qu’il
s’enfonçait en elle.
Pour éviter de perdre la tête, Carlos garda les yeux rivés sur la bouche ouverte de Lexie. Il se
délectait du spectacle de cette femme en proie au plaisir. Il emprisonna la lèvre inférieure de la
jeune femme entre ses dents et y mordit comme un fruit mûr. Un râle sauvage résonna et vibra
sur sa bouche, puis des griffes dans sa chair le firent sursauter. Elle jouissait, comme ça, sans
prévenir ! Grisé par cette intensité féroce, il perdit la tête à son tour en basculant la tête vers
l’arrière.
Le bruit de leurs souffles entremêlés résonna un moment, puis Carlos se laissa tomber à
genoux, épuisé d’avoir soulevé la jeune femme aussi longtemps. Sa bouche avait un goût desang et il ouvrit les yeux pour vérifier qu’il n’avait pas mordu la lèvre de la jeune femme trop fort.
Elle lui sourit, la bouche gonflée et les cheveux légèrement défaits, puis s’essuya la lèvre d’un
coup de langue magnifique.
— J’aime quand c’est un peu rude, admit-elle.
Soulagé par ses propos, il sourit à son tour, puis se détacha d’elle pour remettre de l’ordre
dans ses vêtements. Sa nuque lui parut douloureuse, signe que Lexie ne serait probablement
pas la seule à garder des traces de leurs ébats. Étrangement, il en fut ravi. Pendant qu’elle
replaçait sa robe et ses cheveux, il reprit, sachant que le temps leur manquait :
— Pour hier…
— Je sais, t’es un sale con, l’arrêta-t-elle sans relever les yeux vers lui. Ne t’inquiète pas, je
ne le dirai à personne.
Malgré l’insulte, il sourit davantage.
— Merci de ne pas en avoir parlé à Frank.
Enfin, Lexie remonta son regard sur lui, aussi belle qu’au début de cette soirée, comme s’il ne
s’était jamais rien passé dans cette pièce.
— Qui je baise ne regarde que moi, compris ?
— Compris.
— Et ne va pas te faire des idées. Je voulais juste vérifier que tu étais à la hauteur de ta
réputation.
Intrigué, il la retint d’ouvrir la porte et posa un regard curieux sur elle.
— Alors ? Suis-je à la hauteur de ma réputation ?
Elle pinça les lèvres et haussa les épaules.
— C’était pas mal, mais j’ai connu mieux.
D’une main sur son torse, elle le repoussa pour libérer la porte et quitta la pièce en le laissant
en plan. La garce ! Venait-elle vraiment de lui dire qu’elle avait connu mieux ? Mais il avait eu
quoi ? Dix minutes, top chrono ? Décontenancé par ses propos, il récupéra le bout de culotte
déchiré sur le sol, le fourra dans sa poche et sortit à son tour.
Il l’avait peut-être baisée, mais il n’allait certainement pas en rester là ! Il avait une réputation
à tenir, après tout !5
La promesse
De retour parmi la foule, Carlos retint son souffle lorsque Frank se planta devant lui.
— Alors ? Elle t’a pardonné ?
Il haussa les épaules. Lexie lui avait-elle pardonné ? Comment savoir ? Elle n’avait pas
exactement utilisé ces termes lorsqu’elle lui avait ordonné de la baiser.
— Je crois, lâcha-t-il.
— Bien. Tu vas essayer de lui trouver un stage ?
Carlos soupira.
— Ta sœur veut sûrement faire ses preuves elle-même. Et puis… qui te dit qu’elle a envie de
rester ici ?
— Arrête, vieux ! C’est New York ! Tout le monde veut rester ici ! Donne-lui une semaine et
elle voudra ce fichu stage, OK ? Tout ce que je dis, c’est… parles-en à quelques-uns de tes
contacts. Tiens, la folle qui hurlait au lit. Elle n’était pas dans cette revue pour nanas ? Comment
elle s’appelait, déjà ?
— Claudia.
— Non ! Pas la fille, la revue.
Il haussa les épaules.
— Je ne me rappelle plus trop.
— Retrouve l’info, tu veux ? Tu ne vas quand même pas laisser ma petite sœur se démerder
dans une ville comme New York !
Agacé par la façon dont il insistait, Carlos lâcha un soupir lourd, mais lorsque son regard
croisa celui de Lexie, coquin à souhait, il ne put s’empêcher de songer à cette idée. Pourquoi
n’aiderait-il pas la jeune femme à se trouver un stage ? En contrepartie, il saurait lui montrer de
quel bois il se chauffe…
Tentant de garder un ton détaché, il lâcha :
— File-moi déjà son CV. Je verrai ce que je peux faire.
— Ah ! Là, tu parles ! Mais ne va pas la fourguer à un vieux dégueulasse ! N’oublie pas que
c’est ma sœur !
Comment pouvait-il l’oublier ? Enfin… à part pendant les moments où il la baisait… Même si
Frank était son meilleur ami, il ne ressentait aucune culpabilité. Était-ce parce qu’il s’était régalé
en baisant Lexie ? Possible. En tous les cas, il ne dirait pas non si elle voulait le sucer une
nouvelle fois…
Au loin, la jeune femme avait retrouvé l’homme qui la draguait avec un sourire niais. L’avait-il
suffisamment baisée pour qu’elle refuse ses avances ? Peut-être pas. Pourquoi cela le
dérangeait-il ? À sa gauche, Judith apparut comme par enchantement et posa une main sur son
torse.
— Alors, mon beau brun. T’as réglé tes trucs ? T’as envie qu’on aille faire un tour, maintenant
?
Il reporta son attention sur la pulpeuse brunette à grosse poitrine et haussa les épaules. En
réalité, il n’avait pas envie de cette bouche-là. Repoussant la main qui tentait de s’approprier sa
personne, il secoua la tête.
— Désolé. Une autre fois, peut-être ?Sans lui accorder d’attention supplémentaire, il tourna les talons. Au passage, son regard
s’accrocha à celui de Lexie qui parut amusée de le voir refuser les avances d’une autre. D’un air
entendu et sans la quitter des yeux, il glissa ses doigts enduits de son odeur sous son nez en
laissant apparaître un petit sourire. En guise de réponse, elle se lécha la lèvre inférieure. Déjà, il
sentit que son membre reprenait du service et grogna discrètement avant de détourner son
attention autre part.
Malgré la petite insulte qu’elle lui avait balancée au visage, il avait la sensation que Lexie
voulait jouer avec lui. Or, voilà qu’il se sentait l’esprit d’un grand joueur. D’un air entendu, il la
salua d’un bref signe de tête et quitta l’appartement.
Bientôt, elle ne pourrait plus dire qu’elle avait connu mieux. Il s’en faisait la promesse.6
Bref souvenir
Lexie écoutait d’une oreille distraite les paroles de Dean. Il tentait de se rendre intéressant, mais
il parlait tellement vite qu’elle avait du mal à comprendre la moitié de ses mots. Pour le principe,
elle hochait la tête et faisait de petits « hum, hum », mais la plupart du temps, elle se léchait
l’intérieur de la lèvre, là où la douleur d’une morsure était encore vive et ramenait le souvenir de
Carlos dans sa mémoire.
Quel salaud, celui-là ! Dire qu’il l’avait prise pour une pute et voilà qu’il s’était remis à bander
juste en la revoyant. Dans son for intérieur, Lexie ne s’était jamais attendu à plus qu’une baise
improvisée avec Carlos, et probablement quand il serait saoul. À l’hôtel, c’était loin d’être la
baise du siècle, mais depuis le temps qu’elle attendait son tour, elle ne pouvait pas rechigner à
cause d’un aussi petit détail ! Et ce soir… wow ! Même s’il n’était plus là, Lexie sentait encore sa
chatte vibrer sous cette bouche gourmande.
— Tu m’écoutes ?
— Hein ?
Elle reporta son attention sur Dean et s’excusa en prétextant avoir reconnu quelqu’un parmi
la foule d’invités. En réalité, elle avait seulement envie d’être seule et de se repasser la scène
qu’elle venait de vivre avec Carlos. Dire qu’il avait refusé les avances de la bimbo aux gros
seins. Bimbo avec qui son frère était désormais en grande discussion de drague, les yeux
plantés dans son décolleté. Décidément, elle ne comprendrait jamais les hommes. Ils avaient
pour règle de ne jamais baiser les ex ou les sœurs des copains, mais ils pouvaient se passer
une bimbo ! Allez comprendre la logique !
Alors qu’elle s’éclipsait dans un coin pour se resservir un verre, elle laissa un sourire fier
transparaître sur son visage. En couchant avec elle, Carlos avait transgressé sa stupide règle.
Et elle ne doutait pas qu’il n’en dirait pas un mot à son frère… Voilà qui était intéressant ! Avec
un peu d’audace, elle pourrait même le faire chanter. Du sexe contre son silence… pourquoi pas
? Après tout, il l’avait bien insultée, à l’hôtel !
— Ah, Lexie, tu es là !
Frank apparut à sa gauche et lui présenta Judith qui venait de se trouver un autre mâle pour
la soirée. De toute évidence, elle ne tenait pas à le perdre, celui-là, car elle lui collait aux fesses
comme une seconde peau.
— Alors, c’est réglé entre vous ? questionna Frank.
— Hum ? fit sa sœur sans comprendre la question.
— Avec Carlos ! Il s’est bien excusé de t’avoir posé un lapin à l’hôtel, pas vrai ? Il m’a dit qu’il
allait te payer le taxi et essayer de te trouver un stage dans une revue pour que tu restes un
peu plus longtemps à New York.
Elle écarquilla les yeux de surprise. Carlos allait faire en sorte qu’elle reste un peu plus
longtemps ? En voilà une information de taille ! Pourquoi ? Avait-il envie de jouer un peu plus
longtemps avec elle ? Voilà qui promettait d’être fort intéressant…
— Il a déjà payé le taxi, dit-elle en retenant un sourire malicieux d’apparaître sur son visage.
— Et maintenant, mets ton CV à jour pour qu’il puisse y jeter un coup d’œil. Il a sûrement des
contacts dans le domaine.
Elle leva les yeux au ciel en sifflant :
— Encore une pétasse qu’il a baisée.Son frère se mit à rire de façon désagréable, ce qui lui confirmait qu’elle avait vu juste, mais
ses dires allèrent dans un tout autre sens.
— C’est peut-être un coureur de jupons, mais c’est aussi un très bon avocat. Il a des amis
dans bien des milieux. Et pas juste des pétasses.
— Mouais… ça reste à voir.
— Allez, Lexie, tu ne risques rien à lui envoyer ton CV.
Il insistait pendant que la bimbo affichait un air agacé, du genre : « Tu viens, on rentre ? »,
sauf que c’était chez Frank, ici.
— Mais oui, je lui enverrai, lâcha-t-elle en forçant son visage à paraître détaché de la
situation.
— Parfait. Là, je te reconnais ! Je suis sûr qu’il va te dégoter un truc génial !
— Mouais, répéta-t-elle en portant son verre à ses lèvres.
La bimbo se mit à lui tirer le bras et le couple repartit en direction de la foule. Plantée à côté
du comptoir, Lexie soupira. Elle était lasse et n’avait plus envie de voir les autres. Tant pis. Elle
jouerait la carte du décalage horaire pour pouvoir s’éclipser dans sa chambre… et rêvasser de
Carlos…7
Le rendez-vous
Carlos relisait un dossier concernant une garde d’enfant plutôt litigieuse lorsque Frank entra en
coup de vent dans son bureau et déposa quelques feuilles devant lui.
— Tiens !
Le nom d’Alexandra Cassivi apparut sous son regard et il comprit qu’il venait de recevoir le
CV de la petite Lexie.
— C’est tout ? demanda-t-il en feignant d’être déçu.
— Quoi « c’est tout » ? C’est ce que t’as demandé, non ?
— Mais je ne connais rien aux formations françaises.
Contrarié, Frank croisa les bras et se mit à taper du pied.
— T’essaierais pas de te défiler ? Je te signale que j’ai fait des pieds et des mains pour lui
trouver un téléphone, ce matin, pour qu’elle puisse recevoir des appels.
Carlos retint un sourire. Ainsi, elle était joignable. Il laissa son regard retrouver l’information
sur le document et en ressentit une petite pointe de satisfaction. Voilà qui était intéressant. Et ce
CV était une excellente raison de contacter Mlle Cassivi…
— Tout ce que je dis, c’est que je vais probablement devoir lui poser quelques questions pour
comprendre ce qu’elle cherche comme stage. Je ne veux pas faire jouer mes contacts pour la
fourguer n’importe où.
Soulagé, Frank hocha la tête.
— Bien sûr. T’as qu’à l’appeler.
— Et je vais lui demander des références, tu t’en doutes. Et j’aimerais bien lire des bouts de
textes qu’elle a déjà écrits…
— Évidemment ! Je ne sais pas pourquoi elle n’en a pas mis avec son CV.
Carlos sourit un peu plus. Peut-être que Lexie avait envie de le revoir, elle aussi ? Voilà une
belle occasion de vérifier jusqu’où la jeune femme était prête à aller pour obtenir un stage de
qualité… Déjà, il bandait comme un fou sous son bureau.
— Je lui demanderai peut-être de passer ici pour qu’on en parle, reprit-il. Ça t’embête ?
— Pas du tout ! C’est même une excellente idée ! soutint Frank. Quand veux-tu qu’elle passe
? Demain après-midi ?
De toute évidence, Frank prévoyait être présent lorsque sa sœur viendrait, alors Carlos fit
mine de jeter un œil à son emploi du temps tout en repassant celui de son ami.
— Ce serait mieux le matin, avant mes premiers rendez-vous.
— Oh… c’est que… j’ai ce truc avec la veuve Rescott, demain matin…
— Elle n’a qu’à venir seule ! Ce n’est plus une enfant, tu sais ?
C’était même une très jolie jeune femme, eut-il envie de préciser. Et une sacrée garce, au
passage, mais il préférait que cela reste son petit secret. Devant l’air inquiet de Frank, il insista :
— Allons ! Tu habites à trois rues de l’arrêt de bus et elle va descendre à deux pas d’ici. Que
veux-tu qu’il lui arrive ? Et quand elle sera en stage, tu ne pourras pas toujours être là !
Avant que son ami ne donne son aval, il gribouilla le nom de Lexie dans son agenda en
statuant :
— On va dire huit heures et demie. Ça nous donnera un petit trente minutes pour mettre les
choses au point.
— Euh… OK, bien… je le lui dirai.Frank semblait mis devant le fait accompli et Carlos n’en était que plus soulagé. Il serait
absent lorsque sa sœur viendrait à lui. Il aurait préféré lui donner un rendez-vous de vive voix,
mais peut-être que le silence était mieux. Cela ferait planer le doute dans l’esprit de la jeune
femme en ce qui avait trait à la nature de cette rencontre. Pendant un peu plus de trente
minutes, Lexie serait toute à lui, dans son bureau, sur son territoire. Et il pourrait en user
comme bon lui semble.
Déjà, les idées affluaient dans sa tête…8
La rencontre
Lexie prit soin de se vêtir de façon professionnelle, mais légèrement sexy. Autrement dit : rien
qui ne puisse mettre le soupçon à l’oreille de son frère sur ce qu’elle comptait faire dans le
bureau de Carlos. Cette liaison secrète lui plaisait bien, tout compte fait. Elle n’avait pas la
moindre envie que son frère s’immisce dans ses histoires. Et Carlos avait exigé une rencontre,
preuve subtile qu’il désirait la revoir, autrement il lui aurait simplement téléphoné, n’est-ce pas ?
C’est donc relativement confiante qu’elle entra dans le cabinet d’avocat de son frère, un
dossier sous le bras, et annonça à la réceptionniste qu’elle avait rendez-vous avec Carlos
Garcia. Rien n’aurait pu présumer qu’elle venait chercher bien plus qu’un stage. Après tout, il
l’avait bien baisée dans un hôtel, dans une pièce adjacente à l’entrée bondée de monde,
pourquoi ne se risquerait-il pas à le faire dans son propre bureau ?
Moins de trois minutes plus tard, Carlos apparut à l’accueil, la salua d’une poignée de main
ferme et lui fit signe de le suivre. Pas un regard déplacé sur sa tenue, comme s’il tenait à la
rigueur professionnelle devant ses employés. Elle joua le jeu, ne laissa rien transparaître de
l’envie qui la tenaillait depuis son réveil et s’installa dans le fauteuil situé devant son bureau
pendant qu’il refermait la porte.
— J’ai parcouru ton CV, annonça-t-il sur un ton détaché, mais comme je ne connais rien aux
écoles françaises, il va falloir que tu m’éclaires un peu sur ta formation. Et aussi sur le genre de
stage que tu aimerais dénicher à New York.
Elle hocha la tête. Son frère lui avait déjà raconté cette histoire, mais était-elle seulement
vraie ? Au bout de plusieurs secondes, Carlos reporta son attention sur elle.
— As-tu apporté quelques exemples d’articles que tu as déjà produits ?
— Bien sûr.
Déposant le dossier sur le bureau, elle le poussa vers lui, mais il l’arrêta d’un geste de la
main.
— En réalité, je me disais que tu pourrais m’en lire un à voix haute, histoire que je puisse
jauger de ton talent d’écriture. Et de ton accent, tant qu’à y être.
Elle afficha de la surprise, puis un sourire éclaira son visage. Ainsi, il voulait encore jouer ?
Quelque chose la rassurait dans ce constat, car devant tant de froideur, elle s’était demandé s’il
n’avait pas prévu de garder ses distances.
— J’espère que ça ne te dérange pas, insista-t-il d’une voix chaude.
— Pas le moins du monde.
— Bien. Je t’écoute.
Il s’installa confortablement dans son fauteuil et joignit le bout des doigts dans un triangle
quasi parfait. Un peu nerveuse, Lexie ouvrit son dossier, récupéra son meilleur article parmi la
série apportée et se mit à lire sur un ton ferme. Moins de deux phrases plus tard, il secoua la
tête.
— Si tu étais debout, je crois que ça le ferait mieux. Niveau voix, expliqua-t-il pendant qu’elle
le questionnait du regard.
Sans argumenter, elle se leva et comprit qu’il instaurait véritablement un jeu. Debout, il aurait
tout le loisir d’admirer sa petite jupe noire, un peu étroite, mais pas suffisamment courte pour lui
montrer ses cuisses. Se tenant droite, elle reprit la lecture. Au bout du premier paragraphe,
alors qu’elle marquait une pause, Carlos se leva et elle posa mécaniquement les yeux sur luipour voir ce qu’il faisait, mais d’un geste de la main, il lui fit signe de poursuivre. Elle reprit donc
sa lecture pendant qu’il entreprit de marcher dans le bureau, en faisant mine de se concentrer
sur le texte. Enfin, il se positionna à ses côtés et pointa le meuble de l’index.
— Pose le texte ici.
Devant son visage rempli d’incompréhension, il lui retira le papier des mains et le posa à plat
sur le bureau, puis ordonna, sur une voix plus ferme :
— Penche-toi vers l’avant et continue ta lecture.
Elle retint un rire, mais une petite vague d’excitation lui traversa le ventre. Enfin ! Pendant un
moment, elle avait cru s’être trompée sur les motivations de Carlos ! Espérant accélérer le jeu,
elle posa ses mains de chaque côté de la feuille et se pencha de façon peu conventionnelle
audessus du meuble, laissant sa jupe remonter légèrement jusqu’à la moitié de ses cuisses.
— Comme ça ? demanda-t-elle avec un air coquin.
Il hocha la tête d’un air satisfait et lui répéta de se remettre à la lecture. Dans sa position, elle
ne pouvait voir s’il bandait déjà, mais ce n’était plus qu’une question de minutes avant de le
savoir. Qu’allait-il lui demander ? Allait-il la prendre ainsi, sur ce bureau ? Alors qu’elle cherchait
l’endroit où sa lecture s’était arrêtée, elle sentit que sa voix était moins ferme, déjà essoufflée.
Pas nécessairement à cause de cette posture, mais bien à cause de l’excitation qui faisait rage
dans sa petite culotte.
Moins de deux phrases plus tard, il l’interrompit de nouveau.
— Voyons si tu es apte à te concentrer à la tâche.
Elle ferma les yeux quelques secondes pendant qu’il posait ses mains de chaque côté de sa
taille et les laissa glisser sur sa croupe. Lorsqu’il émit un grognement de protestation, elle se
remit à lire, de moins en moins concentrée sur le texte et heureuse de sentir sa jupe se faire
remonter vers le haut.
— Mignonne comme tu es, tu devrais être journaliste à la télévision, chuchota-t-il sans se
soucier qu’elle parlait.
— J’aime l’écriture.
— Chut. Sois une bonne petite fille. Lis.
Alors qu’il ordonnait d’une bien douce façon, des doigts outrepassaient sa lingerie et
s’enfonçaient dans son intimité. Elle serra les dents et ferma les yeux, les mains crispées sur le
meuble. La lecture n’était pas dans ses priorités pour l’instant.
— Lis, autrement je m’arrête, menaça-t-il.
Très vite, elle recommença le dernier paragraphe. Elle était prête à relire tout le texte si cela
le forçait à continuer, mais sa voix faiblit lorsque les caresses s’intensifièrent et elle eut du mal à
ne pas se mettre à gémir entre deux mots. Quelques passages plus tard, il chuchota :
— C’est de me voir qui t’excite autant ?
C’était le cas, mais elle poursuivit sa lecture sans relâche, déterminée à ne pas répondre à
cette question.
— Aimerais-tu te faire baiser juste là ? Sur mon bureau ?
Comme si ces mots venaient de lui octroyer le droit de stopper sa lecture, elle oublia le texte
et hocha la tête.
— Oui.
Décidément, ce jeu l’excitait beaucoup. Elle n’avait même pas eu à le menacer de tout dire à
son frère qu’il entreprenait déjà de lui faire sa fête. Le bruit d’une ceinture résonna, puis un
sachet vide de préservatif tomba à sa gauche. Elle repoussa prestement sa culotte avant qu’il
ne l’arrache, puis fit danser sa croupe devant lui pendant qu’il posait une main sur sa fesse
droite pour l’immobiliser de nouveau.
— Je sens que je vais me régaler, murmura-t-il en s’invitant en elle.D’un coup de rein rustre, Lexie se retrouva plaquée au meuble, la poitrine glissant vers
l’avant, repoussant des dossiers qui tombèrent de l’autre côté. Carlos ne le remarqua pas ou ne
s’en souciait guère, car il lui donna un autre coup de reins en expirant bruyamment.
— C’est ça que tu voulais, ma jolie ?
— Oui, dit-elle en relevant la tête.
En quelques pénétrations, Lexie oublia tout : le lieu, sa position étrange où n’importe qui
aurait pu les surprendre et se concentra sur le plaisir que faisait naître la verge bien tendue en
elle. C’était décidément un chaud lapin. Un vrai. Il allait la faire jouir en moins de trois minutes et
elle n’avait pas la moindre envie de résister à l’appel de l’orgasme qu’elle sentait poindre dans
son bas-ventre.
— Oh, j’adore ! dit-il en s’enfonçant en elle d’un autre coup brusque.
Elle aussi, mais elle n’arrivait à rien dire d’intelligible, sauf des « oui » de plus en plus aigus,
annonçant qu’elle arrivait bientôt à destination. Intérieurement, elle le suppliait de ne pas
s’arrêter, de ne pas éjaculer, de ne pas modifier le rythme pour éviter de perdre ce plaisir qui
s’intensifiait de façon vertigineuse.
— Oui, comme ça ! Serre, ma belle ! rugit-il.
Son corps se tendit comme un arc, d’abord vers lui, puis dans un cri étouffé, elle retomba sur
le meuble, un peu mollement. Carlos tapota sa fesse puis se retira doucement.
— Eh bien ! Déjà ? Je m’attendais à plus coriace ! se moqua-t-il.
— Ta gueule.
Elle marmonna ses paroles, la bouche écrasée sur le bureau et dans un état de béatitude.
— Je te signale que je n’ai pas terminé, annonça-t-il. Allez, viens par ici. J’ai envie de ta
bouche.
Amusée par son impatience, elle émit un petit rire et tourna la tête vers lui. Il retirait le
préservatif et lui fit signe de s’approcher.
— Moi, j’ai terminé, lança-t-elle sur un ton moqueur. T’avais qu’à finir entre mes cuisses.
— Je veux ta bouche. Et si tu veux un stage intéressant, t’as intérêt à m’obéir.
Elle se releva sans se presser et lui fit face.
— Si tu ne veux pas que je dise à mon frère que tu m’as baisée sur ton bureau, ce serait
plutôt à toi de m’obéir.
Il plissa les yeux.
— Ton frère va me pardonner parce que t’as un petit cul trop mignon pour y résister, mais un
stage au Inquirer, alors là, tu n’auras plus jamais une occasion pareille. À toi de voir comment tu
veux la jouer.
Elle sourit. Comment voulait-elle la jouer ? En réalité, elle crevait d’envie de se jeter à ses
genoux et de le sucer jusqu’à ce qu’il devienne fou et lui gicle entre les lèvres. Elle le voulait
encore. Elle ne se lassait pas de ces petits intermèdes et de ces rapports de force qu’il y avait
entre eux. Et de toute évidence, vu l’érection qui ne diminuait en rien, elle n’était pas la seule à
l’apprécier…
— Au Inquirer ? répéta-t-elle avec un air sceptique.
— Rien de moins. Allez… montre ce que tu sais faire, s’impatienta-t-il.
— Tu sais déjà ce que je sais faire.
— Oh, mais j’espère bien que tu peux faire mieux !
Avec une pointe de défi, il la toisa. Ni une ni deux, elle se laissa tomber devant lui et engloutit
son sexe dressé tout au fond de sa bouche. Elle le sentit fondre sous sa langue et des
gémissements agréables se firent entendre. Il voulait mieux ? Voilà ce qu’elle lui réservait ! De
douces caresses plus tard, elle se mit à le dévorer goulûment, plus rapidement, et posa ses
mains sur ses fesses pour contraindre son balancement au rythme qu’elle désirait. Carlos
écrasa ses doigts dans ses cheveux, comme s’il était sur le point de perdre l’équilibre. Il lui